American Elsewhere


Robert Jackson Bennett, Albin Michel Imaginaire, 2018, 784 p., 17€ epub sans DRM


Vous ne pouvez pas me blesser.
Personne ne le peut.
Je suis mort tant de fois.
J’ai arpenté tant de champs étoilés.
Je pourris dans bien des déserts,
en ce moment même.
Rien ne peut me blesser.

Un bon blockbuster hollywoodien, de quoi assurer quelques bonnes heures de lecture plaisir.

Présentation de l'éditeur :


Veillée par une lune rose, Wink est une petite ville du Nouveau-Mexique parfaite. A une exception près, elle ne figure sur aucune carte. Des rues calmes bordées de jolis petits pavillons, des maisons qui abritent les choses les plus étranges qui soient.
Après deux ans de voyages incessants, Mona Bright, ex-flic, qui a hérité de la maison de sa mère, disparue depuis de nombreuses années, s’installe à Wink. Plus Mona enquête (fuyez le naturel…) sur le passé de sa mère et les circonstances de sa mort, plus elle se rend compte que les habitants de Wink sont différents, vraiment différents.
Quel sont les inquiétants secrets de cette ville hors d’Amérique ?

Mon ressenti :


Le résumé du livre m'a tout de suite fait penser à un de mes auteurs favoris, le grandiose, l'immense Robert Charles Wilson. Est-ce mon flair pour débusquer du Wilson, ou une présentation qui laisse présager un quotidien qui va être bousculé par un évènement extraordinaire ? Bref, l'éditeur préfère mettre en avant l'influence de Stephen King, du raciste Lovecraft et aussi de Neil Gaiman. Wilson inside, nous verrons bien. La couverture originale me faisait de l'oeil aussi et cette nouvelle collection n'étant pas avare en SP, American Elsewhere est arrivé dans ma liseuse tout naturellement.

Wink est un endroit lumineux, mais l’on n’a jamais à marcher bien longtemps pour trouver une véranda accueillante, ou l’ombre d’un pin, ou un rocher frais. On peut s’y asseoir, regarder le soleil de midi se teinter d’une touche mielleuse de crépuscule, et bientôt les rues retentissent des jeux des enfants, du cliquetis des roues de vélo, et les gens commencent à s’aventurer hors de chez eux, frappent à la porte de leurs voisins, une bouteille de thé glacé, de limonade ou de Martini à la main.

Winck, petite bourgade sympathique du Nouveau Mexique. Ses habitants peuvent profiter des pins et du mesa, tout y est tranquille, le temps passe sur la ville sans y déposer ses outrages. Les façades sont propres, les jardins bien entretenus, des routes sans nids de poule. Seule petit ombre au tableau, Winck est un coin assez difficile à trouver, n'étant répertorié sur aucune carte. Cela permet néanmoins de sauvegarder la tranquillité du lieu, même si un sentiment d'entre soi demeure. Alors lorsque la  belle Mona y débarque dans sa Dodge Charger rouge de 1969  pour percevoir son héritage, la banalité du quotidien est vite bouleversée. Ou est ce Mona qui va découvrir ce qui se cache derrière les façades, les représentations ?

À Wink, aucun automobiliste ne dépasse les 50 km/h. Les voitures glissent dans les rues des lotissements aussi doucement que des gouttes de pluie sur une fenêtre. Il n’y a aucune raison de se presser ; rien n’est vraiment loin et aucun problème n’est véritablement urgent. Si vous êtes en retard, tout le monde se montre compréhensif.

Que les 800 pages ne vous fassent pas peur, American Elsewhere est un thriller efficace, les pages se tournent rapidement. Dès les premiers chapitres, l'intrigue est posée, et le lecteur n'a d'autre choix que d'arriver à la fin pour connaitre le fin mot de l'histoire. Les fans de King et de Lovecraft seront en terrain conquis, l'auteur a bien assimilé leur écriture et style pour les dépasser et les faire siens. Pour ceux qui comme moi qui sont dérangés par les opinions politiques de Lovecraft ou cette mode du moment lovecraftienne, American Elsewhere n'est pas une réécriture des textes sur les grands anciens. C'est plus dans le genre qu'il faut y trouver des ressemblances. Il y a aussi du Wilson par petite touche, l'auteur s'attardant sur quelques personnages pour critiquer la société dans son entier : conservatisme, puritanisme, norme sociale. Ce roman m'a fait penser à Blind Lake.

Les portails sont toujours ouverts, et l’on franchit souvent la clôture du voisin d’un petit bond parce qu’à Wink, ce qui est à moi est à vous, mon ami, et peut-être bien que j’avais justement envie de vous montrer mes rosiers, ou de partager un verre de Old Fashioned avec vous autour d’une partie de billard.

