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30/Robert Charles Wilson/custom

L'oiseau d'Amérique

janvier 17, 2019



Walter Tevis, 1980 (parution originale 1963), Folio SF, 400 p., 8€ papier



Seul l’oiseau moqueur chante à l’orée du bois


Foutus robots, ils étaient censés nous servir, pas asservir.
Mais l'ont-ils seulement fait ?

Présentation de l'éditeur :


Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?


Mon ressenti :


Walter Tevis, vous connaissez ? Non ? Mais si, il a écrit plusieurs romans adaptés au cinéma : L'Homme tombé du ciel avec David Bowie; L'Arnaqueur avec Paul Newman et La Couleur de l'argent de Martin Scorsese avec Paul Newman et Tom Cruise.

Et bien il a écrit aussi L'oiseau d'Amérique qui porte très mal son nom. Mockingbird en langue originale. L'oiseau moqueur :

Cet oiseau est le plus remarquable chanteur du monde des bois en Amérique. Il est aussi bon musicien que le rossignol de notre Europe, mais il possède en outre le don curieux de contrefaire le chant des autres oiseaux ; on dirait qu’il les imite en raillant leur allure, d’où lui est venu son nom. [...]Ce curieux habitant des bois aime la liberté : la captivité le tue ; il est très-rare qu’on ait pu l’élever en cage.wikisource

Cette petite définition vous permettra de mieux appréhendeer ce texte méconnu.

Drôle d'oiseau que ce Spofforth, un androide plus qu'humain en ce 25ème siècle. Il tente même de se suicider dès les premières lignes du roman. Alors si vous voulez savoir pourquoi un robot tente de mettre fin à ses jours...
Peut être est-ce du aux nouvelles valeurs inculquées à nos chers têtes blondes : "Sexe vite fait protège", "Dans le doute, n’y pense plus", "Être seul, c'est être bien" "Pas de questions, relax".

L'auteur donne lentement les indices de son univers en nous contant l'histoire de trois personnages dans ce monde étrange, suicidaire, individualiste et moribond.
Métaphore de notre société individualiste, la réflexion n'a pas perdu de son mordant malgré ses 50 ans d'âge. Cela est sûrement du à sa manière d'aborder le sujet, un récit intimiste, mélancolique, poétique et tout en douce ironie. La chute est le symbole, absurde, d'une société qui marche sur la tête.
Un roman qui continue à vous interroger, longtemps après sa lecture. Et qui vous explique pourquoi il faut continuer à lire. Ce roman m'a fait penser un peu dans son style et atmosphère à un roman d'Andreas Eschbach, Le Dernier de son espèce.


Parce qu'il faut bien dire un peu de mal, j'ai trouvé un peu longuet l'épisode servant prétexte à nous parler de la religion. Le propos est judicieux, mais un peu longuet.

Un grand merci à TmBm pour cette belle découverte.

Quelques citations :


Jésus-Christ était sans conteste ce qu’on appelait « un grand homme ». Et je ne suis pas certain d’aimer cette notion. Les « grands hommes » me mettent mal à l’aise. Et les « grands hommes » ont souvent mis l’humanité à feu et à sang.



C’est étrange. Je pense à présent qu’ils s’attendaient à quelque miracle en entendant dire tout haut les mots de la Bible, à la révélation de ce profond mystère : le message d’un livre impénétrable qu’ils avaient appris à révérer. Mais il n’y eut pas de miracle et ils perdirent bientôt tout intérêt véritable envers ce sujet. Je crois que pour comprendre les mots de la Bible, il fallait une attention et une dévotion qu’aucun d’eux, à l’exception peut-être du vieil Edgar, ne possédait. Ils s’étaient disposés à accepter sans se poser de questions la plus rigoureuse des piétés, le silence, les contraintes sexuelles, de même que quelques platitudes sur Jésus, Moïse et Noé, mais ils étaient incapables de faire l’effort nécessaire pour appréhender la réalité littéraire qui était la véritable source de leur religion.



P'tit Quinquin

janvier 14, 2019
 

Série de Bruno Dumont, 2014, 4x50mn



Un polar fantastico-poético-burlesque doublé d'une farce grinçante.

