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Ondes Futures du samedi 25 au vendredi 31 mai 2019

mai 24, 2019

Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :

Après Faire des sciences avec Star Wars, tout aussi amusant, Faire des sciences avec les nazis;
Pendant ce temps là, les cowboys font front contre les envahisseurs;
Et d'autres cherchent désespérément le formulaire 27B /6.

Tout cela et bien plus encore
En ligne sur Wakelet : https://wke.lt/w/s/Gid99z





Les hommes protégés

mai 23, 2019

Robert Merle, Folio, 1974, 448  p., 10€ papier




Les écrivains de SF (même publié en blanche) ont de l'imagination à revendre : inventer un monde où les femmes seraient au pouvoir ! La suspension consentie de l'incrédulité n'a qu'à bien se tenir.

Présentation de l'éditeur :


A la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche. Le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une « zone protégée ».
Je censure le reste qui dévoile l'intrigue et résume le livre !!!


Mon ressenti :


Une épidémie mortelle frappe la gente masculine. Afin de continuer à faire tourner la machine, les femmes s'installent au pouvoir, politique, économique et social. Renversement des rôles sociaux avec à la tête de la Maison blanche, une féministe pure et dure. Le Dr. Martinelli travaille sur la recherche d'un vaccin, mais comme il est un mâle, il est protégé des autres hommes pour ne pas être contaminé. Toute la question est de savoir si il est protégé ou prisonnier ?

Suite à ma lecture du roman Les assoiffées de Bernard Quiriny, deux blogueurs (TmbM et Lekarr76) m'avaient vivement conseillé ce livre de Robert Merle. De bons prescripteurs ?

Le combat féministe ne date pas d'aujourd'hui. Déjà dans les années 60-70, certaines avaient voulu quitter les fourneaux. Robert Merle, qu'on ne présente plus (Malevil, La mort est mon métier) avait alors imaginé un monde matriarcal oppressant pour les quelques mâles restant.

Comment après des années de patriarcat, changer la société ? La ligne revancharde prônée par la présidente des Etats-Unis provoque un séisme, les hommes deviennent des parias. certains, pour montrer leur bonne foi, préfèrent devenir ablationnistes (je vous laisse le soin d'imaginer ce qu'il en retourne), d'autres choisissent la liberté et ses chemins de traverse et d'autres, de part leur connaissances, sont protégés pour servir les intérêts patriotiques.

Dans un monde en huis clos, l'auteur distille peu à peu les éléments de cette société, en tirant les conséquences psychologiques et  sociétales d'un tel paradigme. D'un début outrancier, une dictature féministe, chaque personnage apporte par la suite une touche de nuance, en particulier le Dr. Martinelli qui s'interroge de plus en plus sur l'ancien monde patriarcale et misogyne.
Le thriller pêche par moment mais nous sommes légèrement dans la Commedia dell'arte même si le fond est sérieux. Certaines situations sont surjouées, le personnage principal est un peu macho, un charmeur italien qui a du mal à ne plus tenir le haut du pavé. Ce qui fait que l'on passe un bon moment de détente, tout en se posant quelques questions sur l'égalité entre les sexes et quelques milliers d'années d'oppression masculine.

Un roman qui n'a rien perdu sa force critique



Quelques citations :

Je n’aime pas trop la façon cynique dont ce vif jeune homme parle de son patron. Il traite tout d’un peu trop haut, Cresby, y compris l’encéphalite 16. Il a tort. Il est peut-être né, en ce qui le concerne, avec une cuillère d’argent dans la bouche, mais la maladie, ce n’est pas comme la misère : ça s’attrape.

Dans la version vulgaire des faits de la vie, on dit que l’homme pénètre la femme. Mais ne pourrait-on pas dire aussi que la femme « entoure » l’homme ?

Il donna l’impression d’être un bon chimiste qui ne voulait pas voir plus loin que sa chimie et qui, par commodité personnelle ou paresse d’esprit, avait fini par élever une cloison étanche entre la science et sa conscience.

Et là, tout d’un coup, je comprends pourquoi dans nos films, si les rapports entre hommes sont souvent convaincants, les personnages féminins, par contre, sont si pâles et si faibles. La raison, c’est qu’on les spécialise dans leur sexe. Elles sont figées dans leur fonction coïtale, maternelle ou décorative. Elles n’existent qu’en tant que femelles de l’espèce. De ce fait, elles n’ont plus aucune possibilité de se développer, et de devenir intéressantes.

