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30/Robert Charles Wilson/custom

Les apprentis sorciers du climat

juin 21, 2018


Documentaire de Pierre Oscar Lévy, France, 2015, 1h24mn




Il y a en gros deux types de pays dans le monde pour ce qui est de la politique en matière de changement climatique. Il y a les pays qui disent nous allons en parler et ne rien faire, et il y a ceux qui disent nous n'allons rien faire.
Nathan Myhrvold, PDG d'Intellectual Ventures

Face au changement climatique, deux plans se dessinent :
- Plan A : réduire les gaz à effet de serre
- Plan B : la géo-ingénierie
Le plan A revient à reconsidérer entièrement le mode de vie des pays industrialisés
Le plan B revient à ne rien changer grâce aux bienfaits de la science
A votre avis, quel plan à le plus de chance de remporter la mise ?

Présentation  :


Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d'émissions de CO2.

Berndnaut Smilde - Making Clouds


Mon  ressenti :

Ce documentaire revient sur le concept de géo-ingénierie qui consiste à jouer à Dieu, ou à Dame Nature, en tentant de contrôler le climat par des moyens technologiques.
Un document plutôt à charge contre la géo-ingénierie, mais très instructif et donnent les diverses pièces pour comprendre le débat. Les climato-sceptiques risquent de grincer des dents, mais cela serait dommage de passer à côté de cette vision historique du réchauffement climatique, de ses enjeux pour demain.
Images d'archives et de propagande, humour et réflexions sont au programme. Passionnant.


Les premiers pas

Les guerres, c’est bon pour la science, on tente par tous les moyens de faire mordre la poussière à ses adversaires. Prévoir la météo, c'est prendre l'avantage sur les champs de bataille, savoir quand les lancer. Des expériences sont menées pour faire tomber la pluie ou la neige à des endroits stratégiques, pour provoquer des sécheresses pour réduire l'approvisionnement ennemi, ou pour faire des trous dans les nuages afin de pouvoir atterrir même en cas de mauvaises conditions climatiques. Bref, tous les moyens sont bons pour tuer du boche, du jap’, du bolchévique, de l’amerloc ou du frenchie. 

Les militaires aussi aiment jouer avec des ballons gonflables

La science du climat débute, les premières données sur le réchauffement commencent à apparaitre avec la fonte des pôles. Fonte qui a surtout un impact stratégique inédit : elle provoque la création de nouvelles routes maritimes russes et permet d’augmenter la surface de terres cultivables. Des projets pour faire fondre les glaciers se font jour, mais qui dit moins de glacier, dit moins de réverbération des rayons solaires (albédo, quand tu nous tiens !)
Bref, on s'observe, on s'épie, on s'espionne, on paranoïaque en pensant que l'autre bloc est plus avancée, les budgets de recherche explosent.


Docteur Folamour

Edward Taylord, papa de la Bombe H, est un homme très rigolo. Lui, il adore faire mumuse avec ses nouveaux joujoux. ET quand à façonner le climat, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il aimerait se servir d'explosifs nucléaires pour façonner la Terre aux besoins de l'homme. Fini les tractopelles, vive le nucléaire !


Les premières expériences pour contrôler la météo se font jour grandeur nature avec l'opération Popeye, durant la guerre du Vietnam. But du jeu, faire pleuvoir pour inonder les routes de retrait, favoriser les glissements de terrains. Avec succès.
Après le désastre, le congrès américain fait pression pour que plus jamais on n'utilise le contrôle du climat comme une arme et en découle les débuts de la protection du climat en 1972 à l'ONU. Le premier rapport par le Club de Rome dénonce le modèle économique épuisant la planète la même année. 50 ans plus tard, nul doute que les participants ont été entendus.
A la même époque, de grandes éruptions volcaniques et leur nuage de poussière font prendre conscience du danger, comme ce fut le cas pour les dinosaures. Des conséquences qui se font identique à un hiver nucléaire. Et provoque l'arrêt de la course aux armements, notamment nucléaire. Pas du goût d'Edward Taylord et de son copain le lieutenant Lowell Wood, surnommé Docteur Terreur qui se lanceront dans la course aux étoiles.
L’éruption du volcan Pinatubo aux Philippines en 1991 fait perdre un demi degré à la température de la planète pendant trois ans. Ce qui donne des idées à Edward Taylor et Lowell Wood…
Paul klutcnet, le papa du terme Anthropocène, récompensé pour ses travaux sur l'hiver nucléaire et la disparition de la couche d'ozone, prend la défense de la géo-ingénierie. Le débat est lancé. 


