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L'Homme truqué

juillet 16, 2019

Gess, Serge Lehman, L'atalante, 2013, 64 p., 15€



Le steampunk est parfois considéré comme le digne successeur du merveilleux-scientifique. Mais son véritable héritier n'est autre que le radiumpunk.



Présentation de l'éditeur :


L'Homme truqué est une très libre adaptation du roman éponyme de Maurice Renard paru juste après la Première Guerre mondiale et dont l'argument est le suivant : le 27 mai 1918, le lieutenant Jean Lebris, grièvement blessé au visage lors d'un assaut sur le Chemin des Dames, est kidnappé par une mystérieuse organisation qui teste sur lui un système expérimental de vision électrique. Relâché six mois plus tard près de Paris, Lebris, défiguré, terrorise la population des faubourgs et devient une sorte de légende urbaine : l'Homme truqué.



Mon ressenti :


Le Nyctalope et la Reine du Radium sont à la poursuite d'un être énigmatique à la tête de fer.
Voici une adaptation, libre, d'un roman de Maurice Renard paru en 1921, L'homme truqué dont j'avais beaucoup apprécié la lecture.
Cette Bande Dessinée se passe dans l'univers de La brigade chimérique, que je n'ai pas lu, mais cela ne serait tardé désormais, où Serge Lehman revisite les super héros à la sauce littérature populaire française.




On croise quelques auteurs célèbres, Maurice Renard comme il se doit, mais aussi Rosny ainé.
J'ai beaucoup aimé que l'adaptation n'en soit pas vraiment une, Lehman piochant allégrement dans la biographie et bibliographie de Maurice Renard pour construire son récit merveilleux. En outre, il prend le soin de ne pas perdre le lecteur qui ne connaitrait pas les différents récits, dont ce fameux péril bleu et ses sarvants. Une BD qui peut donc se lire par tout à chacun, les incultes se cultivant, les autres appréciant les différents clin d'oeil.
Sorte de spin-off à La brigade chimérique, certains personnages et allusions doivent être tirés du cycle, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier le voyage, et m'a surtout donné envie de lire les différentes BD.


Les dessins explorent différents styles : époque début 20ème siècle, comics ou assez moderne par moment, le tout en variant les tons de couleurs. J'ai trouvé ce mélange très réussi.


Si vous voulez en connaitre plus sur Maurice Renard et le Merveilleux-scientifique, je ne peux que vous conseiller d'écouter le podcast de La méthode scientifique du 03 mai 2019 : Avant la science-fiction : le merveilleux-scientifique

Présentation de l'émission : Que cache l’expression “Merveilleux-scientifique” ? Quelles étaient les idées avancées par Maurice Renard dans son manifeste de 1909 et en quoi est-il considéré comme le père fondateur de la science fiction? La science peut-elle encore être merveilleuse ?
« Produit fatal d’une époque où la science prédomine sans que s’éteigne pourtant notre éternel besoin de fantaisie, c’est bien un genre nouveau qui vient de s’épanouir ». Ce sont les mots de Maurice Renard qui va être le porte étendard, et l’initiateur du Merveilleux Scientifique, un genre littéraire qui se construit à la transition entre deux mondes : celui d’un présent scientiste, à la veille de la Première Guerre mondiale, mais qui a encore un pied dans un passé fantastique, merveilleux, où l’imaginaire du conte pénètre le présent à travers la science. C’est ce genre, apparu quelques année dans la littérature française, puis oublié, que nous vous invitons à redécouvrir aujourd’hui.

Célestopol

juillet 01, 2019

Emmanuel Chastellière, Libretto, 2019 (1ère parution 2017), 352 p., 7€ epub sans DRM



Célestopol se voulait un phare dans la nuit,
la démonstration grandiose et boursouflée
de la puissance de la volonté humaine,
de son intelligence, de ses passions,
y compris les plus inavouables.



Célestopol a la couleur du merveilleux-scientifique, le goût du merveilleux-scientifique… et c'est...  du merveilleux-scientifique !



Présentation de l'éditeur :


Célestopol, cité lunaire de l’empire de Russie, est la ville de toutes les magnificences et de toutes les démesures. Dominée par un duc lui-même extravagant, mégalomane et ambitieux, elle représente, face à une Terre en pleine décadence, le renouveau des arts et la pointe du progrès technologique. On y suit des habitants en quête d’émancipation, rebelles, insoumis – à l’image de la métropole –, qui portent en eux des colères intimes et des fêlures profondes.


Mon ressenti : 


Un livre que je voulais lire depuis longtemps mais après l'écoute d'une des nouvelles, Oderint dum metuant, via Coliopod, j'avais changé d'avis, le côté fantasy un peu trop marqué m'en avait détourné. Puis lors de sa réédition en poche, comme les retours étaient toujours aussi bons et qu il se trouvait sur Netgalley, j'ai sauté le pas : Un petit pas pour le chien, mais un grand pour les automates.

En lisant les premières pages, j'ai eu très rapidement le sentiment d'être devant un livre de merveilleux-scientifique, la science est présente, mais c'est surtout le merveilleux qui a la part belle, comme en témoigne le moyen de transport terre-lune via des traversier-obus, ou à travers des personnages assez typés - stéréotypés ? - et des aventures rocambolesques. Et puis il y a cette ville lunaire, la belle Célestopol, une ville sous globe.

A travers différentes nouvelles, tranches de vie, l'auteur nous fait découvrir ses bas fonds, ses bars interlopes, mais aussi ceux qui détiennent le pouvoir, dont ce fameux Nikolaï, l'empereur quasi sélénite qui tente de s'affranchir de la houlette russe. Pour l'aider, deux mercenaires, une femme et un homme mi ours, mi humain.

Il y a un côté critique sociale qui transparaît dans ce recueil, sur les relations riches pauvres, sur la montée de l'automatisation, qui remplacera à terme l'humain dans le travail ou encore à travers l'usage du corps des femmes pour assouvir les envies des hommes. La colonisation qui n'est présente que pour le pouvoir, la gloire et les ressources mais en aucun cas pour le savoir.

Pour autant, il m'a manqué une merveilleuse flamboyance à ces différentes nouvelles pour tout à fait me convaincre : la fin arrive souvent trop tôt pour offrir une chute qui surprend le lecteur, j'ai trouvé que les différents protagonistes manquaient d'épaisseurs pour être tout à fait crédible. Mais, quelques semaines après sa lecture, Célestopol garde son charme, et certains de ses mystères, mon imagination faisant le reste. Un livre dont on pousse un mouaih après sa lecture, mais qui continue d'irriguer l'esprit du lecteur. Qui éclipse qui ? That is the question.


Tout le monde l'a lu, seul Apophis, Baroona, Vert ou Yogo semblent faire de la résistance passive.


Critique réalisée dans le cadre d'un service de presse.

Citation :

À la lumière des réverbères brillant de mille feux, les tourbillons brumeux de sélénium s’illuminaient de teintes irisées. Gédéon n’avait toutefois que faire de ce spectacle. Il y avait beau temps qu’il ne l’impressionnait plus. Pas plus qu’il ne lui permettait d’oublier la triste réalité de la capitale de la colonie lunaire. Sous le canal, des milliers d’habitants parmi les plus pauvres vivaient constamment volets fermés pour ne pas finir aveugles à cause de la brume. Mais que représentait un tel sacrifice quand il permettait de préserver l’image de la cité aux yeux de la Terre ?


Challenge S4F3
Challenge Summer Star Wars

La SF envahit les ondes de France Culture - Episode II

juin 28, 2019


La saga de l'imaginaire, c'est sur France Culture.


