La Cité de l'orque

 Sam J. Miller, Albin Michel Imaginaire, 2019, 320 p., 13€ epub sans DRM


Premier roman adulte de Sam J. Miller qui officiait auparavant dans la littérature jeunesse, le fameux Yonug Adult. Et cela se ressent fortement à la lecture.
Les thématiques avaient pourtant tout pour me plaire, le changement climatique et la loi d'airain du libéralisme : l'exploitation de son prochain. Mais le traitement reste très superficiel, trop.

Présentation de l'éditeur :


22ème siècle.
Les bouleversements climatiques ont englouti une bonne partie des zones côtières. New York est tombé ; les États-Unis ont suivi. Au large de pays plongés dans le chaos, de nombreuses cités flottantes ont vu le jour. Régies par des actionnaires, elles abritent des millions de réfugiés.
C'est sur Qaanaaq, l'une de ces immenses plateformes surpeuplées, qu'arrive un jour, par bateau, une étrange guerrière inuit. Elle est accompagnée d'un ours polaire et suivie, en mer, par une orque. Qui est-elle ? Est-elle venue ici pour se venger ? Sauver un être qui lui serait cher ?

Mon ressenti : 


La cité de l'orque, c'est un riche, une idéaliste, un musclé et un jeune aux dents longues qui écoutent la radio sur île artificielle. Sur ce, arrive une légende, ... et une maladie. 
Après quelques lignes accrocheuses qui nous raconte la légende et nous mettent en haleine, le reste est très long à démarrer et on commence seulement à comprendre les enjeux à la moitié du livre. Et le mythe fait vite pschitt : le personnage dont tout le monde a entendu parler, que tous cherchent est juste en train de s'entrainer à la salle de sport ! Pour le mystère, on repassera.

Le défaut principal, et unique, de ce roman, c'est la jeunesse de son auteur. Il veut trop en faire, trop dire, trop démonter. Sam J. Miller à des idées à foison, une vision politique de la société, mais cela reste un brin trop naïf. J'avais l'impression qu'il avait fait une check list de tout ce qu'il devait parler dans son bouquin :
Les logements vacants : une honte alors que tant de monde vit dans des conditions insalubres;
Le réchauffement climatique, les réfugiés, les communautarisme : c'est vendeur ;
Les internés : cela montre l'oppression de la norme, de la société;
Les coursiers à vélo : ben j'aime le vélo, donc j'en parle;
Le fossé entre pauvres et riches : c'est pas bien;
Les minorités sexuelles : trop hype;
Les ninja warriors et autres yamakasi : ils ont la classe !
Les relations homme animal : qui peut ne pas s'attendrir devant un ours blanc ?

Et donc un casting qui plaira aux opprimés, il y a de la couleur, des pauvres et comme tout bon livre qui parait actuellement, des personnages genrés. Soq est celui qui m'a donné le plus de mal, il a l'identité dans l'entre deux, donc ce sera "ils". De quoi me sortir de la lecture à chaque fois, j'avais plus l'impression d'être en face d'un schizophrène. Malgré cela, c'est le personnage que je trouve le plus réussi du livre, grâce à son ambiguïté.
Les autres personnages manquent de profondeur, et chacun, à tour de rôle, aura quelques pages, avant de passer au suivant. Leur évolution frise parfois le ridicule, comme cette chef de gang qui fait sa pleureuse devant tous les tueurs de son clan parce qu'elle vient de retrouver fiston.

Pour les scènes d'actions, ce n'est pas tellement mieux, c'est rocambolesque, et lorsque je vois des personnages tailler la bavette tranquillement alors qu'ils sont en plein assaut, j'ai l'impression de regarder un mauvais nanar : Attention les méchants, si vous pouviez attendre quelques minutes avant de nous mettre sur la gueule, nous organisons une petite réunion de famille, si vous pouvez avoir l'obligeance de respecter la seule chose qui compte dans ce bas monde.
Comme l'auteur respecte le cahier des charges du thriller, nous avons aussi le droit à quelques scènes de sexe. Moi, les scènes de cul inutile, ça me bassine grave. Ici, petite nouveauté, pas de maman et papa font un câlin, mais papa et papa font un câlin. Résultat, les scènes de cul homo me font autant chier que celles des hétéros. Mais bon, on pourra toujours mettre en avant le gay friendly.