Je trouve qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi. L’homme n’est pas un ennemi – même s’il joue souvent à l’égard de la femme un rôle négatif. Il ne faut pas confondre l’acteur qui joue le rôle avec celui qui écrit le scénario.
— Et qui a écrit le scénario ?
— La culture misogyne dont nous avons hérité.
— Bedford vous dirait que c’est l’homme qui a fondé cette culture.
— Oh, écoutez, docteur, il y a si longtemps ! On ne va quand même pas frapper l’homme d’un second péché originel. [...]
— Je vais vous étonner, dit-elle. Il y a même des jours où je me demande si c’est bien exact que la femme se libère par le travail.
— Oh, quand même, ça, c’est vrai !
— C’est surtout vrai pour les penseuses de LIB. Elles sont avocates, médecins, journalistes. Bref, une élite. Mais pour une ouvrière dans une usine, vous trouvez que c’est très « libérateur » de faire un travail à la chaîne, avec un contremaître sur le dos ?

Je n’ai pas prévu qu’à mi-chemin, j’aurais à passer devant une bonne vingtaine d’ouvrières du Bâtiment qui font la pause casse-croûte assises sur le trottoir. Quand je les vois, c’est trop tard. Il faut passer. Ce que j’essaye de faire les yeux baissés, feignant l’indifférence. Mais je n’aurais jamais imaginé ce qui suivit. Jusqu’ici, dans mes déambulations, tout s’était borné à quelques frôlements, interpellations, sifflements, voire une fois ou deux, à des propositions grossières. Mais ici est-ce le beau soleil, le désœuvrement de la pause, le peu de passage à cette heure ? Du plus loin qu’elles m’aperçoivent, les ouvrières me fixent et me détaillent avec des yeux comme des soucoupes et dès que je suis à distance audible, elles m’interpellent. C’est un déchaînement inouï. Il y a quelque chose de méprisant et de sadique dans ce déshabillage, une sorte de viol verbal dont la violence m’atterre. Je feins la surdité, je passe, je n’ose presser le pas, je ne voudrais pas les provoquer en ayant l’air de fuir. Peine inutile. Devant moi se dresse une grande fille, le visage couvert de taches de rousseur. Ses yeux bleus perçants lui sortent presque des orbites, elle est ruisselante de sueur et me barrant le passage, elle crie, au milieu des rires et des encouragements : les filles, ce petit mignon, je vais me le farcir ! Elle me saisit avec force par les bras, me serre à m’étouffer et m’embrasse sur la bouche. Ses lèvres sont chaudes et il émane d’elle une forte odeur. Je me débats, je crie, je lui échappe, mais d’autres mains m’agrippent. Les filles, en poussant des cris, se ruent à l’assaut, s’agglutinent en grappes autour de moi. Petit mec ! dit la blonde au milieu des rires, en me serrant de nouveau le cou dans le creux de son bras gauche, faudrait voir à nous aider à faire notre devoir patriotique !

Les Meurtres de Molly Southbourne

mai 20, 2019

Tade Thompson, Le Bélial, 2019, 140 p., 5€ epub ans DRM


Mes parents m'ont toujours dit que ce n'était pas bien de tuer, mais Molly n'est pas ma soeur, et ses parents ne sont pas les miens. Heureusement, car je serais mort à cette heure plutôt que de vous parler de cette novella.

Présentation de l'éditeur :


Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge.
Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.
Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.


Mon ressenti :

Donc Molly tue. Pas par plaisir, ni par sadisme, elle n'est pas non plus une tueuse en série, encore que, elle en a tué des gens, au point de ne plus connaitre leur décompte.
Non, Molly tue pour sauver sa peau, tuer ou être tuer, c'est son sacerdoce. Et Molly va vous raconter son histoire peu banale. Et en même temps, tenter de comprendre la sienne.

Une fois les premières lignes commencées, il vous sera difficile de ne pas le lire d'une traite, bien que la fin étant en même temps le début du livre, on connait, croit connaitre, toute l'histoire.
Au fil du récit, l'enfance traumatisante puis le passage à la vie adulte, tentant vainement de trouver un conformisme impossible, Molly va en essuyer des vertes et des pas mûres.
Dans la veine fantastique horrifique, l'auteur nous parle de la femme, de son corps, de la maternité et de l'enfantement. Une fois le livre fermé, j'ai pensé au film Carry au bord du diable Carrie au bal du diable, car on ne sait pas réellement si Molly n'est pas tout simplement folle, et que tous ces événements ne sont pas issues de sa psyché dûe à une éducation parentale défaillante.
Après, comme le dit Tade Thompson, toutes les interprétations sont bonnes, à vous de trouver la votre.