Synopsis :


Avec sa gueule cabossée, son vélo tout-terrain et ses fidèles lieutenants Jordan (le grand maigre) et Kévin (le petit gros), Quinquin fait les quatre cents coups dans son village du littoral boulonnais. Toujours prêt à la bagarre ou au lancer de pétard bien ajusté, il ne baisse la garde que face à Ève, son grand amour, fille des fermiers d'à côté et trompettiste dans la fanfare du village. Par un venteux matin d'été, l'arrivée d'un hélicoptère met la petite bande en émoi : une vache morte a été retrouvée à l'intérieur de l'un des bunkers qui jalonnent la côte et le commandant de gendarmerie Van der Weyden, flanqué de son adjoint Carpentier, a demandé l'évacuation de la victime. Mais le pire est à venir : on trouve dans le ventre de l'animal le corps démembré et sans tête d'une femme. Quelle est la "bête humaine" – selon le lieutenant Carpentier, qui a des lettres – à l'origine de ce carnage ?


Mon ressenti :


Pour parler du Nord, il y a le fameux Bienvenue chez les ch'tis, de notre "comique" national Dany Boon, et puis il y a Bruno Dumont, un autre réalisateur du coin habitué au film d'auteur. Pochade pour l'un, burlesque fantastique glaçant pour l'autre. Devinez à qui va ma préférence ?

Au Nord donc, il y avait les corons, mais pas ici. Des paysages magnifiques du littoral boulonnais malheureusement mis à mal par une triste invasion : l'humanité. Humanité qu'interroge crûment Bruno Dumont à longueur de films. Ici il investit un genre qu'il ne connaissait guère : le burlesque. Ce qui nous vaut de belles tranches de rigolades grinçantes, très grinçantes. Cela commence l'air de rien, on est même assez perplexe devant cet ovni audiovisuel. Puis peu à peu, la charge féroce contre la bétise humaine (L'bêt'humaine ?) prend toute son ampleur.

Notre seul espérance, c'est les enfants
Tu parles d'une espérance, i's'fout d'ma gueule, ch'tiot !

On commence tranquillement avec une découverte macabre dans un blockhaus : une vache morte dont les viscères vont révéler une bien triste surprise. Nous découvrons P'tit Quinquin et son bec de lièvre, ses parents, mémé et pépé qui n'ont pas été oubliés par les ravages de la sénilité. Sans oublier le tonton à la tête bien vide. Il impose sa présence avec sa bande de camarades et son amoureuse.
Paysage magnifique de la campagne et du littoral, festival de la trogne et du ch'ti, difficile de voir de suite où veut nous emmener Bruno Dumont, une certaine noirceur transparaît à travers le burlesque. Burlesque bien campé par le gendarme Van der Weyden à la gachette facile et son fidèle lieutenant fou du volant.



L'image du petit enfant blond tout mignon et de sa petite amoureuse en prend sérieusement pour son grade. Car P'tit Quinquin est loin d'être sympathique, sans pour autant être l'image de la brute. Juste le résultat d'une éducation familiale et sociétale renfermée sur elle même. Glorieux et combatif avec sa bande de copains lors de la ducasse, du défilé de majorettes, il fait profil bas lors de ses ballades solitaires
Bled paumé dans cette campagne reculé, l'attrait de la ville semble irrésistible pour une certaine jeunesse perdue dans cette grisaille quotidienne. Alors quand un radio crochet débarque et promet une télé à Paris.

Hé les gars, vous pouvez pas parlez français ? Car, ici on est en France !

Bienvenue chez les français. Si les intentions de l'auteur étaient flous lors du premier épisode, les scènes du deuxième donne le LA. Entre le benêt du village qui se fait violenter, les noirs et les arabes qui en prennent pour leur grade... Le racisme ordinaire dans toute sa splendeur, dans toute sa cruauté.
C'est bien de l'autre dont nous parle Dumont, de la différence et de ce qu'elle engendre. Handicapé, étranger, même combat, les pas comme nous ne passerons pas !

Oh un arabe qui parle français !