Même si les 800 pages se lisent très facilement, quelques épisodes n'ajoutent pas grand chose à l'intrigue et auraient pu allégrement être retiré et j'ai trouvé le final assez gros, un peu too much Le plus gros défaut que je vois, est dans l'osmose entre le fond et la forme. L'auteur veut y aborder certains sujets, mais cela est amené au bulldozer, quelques paragraphes et le thriller reprend ses droits. Cela aurait pu être un peu mieux insérer dans le récit.


Wink n’est que matchs de base-ball vespéraux, couchers de soleil stupéfiants et sifflements joyeux des autoradios des voitures au point mort. C’est une ville de terrasses, de chaises pliantes, de ventilateurs électriques et de vaisselle en cristal, de pichets de boissons préparées avec amour. Une ville de tomates du jardin, de lierre rampant, de rosiers qui ploient sous le poids de leurs fleurs. Les gens se mettent sur leur trente-et-un avant de se rendre au diner. C’est là que se déroulent toutes les fêtes officielles, c’est là que tout le monde vient entendre les dernières nouvelles, c’est là qu’on emmène ses proches pour leur offrir un bon moment autour d’une belle pièce de viande.


Du mystère, de profonds secrets, de l'action, des touches d'humour, du suspense, de l'horreur, du fantastique, de la SF, un savant mélange des genres réussi. Si vous êtes prêt à regarder la réalité en face, quoiqu'elle recèle et à regarder au-delà des apparences, Wink vous accueillera avec les bras ouverts des regards de travers.


Wink est une ville paisible, une ville joyeuse, un endroit où vous pouvez étaler votre serviette où vous voulez et contempler le ciel bleu pâle sans que personne s’en offusque, parce que c’est toujours l’été ici, et que l’été est fait pour être savouré.
Chaque seconde dure une éternité. Chaque journée est le prélude d’une tiède après-midi. Et la vie se déroule en toute quiétude, les pieds en l’air, au milieu des pelouses mouchetées de soleil, tandis que vous regardez gaiement le monde passer devant vous.

Pas de DRM, un prix correct pour la version numérique étant donné le nombre de pages, les premiers pas numérique d'AMI ont tout bon. En outre, après tant d'epub lus bugués, remplis de coquilles, il est très agréable de lire une version électronique au qualité de la version papier.
Allez, un petit bémol, le watermarkage est assez présent, mais cela permet de ne pas oublier qui a acheté le livre ! Version réservée aux privilégiés des SP ! Voir le commentaire de Gilles Dumay plus bas


Critique réalisée dans le cadre d'un service de presse.


Au pays des cave trolls, Le culte d'Apohis, L'épaule d'Orion,


Quelques citations :

Son visage ne traduit pas très bien ses émotions ; au mieux, il parvient à communiquer une déception cynique, comme s’il s’était attendu à ce que tout parte à vau-l’eau depuis le début et que ses pires soupçons concernant le monde s’avéraient fondés. Par chance – ou par malchance, peut-être –, c’est précisément l’expression qu’il est contraint d’arborer la plupart du temps.
On vit souvent d’étranges expériences, la nuit, à Wink. Par exemple, il n’est pas rare de se réveiller avec l’impression tenace que quelqu’un rôde dans la cour ou le jardin. Vous ne saurez jamais si un inconnu est venu contempler votre maison en particulier, ni s’il vous espionne, vous et votre famille ; il est là, simplement, ténébreux et immobile. Le plus insolite, c’est que tout cela ne relève que du pressentiment, de l’irrationnelle conviction d’un rêve. Quand ça arrive, la plupart des habitants de Wink ne regardent même pas par la fenêtre, essentiellement parce qu’ils savent que cela confirmerait leur intuition : il y a bel et bien un inconnu sur la pelouse, sombre, sans visage et immobile.

Lorsqu’elle était à l’école, dans son minuscule patelin du Texas, les notes d’une de ses camarades de classe, Nola Beth, avaient vertigineusement plongé au cours de sa deuxième année. On avait rapidement découvert que la vue de Nola baissait de plus en plus : elle ne percevait même plus le tableau. Un jour, elle était arrivée à l’école avec des lunettes aux verres incroyablement épais, et malgré leur laideur, Nola était ravie : elle voyait tout, désormais, y compris des choses dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Elle disait qu’elle ignorait jusque-là que les arbres étaient aussi jolis. À présent, elle distinguait la moindre feuille s’agiter dans le vent.
L’idée avait terrifié Mona. Pas parce que la vue de Nola avait changé, mais parce que sa vue avait changé à son insu. Toutes sortes de choses se produisaient autour d’elle sans qu’elle en soit consciente, sans qu’elle les voie. Sa vision du monde lui avait paru juste et entière alors qu’elle était incomplète, criblée de zones d’ombre, et elle n’en avait jamais rien su.

