Film de Régis Roinsard, 2019, 1h45mn
Le piratage de livre, c'est le mal.
La solution : le bunker
Présentation de l'éditeur :
Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?
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| Où est le placement de produit ? |
Mon ressenti :
Voulant savoir comment travaillent les traducteurs, ce film était tout indiqué. Malheureusement, de ce côté, c'est calme plat et parfois même trompeur : lors d'un dialogue, il est dit qu'ils sont payés à l'acte. Or en France, ils sont reconnus comme co-auteur, donc touchent des droits d'auteurs. Pas mal l'erreur pour un film français.Mais heureusement, ce film m'a fait passer un très bon moment.
Neuf traducteurs enfermés dans un bunker pour traduire le dernier best-seller mondial. Le but, une sortie simultanée, et surtout, éviter les fuites et le piratage du roman. Cependant, les premières pages se retrouvent sur internet...
Un point de départ tiré d'un fait réel, la traduction d'Inferno de Dan Brown où des équipes de traducteurs étaient enfermées et surveillées durant deux mois (plus d'infos).
Nous voilà dans un whodunit qui commence assez classique pour devenir de plus en plus tortueux. De rebondissements en rebondissement, de fausse piste en fausse piste, le scénario m'a baladé jusqu'à la fin.
Un film français au casting international, mais le film préfère se concentrer sur l'éditeur et un des traducteurs, joué par Alex Lawther qui excelle dans le personnage névrosé. Pour moi, c'est sa prestation qui fait tenir le film et participe à berner le spectateur.
On y trouvera aussi un peu de la relation éditeur ([le méchant]/auteur [le gentil], soit celui qui veut faire du fric et l'artiste.
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| Les traducteurs n'ont rien à cacher |
Tout n'est cependant pas tout rose, il y a quelques facilités, c'est parfois trop gros pour être vraisemblable. Lambert Wilson en fait des caisses, Olga Kurylenko fait rire dans son rôle de femme mystérieuse. Mais la résolution de l'énigme fait le job pour me faire oublier les quelques énormités du film.
Et surtout, regarder le générique de fin pour apprécier le petit clin d'oeil...