Toute cette noirceur est contrebalancée par l'humour, le burlesque, le second degré, l'humour noir.
Comme lorsque les gendarmes qui pensaient que les restes humains avaient été mis dans l'cul de l'vac' et qu'ils apprennent que c'est par là bouche que les morceaux de corps ont été fourrés. Et le capitaine de conclure : "On a fait fausse route"
L'élément fantastique apparaît par touche légère, comme lors de la scène avec Ch'tiderman ou avec les vaches folles.

Bruno Dumont caricature, mais n'est jamais caricatural. Rarement une série m'aura fait autant rire et pleurer, m'aura autant divertit que fait réfléchir. Une suite en a été donné, P'tit Quinquin est devenu grand, il s'appelle désormais CoinCoin ! Et il va affronter les extra terrestres...

Je ne vois pas pourquoi un handicapé ne serait pas acteur. J’ai envie de travailler avec des gens, avec la diversité de ce qu’on est. Il y a des petits, des grands, des gros, des laids, des handicapés, ben voilà. En général, au cinéma, les acteurs sont racés. Les enfants mignons du cinéma, je ne supporte pas. Les beaux acteurs, j’y crois pas, parce que ce n’est pas vrai. Quinquin, il a le nez de travers mais il finit par être beau. Le beau ne réside pas dans le physique. Moi, j’aime être touché et toucher avec des gens dont le physique ne correspond pas forcément aux critères de la beauté du cinéma. Les jugements moraux du genre “on n’a pas le droit de travailler avec des chômeurs ou des handicapés”, c’est débile !
https://www.lesinrocks.com/2014/09/18/cinema/bruno-dumont-11525040/


Ondes Futures du samedi 12 au vendredi 18 janvier 2019

janvier 11, 2019


Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :

L’apocalypse, c'est cool, mais encore faut-il savoir la reconnaître et opter pour les bons gestes en cas de survenue. NRJ12 fait preuve de service public en vous listant ses 12 signes distinctifs et que faire en cas d'apparition de trous noirs ou de chute de satellites ! Je vous vois dubitatif, mais mieux vaut prévoir que guérir;
Et si le présent vous mine, vous pouvez tenter un retour vers le futur;
Moins sérieux, Arte continue de vous faire voyager sur la lune;

En ligne sur Wakelet : http://wke.lt/w/s/560It



La mort immortelle

janvier 09, 2019

Liu Cixin, Actes Sud, 2017, 816 p., 20€ epub avec DRM




La civilisation humaine n’était encore qu’une enfant.
Elle avait entrouvert la porte de sa maison pour jeter un regard vers l’extérieur,
mais elle avait été terrorisée par la nuit sans fin qui régnait au-dehors.
Devant l’immensité et la profondeur de ces ténèbres,
elle avait frissonné,
et avait rapidement refermé la porte.

Ça vous dit une petite ballade dans l'univers sur quelques éons ?
Et au bout du voyage, la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste que je vous dévoile sans tralala : pourquoi ce titre à la con ?

Présentation de l'éditeur :


Un demi-siècle après l’Ultime Bataille, l’équilibre précaire dû à la dissuasion de la forêt sombre continue de maintenir les envahisseurs trisolariens à distance. La Terre jouit d’une prospérité sans précédent grâce au transfert des connaissances et des technologies trisolariennes. La science humaine connaît des progrès pour ainsi dire quotidiens, les Trisolariens découvrent avec fascination la culture humaine et l’espoir grandit que les deux civilisations puissent bientôt coexister pacifiquement sans la terrible menace d’une annihilation réciproque. Mais lorsqu’une ingénieure en aéronautique originaire du début du xxie siècle sort de son hibernation, elle réveille avec elle le souvenir d’un programme qui menace cet équilibre. Bientôt, l’humanité aura à faire un choix : partir à la conquête d’autres univers ou mourir dans son berceau.

