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La ferme des animaux

octobre 24, 2019

George Orwell, Gallimard, 1945, 128p., 7€



Tu en a gros ?
Marre de te faire exploiter ?
Et bien, deviens exploiteur !


Présentation de l'édition Gallimard jeunesse :



Un film en a été tiré en 1954, approuvé par la CIA !!!

SF émoi est du même avis : remarquable

Récapitulatif
Et la version audio:

"La Ferme des animaux" de George Orwell (une fiction politique)

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-ferme-des-animaux-de-george-orwell-une-fiction-politique-0
Fictions du 22 juin 2019
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Partie 2 : https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-ferme-des-animaux-de-george-orwell-une-fiction-politique
Fictions du 29 juin 2019
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A la Ferme du Manoir, Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme, réunit tous les animaux. Avant de mourir, il souhaite leur faire part de ses réflexions sur leur condition misérable et évoque un rêve qu’il a fait la nuit précédente : la terre était délivrée de l’homme. Lui est revenue en mémoire une chanson qu’il entonne devant eux, Bêtes d’Angleterre, animaux de tous les pays les encourageant au soulèvement.
Sage l’Ancien, meurt, mais le soulèvement aura lieu quelque temps plus tard. Les animaux chassent le fermier et les ouvriers de la ferme et prennent le pouvoir. Les cochons dirigent le nouveau régime. Les chefs, Boule de neige et Napoléon, écrivent sur un mur les sept grands principes de l’Animalisme
33 programmes


Quelques citations :






Benjamin était le plus vieil animal de la ferme et le plus acariâtre. Peu expansif, quand il s’exprimait c’était en général par boutades cyniques. Il déclarait, par exemple, que Dieu lui avait bien donné une queue pour chasser les mouches, mais qu’il aurait beaucoup préféré n’avoir ni queue ni mouches.

Seul Benjamin ne s’enrôla sous aucune bannière. Il se refusait à croire à l’abondance de nourriture comme à l’extension des loisirs. Moulin à vent ou pas, disait-il, la vie continuera pareil, mal, par conséquent. 

1984

juin 04, 2018

George Orwell, Folio, 2013 (parution originale 1949), 416 p., 8€ epub avec DRM


Certains termes de la SF sont aujourd'hui des lieux communs. Il y a le nombre 42, mais aussi Big Brother, la novlangue, la Police de la Pensée et la Salle 101. Pour comprendre la signification de ces quatre derniers, 1984 est tout indiqué.

Présentation de l'éditeur :


Dans un monde futuriste et totalitaire où Big Brother répète que la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, et l'ignorance, la force, Winston Smith, employé au ministère de la Vérité, falsifie l'histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments de l'humain ont été éliminés, il cherche l'amour et la liberté.



Mon ressenti :


Les dystopies sont à la mode, qu'apporte 1984 face aux Hunger Game, Divergente et autres Labyrinthe ?

Et bien déjà, 1984 n'est pas une dystopie, mais une utopie. Une douce utopie où quelques dirigeants clairvoyants ont permis à une société fraternelle d'exister.
Fini à chaque réforme structurelle son lot de critiques, de manifestations. Ici, chaque citoyen est ravi des décisions prises, car elles vont dans le sens de l'histoire et du progrès. Les gouvernants et les gouvernés sur la même longueur d'onde, pas de prise d'otages des usagers par quelques syndicalistes mécontents.
Les ennemis du peuple sont clairement identifiés, et l'Etat organise chaque semaine un happy few permettant aux citoyens de leur balancer leur haine. Vindicte récompensée une fois l'an par une semaine de festivité ou chacun peut s'abandonner à ses pires instincts envers le bouc émissaire du moment. Car oui, nous sommes dans le monde réel, les ennemis d'aujourd'hui sont les alliés de demain, le changement est possible, la société progressiste.
Un monde idéal cependant entaché par quelques illuminés subversifs dénonçant un pseudo totalitarisme. Mais que ces déviants réfléchissent un peu, si surveillance il y a, c'est bien à cause d'eux. Pour éviter ce genre de débats creux, l'Etat a du prendre quelques mesures et surveiller chaque membre du Parti afin de détecter dès les premiers troubles et d'éviter qu'ils ne brouillent le bonheur des autres. L'Etat a aussi eu la brillante idée de réviser l'Histoire, afin qu'elle corresponde à la réalité du moment et qu'elle ne donne pas prise à ces exaltés. Une psychiatrie moderne et créative est présente pour ramener à la raison ces individus qui une fois guérie peuvent profiter pleinement de cette utopie de ce monde enchanteur.

1984 prouve que l'utopie dans les romans est possible. L'action est présente, les scélérats révolutionnaires vont ils renverser le pouvoir ? Big Brother saura t-il déjouer le complot ? Bref, lisez le et reprenez confiance en l'avenir. Oui, un autre monde est possible.
Le parfait guide du dictateur éclairé, à mettre sur sa table de chevet en compagnie de Fahrenheit 451 pour parfaire l'abrutissement des masses bêlantes et de Soleil Vert pour prendre à bras le corps le problème du vieillissement...
Réjouissant !

Une nouvelle traduction aux choix parfois étonnant vient de paraitre, plus d'infos sur le site de France Culture ou sur le fil dédié du forum Le Bélial

Quelques citations :


Novlangue, double-pensée, mutabilité du passé. Winston avait l'impression d'errer dans les forêts des profondeurs sous-marines, perdu dans un monde monstrueux dont il était lui-même le monstre. Il était seul. Le passé était mort, le futur inimaginable. Quelle certitude avait-il qu'une seule des créatures humaines actuellement vivantes pensait comme lui ?

Maintenant qu'il s'était reconnu comme mort, il devenait important de rester vivant aussi longtemps que possible.

Que peut-on, pensa Winston, contre le fou qui est plus intelligent que vous, qui écoute volontiers vos arguments, puis persiste simplement dans sa folie ?


Fourni par Blogger.