dimanche 13 août 2017

Mysterium

Robert Charles Wilson, Folio SF, 2011 (parution originale 1994), 416 p., 8€ papier


"Ton chien voit le même monde que nous, Howard. Il voit ces étoiles. Nous, on sait ce qu’elles sont. Parce qu’on peut poser les bonnes questions. Et ce savoir, ton chien, en chien qu’il est, n’y aura jamais accès. Jamais. Alors, Howard, à ton avis – tu crois qu’il existe des questions que même nous, les hommes, on ne pourra jamais poser ?"

Présentation de l'éditeur : 

 

À Two Rivers, rien ne vient jamais troubler la petite vie paisible des habitants, jusqu’à ce qu’un laboratoire de recherches militaire s’installe sur les rives du lac Merced. Les spéculations les plus folles naissent alors, et la crainte d’un accident nucléaire hante tous les esprits. Aussi, lorsqu’un incendie se déclare sur le site, Dexter Graham envisage déjà le pire. Pourtant, son destin, ainsi que celui de Two Rivers dans sa totalité, vient de basculer d’une manière qui dépasse de très loin son imagination. En effet, la petite ville semble avoir été transportée... ailleurs.


Mon ressenti :


De nos jours, en Turquie, des fouilles archéologiques exhument un mystérieux fragment fait d'une matière inconnue. Les quelques archéologues qui ont fait la découverte apprennent de surcroit à leur dépend que l'artefact est radioactif.
Quelques temps plus tard, un labo de recherche militaire à Two Rivers fait BOUM. Les ennuis ne font que commencer pour les habitants de ce bourg.

mardi 8 août 2017

Le monde vert


Un Luc Besson avant l'heure : un univers riche, de l'action et une absence totale d'histoire et de personnages. Le tout baignant dans le mysticisme.

Présentation de l'éditeur : 


Dans cinq milliards d’années, le Soleil est près d’exploser. La Terre est devenue une jungle omniprésente dont les lianes s’étendent jusqu’à la Lune en une surprenante toile d’araignée tissée par les Travertoises. Au fil des millénaires, en effet, notre satellite a ralenti sa course et surplombe désormais toujours la même face de la Terre. Gren et sa compagne Yattmur, ultimes descendants de la race humaine, parcourent cette jungle, d’un monde à l’autre, à la recherche de leurs semblables et de quelque chose qui ressemblerait à l’Ancien Temps... 

 Mon ressenti :

Prix Hugo en 1962, considéré comme un classique de la SF, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi. Après quelques recherches, ce roman n'en ai pas un, il s'agit d'un fix up de cinq nouvelles et cela se ressent parfois dans la non conclusion de certains périples.

samedi 5 août 2017

The Circle

James Ponsoldt, 2017, 1h50, avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega,....


Une adaptation cinématographique pour une fois plus réussie que le roman éponyme.

Synopsis :


Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

Mon ressenti :


Je vous avez dit en son temps tout le mal que je pensais du roman Le cercle, Hollywood a exaucé mes pires craintes est en a fait un film. Etant par nature masochiste, je n'ai pu que m'enfermer dans une salle obscure pour visionner cet immanquable merde. Pas de bol, l'industrie du cinéma a lu ma critique du livre et mes griefs pour ne garder que le meilleur du texte de Dave Eggers.

mercredi 2 août 2017

Le péril bleu

Maurice Renard, 1912, 320 p., domaine public

 

Des aliens non anthropomorphes supérieurs à l'homme dans un roman paru il y a plus de 100 ans.
Un plaidoyer pour le respect du vivant,  contre la recherche animal et les zoos humains. Autant dire un propos subversif, à rebrousse poil de l'opinion générale de ce début de 20ème siècle
A redécouvrir d'urgence.

Après avoir défriché la part SF du belge Rosny Aîné, j'ai décidé d'aller voir ce qu'il en était des précurseurs de la SF en France en la personne de Maurice Renard et ce fut une agréable découverte.


Dans la région du Bugey, juste à côté du Grand Colombier près de la Suisse, des événements étranges font leurs apparitions. Mais ces farces deviennent de plus en plus étranges, des fruits et légumes, en passant par quelques jardinières et girouettes, des outils, des aiguilles d'horloge, des animaux de la basse cour et de la ferme se mettent à disparaitre. Jusqu'au jour où c'est une femme qui se volatilise.
Les mois passent, les disparitions sont regardés de haut depuis la Capitale : les faits divers mystérieux ne sont pas pris très au sérieux par les autorités. Paris est bien loin du Bugey et du Grand-Colombier. Le mystère s'épaissit et les hypothèses sur les fauteurs de troubles flottent entre étrangers, lutins ou complot.Et la grogne contre les gens de la Capitale prend de l'ampleur.
A l’heure où M. Monbardeau réclamait la mobilisation des Alpins et fulminait contre le ministère, il y avait donc bel âge que l’œuvre de l’Etat s’était donné carrière en Bugey comme aux alentours, avec une discrétion que motivaient non seulement le trouble des citoyens (il nous semble, au contraire, que l’aspect des troupes les eût rassurés), mais aussi la peur d’une gigantesque plaisanterie.


jeudi 27 juillet 2017

L'arche de Darwin

James Morrow, Au diable Vauvert, 2017, 596 p., 13€ epub sans DRM


"La seule excuse de Dieu est qu'il n'existe pas"


"La seule chose plus admirable qu’un univers créé par un véritable être surnaturel serait un univers créé par un être surnaturel inexistant."