Quoi ? La science-fiction, c'est nul, c'est pour les ados boutonneux complexés !
Que nenni.
Pour preuve, voici 35 programmes de France Culture qui vont vous faire changer d'avis sur la science-fiction.
Vous verrez désormais la SF d'un autre oeil, un genre qui questionne le présent avec acuité tout en permettant de s'évader dans des contrés lointaines ou des futurs incertains.
Car qui interroge mieux que la SF notre manière de vivre, les dérèglements climatiques à venir, la place des technologies, nos relations avec nos voisins, les classes sociales; la place du genre dans la société ? Si demain vos gosses vivent dans un monde meilleur, il y a de grande chance que la SF y a joué son rôle !
Et pensez vous réellement que l'homme serait sur la Lune sans tous les récits d'explorations de notre satellite ? Je vous le dis : si un jour nous devons aller sur Mars, ce sera grâce, un peu, à elle.

Alors, débarrassez vous de vos oeillères, mettez vos lunettes de soleil pour contempler l'émerveillement à venir. Et pariez sur l'avenir.

Pour accompagner votre long trajet vers votre lieu de villégiature;
Pour vous faire patienter dans les bouchons en compagnie de beaufs écoutant à fond le dernier album de Patrick Sébastien sur leur autoradio;
Télécharger les podcasts de La méthode scientifique, de Mauvais genre ou encore de Fictions.

Et comme l'année dernière, il y a du beau monde : Alain Damasio, Catherine Dufour, Dmitry Glukhovsky, Jean-Luc A. d'Asciano, Laurent Genefort, Lovecraft, Philippe Curval, Ray Bradbury,
S.T. Joshi, Maurice Renard, Romain Lucazeau, Serge Lehman, Tarik Noui, Tomohiro Maekawaet Hugh Howey...
Sans oublier toute une flopée de blouses blanches tentant de déceler l'infini grand ou petit, dont ce célèbre astéroïde à la légion d'honneur. Ou encore toute une nuée de chercheurs qui ne sortent jamais de leurs bibliothèques.

Et si vous n'en avez toujours pas assez, jetez un oeil à la grille d'été de France Culture : un été science fictionnel ou encore aux programmes de l'année dernière.

La SF envahit les ondes de France Culture - Episode II, c'est maintenant :


L'appel des abysses

https://www.franceculture.fr/emissions/l-appel-des-abysses
Podcast natif, 10 épisodes entre 10 et 15mn
Lien direct (enregistrer sous) : Episode 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10

L'océan a recouvert les continents. L'air est devenu irrespirable. L'élite financière s'est réfugiée dans la Cité, un agrégat de sous-marins reclus dans les profondeurs. À la surface, les plus pauvres étouffent sur le Territoire, un immense bidonville flottant où gronde la révolte. Marin, 16 ans, n’a connu que la pollution et l’injustice. Il survit auprès d’Alba et Rachel, sa mère et sa sœur adoptives, en plongeant chaque jour pour récupérer nourriture et matériel. Lorsqu'il apprend qu'il est le fils de Léonie Montreuil, la Présidente de la Cité immergée, Marin perd pied. Peu à peu, il s'efforce de renouer avec son passé sans renier qui il est...

Animaux du futur : survivre à l’extinction

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/animaux-du-futur-survivre-a-lextinction
La méthode scientifique du 24 décembre 2018
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Pour cette semaine de fêtes de fin d’année, nous avons changé un peu les atours de la Méthode scientifique. Nous ne sommes plus tout à fait dans le présent, pas non plus vraiment dans le futur, mais sur un pont à cheval entre les deux. Tout au long de la semaine, nous allons examiner des propositions un peu futuristes, mais les deux pieds ancrés dans la réalité de la recherche scientifique d’aujourd’hui. Appelons ça une semaine prospectiviste, même si ça n’est pas un terme très « esprit de Noël ». Et pour commencer cette semaine comme chaque lundi par le vivant, nous allons nous demander comment la faune va s’adapter, survivre, évoluer après le bouleversement climatique en cours. A quoi ressembleront les animaux du futur ?
Et l’autre particularité de cette semaine spéciale, c’est que nous rassemblons autour de la table de la Méthode des scientifiques, bien entendu, mais aussi des auteurs pour confronter leurs points de vue et laisser entrer dans la prospective une part d’imaginaire. Et nous sommes ravis de retrouver pour cette première émission thématique Catherine DUFOUR, autrice d’« Entends la nuit » et Grand Prix de l’Imaginaire pour « L’immaculée conception », et côté scientifique, Patrick BLANDIN, écologue, Professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, tout premier directeur de la Grande Galerie de l’Evolution, auteur de « Biodiversité, l’avenir du vivant » et en duplex depuis Valence, Sébastien STEYER, paléontologue au CNRS, affecté au Muséum national d’Histoire naturelle et co-auteur avec Marc BOULAY de « Demain, les animaux du futur ».


Terraformation : le grand déménagement

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/terraformation-le-grand-demenagement
La méthode scientifique du 25 décembre 2018
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Seconde émission de notre semaine spéciale de fin d’année, une semaine à cheval entre le présent de la recherche scientifique, et le futur, la prospective de ce qui advient à moyen ou à long terme. Et pour cette émission de Noël, nous vous invitons à un grand et long voyage vers une autre planète, mais pour nous y installer. Pas une exoplanète accueillante, aux conditions atmosphériques favorables : non, une planète hostile, comme Mars ou Vénus, sur laquelle tout est à refaire. Comment rendre habitable un monde aride, désert, trop froid ou trop chaud ? Comment aménager un espace qui n’est pas propice à la vie ? Serons-nous en mesure de terraformer d’autres mondes ?
Et pour évoquer cette question de notre capacité à terraformer des mondes hostiles, en nous fondant sur nos connaissances scientifiques actuelles, nous recevons toute cette semaine des chercheurs et des auteurs de science-fiction. Autour de la table aujourd’hui, quelques voix familières de la Méthode scientifique : Roland LEHOUCQ, astrophysicien, chercheur au CEA et directeur de la collection Parallaxe du Bélial' qui fait le pont entre science et science-fiction, Jean-Pierre BIBRING, astrophysicien à l’IAS et responsable de nombreux programmes d’exploration notamment de la planète Mars, et Serge LEHMAN, écrivain, scénariste et auteur récemment du roman graphique « L’homme gribouillé », mais aussi d’anthologies de SF comme « Retour sur l’Horizon ».


Cerveau connecté : bienvenue dans la matrice

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/cerveau-connecte-bienvenue-dans-la-matrice
La méthode scientifique du 26 décembre 2018
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Troisième temps de notre semaine spéciale de fin d’année, une semaine de prospective, d’anticipation où l’on flirte avec le futur pour essayer d’en dessiner les contours. Aujourd’hui, nous allons partir de l’interface cerveau-machine, un des domaines de recherches les plus ambitieux, qui a donné lieu à quelques résultats spectaculaires, comme la collaboration à distance entre deux individus, uniquement fondée sur la lecture et l’interprétation de signaux cérébraux, ou plus concrètement, le contrôle de prothèses via des boucles de rétroaction. À quand le pas suivant, celui qui connecte directement notre cerveau au réseau ?
Avec Jean-Gabriel Ganascia (professeur d’informatique à Sorbonne Universités et directeur de l’équipe "Agents cognitifs et apprentissage symbolique automatique" au sein du laboratoire d’informatique de Paris IV); Jean Mariani (médecin neurobiologiste, professeur émérite à Sorbonne Universités et co-auteur avec Danièle Tritsch de Ça va pas la tête ! Cerveau, immortalité et intelligence artificielle, l’imposture du transhumanisme); Romain Lucazeau (auteur de l’indispensable néo-space opéra Latium)



