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Mondocane - Nouvelle

septembre 27, 2016

Jacques Barbéri, La Volte, 2016 (1ère parution : 2007), 3p., gratuit


Il est rare qu’une présentation d’éditeur reflète parfaitement l’essence d’un texte. Les éditions de La Volte y sont parvenues avec excellence.

Présentation de l'éditeur :

Pour accompagner la parution du nouveau roman de Jacques Barberi, Mondocane, la Volte propose la nouvelle éponyme en accès gratuit. La nouvelle, dont une traduction américaine vient de paraître dans The big book of science fiction, est une formidable introduction à l'univers déjanté et poétique de Mondocane. Loin d'être sombre, ce monde post-apocalyptique, aux paysages surréalistes dignes d'un Jérôme Bosch, met en scène un avenir dur mais bariolé, aux humains mutants totalement adaptés à une nouvelle terre.

Impact. Dernier meurtre avant la fin du monde

septembre 26, 2016

Ben H. Winters, Super 8 éditions, 2016, 336 p., 13€ epub sans DRM

 

Tout à une fin, même l’inéluctable.

Nous avons quitté Hank Palace bien décidé à retrouver sa sœur malgré le fait qu'il avait trouvé un havre de paix et un peu de compagnie. Le voilà reparti à la recherche d'une chimère en compagnie de Cortez, son antithèse et de son chien Houdini.

Au fil du macabre décompte, Hank se réveille peu à peu de sa léthargie et s'empeigne de la réalité de la catastrophe qui l'entoure.
Le chaos présent dans J-77 semble bien loin, l'humanité préférant se calfeutrer et vivre sereinement ces derniers instants, avec soumission. Certains préféreront regarder en face la catastrophe annoncée, d'autres se voileront la face, d'une manière ou d'une autre. Comme notre policier. Tout faire pour ne pas voir l’inexorable.

Les vaisseaux d'Omale : L'aire hodgqine

septembre 15, 2016

Laurent Genefort, Denoël Lunes d'encre, 448 p., 9€ epub avec DRM (parution le 3 octobre 2016)



Ou le choc des valeurs entre progrès et obscurantisme.

Le pacte de Loplad a été signé entre les humains, les chiles et les hodgqins, mettant fin à plus de 10 siècles de guerre. Un Aezir, race spatiale, leur propose d'explorer les deux satellites d’Héliale. L’occasion de résoudre l’énigme Omale ?

Le récit principal nous emmène dans les bagages d'une mission scientifique en route pour l'Aire hodgqine, afin de prendre place dans un hypothétique vaisseau spatial. Le trajet est l'occasion d'approfondir la connaissance de la race hodgqine, restée jusqu'ici assez peu exploitée dans le cycle.
L'auteur s'attarde sur la faune, la flore et les paysages de cette partie du monde. Plusieurs dangers guetteront le trajet en gwilume jusque la station spationavale. Le rythme est lent, permettant de nous immerger dans l'étrangeté hodgqine.

Les conquérants d'Omale. Omale Tome 1

septembre 01, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2002, 414 p., 11€ epub avec DRM 

 


Deuxième roman du cycle de 4 romans (à ce jour) et quelques nouvelles se situant sur le monde d’Omale en compagnie des trois races Humaines, Chiles et Hodgqins.

L’action se déroule quelques siècles avant celle narrée dans Omale, en pleine guerre monumentale.
L’intrigue principale relate la quête hypothétique des humains pour prendre un avantage décisif dans la guerre contre les Chiles. Deux autres fils, d’importances moindres, qui ne concerne que lointainement la trame et se termine pour l’une de manière abrupte, mais qui a le mérite d’insister sur la bêtise humaine.

