Affichage des articles dont le libellé est Métaillé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Métaillé. Afficher tous les articles

La Station

décembre 16, 2025

Jakub Szamalek, Métaillé, 2025, 380 p. 13€ epub sans DRM



Immersion validée selon les protocoles en vigueur. Paramètres de conclusion en cours d’évaluation. La station-livre reste pleinement opérationnelle et recommandée pour de futures missions de lecture.


Pitch de l'éditeur :  

Après des décennies d’une trêve fragile, le conflit latent entre les États-Unis et la Russie a repris de plus belle, sans qu’une issue soit en vue. Mais cette fois-ci, le théâtre de cette rivalité sera la Station spatiale internationale, avec pour toile de fond le décor spectaculaire de l’espace.
La commandante Lucy Poplaski, à la tête de l’équipage international, est chargée de déterminer la source d’une fuite d’ammoniac qui met toute la station en danger. Cependant, son enquête bouleverse la fragile confiance entre les équipages russes et occidentaux, et révèle de profondes fissures au sein même de l’équipe américaine.

 

Mon ressenti :

Au vu de mon âge, de mon physique, de mes sens qui ne sont plus tout à fait calibrés pour l’aventure, et d’une bonne pelletée d’autres paramètres, devenir astronaute pour moi, c’est NON. Aller sur l’ISS en touriste milliardaire ? Encore plus NON — même pas la peine de rêver. Alors il ne me restait qu’une solution si je voulais trainer mes guêtres sur la station : prendre le problème à bras-le-corps et acheter la station. En livre, hein ! Faut savoir rester raisonnable.

Ne pouvant pas aller dans l’ISS, je ne saurai jamais si ce roman est scientifiquement irréprochable, mais il sonne juste, très réaliste. L'odeur de sueur surannée qui imprègne les modules a traversé mes narines, je me suis cogné partout au point d’en avoir des bleus imaginaires, j’ai grogné contre la bouffe lyophilisée et son petit goût de polystyrène. Bref : j’y étais.

Et cerise sur l’orbite, j’étais en même temps à Houston, dans la peau du directeur de vol… tout en étant aussi le mari de Lucy, l’astronaute que l’on suit. Un vrai point de vue en apesanteur. Niveau réalisme, tension et immersion, tout y est.

Sauf un truc : l’auteur adore les cliffhangers… Trop. Et parfois, rarement, il pousse même le bouchon en ne reparlant pas de l’événement de suite. Exemple : confinement dans l’ISS après une éruption solaire, un énorme bang retentit, les astronautes paniquent… À Houston, personne n’en parle. Retour dans la station : toujours rien. Et il faut vingt pages pour qu’on nous dise enfin ce qu’il s’est passé. Entre-temps, on a l’impression que l’incident a été aspiré par le vide spatial. De quoi plomber l’immersion.

À force d’accumuler les cliffhangers, je m’attendais à une fin en feu d’artifice. Manque de bol, il y avait du vent le jour de ma lecture : le feu d’artifice a été annulé.
Reste un blockbuster d’action spatiale plutôt bien fait, avec les excès propres au genre, mais aussi un souci du détail et du réalisme suffisamment solides pour qu’on accepte de monter à bord… et d’y rester jusqu’au bout.

Lu à cause de l'avis dithyrambique du  Maki : "Ce roman riche et complet""huis clos spatial haletant", "thriller psychologique éreintant", "un essai scientifique sur l'ISS documenté", "réflexion intelligente sur les enjeux géopolitiques"

Le poids du cœur

mai 12, 2016

Rosa Montero, Métaillé, 2015, 368 p., 14€ epub sans DRM


Le premier opus Des larmes sous la pluie m'avait laissé un goût mitigé. Malgré tout, je voulais à travers ce deuxième tome voir si ce que j'avais moins apprécié allait être corrigé, ou non. Je commençais ma lecture avec un certain scepticisme au vue du titre, doute qui s'est justifié.

Côté négatif (comme pour le premier tome) :
- Certaines facilités scénaristiques. Pour le versant « enquête policière », Rosa Montero ne nous donne pas tous les éléments pour que nous puissions tenter de deviner la fin. Une psychologie des personnages au service de l'intrigue, pas de l'étude de caractère.

- Un versant sentimental niais et des scènes de sexe. Ce n'est pas ce que je recherche dans ce genre littéraire. En outre, le personnage principal se la joue ado autour des sentiments : je l'aime, je l'aime plus, il m'aime, il m'aime plus, j'ai un nouvel amant... Au bout d'un tiers du livre, j'ai dû faire une pause de quelques jours tellement cela m'horripilait. On pourra objecter que Bruna est une androïde « jeune » et donc qu'elle se comporte comme une adolescente. Cependant, comment expliquer que pour les autres versants de la vie, elle se comporte comme une adulte ?

Des larmes sous la pluie

mai 12, 2016

Rosa Montero, Métaillé, 2013, 350 p., 10€ epub sans DRM


Hommage au fameux Blade runner de Ridley Scott et de son pendant Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques de Philip K. Dick.

2119, les androïdes font parties de la vie quotidienne sur terre. Cependant, certains d'entre eux sont atteints de folie meurtrière et tuent certains de leurs semblables avant de mettre fin à leur jour. Il semblerait que tous les assassins ont eu leur mémoire trafiquée. Bruna Husky, une réplicante de combat devenu détective, est chargé de mener l'enquête. Pendant ce temps, un parti politique d'extrême droite prend son essor et la stigmatisation enfle.
Fourni par Blogger.