La Nuit étoilée - Vincent van Gogh


Mon ressenti :


Liu Cixin nous ayant très gentiment éviter le gros cliffhanger à la fin du tome 2, l'enjeu en début de cette mort immortelle (il me tue ce titre) était assez vague. L'auteur nous prend à contrepied en nous transportant en 1453, durant la chute de Constantinople.
Après cette interlude, l'auteur nous reprend à rebrousse poil en nous narrant les aventures des précédents tomes d'un autre point de vue. La ligne politique paraissait assez claire lors des premiers évènements mais voyons y de plus près. Liu Cixin nous montre le cynisme des dirigeants, qui sous prétexte d'empathie se servent des populations à leur guise. La démonstration est sans bavure a travers l'histoire d'un petit scientifique solitaire déclarant secrètement sa flamme. C'est magnifique de cruauté.
Autant les deux précédents tomes péchés par une certaine froideur dans l'histoire et les personnages, ici les premières pages sont clairement d'un autre style.
L'intrigue principal va se concentrer sur une astrophysicienne, Cheng Xin et son compatriote Luo Ji.
La psychologie des uns et des autres est plus fine et permet de mieux cerner qui est qui, malheureusement vers la fin, les personnages redeviennent plus caricaturaux, voir un peu benêt.

Récit sur plusieurs siècles, cela permet une vue d'ensemble des progrès  - ou non - sociétal, économique et scientifique. Mais cela donne aussi un écueil, celui de la répétition : hibernation réveil présentation du nouveau monde lancement de l'intrigue et re-hibernation. Bref, cela casse le rythme et donne parfois l'impression que l'histoire n'avance pas.
Autre écueil, l'auteur nous a habitué à nous balancer des indices incompréhensibles pour les positionner plus tard dans son puzzle. Au tome 3, l'effet de surprise ne joue pas et il faut attendre la révélation.

Ceci dit, son récit crépusculaire sur une éternité de temps permet un émerveillement scientifique, permet de jouer sur tous les registres de la SF, entre utopie, dystopie, avancées majeures. La métaphore se joue à tous les niveaux, individuels, mondiales et universelles. C'est grand, c'est immense, c'est prodigieux. Le tout en continuant de nous parler de l'instant présent, de notre humanité, de notre perception des événements, à travers le prisme de l'Histoire, et de ses revirements.
C'est clairement le tome que j'ai le plus apprécié. Et malgré le tragique de l'ensemble, la dernière page tournée, c'est bien un sentiment d'espérance qui prédomine, le sombre se fait lumineux.

Difficile de ne pas parler du titre La mort immortelle. Titre qui a eu des vertus assez positives car il m'a fait étrangement penser à un épisode de Kaamelott, Le poème :
Et ben c'est nul. Nul, nul, nul, zéro.
« L’arbre moqueur », déjà ; ils peuvent pas s’empêcher de foutre des épithètes à tout ce qui bouge, ces poètes, même à ce qui bouge pas !
« La fleur goguenarde »,
« L’abeille malicieuse »,
« Le roseau pliable »,
« L’ourson rabat-joie ».
Et même, des fois, ils le mettent avant le mot, comme ça, ça fait genre !
«Le gai souriceau »,
« Le prompt madrigal »,
« La frisottée moustache » !

Si vous voulez connaitre le pourquoi de ce titre, allez faire un tour sur le site du traducteur
http://gwennaelgaffric.blogspot.com/2018/10/parution-de-la-mort-immortelle.html
 (référence trouvé sur le site de Gromovar


La mort n'a laissé aucun souvenir désagréable à Anudar, à même captiver Maman et à donner un avenir plausible à BlackWolf




Quelques citations : 


Comme tous ceux qui avaient étudié la navigation spatiale, Yun Tianming était terrifié par l’espace. Plus que quiconque, il connaissait ses dangers, il savait que l’enfer ne se trouvait pas sous terre mais dans le ciel.

Pourquoi un meurtrier était-il passible de peine capitale ? Réponse : parce qu’il avait tué. Mais ce n’est qu’une réponse parmi d’autres. On pourrait aussi répondre : parce qu’il avait tué trop peu. Le meurtre d’un individu vous valait la peine de mort, et c’était la même chose si vous en tuiez deux, ou des dizaines. Tuez des milliers, et vous étiez condamné à des milliers de sentences capitales. Plus encore, des centaines de milliers ? Bien entendu, encore la peine capitale. Mais pour ceux qui connaissent un peu l’histoire, la réponse devient maintenant moins évidente… Et en allant encore plus loin : si le meurtrier tuait des millions de gens ? Eh bien, il n’était pas condamné à mort, pas même puni. Si vous refusez de me croire, vous n’avez qu’à relire vos manuels d’histoire : ces criminels à l’origine de la mort de millions de gens étaient appelés héros ou grands hommes ! Et si le meurtrier détruisait un monde entier, ôtant d’un seul coup la vie de tous ses habitants ? Eh bien, on faisait de lui le sauveur du monde !