Intellectual Ventures et son tuyau d'arrosage stratosphérique


Stratosphère mon amour

En 2015, Barack Obama et le Sénat américain approuve les dangers du changement climatique, mais les conservateurs et les experts sont en embuscade, niant le réchauffement climatique tout en défendant la géo-ingénierie. Bref, ils militent pour des solutions technologiques au changement climatique, tout en niant ce changement ! Ou militent-ils pour ne pas changer nos modes de consommation et les entreprises ? Un regard politique aux conséquences inévitables, plus profitable face à l'opinion publique que de réduire les effets des gaz à effet de serre. La course aux brevets technologiques est lancée, notamment par Intellectual Ventures et son tuyau d'arrosage stratosphérique ou le projet SPICE et son ballon tuyau dont l'expérience réel a été arrêté. Mais d'autres projets voient le jour, la géo-ingénierie solaire a le vent en poupe. Pour mesurer les conséquences possibles, la modélisation informatique du climat devient incontournable, les tests grandeurs nature n’ayant pas le vent en poupe.

Vert : réchauffement climatique constaté
Orange : si rien ne change
Noir : effets d'un Pinatubo tous les 4 ans
Marron : effets d'un Pinatubo tous les 2 ans


La géo-ingénierie, grande pourvoyeuse de talents SF ?

Eruption du volcan Tembora en Indonésie en 1815 : Quelques mois plus tard, les effets se font ressentir en Europe. A Waterllo, la pluie et la boue rendent inefficaces les canons français et leur supériorité numérique ; la disparition de la mousson en Asie provoque 100 000 mort avec ses épidémies et sa famine. 1816 est baptisée l'année sans été. Lord Byron, Percy Bysshe Shelley et sa fiancée s'ennuient au bord du Lac Léman, leur projet de randonnée dans la montagne tombant à l'eau. L'écriture est leur seul échappatoire et Byron lance un concours remporté par une certaine Mary Shelley ! La créature devient incontrôlable, comme les conséquences de la géo ingénierie...

Le problème avec Frankenstein, ce n'est pas le fait qu'il est créé un monstre, mais le fait qu'il l'est rejeté. Il regarde sa création, il n'arrive pas à l'aimer et il la rejette.
La pire chose que l'on puisse faire, c'est de jeter aux oubliettes ce que l'on a fait en disant je n'aurais jamais du faire ça. On devrait plutôt tenter de gérer de manière honorable les conséquences de nos actes.
Olivier Morton, journaliste scientifique


Pour le retour du Smog ou le serpent qui se mord la queue

Le smog, grâce aux lois antipollution en Europe a pratiquement disparu. Mais un des atouts de ce brouillard était de faire réfléchir les rayons solaires et ainsi diminuer le réchauffement climatique. La Chine et l'Inde sont encore sous ce smog, que se passera-t-il lorsque leurs gouvernements promulgueront des lois antipollution ?
La croissance nuit au climat qui a son tour nuit au développement économique.



Quel pays se lancera seul dans des tests grandeur nature, quel pays ouvrira la boite de Pandore ?
Comment légiférer ? Dans ce statu quo, quelle serait les conséquences d'une prise en main par les multinationales ? Devant les catastrophes comme les pluies diluviennes, les sécheresses, comment réagira l'opinion publique, vous, nous, moi ? Choisirai-je la solution de facilité ? Let's go !





Space O.P.A.

juin 18, 2018

 


Greg Costikyan, L'atalante, 2018 (parution originale 2000), 368 p., 6€ epub sans DRM




Ah, Que la vie était douce (pour un PDG millionnaire) ...

... Avant que les extra terrestres ne débarquent (et lancent une O.P.A sur la terre)


Présentation de l'éditeur :

La Bourse est à la hausse. Le produit – le MDS-316, dernier cri de la technologie en matière d’écran holographique – va se vendre comme des petits pains. Tous les voyants sont au vert et Johnson Mukerjii, P.-D.G. de la M.D.S., se frotte les mains. C’est oublier, hélas, que la Galaxie et sa population de monstres visqueux aux yeux pédonculés ourdissent une O.P.A. hostile contre la Terre et les Terriens.

Mon ressenti :

Un PDG adepte du libéralisme économique se retrouve du côté des perdants suite à l'arrivée des extra terrestres et la mise sur le marché de produits de haute technologie.
Une invasion alien qui change : pour une fois, pas de bataille rangée, pas de promesse d'un monde meilleur, mais juste l'utilisation du Marché. Les aliens ont toujours une technologie plus évolué que la notre, ce qui est logique. Et si on pousse l'idée jusqu'au bout, ils sont adeptes du libre échange poussé à son paroxysme. C'est l'idée la plus forte de ce texte, mais je pense que l'auteur ne l'a pas exploité de le meilleure manière.