Ce qui m'a manqué, c'est un vrai traitement des sujets, une noirceur dans l'ambiance. Les événements sont bien trop souvent téléphonés, cela manque de bagout pour construire un récit un peu plus pertinent. En forçant le trait, j'avais l'impression de me retrouver chez Disney, avec des méchants grotesques qui ne sont là que pour faire triompher le Bien. Oh qu'ils sont méchants les méchants, heureusement qu'il y a les gentils. Et la famille !
Pour un livre qui tente de casser les conventions et représentations sociales, sexuelles, j'ai trouvé ce retour au source familiale très marrant.

Au final dommage, car nous avons un roman politique sur la possibilité d'un lendemain autre qui aurait pu être intéressant. Je trouve que l'auteur a juste effleurer son univers et ses thématiques. Soit l'univers vous transportera, et vous ferez preuve de largesse devant les défauts de jeunesse, soit l'univers vous semblera un brin superficiel, et vous resterait comme moi aux portes de la cité. La cité de l'orque reste à écrire.

Même si ce grand format est dépourvu d'annexes, Albin Michel Imaginaire n'oublie pas ses lecteurs en ajoutant en ligne quelques petits bonus, tels une nouvelle et une interview de l'auteur (voir plus bas). Je trouve ces petites attentions toujours très plaisantes.

Reflet du monde actuel dixit Yogo, un roman qui parle autant du présent qu'il met en garde pour le futur (Lune). Gromovar y a vu un prolongement crédible de notre monde. Une plongée dans un univers sombre et complexe nous dit FeydRautha dans une ville imaginaire inoubliable pour Nicolas Winter
Yuyine est sur la même longueur que moi : d’excellents ingrédients pas assez exploités.
TmBm conçois qu'il puisse plaire aux amateurs d'ours et à tous ceux qui ont un abonnement à Marineland !

Critique réalisée dans le cadre d'un service de presse.




Le vêlage

Pour vous appâter, l'éditeur vous offre une nouvelle ayant lieu dans le même univers. Ce texte a posé les jalons du roman, écrit quelques années plus tard.
Malgré ma déception après la lecture de La cité de l'orque, j'ai tout de même lu la nouvelle autour d'une relation père/fils. Un texte à chute dont on voit arrivé malheureusement le twist final bien trop tôt.
Cela pourrait vous plaire si vous êtes un ado qui détestez votre papa mais qui au fond de votre coeur, l'aime énormément. Ou si vous êtes un papa dont votre ado vous saoule avec ses mimics à la con, mais au fond de votre coeur, vous l'aimez énormément.
Si vous êtes un chien sans coeur, cela ne vous fera ni chaud, ni froid.

Yogo et Baroona ont trouvé le texte bouleversant, le troll a lu un très beau texte parfaitement maitrisé. Une écriture intimiste et aiguisée comme un éclat de glace selon FeydRautha. Artemus Dada apporte son - petit - bémol : un peu trop de pathos



Une interview de l'auteur est disponible sur le site d'Albin Michel Imaginaire




Quelques citations :


Une ligne droite, du Bras Un au Bras Huit. Ironie qui ne manquait jamais de faire sourire Soq : il était si facile de passer du luxe et de l’opulence à la crasse et à la surpopulation. Sinon, comment parviendraient-ils à nous sucer si facilement jusqu’à l’os ?

Tout le monde s’accorde à dire que c’est un mythe, cette autarcie. Qu’elle n’a été utilisée que pour justifier les pires atrocités. Cette antienne a déjà servi au cours de l’histoire : « Ils restent entre eux, ils se croient au-dessus des autres, ils nous détestent. » Elle a permis de désigner tel ou tel groupe d’individus, d’en faire une menace qui ne pouvait être réglée que par l’expulsion, voire l’extermination.

La vie est beaucoup plus facile à vivre lorsque vous reconnaissez que votre ignorance dépassera toujours votre savoir de quelques longueurs.