Mon avis

Mon avis

Noosphère

janvier 07, 2019

Audrey Pleynet, roman auto-édité, 2017, 374 p., 3€ epub avec DRM


Pourcentage requis de "Suspension consentie de l'incrédulité" pour apprécier ce roman : bien trop pour moi.
Pourcentage requis de "Pâmoison consentie devant la guimauve sentimentale" : bien trop pour moi

Présentation de l'auteure :


Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse ? Acquise par l’humanité du jour au lendemain cette nouvelle faculté, qu’on appelle rapidement Noosphère, bouleverse les sociétés : essor technologique époustouflant, fin des élites intellectuelles, renversement des valeurs… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Mais le phénomène est absolu. A moins qu'un homme, une anomalie, ne vienne tout changer... Jusqu'où ira alors Inès pour protéger la connaissance ?

Mon ressenti : 

Un roman auto-édité, des excellentes notes sur Babelio et Amazon, de quoi me laisser dubitatif sur la qualité du roman. Mais bon, je n'ai été voir ces infos qu'une fois le livre finit. 
J'ai lu ce texte à cause de sa nouvelle Citoyen+ qui en peu de mots avait réussi l’exploit de poser un univers, deux personnages crédibles et une critique des dérives technologiques. Le tout avec une très belle chute. Alors cela aurait été con de ne pas jeter un oeil à ce roman.

On ne va pas tourner autour du pot, malgré un début prometteur, l'enlisement de l'intrigue et mon emmerdement a vite pris le dessus : des passages capillotractés, une histoire d'amour, et un événement inexpliqué qui reste inexpliqué.
Moi, lorsque l'on me présente une équipe de scientifiques qui arrivent à mettre la branlée et survivre et à des militaires à leur trousse, j'ai tendance à rester perplexe. Qu'en outre, ils connaissent le plan de cadastre de Paris sur le bout de leur doigts, même l'intérieur des immeubles et réussissent à échapper à une armée de drones, de barbouzes et de militaires augmentent très sensiblement mon scepticisme.
Je pourrais vous citer une foule de passages bancals, invraissemblants, irréalistes mais je vais m'arrêter là. Ce livre n'est pas pour moi, pas pour la majorité des lecteurs de SF. (Il pourra cependant plaire au fans de romances et de thriller mâtiné de SF). Malgré un sous texte politique intéressant : les dérives technologiques sur la vie privée et l'acquisition du savoir par tous, le traitement est assez léger. Cela m'a fait penser au livre Le cercle de Dave Eggers

La romance est bien trop présente, il y aura même des bisous sur la bouche !
Bref, j'ai fini ce livre en diagonale pour avoir l'explication de cette noosphère, en vain. 
Mais ils s'aimèrent et eurent beaucoup d'enfants...

Audrey Pleynet explique sur son site :
Citoyen+ a fonctionné dans son but premier : faire découvrir ma plume, mon style et mon côté engagé. Beaucoup de lecteurs sont arrivés vers mon roman Noosphère suite à la lecture de la nouvelle (mais attention Noosphère est bien différent car mon écriture a violemment évolué en quelques années, l’intrigue est plus lente à se mettre en place, les messages philosophiques et politiques sont multiples et explicites et le tout s’apparente pour certains plus à un thriller scientifique qu’à de la SF)

Je vous invite à découvrir la nouvelle Citoyen+, disponible gratuitement sur Amazon et Kobo, après inscription !!! Le comble pour un texte dénonçant l'intrusion technologique dans la vie privée.
Sur la nouvelle, Apophis, Albedo, Symphonie, Yogo et la meilleure entre toutes, celle de L'épaule d'Orion.


