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La fin du monde est plus compliquée que prévu

novembre 08, 2018

Franck Thomas, Aux forges de Vulcain, 2018, 432 p., 18€ papier


La littérature blanche est tout de même plus en avance que nombre de romans SF dans la survenue du Rien : après Trois fois la fin du monde, voici que cette dernière est plus compliquée que prévue. Mais originalité ne rime pas forcément dire qualité.


Présentation de l'éditeur :


A la mort de Kim Jong-un, le monde entier espère que la perspective d'une guerre totale s éloigne. Hélas, lors d'une conférence de presse, son fils de treize ans annonce qu'il a fait placer des bombes nucléaires dans toutes les grandes capitales, et l'Occident n'a que quelques jours pour se repentir. D'abord dubitatifs, la population et les dirigeants commencent à prendre peur. L'occasion pour un fan de petits trains électriques, une lieutenante de gendarmerie portée sur la boisson et un fonctionnaire de l'ONU un peu trop pépère d'être emportés dans une farce surréaliste.

Mon ressenti :

Un traducteur misanthrope, fan de trains électriques, une lieutenante nymphomane et alcoolique, trois cailleras que personne ne respecte, une agent immobilière à la ramasse, une conseillère Pôle emploi à la langue bien pendue, des bretons nationalistes et un dictateur farceur. Voici quelques uns des protagonistes de ce roman barré.
L'histoire débute sur les chapeaux de roues, tout en ironie et en second degré et au bout de quelques pages, et en regardant celles qui me restaient à lire, je me suis vite interrogé sur la faisabilité de l'ensemble. Sur une centaine de pages, une pochade satirique peut me plaire, sur 400 pages, cela devient vite laborieux et répétitif. C'est le seul reproche, mais de taille, que je ferais à ce premier roman.

Religion, nationalisme, armée, instances internationales, individualisme, société qui marche sur la tête, tous les éléments étaient présents pour me faire passer un moment agréable, d'autant qu'une légère touche anar baigne l'ensemble. La fin grand-guignolesque est très réussie. Mais que le périple fut long pour moi. J'ai fini le livre en diagonale, afin de savoir où tout cela aller m’amener, mais j'ai failli lâcher prise de nombreuse fois.
A vous de voir si vous aimez l'humour sur la longueur...

Pas de version numérique (la raison ici), un site web qui ne mentionne pas les dernières nouveautés (la raison dans les commentaires). Autant je peux comprendre l'abandon des epubs, un site web est tout de même la vitrine de l'éditeur au 21ème siècle. Dommage car le catalogue contient de nombreux romans à la lisière de la blanche et de l'imaginaire toujours originaux.

Critique réalisée dans le cadre d'une opération Masse critique Babelio.
Fourni par Blogger.