Il est un type d’obscurité particulier qu’on ne peut imaginer tant qu’on n’y est pas plongé. Des ténèbres si profondes et totales qu’elles vous font douter d’avoir jamais vu la lumière, et de l’existence du monde même.

Tout bon Texan, au fond de son cœur, est persuadé que n’importe quel problème peut être résolu par l’emploi d’une arme de gros calibre.
La couverture qui m'avait fait de l'oeil

39 commentaires:

  1. La couverture originale est plus mystérieuse et correspond bien à l'ambiance. La française est bien mais je préfère l'originale.

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    1. je plussoie.
      La couverture française rend bien compte du contenu, avec ce rouge omniprésent.
      Le négatif de l'originale dit bien ce qu'il a à dire.

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  2. Bonjour, une petite précision, le watermarking est invisible si vous achetez le libre, il n'est visible que sur les SPs. Bien à vous.

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    1. Ah, mais me voilà en possession d'un collector désormais ! Je rectifie. (Et c'était juste histoire de critiquer, car maintenant je connais par coeur mon email)
      Un élément que j'ai oublié de signaler (et que j'ajoute) : cela fait énormément de bien de lire une version électronique faite avec soin. J'ai de plus en plus l'impression que les éditeurs, la majorité, ne jette qu'un oeil dédaigneux sur le travail de correction autour de cette version électronique. Ici nickel, bien corrigé, pas de bug et bien formaté.

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    2. Entièrement d'accord avec toi sur la qualité du fichier numérique présentée. Ça fait plaisir de voir un "gros éditeur" faire du numérique pour le lecteur et non pas parce qu'il faut le faire.

      Pour ton billet je repasserai une fois le pavé englouti... ;-)

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  3. (merci pour le lien)

    Chouette critique, bravo. Je suis d'accord avec toi, en plus des références mises en avant par l'éditeur, j'ai moi aussi souvent pensé à RCW (Blind Lake, voire Mysterium).

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    1. Merci.
      Lorsque j'ai lu ta critique, j'étais content de voir que tu l'avais aussi remarqué, et que je ne faisais pas un film tout seul.

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    2. Blind Lake et Mysterium donc ça devrait me plaire... :-D

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    3. Tout ne ressemble pas à du Wilson, loin de là, mais il y a quelques touches

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  4. J'avoue que j'aime beaucoup la couverture VF, bien dans l'ambiance, disons que la couverture VO ne m'aurait pas vraiment donné envie de prendre ce livre xD

    En tout cas ton avis me conforte dans l'idée de le lire assez rapidement !

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    1. Les deux couvertures correspondent bien au contenu, l'une se concentre plus sur les apparences, l'autre sur ce qui est derrière.
      Un bon livre très divertissant

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  5. À force de ne voir que des avis très positifs, j'ai presque envie de le lire pour proposer un avis négatif. =P (ce qui serait vraiment malhonnête, avouons-le)

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    1. Comme je te comprends. Lorsque j'ai lu les premiers avis positifs, je me suis dit que j'allais me "payer" ce roman en disant plein de mal avec ma mauvaise foi coutumière. J'aurais fait le (bad)buzz et serait devenu la star du web littéraire, voir le prochain chroniquer de Ruquier.
      Et j'ai commencé à le lire. Quelles désillusions. Fini la célébrité, va falloir rentrer dans le troupe de ceux qui en disent du bien.
      J'espère de tout coeur que tu détestera ce roman. Fais le pour moi !

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  6. Bon je ne fais que passer, je suis en train de le finir alors je lirais ta chronique après :D
    En tout cas, elle est dans les news de la semaine ;)

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    1. Je ne doutais pas de ta réactivité.
      Bonne fin de lecture

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    2. Je repasse ici maintenant que j'ai fini le pavé. Très belle chronique, je te rejoins sur pas mal de points, même si je n'ai pas lu suffisamment de livres de RCW pour voir les références. Beau travail sur le choix des extraits aussi !
      Bon il faut que je m'attèle à ma chronique maintenant ;)

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    3. Merci pour les compliments.
      Si tu me rejoins sur pas mal de points, ce n'est pas encore ton billet qui dira du mal de ce roman... Mais j'attends ton billet.
      Il faut lire RCW, car il va entrer dans la postérité du genre, et tu pourras dire à tes arrières petits enfants, fièrement et avec un peu de nostalgie dans la voix : Wilson faisait partie des écrivains de ma génération, un très bel humaniste.

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    4. Du coup je pose une question con mais j'ose ! Quel livre ? Sachant que j'ai déjà lu les chronolithes...