Théorie du tout : ou rien ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/theorie-du-tout-ou-rien
La méthode scientifique du 27 décembre 2018
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Et pour notre quatrième table ronde de fin d’année sur l’avenir des sciences, sur ce qui adviendrait le jour où… Nous allons replier l’espace-temps, aller de l’infiniment grand à l’infiniment petit, remonter aux origines de l’univers lorsque le temps était une dimension de l’espace et nous interroger sur l’arlésienne de la physique contemporaine, ce après quoi courent tous les théoriciens dans l’espoir d’arriver à unifier la physique : la théorie du tout, la gravitation quantique, ou l’unification des quatre forces fondamentales. Que se passera-t-il le jour où la timbale est décrochée ? Quels nouveaux horizons s’ouvriront à la physique, à notre compréhension de l’univers ? Mais le sera-t-elle un jour ?
Et pour examiner ce problème aussi complexe que passionnant, faire l’état de nos connaissances actuelles mais aussi un peu de prospective, nous accueillons comme tout au long de la semaine scientifiques et auteurs. Et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons aujourd’hui Carlo ROVELLI, directeur du laboratoire de Gravitation Quantique au sein du Centre de Physique Théorique d’Aix-Marseille Universités et l’un des pères de la théorie de la gravitation quantique à boucles, Nathalie DERUELLE, directrice de recherche émérite au laboratoire Astroparticule et Cosmologie de l’Université Paris Diderot, et Laurent GENEFORT, auteur de science-fiction, notamment du cycle d’Omale.



Grand entretien avec Philippe Curval

La méthode scientifique du 11 janvier 2019
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De sa première nouvelle, L’œuf d’Elduo, en 1955 à son dernier récit, Black Bottom, publié l’an dernier, Philippe Curval a chroniqué, en un demi-siècle de littérature, l’évolution du réel par le prisme de la science-fiction. Impossible de résumer en quelques lignes une œuvre aussi foisonnante, qui va du roman spatial à l’anticipation politique, en passant par Venise, la baie de Somme aux confins des univers, avec un détour par un space opéra foutral de pure géométrie pornographique. Philippe Curval, européen convaincu, anticipateur insaisissable, illustrateur à ses heures perdues, a acquis le statut de pape de la SF française.
Philippe Curval, le pape de la SF est notre invité plus grand que nature pour l’heure qui vient.


L’Atalante, 30 ans au compteur

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/latalante-fete-ses-30-ans
La méthode scientifique du 25 janvier 2019
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Au départ, il y a une petite librairie de 15m², spécialisée dans le cinéma, dans la vieille ville de Nantes. Et puis la librairie devient éditrice. Et du cinéma, passe à l’imaginaire et à la science-fiction, avec d’abord un catalogue étranger dont une prise de guerre qui lui permet de se consolider : Terry Pratchett et sa saga du disque-monde, puis peu à peu des auteurs français, et non des moindres : Pierre Bordage, qui y publie sa trilogie des Guerriers du silence, puis Roland Wagner, Serge Lehman et aujourd’hui Catherine Dufour. En 30 ans, l’Atalante est devenue l’un des piliers de la SF en France. C’est son anniversaire que nous fêtons aujourd’hui.
L’Atalante, 30 ans au compteur : c’est le programme célébratif qui est le nôtre pour l’heure qui vient.
Et nous avons le plaisir de célébrer cet anniversaire en compagnie de Mireille Rivalland, directrice littéraire de l’Atalante et une toute nouvelle autrice dans votre collection, Catherine Dufour, « Entends la nuit », son premier roman paru chez L’Atalante en octobre dernier.



Doppelgänger de Tarik Noui


https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/doppelganger-de-tarik-noui-0
Fictions du 26 janvier 2019
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Première mission pour Mars. Des humains vont poser le pied sur la planète rouge. Entre leurs désirs, leurs rêves, leurs illusions, il y a cette envie désespérée, mêlée de terreur, de faire la rencontre d'une autre forme de vie… Et que se passerait-il à ce moment-là pour eux? Et sur terre?




Science-fiction : engagez-vous !

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-08-fevrier-2019
La méthode scientifique du 08 février 2019
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Dans quelles mesures les oeuvres de SF peuvent-elle être considérées comme des expériences de pensée ? Que peut apporter la SF à la pensée politique ? Comment la SF constitue-t-elle une forme de problématisation de questions sociales, politiques, écologiques et éthiques ?
Il ne fait aucun doute que la plupart des best-sellers historiques de science-fiction sont des romans politiques : 1984 ou Le Meilleur des mondes, écrits respectivement avant et après la deuxième guerre mondiale, et qui nous mettent en garde face à de nouveaux visages du totalitarisme. Dès le départ, le programme de la science-fiction est politique : en construisant des utopies ou des dystopies, ces romans sont des « modes de problématisation », un regard, une interprétation du présent projetée sur un monde futur. Mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2020, au moment où le futur est advenu, ou notre monde bascule dans cette dystopie politique et environnementale : la SF est-elle encore politique ?





La Fantasy d'amour à Viking : rencontre avec Anne Besson.

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/la-fantasy-damour-a-viking-rencontre-avec-anne-besson
Mauvais genres du 16 février 2019
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Fantasy tout azimut, ce soir, à Mauvais Genres qui reçoit l'universitaire Anne Besson à l'occasion de la sortie, aux éditions Vendémiaire, de son Dictionnaire de la Fantasy. Un imposant collectif de plus d'une centaine d'entrées qui nous permet, d'"Amour" à "Vikings" et de "Barbares" à "Wolrd of Warcraft" de topographier au mieux des mondes où se croisent Tolkien et Conan, Game of Thrones et Harry Potter.  Avec Patrick K. Dewdney



Langues de fiction : option Klingon

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/langues-imaginiaires-option-klingon
La méthode scientifique du 01 mars 2019
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Quelles différences y a-t-il entre les langues construites et les langues naturelles de la fiction ? Pourquoi vouloir inventer une langue dans une oeuvre de science-fiction ? Quelles sont les principales caractéristiques d’une langue et les incontournables à respecter ?
tlhIngan Hol Dajatlh'a'? Parlez-vous Klingon ? Personnellement non comme vous venez de l’entendre mais si j’ai pu vous dire cette phrase c’est parce qu’il existe des traducteurs automatiques Français-Klingon, cette race d’extraterrestres belliqueux de la série Star Trek. De même qu’il existe un traducteur automatique Français-Sindarin, l’un des deux langages elfiques inventé par Tolkien. C’est dire l’importance culturelle qu’ont revêtue aujourd’hui ces langages imaginaires dans la culture populaire à tel point qu’une série comme Game of Thrones s’est elle aussi pliée à l’exercice pour convertir les quelques mots du langage des barbares Dothraki présents dans le livre en langage complet et complexe. Aujourd’hui c’est donc La Méthode scientifique LV3 Klingon.



Dmitry Glukhovsky, le printemps russe

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/le-printemps-russe
La méthode scientifique du 15 mars 2019
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Rencontre avec le journaliste et écrivain russe Dmitry Glukhovsky, en direct du Salon Livre Paris 2019
Nous nous demandions autour de cette table, il y a peu de temps, si la Science-Fiction, au sens le plus large du terme, était encore politique, en 2019 et à l’aube de l’effondrement de nos sociétés. C’était sans tourner le regard à l’est, et sur l’oeuvre de Dmitry GLUKHOVSKY, rendu célèbre par la trilogie Métro 2033, 34 et 35, adaptée en jeu vidéo, une dystopie qui emprunte autant à l’univers des frères Strougatski qu’à leur adaptation cinématographique par Tarkovski. Un univers noir, désespéré, qui raconte en creux la survie dans une Russie post-effondrement. Maniant un ton qui varie entre la gravité et l’humour grinçant, toujours très noir, Dmitry Glukhovsky, journaliste de formation, rappelle que la littérature de genre est un prisme de critique sociale et politique aussi puissant qu’affuté.