Tuez net l’auteur et laissez les lecteurs prendre ce qu’ils veulent de l’œuvre pendant qu’ils dansent sur sa tombe barthésienne

Deux raisons pourtant font que je n'ai pas tout à fait apprécier ce texte.
L'une d'elle est l’invraisemblance du comportement de Molly, qui se laisse porter par la vie plutôt que de passer un interrogatoire à ses parents pour comprendre sa particularité, ainsi que 2-3 autres choses détaillées chez Artemus Dada
L'autre est que je trouve que l'auteur a voulu trop aborder de sujets et permet une abondance de niveaux de lecture, et que cela transpire dans son texte, remplis en outre de références littéraires. Moi, j'aime les textes binaires.

Un texte que je vous conseille de lire comme un thriller, sans trop vous attarder sur les multiples sous texte, vous pourrez le relire et vous torturez les neurones par la suite.

L'éditeur a eu la bonne idée d'insérer une interview de l'auteur, donnant quelques clés de compréhension, ou bien vous perdre encore plus...
Je précise que des suites sont prévues, mais ce tome se suffit à lui même.

Pour d'autres avis, je vous renvoie sur le forum du Bélial qui les répertorie.

Ondes Futures du samedi 18 au vendredi 24 mai 2019

mai 17, 2019

Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :

L’apocalypse est enfin là, France Culture te livre ses derniers conseils;
Et même si la météo fait des siennes, offrez vous une ultime promenade avec des envahisseurs.

Tout cela et bien plus encore
En ligne sur Wakelet : https://wke.lt/w/s/MbEzXL





Futur antérieur - Destination lune : deux expos en pays Ch'ti

mai 16, 2019

En Nord Pas-de-Calais, il n'y a pas que des beffrois, des mines, des frites, du maroilles ou du genièvre, il y a aussi les genres de l'imaginaire ou les sciences qui sont régulièrement mis à l'honneur.
Il y a le MOOC SF ou Fantasy, la BU d'Arras organise régulièrement des expositions (ici ou ici), ou encore le festival Atrebatia...

Petit arrêt sur deux expositions temporaires qui valent le détour.



Futur antérieur, trésors archéologiques du 21e siècle après J.-C.

Du 16 mars au 16 juin 2019
Maison de l'archéologie du Pas-de-Calais, Dainville
Gratuit
Site web

Présentation :


Que restera-t-il de notre civilisation dans 2000 ans ? Comment les archéologues du futur étudieront et comprendront notre société ? Pour le savoir, vous allez franchir 2 millénaires …
En 4019, le 21ième siècle n'est plus qu'un passé depuis longtemps oublié. La mémoire écrite et audiovisuelle a été effacée, victime de ses supports trop fragiles. Nos déchets actuels, bien que nombreux, se dégradent rapidement dans le sol, sont recyclés ou détruits pour la plupart. Ne subsistent alors que des objets fragmentaires en métal, en verre, en terre cuite ou en pierre, exhumés ici ou là et qui seront les seuls témoins de notre quotidien.
Des archéologues tentent alors de décrypter le fonctionnement de notre société à travers ces objets privés de leur contexte qui seront savamment transformés en reliques archéologiques.
Gardez à l’esprit que dans cette exposition, le présent est un passé depuis longtemps révolu… N’oubliez pas d’oublier.
Exposition réalisée par la Cité de la Préhistoire d’Orgnac, en collaboration avec le Musée romain de Lausanne-Vidy Suisse, d’après l’exposition conçue à Lausanne en 2002. Adaptation Département du Pas-de-Calais.

Mon ressenti :

Dès la porte franchie, on s'en prend plein les mirettes, c'est beau, futuriste :






Comment le futur percevra notre présent, telle est la question ici.
Une frise dévoile les grandes périodes du futur, et tout ce que vous avez lu et vu en SF se réalisera !
2150, guerre des clones; 2842, Etat flottant et en 3650, enfin, la première rencontre extraterrestre.


Puis vient une collection d'objets retrouvés dans les fouilles effectuées par les archéologues du futur.
A quoi pouvez donc servir toutes ces trouvailles, comment les humains vivaient en 2000, quels étaient leurs dieux ? Autant de questions dont les réponses sont pleines d'humour et de second degré. Et peut être pas si insensé que cela pour des gens vivant dans un monde en paix, sans adoration d'Etre supérieur. Autre temps, autre moeurs.
A travers plusieurs thématiques - outils et techniques, villes, croyance, art - le monde d'aujourd'hui se dévoile.





