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Bifrost n° 105. Leigh Brackett : La dame de Mars

juin 01, 2022

Bifrost, Le Bélial, 2022, 192 p., 6€ epub sans DRM


Mon cher Bifrost continue d'étoffer ma culture SF, avec encore une autrice que je ne connaissais que de nom. Avec un scoop, la dame de Mars n'est pas la femme d'Elon Musk !


Père, de Ray Nayler
Une petite uchronie où un fils retrouve son père après sa disparition...
L'auteur arrive à nous peindre cette société où l'étranger robotique n'est pas toujours le bienvenu. Il m'a manqué cependant un peu d'attachement aux personnages pour être tout à fait emporté.

Cavorite, de Laurent Genefort
Je connaissais les romans fix up, mais pas les nouvelles fix up, Laurent Genefort l'a fait. Après ses temps ultramodernes, son traité de cavorologie, place aux faits divers dans ce monde où la cavorite bouleverse le monde. Une très bonne idée que ce traitement journalistique explorant toutes les facettes des médias. La conclusion est OUAH.

Les plus lucides de ces savants se décident enfin à comprendre que les entrailles de la Terre ne sont pas inépuisables et qu’un jour viendra, plus tôt qu’on ne le croit, où notre globe, creusé à l’instar d’un vieux navet, ne recélera plus une parcelle de cavorite ni une goutte de pétrole.
Alors, tas d’andouilles, comment les ferez-vous marcher, vos machines volantes, vos bécanes à essence ?
Quand ce moment arrivera, dites-vous, vous ne serez plus de ce monde, et vous vous fichez de ce qui se passera alors. Joli raisonnement et qui montre bien de quel égoïsme se pétrit votre âme sèche.


La tragique affaire, de Eric Brown
Les martiens ont colonisé la Terre, mais ne doivent pas avoir de bons enquêteurs par chez eux car ils décident de faire appel à un célèbre détective, Sherlock Holmes.
C'est léger, mais je m'attendais à plus avec cette idée. La fin arrive abruptement et le format court ne permet pas de développer une véritable enquête.

Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, de Leigh Brackett
Premier texte que je lis de Leigh Brackett, et sûrement pas le dernier. La terre fait la connaissance d'aliens qui tentent d'amener l'humanité vers un meilleur avenir. On vit dans la peau d'un couple qui découvre la Terre et les hommes qui y vivent. Mais être homme ne suffit pas pour avoir de l'humanité.
Un texte glaçant autour du racisme. Une belle réussite.

Dans le cahier critique, je n'ai pas repéré grand-chose. Bienvenue au paradis de Alexis Legayet me faisait de l'oeil, mais il n'existe pas en numérique. Tant pis...
Le coin des revues et son Galaxies SF tant attendue sont une très bonne livraison, permettant de déployer les ailes de l'imagination féconde de Thomas Day.
Paroles de s'attarde sur un représentant de chez Harmonia Mundi, un diffuseur. Même si l'entretien permet de se faire une idée du métier de diffuseur, j'ai trouvé qu'il n'était pas assez pousse dans ce métier, à part que c'est un routier qui passe son temps entre deux librairies.


Place au dossier Leigh Brackett. Le premier article retrace le parcours littéraire de l'autrice, surtout connu pour son Le Grand Livre de Mars. Ne connaissant rien à la dame, ce fut instructif pour moi même s’il me manque quelques éléments sur sa vie, l'article s'attardant plus sur ses textes.
L'interview en commun avec son mari,  Mr Edmond Hamilton, est un très bon morceau de choix. Suit un article faisant le point sur sa carrière de scénariste et le traditionnel guide de lecture. Sa nouvelle Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel m'avait laissé croire que Leigh allait me plaire, mais non, pas trop ma came. Deux nouvelles me font de l'oeil tout de même :

En mai 1956, les lecteurs francophones découvrent la première nouvelle de Leigh Brackett dans la revue Fiction (n° 30). « L’Animal » (« The Tweener », The Magazine of Fantays and Science Fiction, février 1955) marque comme une sorte de nouvelle manière de l’auteur. L’accent est mis sur le côté xénophobe de l’être humain. L’histoire de cet animal martien ramené au sein d’une famille terrienne, et qui en bouleverse la vie, est exposée de manière très réaliste.
Fiction publie en avril 1959 (n° 65) une autre nouvelle notoire de l’auteur, « Les Immigrants » (« The Queer Ones », Venture SF, mars 1957), retraçant les aventures d’un groupe d’extraterrestres venu s’installer subrepticement sur notre planète et provoquant des réactions de rejet de la part des autochtones.


