Gnomon - tome 1

Nick Harkaway, Albin Michel Imaginaire, 2021, 480p., 13 € epub sans DRM

 

Les dents de la mer a eu la peau du clebs !

 

Présentation de l'éditeur :


Grande-Bretagne. Futur proche.
La monarchie constitutionnelle parlementaire qu’on croyait éternelle a laissé place au Système, un mode de démocratie directe où le citoyen est fortement incité à participer et voter. La population est surveillée en permanence par le Témoin : la somme de toutes les caméras de surveillance et de tout le suivi numérique que permettent les smartphones et autres objets connectés.
Alors qu’elle est soumise à une lecture mentale, la dissidente Diana Hunter décède. Mielikki Neith, une inspectrice de Témoin, fidèle au Système, est chargée de l’enquête. Alors qu’elle devrait être en mesure d’explorer la mémoire de Hunter, Mielikki se retrouve confrontée à trois mémoires différentes : celle d’un financier grec attaqué par un requin, celle d’une alchimiste et celle d’un vieux peintre éthiopien.
Pour Neith, un incroyable voyage au cœur de la pensée humaine commence. Aussi surprenant que dangereux.

Mon ressenti :

Gnomon m'a rendu grognon, je me suis senti comme un Cro-Magnon, con comme un trognon.
Je n'en ai pas eu pour mon pognon, Gnomon ne fera pas parti de mon Panthéon.
Voici cependant quelques précautions, avant de tenter Gnomon, ma solution, pour éviter de te crêper le chignon, si tu ne veux pas risquer l'abandon comme horizon. 

Lors de son interrogatoire, Diane Hunter décède. Une inspectrice enquête...
Voilà un pitch très simple, mais nous sommes ici dans le futur, les interrogatoires sont différents de ce qui se fait aujourd'hui : plus de mensonges, on lit directement dans le cerveau du présumé coupable. La coupable étant morte, un seul moyen d’accéder à ses souvenirs, les implanter dans la tête de l'inspectrice.

Un monde futuriste intriguant, une démocratie directe très intrusive, aucun secret, tout est vu, tout est su. Un premier chapitre qui nous fait découvrir les bases de cet univers orwellien. Peu à peu cependant, mon attirance pour ce monde devient moins forte. L'auteur, par le biais de dialogue entre deux personnages tombe dans la dissertation un peu hermétique, un peu vaine à mon sens. Puis viennent les différents points de vue dont on ne comprend pas la raison d'être, l'impression de changer d'univers et de lire un autre roman. On passe ainsi de l'enquête aux aventures d'un trader grec et cela se complique de plus en plus. Le thriller devient plus théorique, avec de longs passages fastidieux sans savoir où tout cela va nous emmener. Mon intérêt s'émiette, reprendre le cours de ma lecture devient plus difficile, quelques lignes sont sautées, puis lecture en diagonale. Et enfin, l'abandon, pur et simple. En 5 jours, je n'en ai lu que le tiers du premier tome, je ne vois pas de raison à poursuivre cette torture mentale..

Je ne doute pas de l'intelligence de l'ensemble, mais ce n'est clairement pas un roman pour moi, c'est trop abscons.
Si pour toi Anatem, ou Terra incognita furent un plaisir, Gnomon devrait te plaire. Si comme moi tu les a abandonné, laisse Gnomon sur l'étagère de ton libraire.

Le tome 2 sortira le 03 mars.
Nick Harkaway est le fils du romancier John le Carré, c'est ici sa deuxième publication traduite en France, après Gonzo Lubitsch ou l'Incroyable Odyssée publié en 2010 chez Robert Laffont.

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Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse

12 commentaires:

  1. "Si comme moi tu les a abandonné, laisse Gnomon sur l'étagère de ton libraire." : je crois qu'on commence à voir un schéma sur un type de lecture qui ne te convient pas. ^^ Faudra que j'en tente une au moins un jour, mais pas celle-là en priorité je pense.

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  2. Tu as arrêté la lecture un poil trop tôt... Dommage !

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  3. Pour ma part, malgré un acharnement assez vain je n'ai pas pu terminer « Terra incognita », mais j'ai lu avec beaucoup de plaisir ce premier tome de « Gnomon ».
    Si la structure du roman déroute au début, le dispositif est, je trouve, rapidement compréhensible.
    Reste un ou deux points un peu obscurs, mais il s'agit de la première partie d'un roman.
    Lu d'une traite, il ne doit pas faire le même effet.

    Mais comme on dit, chacun voit midi à 14 heures.

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    1. Parfaitement.
      Je ne doute pas de la qualité du texte, c'est juste que ce n'est pas un texte pour moi.

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  4. Je te suis, je laisse ça sur l'étagère de la librairie. Pas pour moi. Merci pour cet avis!

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  5. J'avais été tenté par d'autres avis, voilà que tu refroidis mes ardeurs...

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  6. Bravo pour les rimes et "les dents de la mer a eu la peau du clebs !"... 😁

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