Omale. Omale Tome 1

août 30, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2001, 414 p., 11€ epub avec DRM 

 

Dans un lointain futur… Depuis de nombreux siècles, trois espèces cohabitent sur Omale : les Humains, les Chiles et les Hodgqins. Six de leurs représentants, seulement liés par la volonté de décrypter l’inscription sibylline figurant sur un bris d’œuf dont ils disposent chacun, s’embarquent sur une nef afin d’accomplir la quête pour laquelle ils semblent avoir été élus…

Commençons par le négatif : une trame éculée du récit initiatique, des épreuves, des obstacles, des souffrances dont le personnage doit triompher et sortir « grandi ». wikipédia. Sur cet aspect, Laurent Genefort ne sort pas des sentiers battus : c’est linéaire, assez prévisible, parfois répétitif dans la présentation de l’histoire des personnages.
Le prétexte des bris d’œuf est une pilule assez dure à avaler. Imaginez-vous recevoir dans votre boite à lettre un billet d’avion à votre nom ainsi qu’un message assez sibyllin. Que faites-vous ? Vous laissez tout en plan et foncez à l’aéroport le plus proche, bien sûr !

Les temps parallèles

août 01, 2016

Robert Silverberg, Le livre de poche, 1969, 320 p., 7€ papier

 

2059, Jud Elliott est un jeune un peu paumé, ne sachant pas quoi faire de sa vie. Un de ses passe temps est l'histoire de la culture bizantine et de Constantinople. Par hasard, il fait la rencontre de Sam, qui lui fera découvrir le métier de guide temporel. Cette profession permet d'amener des touristes visités le passé, en particulier les grands événements. Nous suivons la formation de Jud ainsi que ses premiers pas comme guide.

La formation permet de faire comprendre aux apprentis les différents paradoxes découlant du voyage temporel. Et ces derniers sont nombreux : le paradoxe de l’assistance cumulative, le paradoxe de l’Accumulation Temporelle, l’ultime Paradoxe, le paradoxe du Déplacement Transitoire, la loi des Paradoxes Moindres, le paradoxe de la Discontinuité, le paradoxe de la Duplication et le paradoxe des paradoxes. Je n'entre pas dans le détail pour éviter de vous gâcher leurs découvertes.

Les déserteurs temporels

juillet 29, 2016

Robert Silverberg, Le livre de poche, 1967, 218 p., 7€ papier

 

C'était mieux avant ?

Vingt-cinquième siècle, le monde est pollué, surpeuplé, le taux de chômage atteint des sommets. Selon leur utilité, les hommes sont divisés dans différentes classes. Dans les premières, vous avez le droit à l'eau, l'oxygène. A l'autre extrémité, le rationnement sera votre raison de vivre. Pour fuir cet enfer, un quidam aurait inventé la possibilité de vous envoyer dans un autre siècle plus accueillant, les déserteurs temporels se recrutent en masse...


Nous suivons les aventures de Quellen, bureaucrate de Septième Classe au Secrétariat Criminel, chargé de résoudre l'affaire et d'interrompre les désertions.

En parallèle à cette histoire, une deuxième trame vient s'y greffer, celle de la soeur de Quellen et de son mari Hélène et Norman Pomrath, chômeur de Quatorzième Classe.

L'Homme des jeux

juillet 22, 2016

Iain M. Banks, Robert Laffont, 1988, 480 p., 10€ epub avec DRM


"Chamlis, fit-il. Je ne suis qu’un être humain."
"Voilà, mon ami, qui n’a jamais été une excuse. "

L'homme a conquis les étoiles et a fondé La Culture, société intergalactique égalitariste et libertaire. Les drones, vaisseaux sont tous dotés d'une intelligence artificielle. Et ils sont égaux face à l'humanité. L'homme est désormais augmenté, la vieillesse n'est plus qu'un vague souvenir. Chacun vaque à ses occupations-loisirs selon ses désirs. Changer d'identité (de genre dirait-on de nos jours) est aussi simple que de choisir une nouvelle tenue. Gurgeh,lui, est un adepte du jeu. Un des meilleurs. Sauf que vivre sans fin provoque lassitude et ennuie. Quel chalenge pourrait lui rendre sa passion ?

C'est ma première incursion dans le célèbre cycle de La Culture. N'étant pas un grand fan de space opera, je n'y avais jamais prêté attention, lorsque Apophis me fit remarquer que La Culture était une société anarchiste. Et me voilà avec ce tome entre les mains. Alors, on sort le drapeau noir ?

