mercredi 11 mai 2016

Kali Yuga. Les Futurs mystères de Paris : tome 8

Roland C. Wagner, L'atalante, 2003, 160 p., 4€ epub sans DRM


Huitième aventure de notre détective privé Temple sacré de l'Aube radieuse.
Après une septième aventure hallucinée, Roland C. Wagner a mis son LSD de côté. Ici, pour la première fois des aventures de Tem, nous sommes dans une vraie enquête policière. Avec résolution de l'énigme en bonus !

Le pitch : Tem doit enquêter sur une fraude électorale massive. En effet, entre les deux tours, dix-mille électeurs ont décidé de s'inscrire dans une autre circonscription.
Toute allusion aux électeurs fantômes lors d'élections dans les Hauts de Seine est purement accidentelle.
Roland C. Wagner sonne la charge contre la politique politicienne, la corruption et les collisions entre politique et grandes entreprises, entre intérêt privé et public.

Le prologue autour de la résurgence du rock'n roll a tout d'une petite nouvelle. Plaisant
L'auteur s'amuse toujours à trouver des noms les plus absurdes possibles : Gorgone Maupaçant, Prolégomène Loregon, Callisthène le Stochastique, Sophyane Lépiote-Scaramouche.
Le style s'affine.
Les derniers tomes nous avaient habitués à une pluralité de point de vue au travers de différents narrateurs. Ici, l'histoire nous est contée par Tem, donnant à l'intrigue un ton plus intimiste, sentiment renforcé par l'utilisation parcimonieuse de personnages secondaires.
Attention, le texte ne fait que 160 pages, c'est donc plus une novella qu'un roman.

"L'intrigue reposait sur un canevas basique assez lâche, sans tension dramatique soutenue, simple succession assez mécanique de scènes de convention plus ou moins détournées. Quant aux personnages, c'étaient pour la plupart de pesantes caricatures banlieusardes – ce qui correspondait tout à fait au souvenir confus que j'avais conservé de ce livre."
Un auteur écrivant noir sur blanc ceci dans son roman, au-delà du clin d'oeil aux critiques littéraires, nous démontre qu'il sait prendre du recul.
Alors, ne boudons pas notre plaisir.


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