Scientifiction nous propose pour la première fois un entretien avec une cane. Cane qui a une spécificité : elle pond des oeufs en or. Ne connaissant pas mon Asimov, cela ne m'a guère empêché de goûter à ce texte qui swingue entre humour et cours de chimie.

Pour finir, une petite déception avec le paroles de Nornes, mon feuilleton Tout sur Dune n'y est plus présent. Dommage, il me restait des pop corn.

D'autres avis sur le forum du Bélial

Les Temps ultramodernes

mars 14, 2022

Laurent Genefort, Albin Michel Imaginaire, 2022, 464 p., 12€ epub sans DRM


Car notre monde a besoin de merveilleux !


Présentation de l'éditeur :

En débarquant à la capitale en quête d’un emploi d’institutrice, Renée est loin de se douter qu’elle va tomber sur un Martien blessé. Mais ce Paris-là n’est pas le nôtre. Grâce à la découverte de la cavorite, un métal miraculeux, les voitures volent, des paquebots transcontinentaux appontent aux quatre tours Eiffel parisiennes, et Mars est une destination comme une autre. Quand Marie Curie découvre que la cavorite a une durée de vie limitée, elle ignore à quel point le monde va en être bouleversé. Deux ans après le « vendredi noir » de 1923, les empires occidentaux bataillent pour récupérer les dernières miettes de la si précieuse manne.Contre vents et marées, Renée soigne son protégé et décide de le ramener sur sa planète natale. Comme elle, Marthe, une intrépide journaliste, et Georges, un jeune artiste pris dans un mouvement politique qui le dépasse, seront les témoins, mais aussi des acteurs de premier plan, de cette époque-charnière pleine de bruit et de fureur.

 

Mon ressenti : 

En ce début de siècle dernier, une découverte exceptionnelle est faite : un nouveau matériau est découvert : la cavorite permettant de s'affranchir de la gravité. Ni une ni deux, c'est la ruée pour découvrir les filons existants. Je ne vous fait pas le topo, ouvrez vos livres d'histoire ou plongez-vous dans le magnifique Abrégé de cavorologie d'Hippolyte Corégone. Un indispensable pour se remettre dans l'époque et voir le succès fulgurant de ce matériau. Mars nous ouvre ses portes, la Mars de Gustave Le Rouge, vivante, habitable.

À télécharger gratuitement
chez votre libraire numérique


Mais la cavorite n'est malheureusement pas ce métal paraît de toutes les promesses, sa durée de vie n'est que de quelques dizaines d'années. C'est dans cet après que se situe Les temps ultramodernes.

Pour les plus jeunes d'entre vous, jeunes dans la SF, ce roman est un gros clin d'oeil à l'imaginaire des années 1900 : avec la cavorite de Wells dont parle Les premiers hommes dans la lune et aussi du roman de Gustave Le Rouge Le prisonnier de la planète Mars font ils emprunte au delà de cette Mars l'un de ses habitants : les vampires. Est-il nécessaire de les connaître avant de se plonger dans ce dernier Genefort ? Nullement.



Abrégé de cavorologie est exceptionnel, Les temps ultramodernes un poil, voir deux en dessous. Ce dernier est une romance scientifique comme la dénomination de l'époque, un roman d'aventures bien troussé et son lot de personnages. L'auteur, quel talent, a réussi à garder l'essence de ce type de bouquin tout en le mettant au goût du jour. Bref, pas d'odeur de naphtaline. Il s'amuse même avec les représentations que cette littérature portait parfois en elle, comme les représentations sur la femme et l'étranger. Seule question qui demeure pour moi : y a-t-il un public pour cette vieillerie modernisée ? Je suis curieux de voir les chiffres de vente dans quelques mois.

C'est un pur roman social qui ne se voit pas, le ton léger fait passer les horreurs parfois décrites. On passe de la Terre à Mars pour toujours plus d'aventure, on s'amuse de l'inventivité de l'auteur. Malheureusement, il ne comporte pas toute la richesse qui se trouve dans Abrégé. L'essai de Hippolyte Corégone est vraiment très complet : histoire, genèse, géopolitique, technologie, société... Alors oui il est gratuit, mais seulement en epub, de nombreux lecteurs n'en auront pas connaissance. (Même les lecteurs numériques ne suivant pas l'actualité du genre. Une édition numérique intégrant d'office cet abrégé aurait été un plus)
L'autre bémol est la longueur. Je déteste les romans en X tomes, mais il faut toujours une exception. J'aurai aimé y trouvé un esprit feuilleton comme jadis, voir naguère.