L'évangile cannibale

juillet 03, 2016

Fabien Clavel, ActuSF, 2014, 312 p., 4€ sans DRM

Futur indéterminé, dans une maison de retraite-mouroir, la doyenne maglia voit en rêve une sorte de fin du monde se produire. Ni une, ni deux, un groupe de douze vieillards décident d'attendre de pieds plus très fermes la fin du monde en se claquemurant durant 40 jours. L’apocalypse n'a qu'à bien se tenir, les vieillards ne sont pas nés de la dernière pluie et ont une revanche à prendre sur le traitement inhumain que la société leur a réservé.

Le narrateur, Matt Cirois, un salopard paranoïaque et misanthrope, nous conte, oralement, leur équipée sauvage en fauteuil roulant à travers un Paris dévasté. Entouré d'une équipe de pieds nickelés, souvent bas du front : le baveux, le nazillard, celui qui ne parle qu'en chanson de variété, leur aide-soignant un peu déficient, ...

La ménagerie de papier

juin 27, 2016

Ken Liu, Le Bélial, 2015, 448 p., 12€ epub sans DRM



"Au début d’un de mes plus anciens souvenirs, je pleure."

Ainsi débute la nouvelle donnant son titre au recueil. Texte assez court ayant remporté trois des plus prestigieux prix littéraires : Hugo, Nebula et World Fantasy. Amplement mérité d’après moi. En quelques pages, Ken Liu nous parle du déracinement, du racisme et de ses conséquences dans une relation fils-mère. Sensible et sans faux-semblant sur l’intégration. Cela faisait longtemps qu’un texte ne m’avait pas autant touché et uppercuté.

Dix-huit autres nouvelles, majoritairement inédites, composent ce recueil, certaines très courtes, explorant les genres de l’imaginaire, passant du tragique au comique.
J’ai trouvé que la thématique récurrente était la communication (ou son absence ou son incompréhension) : dans le couple, dans la famille, avec soi, au travers des livres, des différences culturelles… Au fil des nouvelles, un tout se dégage sur le choix des textes ou d’une des marottes de l’auteur.

Quelques textes ont ma préférence : Les algorithmes de l’amour, très beau texte sur le deuil, la dépression et l’amour qui questionne aussi les différences-similitudes entre l’intelligence de l’homme et l’intelligence artificielle ; Faits pour être ensemble, énième variation, un peu trop didactique, sur les algorithmes autour des recommandations et des suggestions, mais j’ai aimé la chute ; Emily vous répond, nouvelle très courte sur l’effacement des mauvais souvenirs. Une histoire en boucle. Simple et efficace ; Erreur d’un seul bit, une tentative pour rationaliser la foi. Et si croire en dieu était une erreur ?

Côté négatif, la structure narrative de Ken Liu, que je nommerai l’art de l’ellipse : on change de narrateur, de personnages, de temporalité sans que cela soit indiqué. Ce style peut parfois servir l’histoire, mais dans le cas précis, je n’ai pas trouvé que cela était le cas. Et l’auteur en use et abuse dans la plupart des nouvelles.
Peut-être pour cacher une imagination absente ? Car je n’ai pas trouvé beaucoup d’inventivité dans les nouvelles. Ce sont souvent des thématiques science-fictionnelles récurrentes. Et on trouve parfois des lieux communs lus mille fois :
« La fermeté et la chaleur de son étreinte, sans attente ou demande de ma part, parlaient d’elles-mêmes : je sus qu’il comprenait. Parfois, on sollicite le pardon sans savoir qu’on le recherche, et le monde nous l’accorde quand même. »
« La plupart des questions sont inutiles. Soit les réponses sont des mensonges, soit on ne veut pas les croire. »
« Quand on leur fait un superbe cadeau, certains ne peuvent pas s’empêcher de se demander pourquoi le papier d’emballage n’est pas de leur couleur préférée. »
Mouaih Mouaih

J’ai longuement hésité avant d’acheter ce recueil : thématiques qui m’interpellaient moyennement, critiques louangeuses (je me méfie toujours quand c’est le cas, je me dis, soit le service marketing a bien fait son travail, soit c’est un livre "grand public"). Et un an plus tard, à la faveur d’une liste de cadeaux…
Ce n’est ni une déception, ni un enchantement (à part pour la nouvelle éponyme)
Du très bon (peu mais génial), et du bof (une grande part).
J’aurais aimé la présence d’une préface ou d’introductions aux nouvelles, surtout au vue du prix un peu élevé à mon goût pour un recueil.