Batman, 80 ans de voltige.

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/batman-80-ans-de-voltige-rencontre-avec-charles-berberian-et-xavier-maumejean
Mauvais genres du 16 mars 2019
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A l'occasion des quatre-vingts ans de sa création, dans le numéro de mai 1939 du comic book Detective Comics, par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger, Mauvais Genres reviendra sur l'histoire graphique et cinématographique de Bruce Wayne, alias Batman, et sur la mythologie de Gotham City, cette écurie d'Augias américaine, que le justicier ailé ne cesse de purger et purifier.




"Un autre monde dans notre monde" ou les très riches heures du réalisme fantastique : une exposition au FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/un-autre-monde-dans-notre-monde-ou-les-tres-riches-heures-du-realisme-fantastique-une-exposition-au
Mauvais genres du 23 mars 2019
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Fondé, dans les années 60, suite à la parution du Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier et au rayonnement international de la revue Planète, le réalisme fantastique conjoint les sortilèges du surréalisme et du fantastique aux avancées les plus visionnaires de la science et de l'ésotérisme. C'est à la refondation de cette vision singulière et novatrice que s'emploie l'exposition "Un autre monde dans notre monde", un cosmos plastique visible au FRAC de Marseille du 23 mars au 2 juin. Nos invités : Jean-François Sanz, commissaire de l'exposition, et les artistes exposés.




H.P. Lovecraft, les terreurs et les jours : rencontre avec Christophe Thill

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/hp-lovecraft-les-terreurs-et-les-jours-rencontre-avec-christophe-thill
Mauvais genres du 30 mars 2019
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Alors que paraît en traduction française, aux éditions ActuSF, la monumentale biographie de HP Lovecraft signée par l'universitaire américain S.T. Joshi, Mauvais Genres revient sur l'existence et l'œuvre du visionnaire de Providence. Biographie au jour le jour, analyse pointilleuse de tous ses écrits, évocation des différents milieux, familiaux, amicaux et littéraires, où il vécut, le livre-monde de S.T. Joshi nous permet de suivre au plus près le parcours rapide et vertigineux du plus grand visionnaire fantastique américain entre Edgar Allan Poe et Stephen King. Notre invité : Christophe Thill, spécialiste de Lovecraft et maître-d’œuvre de la traduction. Nos collaborateurs : Céline du Chéné, Pacôme Thiellement et Christophe Bier.




Lovecraft plein cadre : le Maître de Providence au cinéma et bandes dessinées

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/lovecraft-plein-cadre-le-maitre-de-providence-au-cinema-et-bandes-dessinees
Mauvais genres du 13 avril 2019
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Lovecraft à l'oeil nu, Lovecraft plein cadre, en ce samedi, où nous irons à la rencontre, après l'évocation du livre monde (et monstre) de S. T. Joshi (ActuSF), de tous les adaptateurs et disciples, masqués ou non, du maître de Providence, à l'écran et en bandes dessinées.
Alors que le mythique Re-animator de Stuart Gordon, tiré de la nouvelle Herbert West réanimateur, sort chez Ecstasy of films et que le second volet des Montagnes hallucinées signé du mangaka Gou Tanabe paraît chez Ki-oon, Mauvais Genres plongera dans un monde filmique où se croisent Roger Corman et John Carpenter, Jacques Tourneur et Brian Yuzna, un univers graphique hanté par Alberto Breccia et Horacio Lalia, Richard Corben et Philippe Druillet. Alors cap Providence, Mauvais Genres a "seul la clé de cette parade sauvage".




"Chuchotements dans la nuit" de Howard Phillips Lovecraft


https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/chuchotements-dans-la-nuit-de-howard-phillips-lovecraft-1
Fictions du 13 avril 2019
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Écrit en 1930, dans l’élan de la découverte de Pluton, et le souvenir d’un réel voyage dans les zones les plus reculées du sauvage Vermont, un des récits les plus implacables et savamment construits de Lovecraft.
Une inondation vient de ravager les zones les plus reculées du sauvage Vermont. On a aperçu d'étranges choses roses dériver au fil des eaux. Tenant du pur rationalisme, Wilmarth, un jeune professeur de littérature, commence une correspondance avec Akeley, propriétaire d'une ferme isolée, lequel lui fait parvenir d'étranges mais irrécusables photographies, et un enregistrement sur cylindre. Tous les moyens narratifs, lettres, télégramme, téléphone, voyages en train, en voiture, sont convoqués pour une tension qui ne cessera de s'accroître. Jusqu'à cette étrange découverte d'un appareil audio-électrique susceptible de conserver les cerveaux, autorisant d'infinis voyages spatio-temporels. Écrit en 1930, dans l'élan de la découverte de Pluton, et le souvenir d'un réel voyage dans ces vallées reculées, un des récits les plus implacables et savamment construits de Lovecraft.



Space Horror : dans l’espace, on n’a pas fini de crier


https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/space-horror-dans-lespace-na-pas-fini-de-crier
La méthode scientifique du 12 avril 2019
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Pourquoi le cosmos peut-il être un milieu horrifique à part entière ? De quelle manière l’étendue sans fond du cosmos est-elle utilisée pour créer une angoisse paradoxale ? Comment la littérature de Lovecraft a-t-elle eu une influence sur l’émergence de la figure du monstre pour susciter la peur ?
Nous célébrions hier, un peu en avance, les 50 ans des premiers pas de l’homme sur la Lune. C’est un autre anniversaire spatial que nous célébrons aujourd’hui mais d’un autre genre, une aventure qui ne s’est pas tout à fait aussi bien déroulée. Un vaisseau spatial, le Nostromo. Un équipage d’ouvriers obligé de faire une étape sur leur chemin de retour pour répondre à un signal d’alarme. Le 25 mai 1979, était projeté sur les écrans de cinéma américain un ovni cinématographique, Alien, le huitième passager, de Ridley Scott, qui ouvrait la voie à un nouveau genre encore assez peu exploité de la science fiction : le space horror, l’horreur spatiale.
Et pour parler de ce genre, d’horreur spatiale, tant en littérature, qu’en cinéma et dans le jeu vidéo, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Guillaume Baychelier, docteur es arts et sciences de l’art, professeur d’arts plastiques et plasticien vidéaste, auteur de « Apports de l’iconographie sidérale aux problématiques spatiales vidéoludiques : le cas des jeux vidéos horrifiques » sur OpenEditionActu, Alexis Blanchet, maître de conférences au département Cinéma et Audiovisuel de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et Simon Riaux, rédacteur en chef du site Ecran large.