Greg Costikyan se fout un peu des aliens, il préfère s'attarder sur les conséquences de leur arrivée. Attention, ne vous attendez pas à une analyse sociologique, psychologique et sociétale. Nous sommes dans la farce, plus c'est gros, meilleur c'est.
Le roman suit donc les pas de ce pdg qui va connaitre la chute et tenter d'y remédier, ce qui vaudra aux lecteurs quelques scènes assez cocasses, dont celle de la foire commerciale intergalactique, qui arrive cependant un poil trop tard.

Bref, ça se lit vite, mais je pense que cela va s'oublier aussi vite. Sur ce filon de la satire SF, préférez Scalzi qui est d'un autre niveau.
Il s'agit d'une réédition poche d'un texte paru initialement en 2003 sous nos contrées. Le titre en perd son dollar, $pace O.P.A.

Un avis sensiblement identique chez Baroona et Herbefol, qui l'ont cependant mieux apprécié.


Fahrenheit 451 - film 1966

juin 14, 2018
 

Fiction de François Truffaut, 1966, 1h50mn



Avant ses 400 coups dans Rencontre du troisième type, François Truffaut s'essayait au film de SF avec Fahrenheit 451. Un film daté malgré le technicolor !
 

Synopsis : 

Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée, la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les gens d'être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission de traquer les gens qui possèdent des livres et de réduire ces objets en cendres. Guy Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, fait la connaissance de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l'amour des livres.

Mon ressenti :

Après avoir lu le roman éponyme, il me restait à visionner le film qui en a été tiré 15 ans plus tard sous la houlette de François Truffaut. Assez fidèle au roman, il manque cependant ce qui m'a fait aimer le livre : le côté visionnaire de Bradbury. Truffaut a préféré se focaliser sur les autodafés de livres, laissant dans l'ombre une partie de la réflexion.
La trame générale est conservée, bien que des changements apparaissent ici où là : la petite fille fantasque qui met le feu au poudre de Montag est transposé en une adulte; le Limier électronique est aux abonnés absents, toutefois remplacé par des pompiers volants à la fin du film !!!; l'éducation des enfants n'est pas abordés...



Les effets spéciaux n'ont pas été particulièrement soignés, les ficelles sont grosses. Et visibles !
Alors que les mots de Bradbury mettent l'imagination du lecteur en marche, la mise en scène du film lui donne un côté daté. Les nanards nous font sourire par leur manque de budget et un scénario souvent risible, tel n'est pas le cas ici, malheureusement.
Cependant, le décor architectural est parfois réussi, avec cette froide modernité en osmose avec cette société où le lien social est aux abonnés absents. Décor qui m'a parfois fait penser aux films de Tati.


Plus dommageable, Truffaut reste sur l'idée centrale de l'interdiction des livres, oubliant aussi la mise au ban de tout objet culturel.
Cependant, d'autres éléments sont bien rendus : Déshumanisation du lien entre individus, solitude, isolement, les personnages évoluent sans âme, seul les deux protagonistes apparaissent vivants
La toute fin du film, la plus réussi, permet d'oublier certaines maladresses, bien que la démonstration soit encore trop appuyé.

Au final, j'ai trouvé ce film assez démonstratif, didactique, conceptuel, voir expérimental.
Une nouvelle adaptation en a été faite en 2018 par Ramin Bahran, l'avenir nous dira s'il a fait mieux que Truffaut...


Mon avis Le film 2018 - A venir



Imprésario du troisième type

juin 11, 2018


John Scalzi, L'Atalante, 2011 (parution originale 2005), 416 p., 11€ epub sans DRM


Premier roman de l'auteur, le potentiel est présent, les défauts de jeunesse aussi. A lire dans l'attente de son prochain roman.

Présentation de l'éditeur : 


Les Yherajks sont des extraterrestres pacifiques et ils aimeraient bien se présenter à nous. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas. Car les Yherajks sont des blobs, des masses gélatineuses informes propres à susciter la répugnance. Pire, ils puent épouvantablement. Dans ces conditions, comment aborder l’humanité sans déclencher une déplorable réaction de rejet ?
La solution s’appelle Tom Stein. Tom est un jeune, brillant et ambitieux agent d’artistes à Hollywood, fin négociateur et organisateur de plans de carrière. À lui de s’y coller, de préparer le terrain, d’imaginer par quel biais opérer la rencontre des deux espèces à leur profit mutuel. De concevoir le plan de com’ adéquat.
Un défi à la mesure de la verve de John Scalzi, l’auteur du Vieil Homme et la guerre.



Mon ressenti :


Les extraterrestres sont là, à notre porte mais ils n'osent pas entrer. Sont-ils timides ? Ont-ils des intentions hostiles ? Ont-ils peur qu'on les prennent pour des témoins de Jéhovah ? Rien de tout cela. Ils sont juste affreux et puent terriblement. Et comme ils sont bien élevés, ils veulent se présenter sous leurs plus beaux atours. Après avoir sournoisement écouter derrière la porte, ils ont trouvé la solution : prendre un impresario pour établir un plan de communication !