''Regarde ton Dieu. Repars trouver ton peuple.
Dis-lui que tu as vu son idole. Dis lui de venir me trouver tout de suite.
Dis lui d'aller raconter aux autres tribus que leur grand-maître vient d'être enfin réincarné.''
Ludwig von 88


Une exposition pour réfléchir à ce que nous laisserons aux générations futures. Des déchets, surtout, un tempérament belliqueux, de l'idolatrie...
Juste un petit bémol, histoire de critiquer, il y a peut être une certaine redondance qui s'installe dans l'analyse des objets retrouvés au fur et à mesure de la visite. Mais c'est tellement bien réalisé que je leur pardonne. Et à ce prix là.
J'y ai passé un agréable moment de détente, de réflexion aussi. Bon pour les zygomatiques et les neurones.
C'est une exposition itinérante, si vous n'habitez pas au pays de la chicorée, peut-être aurez vous la chance de la voir s'installer à votre porte.
Vous pouvez y emmener sans problème vos mioches, des petites activités ludiques parsèment le parcours, et vous pourrez vérifier leur capacité d'attention, un livret à leur destination vous est donné à l'entrée.

Et avant ou après l'exposition, je vous conseille un petit resto sans prétention où vous pourrez déguster de la bonne cuisine locale : le Carpe Diem* à Arras. Sans prétention, mais le goût est là.
A moins que vous ne décidiez de faire un saut au Musée du Louvre Lens, sur le chemin, vous pouvez vous arrêtez A l'Fosse 7* à Avion pour y déguster des mets du coin dans une ambiance minière.




Destination lune

Du 15 avril au 1er septembre
Arkeos, Musée parc archéologique, Douai
8€, Gratuit les 1er dimanches du mois

Présentation :

Mercredi 12 septembre 1962, le président des États-Unis d'Amérique John Fitzgerald Kennedy lance dans un discours mythique la course à la Lune. Une course rêvée depuis bien longtemps déjà par nombre d'écrivains et compositeurs et qui va entraîner dans un élan unique l'ensemble de l'humanité jusqu'à cette nuit du 20 au 21 juillet 1969 où le petit pas de Neil Armstrong va devenir un bond de géant pour l'humanité.
Le moment est donc venu de nous saisir de cette opportunité historique, non seulement pour revivre cette épopée en compagnie de celles et ceux qui en ont été témoins, mais aussi pour offrir un autre regard sur cet astre des nuits, objets de tant d'interrogations et de fascination.
L'exposition "Destination Lune" entend marquer les 50 ans de la première exploration humaine de cet astre qui sera présenté sous toutes ses facettes : historique, scientifique, littéraire, musicale, pictural, spatiale…


Mon ressenti :

Après la terre, destination la lune.


Pour fêter les 50 ans des premiers pas de l'homme sur la lune, une rétrospective interdisciplinaire : objets, photos, livres, musiques, sciences. Fort riche en document divers, de nombreux panneaux guident le chaland. Je n'ai pu malheureusement pas m'y attarder comme j'aurais voulu pour apprécier - ou critiquer ? - les différents espaces. J'y suis passé le premier dimanche du mois, c'est gratuit, et les organisateurs de l'expo y étant présents, ils ont improvisés une visite guidée gratuite. Qui a dit que les gens du Nord n'étaient pas chaleureux ?













Vous pouvez y venir avec vos petits diables hautains, ils pourront tenter de reconstituer Saturn 5, se prendre en photo en habits de cosmonautes ou poser au côté de la plus célèbre fusée.

Après une heure de vaines tentatives, mon bilan, peu glorieux.

Les conspirationnistes y trouveront la justification de leurs thèses.
 
Héritiers d'Hergé, vérifiez qu'Arkéos a bien payé la licence.

N'oubliez pas d'aller visiter le parc accessible depuis la grande passerelle surplombant le canal, un chantier qui se déroulera sur quelques dizaines d'années, reproduisant un village du haut Moyen-âge d'après les vestiges retrouvés, permettant à terme la restitution de trois ensembles : une occupation villageoise, une motte-féodale et une abbaye. Les bâtiments anciens y sont reconstruits avec les techniques de l'époque : ni clou ni vis nous dirait Pattex !
 
Alors, il pleut toujours dans le Nord, Dany ?

Rustique, mais authentique !

Les étrangers ne passeront pas ! Il y a des choses qui ne changent guère, ...

Une friterie d'époque ?

A terme...


Ayant déjà manger ch'ti le midi, je vous conseille un peu de dépaysement avec la très bonne cuisine asiatique du resto Au Gourmet d'Indochine* à Douai. Un peu cher, mais de la cuisine minute.





* Si vous dites venir de la part du chien critique, un os à la moelle vous sera offert gracieusement.

Sur Mars : Récit de voyage en terre rouge

mai 13, 2019

Arnauld Pontier, Editions 1115, 2019, 128 p., 1.50€ epub sans DRM



La hard science poétique, tu connais ?