Artemus dada a un autre son de cloche sur ce roman : Captivant

Ondes Futures du samedi 05 au vendredi 11 janvier 2019

janvier 04, 2019


Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :

Après toutes ces agapes (mousse de foie, oeufs de lompe et hareng fumé) et des cadeaux par milliers, moi, je vous offre bien plus : la LUNE ! Enfin, pas vraiment moi, mais Arte, avec pas moins de 12 programmations pour tout savoir des sélénites;

Et entre deux explorations lunaires, vous pourrez rattraper les émissions de La méthode scientifique qui vous offre la lune à sa manière : Barjavel, Priest, Bachelard, la terraformation ou encore les animaux du futur;
En ligne sur Wakelet : http://wke.lt/w/s/irXNN


Bilan 2018 - Prix du chien 2018

janvier 01, 2019


Bilan 2018 - Prix du chien 2018


Petit rituel annuel, pour la bande de voyeurs que vous êtes.
Alors je vous ai fait cette fois une belle infographie des statistiques du site.
Et à la suite, les prix du chien avec un joli palmarès pour un éditeur qui remporte trois prix !








Les prix du chien :

Et pour te récompenser toi pauvre lecteur qui ne sait quoi lire, voici Les prix du Chien, les livres qu'il faut avoir lu, ou pas.
Prix déjà reconnus internationalement dans ce millénaire attardé.


Le prix de l'Os d'or
pour la lecture qui m'a fait le plus frétiller la queue


Spin
de Robert Charles Wilson
Ce n'est pas une nouveauté, mais à chaque relecture, je me plonge toujours avec le même plaisir dans l'intrigue.
Magnifique.
Mon avis

La controverse de Zara XXIII
de John Scalzi
Une fable utopique punk. Sans se prendre au sérieux, l'auteur nous fait réfléchir sur l'altérité et notre société.
Mon avis


Le prix de la Croquette de boeuf
pour l'attirance tarifaire et ouverte des epubs

ActuSf, L'Atalante, Le Bélial, les Moutons électriques, La Volte... On ne change pas une équipe qui gagne. Mais un petit nouveau vient de faire son arrivée, bousculant certaines certitudes : Albin Michel Imaginaire. Un grand groupe qui décide de ne pas mettre de verrous à ses livres et joue le jeu en les proposant à un tarif accessible. Espérons que cela fera réfléchir d'autres mastodontes.
Bravo à Gilles Dumay et à sa persévérance.




Le prix de la caresse,
pour récompenser le meilleur commentaire

Alors qui a su me caresser dans le sens du poil
Prix gagné haut la main par un spam des plus splendides que je n'ai osé supprimer.
Il s'agit de Skinner Leslie qui a m'a laissé un message... au poil

Gant ramasse poils et massage pour chiens et chats:
Pour tous les amoureux des chiens et chats, mais qui sont fatigués de toujours devoir nettoyer leurs poils.Ce gant spécial vous permet d’offrir un délicieux massage à votre petite bête tout en vous débarrassant de ses poils morts.
Pour plus d'infos cliquez sur le lien suivant : Censured
Alors Merci Leslie, tu m'as bien fait rire (pas assez pour que je passe à l'acte d'achat cependant !)


Ex aequo
avec le blog d'Albin Michel Imaginaire qui prouve qu'ils ont de l'humour




(Ne cherchez pas exactement la même chose sur leur blog, l'article est modifié en fonction des avis uns et des autres )

 

Prix de la page 404



No comment.
Merci à JC Gapdy et à Opera



Le prix de la Crotte de chien
récompense la merde la plus nauséabonde de l'année


Les étoiles sont légion
de Kameron Hurley
Albin Michel Imaginaire rafle TROIS prix pour son lancement, un début prometteur ! Mais une récompense méritée pour ce roman qui m'a fait vomir TROIS fois. Ce qui n'était jamais arrivé dans ma vie de lecteur.
Mon avis

La Niche de platine est attribuée à


Les gueules des vers
de Jean Christophe Gapdy



Un "petit" nouveau dans le monde de l'écriture. Et il frappe fort. Si vous voulez du sense of wonder...
Et mon petit doigt me dit que l'univers de ce roman sera bientôt agrandi.
Mon avis



Prix du jappement 




Robert Charles Wilson m'a fait l'immense honneur de répondre à quelques questions. J'en ai encore les étoiles plein les yeux.
L'entretien




Si vous voulez les stats/coups de coeur d'autres blogueurs

Albedo, univers imaginaire

Au pays des cave trolls

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