Cycle Ray Bradbury (1/2) "Un coup de tonnerre" et "L’Assassin"

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/cycle-ray-bradbury-12-un-coup-de-tonnerre-et-lassassin
Fictions du 20 avril 2019
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Et si vous partiez faire un safari dans le passé ? Et si vous étiez confronté à un assassin de téléphones et de télévisions ?
Un Coup de tonnerre (A Sound of Thunder) traduit de l’américain par Richard Negrou (traduction révisée par Philippe Gindre) est publié chez Denoël dans le recueil Les Pommes d’or du soleil (The Golden apples of the sun). La nouvelle a été publiée pour la première fois dans le magazine Collier’s en 1952.
En 2055, l’agence Chronosafari organise des safaris dans le passé. Eckels s’est inscrit pour une chasse au Tyrannosaurus rex. Quatre autres personnes font partie du voyage : Travis (le guide principal), Lesperance (son adjoint), et deux autres clients. Ensemble, ils utilisent une Machine à voyager dans le Temps pour remonter 60 millions d'années en arrière. Lorsque les chasseurs parviennent à l’aube des temps, ils doivent respecter une règle absolue : tirer uniquement sur la proie qui leur est destinée et ne descendre sous aucun prétexte de la passerelle installée à leur intention. En aucun cas, ils ne doivent toucher à quoi que ce soit dans le passé : la disparition du plus petit animal, de la moindre plante ou d’un simple brin d’herbe pourrait mettre en péril l'existence d'une espèce future. Une erreur, et le cours de l'Histoire serait inéluctablement changé, bouleversant le destin de l'humanité... Lue par Féodor Atkine
L’Assassin Pour fuir un monde submergé par la communication et saturé par le bruit, musiques, sonneries, alarmes, publicités, etc… un homme a entrepris d’assassiner tous ces objets du quotidien qui ont fait de son existence un enfer. Dans sa cellule de prison où il savoure le silence et semble avoir retrouvé la paix, un psychiatre vient lui rendre visite.
Une nouvelle d’anticipation drolatique et savoureuse qui résonne avec le monde d’aujourd’hui, à peine suffit-il de remplacer le mot « contact » par « connexion », ou « téléphone-montre » par « portable » ou « smartphone »… Lue par Christophe Brault


Le sacre du vampire : rencontre avec Alain Morvan

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Mauvais genres du 20 avril 2019
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Après un volume pionnier sur "Frankenstein et autres romans gothiques", l'angliciste Alain Morvan, notre invité, continue d'ouvrir à deux battants les portes de la select Pléiade au mauvais genres fantastiques. Dernier coup d'éclat en date, "Dracula et autres récits vampiriques" nous offre, sur près d'un siècle et riche de nouvelles traductions, une large anthologie du récit vampirique anglo-saxon, des fulgurances de Lord Byron et Polidori lors du concours de récits fantastiques lancé à la villa Diodati en 1816 (qui nous valut, comme on sait, le Frankensteinde Mary Shelley) jusqu'à une rareté : Le Sang du vampire de Florence Marryat, en passant, certes, par ces deux classiques imputrescibles que sont Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu et, primus inter pares, le Dracula de Bram Stoker.


"Fahrenheit 451" de Ray Bradbury

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Fictions du 21 avril 2019
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Dans une société où les livres sont interdits et brûlés, le pompier Montag se met à rêver d’un monde différent et entre en résistance. Une course effrénée vers la liberté. Un homme contre un monde. Et au milieu de tout cela, une guerre qui menace.
Le parcours de Montag, son revirement, sa révolution, a guidé notre travail d’adaptation radiophonique et musicale. C’est un personnage qui lutte pour échapper au bonheur artificiel, au mensonge et à la manipulation que lui impose la société dans laquelle il vit. Et la lutte est effective car Montag est assailli par ce monde, il est en prise continuelle avec des sons, des slogans, des musiques et des discours, il n’a aucun champ libre pour vivre et penser par lui-même.
L’enjeu est sonore car il s’agit de rendre perceptible ce monde saturé d’in-jonctions, l’absence de répit, de repos, de rêverie et, en contrepoint, la quête de silence et de sens du personnage de Montag qui entreprend une course effrénée vers la liberté, quête seulement partagée par quelques rares indi-vidus. Pour faire exister cette lutte sur scène : sept comédiens, un quatuor à cordes, six musiciens improvisateurs, un sound designer, une bruiteuse pour un entrelacs de musique classique, de free jazz et de musique électronique. Il y a un combat à mener, mais les combattants sont à armes inégales : une société contre un individu, et tout autour une guerre qui gronde et menace. Ce texte résonne puissamment à l’heure des dépendances numériques, du tout technologique, de l’info en continu, des fake news et autres com-munications tous azimuts. Le monde imaginé par Ray Bradbury, bien que fictionnel et extrémiste, a des ressemblances saisissantes avec notre réalité d’aujourd’hui. Relire ce roman, c’est aussi être pris de vertige. Vertige d’une pensée qui, au milieu des années 1950, nous alertait déjà des dérives possibles d’un monde technologique qui apporte de plus en plus de contrôle, d’une mondialisation qui flirte avec l’uniformisation… Un appel à la vigilance qui continue de se faire entendre, une résistance, un profond humanisme.


Alain Damasio, la disparition

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-jeudi-18-avril-2019
La méthode scientifique du 18 avril 2019
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Alain Damasio publie aujourd'hui Les Furtifs, 15 ans après La Horde du Contrevent. Comment a-t-il écrit son livre ? Pourquoi un tel jeu sur les mots et surtout sur la ponctuation ? Est-ce un livre sur l’idée d’un combat du vivant contre la technologie, le techno-contrôle ?
15 ans qu’on l’attendait. 15 ans depuis la Horde du Contrevent, le deuxième roman d’Alain Damasio, qui a propulsé son auteur au firmament des auteurs de science-fiction française. Mais faut-il vraiment parler de science-fiction ? L’œuvre de Damasio, depuis La Zone du Dehors, en passant par ses nouvelles, un jeu vidéo, la musique qui accompagne ses récits, ses performances… C’est une œuvre totale, aussi résolument politique que poétique, une œuvre monde dans laquelle chaque nouveau fragment vient en surimpression de l’absolue nécessité de donner la primauté au vivant. Et avec ce nouveau roman, les Furtifs : dans la société panoptique du contrôle volontaire auquel nous avons tous cédé, le vivant, c’est ce qui échappe, ce qui disparaît.


Cycle Ray Bradbury (2/2) « Ylla » et « La corne de brume »

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Fictions du 27 avril 2019
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Et si une habitante de la planète Mars recevait en rêve la visite d’un homme étrange et troublant venant de la Terre ? Et si un monstre marin répondait à l’appel lancinant d’une corne de brume ?
Yll K. et Ylla K. habitent une maison toute en colonnes de cristal sur la planète Mars, au bord d’une mer vide. Ils ne sont pas vieux. Ils ont la peau cuivrée, les yeux pareils à des pièces d’or. Ils vivent ensemble depuis longtemps mais ne sont plus heureux. Un jour, Ylla fait un rêve étrange dans lequel lui est apparu un homme au physique invraisemblable : grand, des cheveux noirs, des yeux bleus, une peau blanche. Cet homme parlait une autre langue, et pourtant elle le comprenait, il lui disait qu’il venait d’une autre planète, la Terre, qu’il s’appelait Nathaniel York et faisait le premier voyage interplanétaire. Délicieusement troublée, Ylla décrit ce rêve à son mari et cela suffit à le rendre fou de jalousie, d’autant qu’elle fait un nouveau rêve, dans lequel l’homme l’embrasse, lui dit qu’elle est belle, et qu’il va venir l’embarquer dans son vaisseau pour l’emmener sur sa planète… Yll, qui a entendu sa femme parler pendant son sommeil, comprend qu’un vaisseau s’est posé non loin de chez eux… Lue par Elodie Huber
Une nuit de novembre, tout en haut d’un phare enveloppé de brouillard, au beau milieu des eaux glacées de l’océan, McDunn, le vieux gardien, révèle au narrateur un secret. Chaque année à cette date, un monstre des Profondeurs de la mer répond à l’appel lancinant de la Corne de brume, traversant un million d’années d’eau et de brouillard. On entend alors le cri de la créature, peut-être la dernière de son espèce, qui attend, seule, depuis des millions d’années, quelqu’un qui n’est jamais revenu. Une célèbre nouvelle de Bradbury aux échos de Lovecraft. Lue par Hervé Pierre