Ceci dit, ce sont des points annexes, tout est bien présent. Alors, fiez-vous uniquement à la magnifique couverture et achetez ces temps ultramodernes, car notre époque a besoin de merveilleux.

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Et si tu as un doute sur la qualité, tu n'as qu'à écouter ce qu'en dit Laurent Genefort au micro de l'émission Mauvais genres : La Ruée vers l'air ou les visions futuristes de Laurent Genefort





Lum'en

mai 18, 2020

Laurent Genefort, Le Bélial, 2015, 320 p., 8€ epub sans DRM


Des dieux et des hommes à l'assaut d'une planète. De quoi donner envie de leur claquer la porte de Vangk à la gueule !

Présentation de l'éditeur :


Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d’Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d’habitabilité.
Lum’en relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d’autres, du moins en apparence… L’histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d’un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l’ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d’une colonie dans les confins. L’essence même de la nature humaine, en somme, la quête d’horizons nouveaux. Quitte à rater l’essentiel…


Mon ressenti :


Lum'en est le fil directeur de ce fix-up de 6 nouvelles dont 4 inédites qui se déroulent sur la planète Garance et nous raconte nous raconte sa colonisation-exploitation. Une biosphère qui se résume à des ressources minières donc, du fric.
Des débuts à la fin de son exploitation, les textes nous content les grands événements qui s'y sont déroulés. Le premier texte permet de se focaliser sur les pionniers et surtout sur un illuminé qui veut rejouer la Création sur une terre vierge de tous péchés. Résultat : arrangement avec la Loi, embrigadement, pour être le sauveur de l'humanité. Mais peut on sauver sans dégâts ? On rentre facilement dans l'univers à l'humour grinçant. Et l'auteur arrive à nous pondre un joli écosystème en peu de pages.

L’instruction des enfants se réduisait au strict minimum. Elle reposait exclusivement sur le Récit, et ne s’encombrait pas des théories scientifiques ineptes que l’on injectait comme du poison dans la conscience humaine, l’éloignant de l’illumination.

La clairière des dieux bruyants est la pépite du livre. Sur un thème classique de la sentience d'une espèce indigène, Laurent Genefort nous livre un texte d'abord intelligent par sa vision inversée qu'il offre. Puis drôle sur la rencontre entre deux dieux et enfin tragique voir violent sur sa fin, mais qui se clôt par une note d'optimisme. Vraiment très beau et frappant. Et très ironique lorsque l'on sait ce qui se cache sous le sol de Garance...

Comment pourraient-ils réellement nous comprendre ? réalisa Alexis. Leur cycle de vie se fonde sur la symbiose : les arbres les nourrissent, et eux débarrassent les arbres de leurs parasites dangereux. Ce pacte entre les humains et l’environnement n’a jamais existé. Nous sommes d’essence parasitaire, et toutes nos mythologies et nos morales n’ont jamais eu d’autre but que de glorifier notre domination de la nature.

Les autres textes m'ont paru plus communs, moins flamboyants. Comme souvent avec mes lectures de l'auteur, je ne suis pas enthousiasmé à la fermeture mais il arrive à nous pondre une planète, faire vivre ses personnages et rendre une atmosphère, aborder les thématiques écologiques, environnementale, éthique, politique et religieuse, le tout simplement, sans avoir l'aire d'y toucher. Bref, une vision d'ensemble qui me fait toujours poussé des Ouah quelques jours/semaines après lecture.


Un recueil/roman qui permet aussi de comprendre mieux l'univers des portes de Vangk de l'auteur grâce au fil rouge que j'ai beaucoup apprécié, et dont j'aurais aimé un développement plus poussé.
Quoiqu'il en soit, je continuerai à franchir les seuils, prochaine destination Colonies...


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Pour aller plus loin :

Refaire le monde avec Laurent Genefort

La méthode scientifique du 05 octobre 2018
Téléchargement direct (enregistrer sous) :
Lorsque l’on pose la question de ce qui distingue un auteur de science-fiction d’un auteur de littérature blanche, outre le fait que le premier est statistiquement plus susceptible d’être un voyageur temporel, l’une des réponses à cette question est la puissance de la tentation démiurgique de l’auteur de SF, lorsqu’il s’attelle à écrire des livres-univers. Or, le livre-univers, c’est précisément le sujet et l’objet de travail de notre invité du jour. Son sujet de thèse, mais aussi l’essentiel de sa production littéraire à ce jour. Nous avons le plaisir et l’honneur de recevoir aujourd’hui l’un des auteurs majeurs de science-fiction française : Laurent Genefort.



