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La Guerre des mondes (film, 2005)

décembre 13, 2018
 

Film de Steven Spielberg, 2005, 1h55



La Guerre des mondes de Spielberg, LE film où Tom Cruise PLEURE, et pas parce qu'il s'est mis le doigt dans l'œil !


Synopsis :


Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n'entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l'époux de cette dernière lui ont confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie...

Mon ressenti :


Après avoir lu le roman de Wells, sa suite baxtérienne, visionné sa première adaptation religieuse, il est temps de s'attarder sur la vison de Spielberg de ce classique.

On commence fort dans l'iconoclasme, Tom Cruise joue le rôle d'un syndiqué (!!!) et ne veux pas faire d'heures sup'. WTF. J'espère qu'au moins qu'il sauvera le monde de l'envahisseur martien durant ses heures de boulot ! Divorcé, fan de grosses cylindrées, il a la garde de ses deux enfants pour le week end, mais il n'est pas taillé dans le bloc du père idéal, alors, entre son logement atelier mécanique et bordélique à souhait, s'occuper d'un ado revanchard et mutique, ainsi que d'une fillette précoce mais peureuse...
Heureusement, un orage venu d'une autre planète va re-souder cette jolie famille décomposée. Tom Cruise regagnera t-il le coeur de son ex, fera t-il une accolade virile à son ado et offrira t-il une jolie poupée à sa fille ?



Sur ce point, Spielberg évite bien des poncifs, des passages obligés du blockbuster. Ici pas de héros fort, sûr de lui et qui sait tout faire, juste un homme perdu par les évènements et qui tentent de faire survivre sa famille dans ce chaos. L'image paternel en prends même pour son grade, car ce que notre anti-héros recherche, c'est de se défausser de sa progéniture sur son ex.
Bien que nous ayons notre lot de scènes grandiloquentes, Spielberg évite la destruction des grands monuments, quitte la ville pour la province. Les scènes d'action sont filmées à hauteur d'homme, nos protagonistes sont perdus, ne savent pas réellement ce qui leur arrivent.

Le fil du roman original est assez respecté, pas tant dans la lettre, mais dans l'esprit. Les scènes principales y sont, comme les scènes de la foule hagarde et violente, la fuite via le fleuve ou le huis clos dans la maison. Je regretterai juste ce passage, cassant le rythme cauchemardesque pour aborder la folie. En outre, difficile de croire que nos fameux martiens fassent l'impasse sur cette chair fraiche disponible au vue de leurs technologies avancées.



On notera pour la scène finale, l'apparition dans le rôle des grands parents de Gene Barry et Ann Robinson, les deux acteurs qui incarnaient les personnages principaux de la première adaptation. Spielberg renvoie régulièrement sur ce film, notamment à travers l'apparence de la tête chercheuse du tripode.

Quelques images restent une fois le générique de fin, comme ce train en flamme roulant vers une destination inconnue, ou cette foule oubliant son humanité pour protéger sa peau.
Un Spielberg qui évite le pathos, la mièvrerie dont il nous a parfois, souvent, habitué.



Cependant, il m'a manqué un je ne sais quoi pour m'emballer. Déjà, je n'aime pas trop Monsieur impossible, son fils et sa fille sont des têtes à claques, je n'ai pas réussi à me mettre à la place des personnages. Et puis il m'a manqué quelques éléments pour m’immerger dans le récit : pourquoi, comment les tripodes sont arrivés sur terre ? Et aussi cette suite sans fin d'événements catastrophiques qui s'enchainent sans apporter plus de profondeur à l'ensemble. J'ai trouvé aussi la fin un peu trop vite amenée.
Bref, cela se regarde et s'oublie tout aussi vite.


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