Nous n’aurions pas dû être de ce monde. Nous étions la preuve vivante que des crimes horribles avaient été commis par quelqu’un qui, habilement, avait su réveiller les passions meurtrières d’une bande d’intégristes armés jusqu’aux dents. Nous étions une abomination, leur racontait-il, une insulte à la loi divine, qui dit que l’humanité doit avoir le pas sur les animaux. Ces crétins, bien sûr, ne furent que trop heureux de gober ça, trop heureux de faire porter le chapeau à un groupe d’individus qui avaient le malheur d’être différents et qui ne voulaient qu’une chose : qu’on leur fiche la paix. Des siècles plus tôt, ç’avait été les immigrés, les Noirs. Il y avait toujours des boucs émissaires. C’était sur ces fondations que ce pays s’était construit, Je t’ai tout pris, et maintenant, je t’explique que c’est de la faute de ton voisin, car il n’a pas la même tête que toi.



Récapitulatif

39 commentaires:

  1. ça confirme bien ce que j'ai vu chez certains critiques anglo-saxons, à savoir un roman qu'on croirait écrit par un adolescent très énervé, ayant une vision très naïve du monde. Ou un livre qui se veut à destination des adultes mais qui sent encore à plein nez le passé YA de l'auteur, notamment dans la maladresse du traitement de l'intrigue, des personnages, des thématiques, etc. Bref, pas pour moi du tout (sans compter les effets de mode que tu soulignes très justement et qui me sortent par les yeux à moi aussi). Merci pour ta critique très éclairante !

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    1. Tu as parfaitement résumé mon ressenti.
      Lorsque j'ai terminé ma lecture, j'ai eu une pensée pour toi en me disant que ce n'était pas du tout pour toi.

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  2. Ouch ! Je dois le commencer d'ici peu et ça ne me motive pas des masses tout ça ^^ Cela dit je pense que c'est bien d'avoir lu ta chronique avant, au moins je sais à quoi m'attendre ;-)

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    1. Malgré les défauts pour ma part rédhibitoires, d'autres se sont laissés emportés par l'histoire. Donc à voir.

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  3. Je n'ose imaginer l'état de ce pauvre livre maintenant que tu as ainsi fait tes crocs dessus... Et dire que tu as écrit un billet gentil puisque c'était un SP. =P
    Il y a pas mal de points que tu soulèves qui me font un peu peur. Cela dit j'ai toujours envie de le lire, notamment parce que j'ai un coeur moi et que j'ai aimé la nouvelle (dont je n'avais pas vu venir la chute, ça aide certainement).

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    1. Lis le il est très bien ! Le chien critique ne fait que critiquer, on le sait bien :p

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    2. Je n'ai pas été méchant avec mon avis, juste dit ce que je pensais de ma lecture. Il y a quand même une unanimité des avis soulevant les défauts de ce roman. Après, je peux comprendre que cela reste plaisant pour certains, mais pour moi, cette ville ne m'a pas transporté.

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  4. Tu as les crocs affutés, je reconnais les faiblesses que tu cites mais je me suis laissé embarquer sur Qaanaaq

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    1. C'est tout le mystère de la lecture. Parfois ça passe, parfois non.

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  5. Je le termine tout juste et je me reconnais bien plus dans ta critique que dans celle des camarades enthousiastes.

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    1. Je me sens moins seul. J'attends donc ton avis détaillé pour que nous puissions en discuter.

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  6. "Un texte à chute dont on voit arrivé malheureusement le twist final bien trop tôt.", dis-tu.

    Certes, mais je crois que c'est volontaire.

    Cette nouvelle a été écrite pour, je pense, générer le maximum d'empathie avec le personnage principal (le père selon moi, d'après l'utilisation de la focalisation interne dont je parle sur mon blog).

    Or donc, faire en sorte que les lecteurs puissent voir venir d'assez loin la "chute", créé une forme de suspense (à la Hitchcock) : cette histoire va-t-elle bien finir ou mal finir ? Il n'y a pas de surprise, que du suspense !