"L’accès aux soins n’avait jamais été un droit, mais un privilège. Après avoir examiné intimement de si nombreux corps, je pouvais juger d’un simple coup d’œil de l’état de santé, et donc de la richesse, dont avait joui son propriétaire au cours de sa vie. Les riches ne vivaient ni ne mouraient comme les pauvres ; l’argent, les privilèges ne se voyaient pas qu’en surface. Ils s’insinuaient littéralement jusqu’à la moelle des os.
Autrefois, la mort supprimait les inégalités ; désormais, semblait-il, les riches pouvaient aussi y échapper. Que cela fâche tant de monde n’avait rien de surprenant."

"La mort est la plus grande invention que la vie ait jamais produite. Chaque jour, à chaque seconde, en me rappelant que je vais mourir, je fais des choses qui me terrifient, qui font battre mon cœur et accélèrent ma respiration. C’est parce que je savais que je vieillirais et que je finirais par mourir que je suis allé vers toi ce jour-là."

"Au début d’un de mes plus anciens souvenirs, je pleure."

"Je ne prête guère d’attention à la distinction entre science-fiction, fantastique et fantasy – ni entre les « genres » et la « littérature générale », si on va par là. À mes yeux, toute fiction attache plus de valeur à la logique des métaphores – soit la logique des narrations en général – qu’à une réalité irréductible dans son caractère aléatoire et absurde.
Nous passons nos vies à nous raconter des histoires sur nous-mêmes – elles constituent l’essence de la mémoire. C’est ainsi que nous rendons tolérable l’existence dans cet univers froid, insensible, hasardeux. Tenir cette propension pour un « sophisme narratif » ne signifie en rien qu’elle n’a aucun lien avec la vérité." Avant propos de Ken Liu



Le Rêveur des terres agglutinées. Le faisceau chromatique : tome 2

juin 15, 2016

Roland C. Wagner, Fleuve noir, 1990, 192 p., épuisé

 

Suite directe d’Un ange s’est pendu, nous retrouvons nos six comparses essayant de rejoindre leur monde d’origine, aidés par le chien jaune. Isaak, le juif errant et Vlad le vampire de pacotille continuent leur partie de go dans le faisceau chromatique, mais les livides, sortes d’humains dégénérés et véritables estomacs sur pattes, viennent jouer les trouble-fête


Nous retrouvons avec plaisir un Roland C. Wagner qui ne se prend pas au sérieux. jouant avec les archétypes. Une certaine critique sociale de notre société et de nos modes de vie commence à transparaitre : le monde poubelle, les livides, consommateurs suprêmes.
Ici, les hommes sont insignifiants face a leurs “dieux”, comme nous le sommes face a des fourmis. Les « dieux » se concentrent sur leur partie de go, peu soucieux du sort des êtres qu’ils manipulent.

Le camp

juin 10, 2016

Christophe Nicolas, Fleuve Éditions, 2016, 400 p., 14€ epub sans DRM



Un hameau perdu des Cévennes, tous les habitants disparus, sauf un nourrisson qui hurle.
En quelques chapitres courts, nous voilà pris dans l’histoire. L’inexplicable vient de survenir dans le réel.

Le cadre : un milieu rural, parfois rustre, taiseux où l’on se méfie de l’étranger, de celui que l’on ne connait pas. Où les rumeurs sont plus importantes que la vérité. Un institut pour déficients mentaux. Une base militaire.
Les personnages croqués sont rarement les plus évoqués dans la littérature : ils ne sont pas assez vendeurs d’après les éditeurs qui préfèrent les CSP++, il faut bien faire rêver la populace.
Des références à X-Files et son fameux Mulder, au téléfilm La controverse de Valladolid, et bien d’autres encore.