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    5. Ce n'est pas une question conne.
      Pour moi, il faut tout lire, mais je suis un fanatique wilsonnien.
      Sinon, il y a un consensus qui se dégage sur ses meilleurs romans : Spin (Tome 1) l'apothéose de Wilson; et aussi les affinités, sur les sciences sociales. En plus des chronolithes.
      J'ai un petit faible sur A travers temps et Le vaisseau des voyageurs. Julian est dans un genre différent, mais bon aussi.
      Sur cette page, tu as tous les wilson chroniqués par un lutin, un troll et un clébard ! De quoi te faire une idée selon les thématiques que tu aimes.
      https://lechiencritique.blogspot.com/p/challenge-robert-je-taime.html

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    6. Merci ^^ Je vais aller voir ça histoire de donner un peu de culture Wilsonienne à ma PAL (je suis sure qu'elle en a besoin ;) )

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  7. Je ne suis pas aller plus loin que ton intro avec la comparaison RCW. Déjà rien que cela est convaincant. ET comme je ne veux pas être trop influencée, et que je compte le lire à sa sortie... je repasserai une fois le livre achevé.
    ET si j'ai aussi lu la conclusion, je suis parfaitement sur ta longueur d'onde ( ;-) ) concernant l'epub, son prix et le watermark.

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  8. Ah! si. Vous avez de la chance, même Gilles vient vous visiter, vous!

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    1. Nous seulement je visite, mais lampe-torche à la main, quand tout le monde dort encore, je m'empare des trésors :

      https://www.albin-michel-imaginaire.fr/bandeau-pirate/

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    2. Il est excellent notre ami canin, et c'est un peu naturel ce cabotinage!

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    3. @Lutin82 : Tu as de la chance, il sort aujourd'hui, tu vas pouvoir t'y plonger.
      Lorsque tu dis Gilles vient vous visiter, ça fait un peu bizarre, on dirait que c'est son fantôme qui vient roder. Ou une métempsychose. Brrr
      C'est mieux que Gilles ne viennent pas commenter tes billets, cela signifie qu'il n'a rien à y reprocher. Beaucoup de blogueurs se sont fait taper sur les doigts à cause d'une erreur dans leur chronique. (Attention, il ne fait pas de jugement de valeur)
      Et toi tu as eu le droit à tes 15 minutes de célébrités sur Facebook ! Mais pas joli joli la jalousie !

      @Gilles Dumay : Je pense que tu es le premier à avoir repéré ce petit photomontage, lampe torche et loupe, un vrai Sherlock. félicitation.

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    4. Je suis sans doute encore sous l'influence de Rose Street et de ses fantômes...
      Mais je veux 15 jours de gloire sur FB! Je suis un lutin malicieux, et pétillant, faut donc que cela explose partout!
      (blague mise à part, j'ai déjà noté qu'il intervenait pour rectifier un point ou un autre, et tu me connais suffisamment pour savoir que ce n'est pas à prendre au premier degré ).

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    5. Quoi ? C'était une photomontage ? Les fake news sont partout.

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    6. Le vrai bandeau ne cite que mon blog voyons !

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    7. J'adore ton bandeau! bravo c'est vraiment excellent ;)

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    8. Merci.
      Gilles est très fort de l'avoir repéré, il dissèque vraiment nos billets, rien ne lui échappe

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  9. Je suis justement en train de le lire alors je n'aime pas Lovecraft et je ne connais pas Wilson lol, actuellement à 30 % j'avance lentement

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    1. Je pense qu'American Elsewhere peut très bien se lire sans rien connaitre à Lovecraft, King ou consort. J'aurais mieux dû le préciser. Je ne les ai cité que pour donner une idée du contenu et du style.
      Et pour Wilson, il faut vite réparé cette erreur. Il faut lire Wilson le matin pour avoir bonne mine, le midi pour aider à la digestion, le soir pour faire de magnifiques rêves plein de sense of wonder. Voici le lien pour trouver son bonheur dans les diverses pharmacopées : https://lechiencritique.blogspot.com/p/challenge-robert-je-taime.html

      Tu avances lentement car tu n'accroches pas ?

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    2. Lol je note la prescription ^^
      Malheureusement...je suis à 74 % et ben je suis pas hyper emballée...

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    3. Ça arrive malheureusement. En tout cas, curieux de savoir ce qui n'a pas fonctionné.
      (et je note le tic des lecteurs numériques : indiquer le pourcentage lu plutôt que le nombre de pages)

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  10. Voilà qui est prometteur ! j'ai hâte de me faire mon propre avis :)

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    1. Un bon divertissement à la lisière des genres.

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  11. Il est prévu dans mon planning (référence à Gaiman oblige) mais sans doute pas tout de suite le temps d'oublier tous vos avis positifs ;p

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    1. J'attends donc ton avis, ne connaissant Gaiman que de loin, je voudrais bien savoir le pourquoi de cette référence.

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