Bifrost n.86 - Richard Matheson : il est une légende

mai 08, 2017

Bifrost, Le Bélial, 2017, 191 p., 6€ epub sans DRM

 Je crois que la Terre est un sujet de test.
D’une manière générale, l’humanité a raté ce test.

Bifrost a désormais 21 ans, sa quatre-vingt sixième livraison s'attaque à la légende Matheson.

Olivier Girard nous parle de l'Appel de l'imaginaire dans son éditorial. J'en avais parlé ici.

Une novella et une (très) courte nouvelle ouvrent ce numéro :

Carnaval, l'Aire Tripartite, de Laurent Genefort :
Un texte qui va faire plaisir aux alienophiles de par son introduction olé olé entre une humaine et un Hodgqin. Aie caramba ! Une novella, rien de moins, se déroulant sur Omale, la grande œuvre de Laurent Gennefort. Pari hasardeux de faire entrer un tel univers dans ce court texte pour que les non connaisseurs de l’œuvre puissent aussi y prendre plaisir. Pour ce faire, l’auteur a décidé d’ancrer son récit durant le Carnaval de l’aire tripartite. L’occasion de découvrir quelques us et coutumes des trois rehs (races) la composant. Nous suivons le procès d’une humaine de la haute société qui a fricoté avec un être d’une autre reh. Des convenances de classe au questionnement sur la justice, ce procès est surtout celui du métissage, du vivre ensemble. Pari pleinement réussi donc.

Journal d’un monstre, de Richard Matheson: très court texte, le premier publié de l'auteur, qui dans une économie de mots parvient à nous immerger pleinement dans son histoire. Glaçant.
L'introduction au texte dit :
"Rares sont les textes qui marquent au point qu’on se souvienne, des années après, des circonstances de leur première lecture.« Journal d’un monstre » est de ceux-là, sans doute aucun"
Pour ma part, j'ai oublié les circonstances de ma découvert de ce texte, mais il est magnifique.

Les vaisseaux d'Omale : L'aire hodgqine

septembre 15, 2016

Laurent Genefort, Denoël Lunes d'encre, 448 p., 9€ epub avec DRM (parution le 3 octobre 2016)



Ou le choc des valeurs entre progrès et obscurantisme.

Le pacte de Loplad a été signé entre les humains, les chiles et les hodgqins, mettant fin à plus de 10 siècles de guerre. Un Aezir, race spatiale, leur propose d'explorer les deux satellites d’Héliale. L’occasion de résoudre l’énigme Omale ?

Le récit principal nous emmène dans les bagages d'une mission scientifique en route pour l'Aire hodgqine, afin de prendre place dans un hypothétique vaisseau spatial. Le trajet est l'occasion d'approfondir la connaissance de la race hodgqine, restée jusqu'ici assez peu exploitée dans le cycle.
L'auteur s'attarde sur la faune, la flore et les paysages de cette partie du monde. Plusieurs dangers guetteront le trajet en gwilume jusque la station spationavale. Le rythme est lent, permettant de nous immerger dans l'étrangeté hodgqine.

Omale. Tome 1, Tome 2

septembre 12, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2012, 2000 p., 11€ epub avec DRM (chaque volume)

 



Après avoir critiqué individuellement chaque texte de ces deux volumes, j’avais envie de revenir sur les sentiments  que m’ont laissé leurs lectures. Vous trouverez en fin de billet les liens vers chaque roman et nouvelle composant cet ensemble.

Les omaliens. Omale Tome 2

septembre 08, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2000-2012, 500 p., 11€ epub avec DRM

 

Ce tome 2 se conclue par sept nouvelles, dont deux inédites.

L'occasion d'en apprendre plus sur l'histoire de cette fameuse sphère de Dyson aux dimensions incommensurables.
Le très bon côtoie le ratage complet. Les deux premières nouvelles étant d'après moi les meilleures.
L'intérêt de ces nouvelles est de découvrir des tranches de vie quotidienne des habitants d'Omale sur une durée allant des premiers pas sur Omale à l'époque précédent le pacte de Loplad. En outre, certaines nouvelles étant parues dans des revues diverses, les retrouver individuellement relèvent du parcours du combattant.
Environ 500 pages, de quoi satisfaire les ethnologistes d'Omale.

