George Orwell, Gallimard, 1945, 128p., 7€
Tu en a gros ?
Marre de te faire exploiter ?
Et bien, deviens exploiteur !
Présentation de l'édition Gallimard jeunesse :
Dans la ferme du Manoir, les animaux s’assemblent autour
d’un vieux verrat agonisant, Sage l’Ancien, qui les exhorte à la
rébellion contre l’homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le
propriétaire, et s’emparent de la ferme. Désormais, ils sont les
maîtres, et tous égaux...
Mon ressenti :
La révolution, c'est
cool : un petit bain de sang, des têtes qui changent et enfin les
lendemains qui chantent. Mais qui chantent pour qui ? Là est la
question. Car l'égalité c'est cool, mais c'est mieux sur les frontons des institutions.
1984, Hommage à la Catalogne, c'est peu dire que Georges Orwell n'aimait pas le pouvoir, d'où qu'il vienne.
Un petit roman, une fable animalière en beaucoup plus virulent que nos fables de La Fontaine.
On ne revient pas sur l’allégorie critique du communisme, ce texte est aussi beaucoup plus universel, contre toutes les totalitarismes, oppressions. Et aurait encore à apprendre à de jeunes auteurs qui critiquent le pouvoir dans leur livre. Un roman toujours d'actualité, la rhétorique change, mais les mêmes mécanismes se mettent en place.
La force de ce texte est qu'il est court, pas de longues digressions théoriques, juste une histoire qui se suffit en elle même. La fin s'autorise même le luxe d'un non happy end, en osant un parallèle avec le meilleur système politique !
Un petit roman, une fable animalière en beaucoup plus virulent que nos fables de La Fontaine.
On ne revient pas sur l’allégorie critique du communisme, ce texte est aussi beaucoup plus universel, contre toutes les totalitarismes, oppressions. Et aurait encore à apprendre à de jeunes auteurs qui critiquent le pouvoir dans leur livre. Un roman toujours d'actualité, la rhétorique change, mais les mêmes mécanismes se mettent en place.
La force de ce texte est qu'il est court, pas de longues digressions théoriques, juste une histoire qui se suffit en elle même. La fin s'autorise même le luxe d'un non happy end, en osant un parallèle avec le meilleur système politique !
Bref, si tu en a gros, si ton chef te fait vivre un enfer, lis ces quelques pages, tu apprendras comment on te l'a mis à l'envers. Et te fera réfléchir sur comment mettre fin à tout cela. Et à fomenter ta révolution ?
C'est un classique de la littérature, et même pas une édition électronique légal. Mais George Orwell rentre dans le domaine public l'année prochaine...
La ferme des animaux a reçu en 1996 le prix Retro Hugo
Un film en a été tiré en 1954, approuvé par la CIA !!!
SF émoi est du même avis : remarquable
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| Récapitulatif |
"La Ferme des animaux" de George Orwell (une fiction politique)
https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-ferme-des-animaux-de-george-orwell-une-fiction-politique-0Fictions du 22 juin 2019
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Partie 2 : https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-ferme-des-animaux-de-george-orwell-une-fiction-politique
Fictions du 29 juin 2019
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A la Ferme du Manoir, Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme, réunit tous les animaux. Avant de mourir, il souhaite leur faire part de ses réflexions sur leur condition misérable et évoque un rêve qu’il a fait la nuit précédente : la terre était délivrée de l’homme. Lui est revenue en mémoire une chanson qu’il entonne devant eux, Bêtes d’Angleterre, animaux de tous les pays les encourageant au soulèvement.
Sage l’Ancien, meurt, mais le soulèvement aura lieu quelque temps plus tard. Les animaux chassent le fermier et les ouvriers de la ferme et prennent le pouvoir. Les cochons dirigent le nouveau régime. Les chefs, Boule de neige et Napoléon, écrivent sur un mur les sept grands principes de l’Animalisme
33 programmes
Quelques citations :
Benjamin était le plus vieil animal de la ferme et le plus acariâtre. Peu expansif, quand il s’exprimait c’était en général par boutades cyniques. Il déclarait, par exemple, que Dieu lui avait bien donné une queue pour chasser les mouches, mais qu’il aurait beaucoup préféré n’avoir ni queue ni mouches.
Seul Benjamin ne s’enrôla sous aucune bannière. Il se refusait à croire à l’abondance de nourriture comme à l’extension des loisirs. Moulin à vent ou pas, disait-il, la vie continuera pareil, mal, par conséquent.


