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Bifrost n.87. Dossier Jean Ray : Peur sur la ville

juillet 24, 2017

Bifrost, Le Bélial, 2017, 195 p., 6€ epub sans DRM

Trois nouvelles ouvrent le numéro

La fin de la fin de tout, de Dave Bailey : Exercice terne et vain sur la vacuité de l'art et de l'homme en temps de fin du monde. Tout ce que la littérature généraliste a fait depuis des siècles lorsqu'elle se regarde le fion pour voir ce qu'il en sort. Excuser ma vulgarité, mais ce texte représente la raison principale du pourquoi je me suis tourné vers les mauvais genres. Du sexe, de l'alcool, de la drogue, des bourgeois et un peu de sang pour le choc des mots. Même le titre est affreux. Sur une thématique proche, lisez plutôt la nouvelle de Christopher Priest, La Tête et la main dans le recueil hautement recommandable L'été de l'infini ou revisionnez le film La Grande Bouffe de Marco Ferreri, cela vous évitera les lieux communs :
Il prit Loïs par la main, l’attira à lui et l’étreignit. « C’est beau ici, hein  ? » dit-il, comme si, par la force du langage, il pouvait racheter le monde déchu. Mais Ben avait perdu foi en la poésie depuis longtemps. Les mots manquaient de solidité  ; ils ne constituaient que de fragiles barrages contre la nuit. La ruine les consumerait.

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