La dissonance

Shaun Hamill, Albin Michel Imaginaire, 2025, 640p., 13€ epub sans DRM


L'amour. Que dis je, l'AMOUR est capable de soulever des montagnes. Et une bonne pipe est capable de donner une âme !


Pitch de l'éditeur :

Quand ils étaient adolescents, dans la petite ville de Clegg, au Texas, Athena, Erin et Peter ont appris à maîtriser la Dissonance, une magie qui exploite les émotions négatives – isolement, colère, mal-être, jalousie… Hal, leur ami, s’est quant à lui découvert capable de se projeter dans un lieu a priori inaccessible : le Temple de la Douleur. Puis un drame les a séparés et les trois survivants se sont dispersés à travers le pays. Sans doute pour oublier, passer à autre chose. Vingt ans plus tard, prisonniers de vies banales, les voilà invités à retourner à Clegg pour clore le chapitre le plus douloureux de leur existence. La Dissonance leur permettra-t-elle d’éviter une nouvelle tragédie ou, au contraire, accélérera-t-elle l’inévitable ?


Mon ressenti :

Quatre ados malmenés par la vie se découvrent un pouvoir qui va les marquer à jamais et leur inculquer cette fameuse maxime : de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Et une bonne pipe implique d'avoir une bouche (et un peu de magie au bout de la langue).

Le titre La Dissonance résume parfaitement mon ressenti : c’est discordant. Autant l’histoire se lit d’une traite, autant elle est remplir de maladresses. J’ai suivi les mésaventures de ce quatuor avec plaisir ; le découpage entre leur adolescence et leur vie d'adultes ratés vingt ans plus tard fonctionne très bien et donne envie de tourner les pages pour comprendre ce qui a foiré.

Malheureusement, cela ne compense pas un système de magie peu crédible, « ta gueule, c’est magique ». Les vies amoureuses et leurs revirements émotionnels m’ont clairement saoulé. Ces romances adolescentes font dérailler le récit principal sans rien apporter, voire l’alourdissent.

Certaines thématiques, comme le racisme ou l’obésité, sont abordées sur quelques pages puis oubliées pendant des centaines de pages, pour ne réapparaître que par intermittence, ce qui donne un rendu plutôt bancal. Sans oublier quelques retournements de situation étonnants et des deus ex machina.

Mon avis se focalise grandement sur ces défauts, alors qu’ils ne représentent que peu de place dans le roman, mais cela révèle ma frustration alors que ce roman se lit facilement, qu'il est plaisant, mais qu’il aurait pu être beaucoup plus.

Ce que je sais désormais, c’est qu’en cas de danger apocalyptique, conter fleurette, rouler une pelle ou faire une pipe semble être une nécessité absolue pour sauver sa peau, voire le monde.

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