Avant la science-fiction : le merveilleux-scientifique

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La méthode scientifique du 03 mai 2019
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Que cache l’expression “Merveilleux-scientifique” ? Quelles étaient les idées avancées par Maurice Renard dans son manifeste de 1909 et en quoi est-il considéré comme le père fondateur de la science fiction? La science peut-elle encore être merveilleuse ? « Produit fatal d’une époque où la science prédomine sans que s’éteigne pourtant notre éternel besoin de fantaisie, c’est bien un genre nouveau qui vient de s’épanouir ». Ce sont les mots de Maurice Renard qui va être le porte étendard, et l’initiateur du Merveilleux Scientifique, un genre littéraire qui se construit à la transition entre deux mondes : celui d’un présent scientiste, à la veille de la Première Guerre mondiale, mais qui a encore un pied dans un passé fantastique, merveilleux, où l’imaginaire du conte pénètre le présent à travers la science. C’est ce genre, apparu quelques année dans la littérature française, puis oublié, que nous vous invitons à redécouvrir aujourd’hui.
Emission impulsée par l’exposition qui vient d’ouvrir à la Bibliothèque Nationale, à Paris sur le site François Mitterrand et qui court jusqu’à fin août dont nous recevons aujourd’hui la commissaire, Fleur Hopkins et Roger Musnik, animateur de la collection « Les Orpailleurs » aux éditions de la BNF et comment parler de merveilleux scientifique sans invité le fan numéro 1 de Maurice Renard en France, François Angelier, producteur de "Mauvais Genres" tous les samedi à 22h sur France Culture.



Rencontre avec Alain Damasio

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/rencontre-avec-alain-damasio
Mauvais genres du 04 mai 2019
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Quinze ans après La Horde du contrevent (La Volte), Alain Damasio nous revient avec Les Furtifs (La Volte) une dystopie chorale ébouriffante de virtuosité narrative et d'invention poétique, puissante tentative de donner à notre présent les moyens poétiques d'une pensée maquisarde et libertaire. Dans un monde mis en coupe réglé par les intérêts privés, un couple, elle, Sahar, adonnée à des activités pédagogiques, lui, Lorca, sociologue, est hanté par la disparition de leur fille. N’aurait-elle pas basculé dans le monde des furtifs, ces créatures insaisissables, véloces comme l'éclair et polymorphes. Entrer dans une unité spécialement entraînée pour les traquer sera le moyen pour Lorca de tenter de retrouver sa fillette, mais aussi d'entrer dans un monde de révélations bouleversantes.
Nos collaborateurs : Céline du Chéné, Jean-Luc Rivera, Nicolas Martin et Christophe Bier



SF : objectif Mars

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La méthode scientifique du 17 mai 2019
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Que ce soit en littérature, au cinéma ou dans les jeux vidéo, comment l’imaginaire culturel populaire autour de la planète Mars se développe-t-il en parallèle des ambitions de colonisation martienne ?
D’où viennent les petits hommes verts ? De Mars, bien entendu. Mais pourquoi sont-ils petits, verts (et des hommes, après tout ça aurait aussi bien pu être de petites femmes vertes). D’abord il y eu la Lune, et ses Sélénites mais très vite, l’humanité se rendit compte que son satellite naturel était un caillou désert et stérile. Alors notre regard se tourna vers Mars. Mars et ses canaux, que l’on crut réels jusqu’en 1965. Mars et ses habitants belliqueux, dès la Guerre de Mondes de Wells à la fin du XIXème siècle, Mars habitée, Mars terraformée, Mars fantasmée, la planète rouge et la science-fiction, c’est une longue histoire d’amour, qui est loin d’être terminée. SF, Objectif Mars ! C’est le programme fictionnesque qui est le nôtre pour l’heure qui vient, bienvenue dans La Méthode scientifique.
Et je vais vous dire que nous ne sommes pas peu fier, pour traiter ce sujet, d’avoir un plateau entièrement composé de petite femmes pas du tout vertes, ni très petites, mais exclusivement féminin Aurélie Villers, enseignante chercheuse à l’université de Picardie, autrice d’une thèse sur la planète Mars dans la littérature, Jehanne Rousseau, co-fondatrice et directrice du studio de développement de jeux vidéo Spiders qui a produit notamment « Mars : War Logs » et « The Technomancer », deux jeux qui se déroulent sur la planète rouge et Danièle André, enseignante chercheuse en civilisation et cultures populaires des Etats-Unis à l’université de la Rochelle.


"La Promenade des envahisseurs" de Tomohiro Maekawa

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Fictions du 18 mai 2019
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L’histoire se déroule dans une petite ville portuaire donnant sur la mer du Japon. Elle décrit la perplexité d’une femme faisant face à son mari qui, après avoir disparu plusieurs jours, revient complètement transformé, innocent et candide tel un enfant.
Représentée pour la première fois en 2005, La Promenade des envahisseurs est une des pièces les plus jouées de la compagnie théâtrale Ikiume dirigée par Maekawa. Adaptée au cinéma par le réalisateur Kiyoshi Kurosawa (titre français : Avant que nous disparaissions), le film est présenté dans la section « Un certain regard » du Festival de Cannes 2017 et distribué dans plus de 20 pays la même année. L’histoire se déroule dans une petite ville portuaire donnant sur la mer du Japon. Elle décrit la perplexité d’une femme faisant face à son mari qui, après avoir disparu plusieurs jours, revient complètement transformé, innocent et candide tel un enfant. Dans la ville, des personnes souffrant de symptômes similaires apparaissent petit à petit… Cette pièce de Maekawa exprime sa perception profonde de l’être humain à travers les phénomènes étranges qui apparaissent dans la vie quotidienne.
Traduit du japonais par Patrick de Vos; Réalisation : Pascal Deux; Conseillère littéraire Céline Geoffroy


Souviens-toi des monstres

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Mauvais genres du 18 mai 2019
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Rencontre avec Jean-Luc A. d'Asciano
Premier roman de Jean-Luc A. d'Asciano, publié aux excellentes Forges de Vulcain (qui nous offrent, par ailleurs, en cette fin de saison, ses classiques du fantastique anglais comme John Polidori), Souviens-toi des monstres nous immerge dans une Italie baroque et fantastique, en compagnie de deux frères siamois, Raphaël et Gabriel, et de leur famille de marins et de contrebandiers. Un tandem de freaks doté du pouvoir, à la seule force de leur chant, d'agir magiquement sur la réalité. Un chant d'amour à la gloire des chimères et autres merveilles de la nature. Lecture hautement conseillée.



S comme Space Opera, des sons dans l'espace

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Plan large du 01 juin 2019
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Plan large sur l'histoire du space opera, sous-genre de la science-fiction, qui donne à entendre le vide intersidéral et mystérieux de l'espace et des contrées intergalactiques. Pour tenter de résoudre cette énigme, Plan Large reçoit Michel Chion, penseur essentiel de la musique et du son au cinéma.
"Dans l’espace, personne ne vous entend crier", nous terrorisait en 1979, le slogan du premier Alien. Personne ? Sauf Michel Chion : ça fait près de 40 ans, depuis son essai fondateur d’une théorie du cinéma comme art sonore, La Voix au cinéma, que ce compositeur de musique concrète écoute les films, comme les médecins auscultaient les patients avant l’imagerie médicale, et analyse chaque élément de la bande-son dans son rapport avec les images. Alors qu’est réédité, dans une version refondue et complétée, sa somme de 1995, La musique au cinéma, celui qui conçoit le cinéma comme une « symphonie audiovisuelle » revient à un de ses amours, la science-fiction, dix ans après le livre qu’il lui avait consacrée aux Cahiers du Cinéma, avec Des sons dans l’espace - A l’écoute du Space Opera.