Présentation de l'éditeur :


Et soudain, c’est l’écrasement. Une pression quatre fois supérieure à la gravité terrestre, qui nous plaque sur la couchette. Je crois mourir. Que mes yeux sortent de mes orbites. Que mon cœur va exploser dans ma poitrine. Et puis, au bout de deux minutes trente, un arrêt brutal, à l’inverse, nous propulse en avant, fait décoller nos épaules, malgré les sangles qui nous attachent. Avec l’arrachement de la coiffe de protection, la lumière nous envahit alors dans un bruit sourd : l’éjection de notre tour de sauvetage.
Tout va bien. Tout se déroule comme prévu. Nous avons survécu au lancement. Le baril de poudre sur lequel nous étions assis n’a pas explosé. Il a rempli sa mission : nous sommes libérés de l’attraction terrestre.

Mon ressenti :

Lorsque l'on évoque l'exploration spatiale, il y a quelques passages obligés pour les astronautes et institutions officiels: la communication, à travers les rapports officiels, les directs formatés ainsi que les anecdotes un peu forcées. Mais du réel vécu de l'astronaute, rien, nada.

Arnauld Pontier, lui, est un astronaute sympathique, il nous livre, au delà de la langue de bois et des passages obligés, son voyage sur Mars. De son enfance, de la transmission paternelle, de ses impressions sur le voyage dans l'espace et de son ressenti sur la mission sur Mars. Qu'est ce que la conquête spatiale ? Pourquoi vouloir à tout prix coloniser ?
Il partage aussi ce que lui remémore ses premiers pas, les images qui lui viennent de ses lectures passées sur cette planète, des représentions littéraires, audiovisuelles à la réalité du terrain.
Pas de réel début, pas de fin, juste un récit de voyage, un carnet intime rouge, légèrement mélancolique sur le devenir de Mars : finira t'elle comme la Terre, surpeuplée, essoufflée ? 

Une vision intime des premiers pas sur Mars, loin de tout spectaculaire, un voyage unique, sans possibilité d'y revenir plus tard. Un texte légèrement uchronique, un science-based poétique, qui m'a fait un peu penser au Voyage de Baxter de l'autre côté du miroir. Je regrette juste le fait que l'auteur emploie certains termes peu usités, tel ce apophtegme cassant le rythme du récit pour le bon mot littéraire.

L'éditeur a fait le choix de ne pas insérer la bibliographie et filmographie dans le livre, et renvoie à sa lecture en ligne. Mesquin ? Pour vous consoler, les missions martiennes y sont indiquées. Mais bon, à 1.50€, on ne va pas chipoter sur le manque d'annexes !
Plus dérangeant à mon sens, l'éditeur n'indique pas clairement sur son site qu'il s'agit d'une réédition d'un texte paru initialement en 2009, et revu pour l'occasion. Pour trouver l'info, il faut aller se promener sur la page dédiée à l'auteur et lire attentivement sa biblio.

Lutin88 s'est régalée, le maki a goûté à un vrai plaisir de lecture, et FeydRautha aurait souhaité que le voyage fût plus long.


Quelques citations :


Je songe au Matin après le déluge, une toile de Turner, de 1843 :
elle est censée représenter un ciel.
Alors qu’elle représente, à l’évidence, Mars.
Aucun historien de l’art ne l’a deviné.
Mars ronde. Rouillée. Avec sa sombre vallée tourmentée.




Je ne sais pas si je vais le planter, leur drapeau. Si nous méritons cela. Un étendard. Contre nous de la tyrannie. Ne suis-je pas plutôt ici pour constater la faillite à venir : la Terre sera peut-être un jour comme ce monde, par notre faute plus vite que la Nature ne l’avait prévu. Que viens-je donc pavoiser ? Nos regrets ou notre espoir ?

Ondes Futures du samedi 11 au vendredi 17 mai 2019

mai 10, 2019

Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :


Le détective Dee est sur les dents, son enquête sur un possible Cinquième élément n’augure rien de bon : son fidèle lieutenant Robocop s’est perdu dans la matrice, les gangs mafieux de la ville, les X-Men et le SHIELD, se font la guerre pour devenir les sauveurs de l’Humanité. Sans compter l’apparition étrange de deux femmes fatales, Daenerys Targaryen et Katniss Everdeen, qui semblent en connaitre bien plus qu’elles ne le disent sur cette affaire.
Serait-ce encore une machination de son ennemi juré, le Frelon Vert ?
A découvrir absolument !

Tout cela et bien plus encore
En ligne sur Wakelet : https://wke.lt/w/s/-kpl8R



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