vendredi 27 mai 2016

Les vaisseaux du temps

Stephen Baxter, Robert Laffont Ailleurs et demain, 1995, 504 p., 9€ epub avec DRM




Une suite au classique La machine à explorer le temps H.G. Wells publié pour le centenaire de sa parution, de quoi avoir peur d’une démarche mercantile et grossière de la part d’un éditeur en manque de reconnaissance. Un bouquin de commande parmi tant d’autres ?

Les vaisseaux du temps commence là où se termine La machine à explorer le temps. En cela, il est nécessaire de le (re)lire pour savourer cette suite.
Reprenant les rennes de sa machine, l’explorateur du temps repart dans le futur pour sauver Weena des Morlocks, dont la perte ne cesse de le tourmenter. Mais repartir dans le futur n’est pas aussi simple que prévu.

Les défauts de l’œuvre de Wells (en grande partie dû à l’époque de publication) sont ici rectifiés : une écriture plus moderne sans dénaturer le style de Wells, une présence scientifique plus prégnante, voir hard-sf (univers quantique, monde multiple,…), un futur imaginé plus probable, une dose d’humour, une critique sociale plus vaste autour de la religion, de l’éducation, de la guerre et de la violence. Stephen Baxter revient dans la trame du roman de wells pour y apporter un contenu scientifique qui lui faisait défaut, y compléter les trous dans le scénario, explorant le passé de la Terre.


Dans nombre de textes autour du voyage dans le temps, le voyageur est souvent revêtu de la science infuse et d’un ton condescendant – voir impérialiste - avec les peuples rencontrés. Ici Stephen Baxter rétablit la logique, le voyageur prend un statut d’enfant naïf devant le progrès.

La partie sur la préhistoire m’a fait penser à son livre et ses suites La longue terre qu’il écrira des années plus tard avec Terry Pratchett.

Au niveau du plaisir de lecture cependant, j’ai trouvé que le roman tirait en longueur. La partie hard-sf sur les mondes quantiques, l’espace-temps, m’a clairement laissée sur le bas-côté. Un bon livre-hommage que j’aurais aimé plus accessible.



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