Un pitch qui donne le ton de suite, le contact se fera à la mode humoristique et satirique, Scalzi est aux manettes. Critique de films à ses débuts, l'écriture est très visuelle, cette carrière dans le monde hoolwoodien est le plus gros défaut du livre. Il s'attarde dans une première moitié à nous faire la satire des agents d'acteurs et d'Hollywood. C'est drôle sans verser dans le lourd, mais la satire reste assez convenue : les coups bas entre agents, les relations avec les acteurs sans cervelles, les séries débiles, les égo démesurés. On se croirait devant la série française Dix pour cent, le pathos en moins. Pas désagréable, mais moi j'ai choisi ce livre pour le troisième type du titre, pas pour l’impresario. Et Tom Stein, l'agent choisi pour concevoir le plan de communication ne semble pas très curieux de notre cher alien...
En outre, Scalzi m'a habitué avec ses romans sous forme de divertissements de glisser quelques problématiques sociétales et là le compte n'y est pas.

Puis vient enfin la rencontre tant attendu, du moins son récit par la première personne qui les a réellement rencontré. Et là c'est assez iconoclaste. Comme les Yherajks ont un langage très fleuri, du moins olfactivement, nous aurons le droit à quelques scènes cocasses. Les événements s'enchainent enfin avec notre blob métamorphe digne héritier de La Chose en beaucoup moins flippant mais beaucoup plus puant.. La satire hollywoodienne devient plus grinçante et certains passages relèvent de la farce dramatique. Et derrière se glisse une critique des apparences, des plans marketing et d'une société du spectacle.

Un roman mi-figue, mi-raisin, à réserver aux inconditionnels de Monsieur Le vieil homme et la guerre.




Quelques citations :


Je lui demande ce qui le motive à travailler pour le Biz. Évidemment, le sens de ma question lui échappe.
« Quoi ? Qu’est-ce que ça peut vous foutre ?
— Je m’interrogeais, c’est tout. Vous ne vous privez pas de dire que c’est un petit canard de merde et que vous y écrivez des petites histoires de merde. On peut se demander ce que vous y faites encore. À moins que vous n’aimiez la merde…
— Quel esprit, décidément ! Je ne sais pas si vous avez remarqué mais le boulot de journalistes n’est plus vraiment porteur dans ce pays. Surtout à Los Angeles, où parler de lecture sera bientôt considéré comme une obscénité.


— Vous me faites penser au type qui se tape une pute et qui lui dit : “Avec la classe que tu as, je me demande comment tu peux faire un boulot pareil !”
— Vous vous considérez comme une pute ?
— Peu importe. La vérité c’est que vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au coude, Tom. Prenez un tout petit peu de recul et vous verrez : il n’y a pas de gaspillage. Tout ce qui touche à l’industrie du spectacle est de la plus haute importance.
— Ah oui ?
— C’est le seul bien d’exportation profitable à notre pays.
— On m’aurait menti ? Je croyais que c’était la démocratie. Encore une de ces fables qu’on nous inculque à l’école ? Et l’évolution ? Vous avez du nouveau à ce sujet ? De plus en plus de gens racontent que c’est aussi du pipeau.
— Vous pourriez être sérieux deux minutes, s’il vous plaît ? fait Van Doren. Vous savez que de nombreux pays édictent des lois pour imposer des quotas d’œuvres nationales à la télé comme à la radio ? Pourquoi ? Parce que, s’ils ne le faisaient pas, Hollywood aurait la mainmise sur leurs programmes. Ce ne sont pas nos ogives nucléaires, nos missiles ni nos sous-marins atomiques qui nous valent d’occuper le rang que nous occupons dans le monde d’aujourd’hui, c’est Bugs Bunny and Friends. Nos sociétés ont été forgées par le modèle hollywoodien.
— “Planet Hollywood” ? Vous gobez ça, vous ?
— Ça me paraît évident.
— Pour moi, c’est un fantasme de marchands de hamburgers. Les seuls à croire encore que Hollywood dicte sa politique au monde sont les crétins de gauche traumatisés par les héros des films d’action et les crétins de droite traumatisés par les tétons des actrices.
— Qui a parlé de politique ? Je parle d’image, Tom. La majorité des habitants de cette planète voudraient que leur monde ressemble à celui que leur dépeignent notre cinéma, notre télé, nos musiques. C’est ça, le vrai pouvoir. Hollywood est devenu le modèle culturel universel. Qui veut s’adresser au monde ne parle pas de Washington, de Moscou, de Londres ou d’ailleurs, mais de Hollywood.

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