Christophe Nicolas a le chic pour nous égarer, lançant des pistes sur le mystère : un complot militaire ? Un phénomène fantastique ? Des extra-terrestres ? Nous perdons nos repères et nous avons hâte de finir le livre. D’autant que l’auteur alterne les chapitres avec différents points de vue, se situant parfois dans le passé.

Les brigades fantômes

juin 08, 2016

John Scalzi, L'atalante, 2007, 416 p., 10€ sans DRM



Qu’est-ce qu’être humain ?
Peut-on être humain lorsque l’on est un clone avec une conscience artificielle, sans vécu et programmé pour la guerre ? Peut-on être libre dans ce cas ? La guerre est-elle une finalité en soi ?
Voici quelques questions posées dans ce nouvel opus.

Dans un futur indéterminé, trois races extra-terrestres, que tout séparées, s’allient pour faire la guerre aux colonies humaines. L’instigateur de cette alliance n’est autre que Charles Boutin, l’homme à l’origine des AmiCerveaux, une sorte d’intelligence artificielle couplé avec le cerveau humain. La chasse à l’homme est lancée.

Les vaisseaux du temps

mai 27, 2016

Stephen Baxter, Robert Laffont Ailleurs et demain, 1995, 504 p., 9€ epub avec DRM




Une suite au classique La machine à explorer le temps H.G. Wells publié pour le centenaire de sa parution, de quoi avoir peur d’une démarche mercantile et grossière de la part d’un éditeur en manque de reconnaissance. Un bouquin de commande parmi tant d’autres ?

Les vaisseaux du temps commence là où se termine La machine à explorer le temps. En cela, il est nécessaire de le (re)lire pour savourer cette suite.
Reprenant les rennes de sa machine, l’explorateur du temps repart dans le futur pour sauver Weena des Morlocks, dont la perte ne cesse de le tourmenter. Mais repartir dans le futur n’est pas aussi simple que prévu.

Les défauts de l’œuvre de Wells (en grande partie dû à l’époque de publication) sont ici rectifiés : une écriture plus moderne sans dénaturer le style de Wells, une présence scientifique plus prégnante, voir hard-sf (univers quantique, monde multiple,…), un futur imaginé plus probable, une dose d’humour, une critique sociale plus vaste autour de la religion, de l’éducation, de la guerre et de la violence. Stephen Baxter revient dans la trame du roman de wells pour y apporter un contenu scientifique qui lui faisait défaut, y compléter les trous dans le scénario, explorant le passé de la Terre.

La pluie du siècle

mai 19, 2016

Alastair Reynolds, Pocket, 2008, 864 p., épuisé

 

On reconnait parfois les bons écrivains à leur mélange audacieux des genres à priori sans rapport. Ici, l’auteur se permet le luxe de construire son thriller entre uchronie, voyage dans le temps, hard sf et space opera. Belle prouesse parfaitement réussie.

Alastair Reynolds nous parle des dérives de la science, notamment de la mauvaise utilisation de la nanotechnologie. Il confronte plusieurs points de vue, une science éthique, voir conservatrice, versus une science progressive, voir excessive dans ses développements. Il nous parle aussi de la montée des extrémismes qui peuvent en découler. Mais pas de manichéisme ici, l’auteur prônant un message de tolérance et de compréhension de l’Autre, si différent soit-il.

L’histoire est construite autour de deux fils narratifs au premier abord sans rapports qui finissent par se rejoindre grâce au savoir faire de l’auteur.

Bifrost n.82 : Dossier Neil Gaiman

mai 12, 2016

Bifrost, Le Bélial, 2016, 193 p., 6€ epub sans DRM


Un bifrost consacré à un auteur inconnu commençant timidement à percer ;p, voilà de quoi être intrigué.
Alors, bonne livraison que ce numéro anniversaire ?

Au menu, quatre nouvelles dont deux m'ont laissé perplexe (Vandana Singh et Thomas Day), une de Marie Pavlenko que j'ai apprécié (sauf la chute) et une de Neil Gaiman prenant la suite de Neverwhere, dont j'ai trouvé un goût pratchettien, donc bon.