Merveilleux scientifique et épopée graphique

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Mauvais genres du 08 juin 2019
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Visible à la BnF depuis le 23 avril et jusqu'au 25 août 2019, l'exposition "Le Merveilleux scientifique" permet d'apprécier, tant sur le plan graphique et littéraire (grâce notamment à de magnifiques reproductions de couvertures et d'illustrations) que scientifique, ce courant méconnu de l'imaginaire français. Proche de Wells mais prenant ses distances d'avec Jules Verne, incarné par les figures de Maurice Renard, Théo Varlet ou J.-H. Rosny, il œuvre à mêler investigation scientifique et immersion dans le bizarre et l'inconnu. La commissaire de l'exposition, Fleur Hopkins est, ce soir, notre invitée. Vous trouverez une bibliographie complète de Maurice Renard sur le site site de la BnF, dans la section ressources
Autre exposition incontournable pour les amateurs de Mauvais Genres, celles que le musée Thomas Henry à Cherbourg-en-Cotentin consacre à cette légende des Comics que fut le dessinateur, scénariste et éditeur Jack Kirby. Une chronique signée Antoine Guillot.

S.T. Joshi : "Je suis Lovecraft"

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La méthode scientifique du 07 juin 2019
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Dans la fascination qu'exerce la littérature d'Howard Phillips Lovecraftsur ses lecteurs, la vie de l'auteur, cet homme reclus qui n'a peu ou prou jamais quitté sa ville de Providence, dépeint comme taciturne, mélancolique, dialoguant la nuit avec sa propre folie tient une part importante. Rarement un auteur aura autant fait corps avec son oeuvre. Mystérieuse et ombrageuse, la vie de Lovecraft au contraire avec plus de 60 000 lettres, journaux et carnets, c’est l'une des vies d’artistes les plus documentées. Pour faire le tri entre la légende et la réalité, le bon grain et l'ivraie, la biographie de référence "Je suis Providence" de S.T. Joshi vient d'être traduite en Français.
S.T. Joshi : Je suis Lovecraft : c'et le programme cyclopéen qui le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.La méthode scientifique a mis à disposition l'entretien intégral


20 ans dans la matrice

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La méthode scientifique du 21 juin 2019
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Il y a 20 ans, le 23 juin 1999 sortait sur les écrans un film de science-fiction d’un genre nouveau, puisant à des sources aussi diverses que la littérature cyberpunk de William Gibson, les univers imbriqués et paranoïdes de Philip K. Dick, le cinéma d’action hongkongais autant dans les arts martiaux que dans les combats d’armes à feu, le manga, Lewis Carrol et le magicien d’Oz. Bref, une synthèse aussi spectaculaire que novatrice, qui va avoir le génie de se décliner dans un univers allant du cinéma à l’animation en passant par le jeu vidéo. Bref : un univers total qui va immédiatement prendre une place de choix dans la pop culture, en quatre mots : what is the matrix ?
20 ans dans la Matrice : c’est le programme virtuel qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.


"La Ferme des animaux" de George Orwell (une fiction politique)

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-ferme-des-animaux-de-george-orwell-une-fiction-politique-0
Fictions du 22 juin 2019
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A la Ferme du Manoir, Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme, réunit tous les animaux. Avant de mourir, il souhaite leur faire part de ses réflexions sur leur condition misérable et évoque un rêve qu’il a fait la nuit précédente : la terre était délivrée de l’homme. Lui est revenue en mémoire une chanson qu’il entonne devant eux, Bêtes d’Angleterre, animaux de tous les pays les encourageant au soulèvement.
Sage l’Ancien, meurt, mais le soulèvement aura lieu quelque temps plus tard. Les animaux chassent le fermier et les ouvriers de la ferme et prennent le pouvoir. Les cochons dirigent le nouveau régime. Les chefs, Boule de neige et Napoléon, écrivent sur un mur les sept grands principes de l’Animalisme
33 programmes


Grand entretien avec Hugh Howey

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/grand-entretien-avec-hugh-howey
La méthode scientifique du 27 juin 2019
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Pour conclure cette troisième saison, nous avons mis les petits plats dans les grands. En cette avant-dernière émission, nous partons au bout du monde pour retrouver celui qui a été tour à tour réparateur d’ordinateur, skipper, capitaine de yacht, puis commis dans une librairie universitaire. Il publie ses premiers romans sans grand succès, puis décide de publier ses nouvelles directement en ligne et d’un coup, c’est le grand emballement. Une nouvelle, deux, trois, les lecteurs se les arrachent, Hollywood se précipite. Il est avec nous sur son voilier depuis les îles Fidji. Hugh Howey, auteur de la trilogie Silo est notre grand invité de SF de cette fin de saison.
Une heure avec Hugh Howey : c’est le programme de luxe qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

De la SF plein la valise !

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/de-la-sf-plein-la-valise-1
La méthode scientifique du 28 juin 2019
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XYZ

juin 27, 2019

Daniel Ichbiah et Yves Uzureau, Fleuve noir, 1993, 192 p., épuisé



Si vous voulez savoir ce que signifie l'expression "Sans queue ni tête", ce roman XYZ en est une parfaite illustration.

Présentation de l'éditeur :


Je me suis réveillé quatre milliards d'années plus tard, ou trois millions d'années plus tôt. Je ne sais plus...
— Vous pourriez faire attention, vous êtes assis sur MON pied, dit une voix.
— Sur VOTRE pied ?... répondit la mienne.
— JE peux le transformer en autobus si vous le désirez.
Instantanément, je me retrouvai sur la ligne 52, près du siège du chauffeur.


Mon ressenti :

Inscrit au challenge ABC de l'imaginaire, quoi de mieux qu'un roman intitulé XYZ pour y participer ?
En outre, l'un des auteurs commençaient par la lettre U qui me faisait défaut... D'un autre côté, je ne savais pas où je mettais les pieds avec ce roman, la fameuse collection FNA étant chiche en résumé.

XYZ est un agent chargé de récupérer IL sur une planète. Mais IL est du genre fâcheux, capricieux et aime sa tranquillité. Pour la préserver, IL a semé le chemin vers SA planète de moultes pièges, de nombreux agents en ont fait les frais. Mais XYZ, contre toute attente arrive à y poser ses pieds. L'affrontement Entre Il et XYZ commence.

Pendant 100 pages, on ne comprend rien, cela part dans tous les sens, seuls quelques indices sont parsemées entre des saynètes censément être drôles. Avant de fermer ce roman, je décide d'aller faire un tour sur le web voir si la suite vaut le coup d'être lu. Une critique - la seule ? - attire mon attention, cela deviendrait moins farfelu, le mot est faible pour désigner ce texte, par la suite. Ceci dit, au vue du début, pas très difficile à faire ! Donc lecture diagonale pour quelques pages, mais arrivé au 2/3 du roman, pas de grands changements constatés. Je ferme sans regrets ce livre, je ne serai jamais pourquoi IL s'est reclus, et cela m'en bouge l'une, sans bouger l'autre...