    Tout tend vers cette question, dont on voit immédiatement qu'elle au centre de la nouvelle. C'est quasi un exercice de style.

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    1. J'ai une lecture beaucoup plus binaire que toi, soit le texte me transporte, soit...
      Mais ton analyse me parait pertinente, seulement, elle a fait plouf avec moi.

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    2. S'agissant de Qaanaaq, un plouf est bien de circonstance.

      [-_ô]

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    3. Pas encore, mais j'en ai le projet.

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  7. Reprocher à un bouquin les sujets qu'il aborde parce que ces derniers sont considérés comme "à la mode" (ce qui est déjà un point à discuter selon moi), est un tantinet de mauvaise foi, non ?
    De mon point de vue, les injustices sociales, le réchauffement climatique, les persécutions d'ordre sexuel et j'en passe sont loin d'être réductibles à des sujets "à la mode" qu'on utilise pour être "hype". (Seriously ?)
    Ce que je trouve "hype" et bien agaçant, en revanche, c'est cette manie qu'ont certains critiques de se mettre en scène, et font passer la haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes et ce qu'ils pensent être un humour dévastateur avant l'analyse du bouquin qu'ils ont (bien souvent mal) lu.

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    1. "De mon point de vue, les injustices sociales, le réchauffement climatique, les persécutions d'ordre sexuel et j'en passe sont loin d'être réductibles à des sujets "à la mode" qu'on utilise pour être "hype"." +1 pour moi, tu as raison : ce n'est pas parce que des sujets sont mis en relief à notre époque par la société et donc qu'on en parle beaucoup qu'il ne faut pas les mettre dans un livre ou taxer l'auteur de vouloir être "hype". Ce sont de vrais problèmes sociétaux, avec de vrais gens qui souffrent dedans. On en peut que remercier les auteurs d'en parler, au contraire. Si ça pouvait faire prendre conscience à quelques-uns de leurs privilèges, ce serait super (on peut rêver !)

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    2. @Musiques et SF : Voilà bien le drame de la démocratisation de la lecture et de l'internet. Quelques olibrius se proclament critiques alors qu'ils ne sont qu'inculture et égocentrisme. Heureusement qu'une certaine élite littéraire existe et détient la vérité sur ce que l'on doit penser d'un texte.
      Cependant, je pense que c'est leur faire beaucoup trop d'honneur que de venir commenter leur billet. Ces gens là pourraient croire qu'ils ont un soupçon d'importance alors qu'ils ne sont que stupidité et bassesse.

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    3. @Lune : je ne dis pas le contraire. Mais trop de sujets à la mode peut laisser penser à un roman à la mode. J'aurais préféré une histoire qui se concentre sur un seul sujet avec un traitement plus profond. Car au final, que reste t-il de ce roman : le climat, c'est important et vive un monde égalitaire. J'aurais préféré que l'auteur me fasse réfléchir sur comment arriver à ce lendemain meilleur. Et pour moi, il a clairement échoué.

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    4. Erreur de taille sur l'intention : je n'avais absolument pas celle de te "faire honneur", mais simplement celle de faire remarquer que, à mon sens, tu avais dit une connerie grosse comme toi.
      (Cela m'arrive aussi très régulièrement et, bizarrement, j'apprécie quand on me le signale.)
      Pardon pour la vexation mais, ton texte étant public, j'ai supposé qu'on pouvait réagir.

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  8. Bon j'avais écrit une réponse elle a disparu :( saleté de blogger de merde !

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    1. Donc je recommence. L'auteur ici ne propose pas un monde meilleur, il propose un monde possible. je ne pense pas que c'était son but de donner des solutions. Qui peut se vanter d'avoir les réponses ? En plus ça ferait probablement un roman chiant et moraliste, j'en ai lu des comme ça.
      Ici je crois que l'auteur a voulu aborder de nombreux thèmes qui lui étaient chers et il s'est perdu en route sur certains. Ou alors on lui a fait faire des coupes dans son roman et il a perdu de la substance, va savoir !
      Quoiqu'il en soit, je viens de lire L'Autre côté de Léo Henry autour de la migration forcée et du déracinement, ça va droit au sujet et c'est dur dur et très beau.
      Voilà pour moi ;-)

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    2. Disons que une ou des pistes de réflexion aurait été les bienvenus, sans passer du côté obscur moraliste. Mais après tout, cela reste un thriller jeunesse.