Suit le fameux Cahier critique sur l'actualité du genre SF. Afin de pouvoir prévoir ses futurs achats. Indispensable pour ne pas jeter de l'argent par les fenêtres.

Vostok

mai 12, 2016

Laurent Kloetzer, Denoël Lunes d'encre, 2016, 432 p., 15€ epub avec DRM


Vostok, une expédition en Antarctique mené par un gang latino à la recherche d'un hypothétique graal.
Un mélange de fantastique, de science fiction et de huis clos paranoïaque servi par une écriture personnifiée.
Au final, un sentiment partagé et la découverte d'une belle plume.

Laurent Kloetzer prend son temps pour nous présenter ses personnages, nous faisons leurs connaissances en Amérique du Sud, dans un futur proche et réaliste. le climat est déréglé, l'Etat laissant réguler la vie par les gangs, tant que ces derniers n'interfèrent pas dans ses affaires.
La jeune Léo, surnageant dans cet enfer de violence malgré son empathie pour les hommes et son intelligence. La plume de l'auteur prend le contrepoint de toute cette agitation, elle est distante, froide.

Le mystère du monde quantique

mai 12, 2016

Thibault Damour, Mathieu Burniat, Dargaud, 2016, 136 p., 20€ papier


Avec Bob et son chien, Rick, embarquez pour une joyeuse épopée dans les mystères du monde quantique ! La physique quantique est partout autour de nous, tant dans l'infiniment grand que dans l'infiniment petit. Mais ce qu'elle dit du monde qui nous entoure diffère de manière vertigineuse de ce qu'on observe et ressent au quotidien. Partez à la rencontre de ceux qui ont théorisé et créé la physique quantique : Planck, Einstein, le prince de Broglie, Heisenberg, Schrödinger, Bohr, Born, Everett...

Fan de littérature de science-fiction, j'ai lu de nombreux romans ayant la physique quantique comme sujet. Cependant, je n'ai jamais réussi à en appréhender le concept, malgré la lecture d'articles et de définitions.
Qu'en est-il de cette vulgarisation sous forme de bande dessinée ?

Les éclaireurs. Le cycle Les falsificateur 2

mai 12, 2016

Antoine Bello, Folio, 2009, 496 p., 6€ epub avec DRM


Le groupe de rap Assassin avait cette vision des méfaits de la gloire et du succès : « un premier titre Hop, un deuxième Pop et un troisième Flop ».
Qu'en est-il de ce deuxième tome d'Antoine Bello dont j'avais adoré Les falsificateurs ?
A mon grand regret, Assassin avait raison.

Les éclaireurs débutent par un résumé du tome 1, malgré cela, je conseille tout de même de le lire, ce synopsis rendant difficilement compte de la complexité et de l'intelligence des falsificateurs.

Durant les trois quart du récit, nous suivons une enquête sur la montée d'al Qaida et du conflit entre l'occident et le Moyen Orient. Nous sommes en plein roman de géopolitique, d'espionnage et de conspiration. Tout ce que j'avais apprécié dans le premier tome est inexistant. le complot est traité de manière binaire. Un moment, l'uchronie apparait, mais cela n'est que prétexte, le point de divergence n'apportant rien au récit.

Les Derniers jours de mai : Un navire ancré dans le ciel - La Mort marchait dans les rues :

mai 12, 2016

Roland C. Wagner, Les moutons électriques, 1989, 384 p., 4€ sans DRM


Ce roman est une réédition en un volume de deux livres (Un navire ancré dans le ciel, La mort marchait dans les rues), forme conforme au désir de Roland C. Wagner. A l'origine, ce texte faisait partie du livre Histoire du futur proche paru en 2014, désormais épuisé. Une version électronique de ce roman est néanmoins disponible auprès de l'éditeur Les moutons électriques.

Nous sommes en 2013 dans un Paris d'anticipation (roman écrit en 1979). Une chasse à l'homme entre un meurtrier aux pouvoirs extrasensoriels et un policier. Mais rien n'est aussi simple, la réalité n'a pas l'air d'être ce qu'elle devrait être. Et d'autres événements viennent semer le trouble.
Fourni par Blogger.