Pour être tout à fait honnête, une scène m'a fait rire : l'invention pour recueillir la bave grâce au Bavorium. Pourquoi faire ? Si vous vous posez cette question, c'est que le livre n'est pas fait pour vous. Mais cette technique est très intéressante si vous êtes directeur d'une agence de La poste et en manque de personnel, donc de bave pour coller les timbres. 

Et puis, somme toute, ce roman me permet de valider ma participation à trois challenges

Récapitulatif

Challenge S4F3
Challenge Summer Star Wars

La fleur de Dieu

juin 24, 2019

Jean Michel Ré, Albin Michel Imaginaire, 2019, 350 p., 10€ epub sans DRM





Si tu veux faire rigoler Dieu, raconte-lui tes projets.
Proverbe populaire


Mais pourquoi si court ?


Présentation de l'éditeur :


Victime du syndrome Actes Sud, à lire à vos risques et périls !

An 10996. Dans les déserts suspendus de la planète sacrée Sor'Ivanyia, un des dix-huit mille mondes de l'Empire, pousse la Fleur de Dieu. Ce remède à de nombreux maux est aussi un vecteur privilégié pour accéder au divin. Grâce à la Fleur de Dieu, l’Homme sait désormais ce qui advient de la mémoire après la mort. Alors qu’un impitoyable seigneur de la guerre fomente un coup d’état, la formule chimique de la Fleur de Dieu est dérobée par une organisation anarchiste paradoxalement très organisée. Au même moment, l’apparition sur Sor'Ivanyia d’un enfant aux pouvoirs extraordinaires bouleverse toutes les certitudes scientifiques et religieuses de l'Empire. Qui est cet enfant ? Est-il seulement humain ? Est-il ce Messie que certaines religions ont cessé d’attendre ?



Mon ressenti :


  • Première chose, mais d'importance, La fleur de Dieu est une trilogie, information visible si vous allez voir les prochaines parutions à la toute toute fin du roman, ou si vous savez bien fouiner sur le site internet de l'éditeur. Le tome 2 est  à paraître à l'automne et le tome 3 début 2020.
    Mea culpa : l'info est aussi mise sur la quatrième de couverture !
    Précision : sortie prévue du tome 2, le 30 octobre; le tome 3 devrait voir le jour en février 2020
  • Deuxième chose, Albin Michel Imaginaire a t-il été contaminé par le syndrome Actes Sud ? Le résumé est un parfaite synthèse de l'intrigue de ce tome 1.
  • Troisième chose, une fois les annexes enlevées, il reste un peu moins de 270 pages pour l'histoire.
  • Quatrième chose : "organisation anarchiste paradoxalement très organisée" nous dit la 4eme de couv' : l'anarchie, c'est l'ordre, moins le pouvoir !
Les affaires bassement matériels étant dites, les vaches à lait informées, le drapeau noir réhabilité, passons au plus important, le récit.

Alors, je n'aime pas Dieu, ni l'unique, ni les autres, je ne suis pas baba cool et je n'aime pas la soupe. Alors avec un titre pareil, j'avais un peu peur de ce que j'allais y trouver, d'autant avec ce résumé fleurant la fantasy. (Arrivé là, les plus intelligents et perspicaces d'entre vous se demandent sûrement pourquoi je l'ai acheté et vous auriez pleinement raison : ce roman m'a été offert gracieusement en service de presse.)
Et au final, j'ai lu un bon page turner, à l'univers dense parfaitement dosé, un mixte entre planet opera, space opéra, cyberpunk et real politik. Malgré le fait que tout soit dit dans le résumé, l'intrigue autour de cette Fleur de Dieu est assez bien amenée pour m'avoir pris dans ses filets, notamment grâce au premier chapitre qui voit un enfant escalader un arbre gigantesque à l'altérité profonde. Le roman nous amène au travers différents groupes, tous liés aux uns et aux autres, mais aux vues différentes : l'Empereur qui voit son règne vacillé sur sa base, les religieux plus adeptes de la manipulation que d'écoute de leur prochain, les scientifiques en qui ce monde futur permet l'impossible, les militaires qui rêvent de fomenter un coup d'Etat. Et au milieu de tout ce monde, des anarchistes qui sèment la pagaille et semblent les seuls à avoir une idéologie basée sur le Bien commun. Et surtout, il y a ce gosse, aux pouvoirs surhumains. Est-il le nouveau messie ? Un clone d'un nouveau genre ? Est-il un alien ? Le nouveau Gandhi ?
Les révélations, trahisons sont instillées avec parcimonie, amenant doucement le roman vers une intrigue plus retorse et plus complexe qu'elle n'était en apparence.

Les exergues de chaque chapitre sont un vrai plus, donnant un aperçu crédible de l'histoire de cet empire sur des milliers d'années, ou comment notre monde a créé ce futur. C'est surtout à travers ces extraits de livres, et le glossaire, que l'on décèle la vision complète de l'auteur sur cet empire lointain, très lointain... au goût un peu arabisant, oriental.
Et Dieu dans tout ça ? Et bien il ne m'a pas brisé les noix, ici, la religion est parfaitement intégrée à la société décrite et ce n'est pas une apologie, loin de là, l'auteur montrant le cynisme des conclaves, le dessous de la manipulation.

Mais reste un sentiment final de frustration : alors que tout commençait à prendre une bel ampleur, le mot fin arrive bien trop rapidement. Nous sommes clairement dans un tome introductif, l'amuse gueule qui vous ouvre l'appétit, juste avant d'apprendre que le cuistot vient de se couper malencontreusement la main. Fichtre !
Un goût de trop peu, vivement la suite.

Un Dramatis Personae, un glossaire de taille très conséquente finit l'ensemble.Les éditeurs étant souvent chiche en matière d'annexes, je ne vais pas cracher dans la soupe. Mais concernant l'édition électronique, je trouve qu'il aurait été opportun de faire un lien vers les renvoie plutôt que de nous signaler la présence d'une explication via une astérisque. Car cela devient vite barbant de faire des allers retours vers le glossaire constamment. De fait, au bout de quelques fois, je me suis contenté de ne plus les lire. Je pense au vue de la taille du récit qu'il aurait mieux fallu à l'auteur d'intégrer ces explications directement dans le récit, du moins pour les plus simples d'entre eux.


Premier roman de l'auteur, il se dévoile sur le site Albin Michel Imaginaire.
Il a même un côté Damasio je trouve :

Ce premier roman représente plusieurs choses pour moi : – une réflexion personnelle commencée il y a des années et encore en gestation aujourd’hui sur le sens de l’existence, la place de l’Homme dans ce monde, les utopies et autres façons d’appréhender la vie ; un aboutissement parce que les personnages de ce livre m’habitent depuis tant de temps qu’en les livrant à la lecture, j’espère parvenir enfin à donner de l’écho à leur voix ; – un partage de valeurs, celles qui me paraissent essentielles : la solidarité organique, le respect de la Vie, l’imagination au pouvoir, l’insurrection permanente, la nécessité de donner le meilleur de nous-même, l’injonction à résister à la simplification et à promouvoir la complexité, la création d’oasis, de lieux, de moments d’utopie et d’expérimentation pour miter de l’intérieur le tissus écrasant et aveuglant du système uniforme et marchand, l’éducation qui vise à rendre autonome l’être et donne à chacun, chacune les moyens de faire advenir son devenir…


Un tome court mais efficace, vivement la suite, sur le post-it SFFF
Critique réalisée dans le cadre d'un Service de presse


Challenge S4F3

Challenge Summer Star Wars



Quelques citations :



L’impossible n’est toujours qu’un possible remis à plus tard









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