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    3. Je vais aller voir ce que tu dis du Léo Henry
      http://unpapillondanslalune.blogspot.com/2019/02/lautre-cote-de-leo-henry.html

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  9. Autant j'étais mitigé sur les premières chroniques mais assez optimiste (avec celle de Feyd notamment), mais du coup je suis assez refroidit. Je crois que j'attendrai une version numérique pour ne pas être trop déçu à la lecture.
    Merci pour ce retour détaillé l'ami canin. Ton flair est indispensable !

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    1. Désormais, tu as les deux sons de cloche, tu es seul juge pour savoir si cela pourrait te plaire ou non. Après il y a les médiathèques numériques, mais je ne sais pas si Albin Michel Imaginaire y est...

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  10. bon, je suis un peu déçue d ton retour.... moi aussi les trucs à la mode cela me gonfle et étant réfractaire aux romances, encore plus aux scénes de cul que je trouve généralement racoleuse, tu as fait déhgringolé mes attentes de manière vertigineuse.
    AU moins, je ne peux qu'être agréablement surprise.

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    1. Je te rassure sur un point, il n'y a pas de réel romance, ce sont des "coups rapides". Cela ne prend que quelques pages mais je n'ai pas vu d'intérêt avec l'intrigue. Je pense que tu vas trouver l'univers pas assez approfondi, mais sait on jamais.

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  11. J'ai prévu de le lire, mais du coup, j'espère pour moi que son côté YA ne ressortira pas trop quand même ....

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    1. Seul l'avenir nous le dira. Au moins tu sais un peu à quoi t'attendre, donc cela pourrait te plaire

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  12. Ton billet et celui de Lune me refroidissent un poil là.

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    1. Il y a des défauts, mais certains y trouvent leur compte. Ce n'est pas toi qui a hérité du lot Orque pour le prochain Bifrost ?

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  13. Pourquoi dès que je voudrais me dire Chienne sans coeur ça fait de suite vulgaire, je suis jalouse ^^
    Bon...c'est une chronique moins élogieuse que ce que j'avais vu passer jusqu'alors, j'avais bien envie de le tenter, c'est de toute façon pas une priorité vu que je tente de maitriser la PAL

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    1. Chienne ou chatte, j'avais déjà tenté de les utiliser, mais il est vrai que cela passe beaucoup moins bien. Il y a encore du boulot pour une certaine égalité...
      Heureux d'avoir pu pu t'aider à maitriser ta PAL

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  14. Bon j'en suis qu'au début, et je suis tellement fatiguée que j'ai du mal à lire plus de 5 pages par jour en ce moment, et c'est vrai que pour l'instant je ne vois pas où il va avec l'orcamancienne, mais je trouve le monde bien posé, intéressant, et je ne vois pas où est le mal à proposer des persos diversifiés et en phase avec les préoccupations du moment (ceci dit j'ai du mal avec Soq aussi)

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    1. Le roman a un eu de mal à démarrer, tu devrais donc attendre un peu si tu n'es pas dans la lecture en ce moment, sinon, tu risques de boire la tasse.
      Je n'ai rien contre les persos diversifiés, c'est juste qu'ici, il y a pas mal de sujets à la mode et je me pose donc la question du naturel derrière tout cela. Après, c'est peut être sincère du côté de l'auteur, mais lorsque on lit tous ces romans en ce moment qui mettent un perso genré et que l'on ne parle que de ça aux actus, le politiquement correct n'est pas très loin.
      Je suis en cours de lecture de Toxoplasma, le perso principal est homo (ou trans, je n'en suis qu'au tout début), mais l'autrice a réussi à l'intégrer de manière tellement naturel dans son univers qu'on ne verrait absolument pas l'intérêt de mettre un hétéro à la place, cela n'aurait aucun sens.

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