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Iron Sky

août 06, 2018


Timo Vuorensola, 2012, 1h30


Vous en avez marre des films à gros budget au scénario interchangeable ? Iron Sky dynamite les codes du genre pour 1h30 de plaisir régressif. 
Le mot d'ordre du film pourrait se résumer en une paraphrase : 

On ne naît pas nazi, on le devient.

Synopsis :

Depuis 70 ans, ils nous observent. Dans l’ombre de la face cachée de la lune, les Nazis se préparent à l’attaque finale. En 2018, le mal absolu renaît... cette fois-ci, la guerre contre l’envahisseur sera totale.


Mon ressenti :


Un film que j'avais zappé lors de sa sortie, et ce n'est que ma lecture du roman Le Reich de la lune qui me l'a fait découvrir.
De nos jour, une nouvelle expédition lunaire est lancée vers sa face cachée. Deux astronautes américains font leur premier pas. Une désagréable surprise va les attendre. Pas de rencontre du troisième type, mais rencontre avec la Race supérieure, le Nazi ! Cette scène donne le ton du film.
Oubliez les superproductions, ici le budget minimaliste est de mise, les astronautes sont ridicules dans leurs combinaisons mais tout cela est pleinement assumé, le réalisateur en tire parti et l'image est belle. Malgré le budget famélique, quelques effets spéciaux sont particulièrement réussis : la flotte nazi ou le vaisseau assez steampunk. Et lorsque l'on a pas de fric, on compense avec de l'humour et des idées. Et de ce côté, le pari est réussi.



Sans verser dans le loufoque ou le burlesque outrancier, on est plus dans un divertissement avec un peu de réflexion derrière. Une satire de nos sociétés, Etats-Unis en tête, avec leur mode des communicants : on ne gagne pas une élection avec un programme mais avec un scénario "poudre aux yeux". Les séquences sur le Conseil de sécurité de l'ONU sont de pures parties de plaisir. Et l'air de rien, le film compare les américains aux nazis, loin des clichés des films où les USA sont toujours les gentils. Les femmes ne font pas non plus de la figuration, elles sont les personnages importants du film sans verser dans le féminisme à tout va et en se permettant même des atours sexy.


J'ai adoré l'affiche "Black to the moon" ou cette réplique quand nos protagonistes découvrent le vaisseau nazi : "ce type doit avoir le plus petit pénis de la galaxie". Ou dans le rôle du savant fou nazi, une caricature d'un célèbre scientifique allemand. Plein de bonnes idées et de bons mots, la satire fonctionne à plein régime. Si vous êtes fan de John Scalzi, ce film a tout pour vous séduire.


Sur un scénario improbable, lorgnant vers la série B sans y succomber, le spectateur est vite happé par l'histoire. Doublé d'une critique de nos sociétés capitalistes, où l'image est reine, ou pour le dire autrement : comment vous faire croire que vous êtes l'homme supérieur, un divertissement parfait pour vos zygomatiques ET vos neurones.

Une des scénariste, la romancière Johanna Sinisalo en a tiré une novélisation : Le Reich de la lune qui garde la trame générale mais comble certaines zones d'ombre du scénario, le roman se finissant là où les évènements de Iron sky 2 débuteront. Un film à la sortie sans cesse repoussé, désormais 2019 et dont un teaser pour le 3 vient juste de paraitre.


Artemus Dada l'a vu et son avis est sans appel : Un film qui mérite donc largement le détour !


Mon avis





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