mardi 11 octobre 2016

Dead Horse Point

Daryl Gregory, Le bélial, Bifrost n.74, 2014, 29 p., 6€ (la revue) epub sans DRM  


Pour vous situer, Dead Horse Point est un parc naturel américain proche des Grands Canyons et traversé par la rivière Colorado. L’anecdote racontée dans le texte sur la signification du nom en fera frémir plus d’un(e).

Présentation de l'éditeur :


Physicienne de génie, probablement parmi les meilleures de sa génération, Julia est atteinte d'une affection particulière. Certaines personnes souffrent d'un trouble de déficit de l'attention ; le problème de Julia est tragiquement inverse. Depuis des années, son frère prend soin d'elle, mais Julia rappelle soudain son ancienne amante, Venya…



Mon ressenti : 

Dans ce cadre désertique, l’intrigue tourne autour de la maladie de Julia et de ses conséquences sur les concepts quantiques.
Difficile d’en dire plus sans tout divulguer.
Une écriture fluide, une histoire prenante, des personnages attachants et quel final !


Autant les trois romans lus de l’auteur m’avaient laissé sur ma faim, autant ce texte de quelques pages m’a ravi.
Un très bon texte. Avec en bonus une blague rigolote.

La « mode » en littérature, dans les médias est souvent aux personnages autistiques, saluons Daryl Gregory de n’avoir pas surfé sur cette vague infâme et sur cette facilité.

Au niveau du palmarès, cette nouvelle a fini troisième du célèbre Prix des lecteurs de Bifrost, millésime 2014. Le prix Hugo français !
Et la couverture aurait pu remporter le Razzie du plus mauvais photomontage.

Cette nouvelle est parue initialement dans Bifrost n.74, puis offerte gratuitement durant un mois pour fêter la parution d’Afterparty. Le délai pour obtenir gratuitement la nouvelle étant passé, il ne vous reste plus qu’à acheter le n.74 (spécial Léo Henry) de la revue Bifrost pour en profiter.

Par FF23-fr — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=23512429

Citation :

« C’est donc un calviniste qui va au Paradis », dit Kyle.
Julia soupire et commence à rire discrètement.
« Au lieu de se retrouver face à des portes nacrées, il y a un embranchement de deux routes, et deux panneaux indiquant les deux directions. L’un dit “Partisans de la prédestination”, l’autre “Partisans du libre-arbitre”. »
Julia secoue la tête et Venya se demande combien de fois son amie a entendu cette blague – et si elle l’a entendue éveillée ou comme fond sonore lorsqu’elle pensait à autre chose.
« Le gars a toujours cru en la prédestination, donc il prend cette route-là et arrive à la fin face à une muraille et une grande porte avec écrit “Prédestination” en gros. Il toque, un ange lui ouvre et demande : “Qu’est-ce qui t’amène ici, mortel ?” Le type de répondre : “Ben, y avait deux panneaux alors j’ai choisi celui qui disait prédestination.” L’ange réplique : “Tu as choisi ? Tu ne peux pas entrer, mon pote.” Et il claque la porte. Le cœur brisé, le gars finit par retourner à l’embranchement et emprunte l’autre route, jusqu’à arriver à une autre muraille et une autre grande porte qui dit “Libre-arbitre”. Il y frappe, un autre ange lui ouvre et lui demande : “Pourquoi viens-tu ici, mortel ?” Et le type répond : “J’avais pas le choix !”

3 commentaires:

  1. Je n'ai pas trop accroché à cette nouvelle. Pourtant j'avais adoré Stony Mayhall

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  2. J'ai lu trois romans de l'auteur sans accrocher, et j'ai adoré cette nouvelle. Peut-être car elle est moins gregoryenne ?

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    1. Je n'en sais rien, j'ai lu également seconde personne du singulier sans accrocher. J'ai commencé Afterparty et je ne suis pas rentrée dans le roman pour l'instant.
      Sais pas.

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