Il s'agit de l'intégrale des nouvelles parues jusque 2012. La dernière nouvelle inédite (à ma connaissance) est Ethfrag, parue dans la revue Bifrost n.78 au prix de 6€ en numérique. Texte que je vous conseille aussi fortement.

La muraille sainte d'Omale. Omale Tome 2

septembre 04, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2004, 378 p., 11€ epub avec DRM

 

Le roman La muraille sainte d'Omale ouvre ce tome 2 composé en outre de 7 nouvelles, difficilement trouvable individuellement, un lexique assez vaste et un avant propos de l'auteur résumant succinctement l'histoire d'Omale, permettant aux lecteurs n'ayant pas connaissance des autres romans du cycle de le lire de manière indépendante.

Après seize siècles de guerre entre les Humains, les Chiles et les Hodgqins, la paix vient timidement de commencer, de suite menacer par un exode massif de populations vivant en quasi autarcie, mélange d'intégristes et de racistes. Des rumeurs font leur apparition sur la présence d'une "gueule de l’apocalypse" au sein de la muraille sainte d'Omale. Une équipe inter-espèces est envoyé sur place afin de tenter d'enrayer le phénomène risquant de mettre à mal le fragile équilibre entre les trois races.

Les conquérants d'Omale. Omale Tome 1

septembre 01, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2002, 414 p., 11€ epub avec DRM 

 


Deuxième roman du cycle de 4 romans (à ce jour) et quelques nouvelles se situant sur le monde d’Omale en compagnie des trois races Humaines, Chiles et Hodgqins.

L’action se déroule quelques siècles avant celle narrée dans Omale, en pleine guerre monumentale.
L’intrigue principale relate la quête hypothétique des humains pour prendre un avantage décisif dans la guerre contre les Chiles. Deux autres fils, d’importances moindres, qui ne concerne que lointainement la trame et se termine pour l’une de manière abrupte, mais qui a le mérite d’insister sur la bêtise humaine.

Omale. Omale Tome 1

août 30, 2016

Laurent Genefort, Denoel, 2001, 414 p., 11€ epub avec DRM 

 

Dans un lointain futur… Depuis de nombreux siècles, trois espèces cohabitent sur Omale : les Humains, les Chiles et les Hodgqins. Six de leurs représentants, seulement liés par la volonté de décrypter l’inscription sibylline figurant sur un bris d’œuf dont ils disposent chacun, s’embarquent sur une nef afin d’accomplir la quête pour laquelle ils semblent avoir été élus…

Commençons par le négatif : une trame éculée du récit initiatique, des épreuves, des obstacles, des souffrances dont le personnage doit triompher et sortir « grandi ». wikipédia. Sur cet aspect, Laurent Genefort ne sort pas des sentiers battus : c’est linéaire, assez prévisible, parfois répétitif dans la présentation de l’histoire des personnages.
Le prétexte des bris d’œuf est une pilule assez dure à avaler. Imaginez-vous recevoir dans votre boite à lettre un billet d’avion à votre nom ainsi qu’un message assez sibyllin. Que faites-vous ? Vous laissez tout en plan et foncez à l’aéroport le plus proche, bien sûr !

Jennifer a disparu

mai 12, 2016

Laurent Genefort, Walrus, 2016, 110 p., 4€ epub sans DRM


Dans un futur proche, la Terre a (enfin) été envahie par les aliens. La cohabitation se fait au jour le jour et se révèle étonnamment bien moins compliquée que certains l'avaient auguré. Cette invasion a néanmoins occasionné quelques dommages collatéraux, comme la mise au chômage forcée des écrivains de science-fiction. L'un d'eux, devenu détective privé, a pour seule clientèle des extraterrestres. Mais les missions se font rares et les bons résultats encore plus. Il voit déjà venir le jour où il devra se résoudre à donner des cours pour manger. À moins que cette nouvelle affaire ne le propulse enfin sur le devant de la scène. Car ce qu'on lui propose, ce n'est ni plus ni moins que d'enquêter sur la disparition d'un des deux ultimes représentants d'une espèce quasi-disparue.

Au lieu d'un pamphlet indigeste sur la bêtise humaine, Laurent Genefort préfère nous pondre une novella déjantée avec en toile de fond tout ce qu'il n'aime pas (le racisme, les sectes et groupuscules divers et variés, la violence, la sécurité…) et aussi tout ce qu'il aime (les différences, l'amitié, la solidarité, la liberté,…).
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