Une controverse autour de l'évolution, de la sélection naturelle et de Dieu en mode satire burlesque.


Présentation de l'éditeur :


Actrice sans rôle, Chloe Bathurst décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d’animaux exotiques, ainsi que différentes théories scientifiques d’une modernité étonnante.
Pour sortir son père de l’hospice, elle vole la première mouture de la théorie de l’évolution et s’inscrit au Grand concours de Dieu, qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l’existence d’un être suprême.
Alors que d’autres aventuriers recherchent l’arche de Noé sur le mont Ararat et qu’un enseignant britannique rencontre l’origine de l’humanité dans une fumerie de haschich, Chloe s’embarque dans un périple en bateau et montgolfière à travers le Brésil, l’Amazone et les Andes pour rapporter les spécimens nécessaires à ses ambitions. Parvenue aux Galapagos, elle va user de toute sa ruse, et du texte de Darwin, pour un procès en blasphème...


lundi 24 juillet 2017

Bifrost n.87. Dossier Jean Ray : Peur sur la ville

Bifrost, Le Bélial, 2017, 195 p., 6€ epub sans DRM

Trois nouvelles ouvrent le numéro

La fin de la fin de tout, de Dave Bailey : Exercice terne et vain sur la vacuité de l'art et de l'homme en temps de fin du monde. Tout ce que la littérature généraliste a fait depuis des siècles lorsqu'elle se regarde le fion pour voir ce qu'il en sort. Excuser ma vulgarité, mais ce texte représente la raison principale du pourquoi je me suis tourné vers les mauvais genres. Du sexe, de l'alcool, de la drogue, des bourgeois et un peu de sang pour le choc des mots. Même le titre est affreux. Sur une thématique proche, lisez plutôt la nouvelle de Christopher Priest, La Tête et la main dans le recueil hautement recommandable L'été de l'infini ou revisionnez le film La Grande Bouffe de Marco Ferreri, cela vous évitera les lieux communs :
Il prit Loïs par la main, l’attira à lui et l’étreignit. « C’est beau ici, hein  ? » dit-il, comme si, par la force du langage, il pouvait racheter le monde déchu. Mais Ben avait perdu foi en la poésie depuis longtemps. Les mots manquaient de solidité  ; ils ne constituaient que de fragiles barrages contre la nuit. La ruine les consumerait.

mercredi 19 juillet 2017

De la SF plein la valise

France culture, La méthode scientifique, 2017, 1h, podcast



Vous lisez plus vite que je ne rédige mes billets et vous pensez manquez de lecture pendant les vacances, La méthode scientifique a pensé à vous.

Présentation de l'émission : 

Suite de la journée spéciale « Pour le livre » sur l’antenne de France Culture et avant dernière émission, avant la très estivale, nous avons donc choisi de réunir autour de la table de La Méthode Scientifique des voix que vous avez pu entendre tout au long de l’année pour parler de littérature et de science-fiction. Des auteurs à découvrir, des romans attendus comme le loup blanc, des classiques indispensables sans oublier quelques détours coupables par le grand et le petit écran. Bref, tout pour vous mettre de la SF plein la valise.
De la SF plein la valise, c’est le programme et la mission qui est celui de La Méthode scientifique pour l’heure qui vient.
Et jamais le studio de l’émission n’avait été aussi peuplé, et je réalise par là-même une sorte de rêve d’enfant, puisque nous avons réunis autour de la table notre Académie des 9 à nous.
Catherine Dufour, romancière, deux fois lauréate du Grand Prix de l’Imaginaire pour « Le Goût de l’Immortalité » chez Mnémos et « L’immaculée Conception » au Bélial. Caroline Tourbe, responsable des pages Santé du magazine Science et Vie. Cécile Lestienne, directrice de la rédaction de Pour la Science. Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA de Saclay, et patron de l’indispensable festival Les Utopiales qui se tiendra en novembre prochain comme chaque année à Nantes. Benjamin Bayart, président de la fédération des Fournisseurs d’accès à internet associatifs et co-fondateur de la quadrature du net. Jérôme Vincent, directeur des éditions ActuSF. Olivier Lascar, rédacteur en chef du pôle numérique de Sciences et Avenir. Sébastien Carassou, créateur de la chaîne Youtube Le Sense of Wonder. Sans oublier l’indispensable Simon Riaux, rédacteur en chef du site Ecran Large.



Mon ressenti :

Une très jolie table ronde autour de la SF. Ce que j'ai aimé :
- la pluralité des points de vue
- une émission instructive avec une bonne dose d'humour et de dérision
- ne s'intéresse pas qu'aux nouveautés
- s’intéresse aux différents médias.
Alors, que nous conseillent la bande des neuf, petit tour d'horizon :