Confessions d’une séancière

 

Ketty Steward, Mü éditons, 2018, 192 p., 5€ epub sans DRM

 

Moi aussi lecteur, je me confesse : ce livre m'a ensorcelé. Et j'en redemande.

Présentation de l'éditeur :

À la faveur d'une nuit étoilée, la Séancière t'ouvre les portes de son île. Tu devras emprunter une langue de sable interminable à travers l'océan et braver bien des dangers. Tu entends déjà Manman Dlo t'appeler par ton prénom. Sa voix t'attrape le coeur et ne le lâche plus. Papa Dlo marche à ta rencontre au-dessus des flots, te désignant du bout de sa canne la crique où tu trouveras tout ce que tu cherches et, peut-être aussi, ce que tu fuis.

 

Mon ressenti :

Avant toute chose, c'est quoi une séancière ? 

Chamane du rite quimbois, religion proche du vaudou.
source : wiktionary

Nous voilà donc en pays créole avec les confessions d'une séancière, une personne qui doit bien connaitre les us et coutumes des Antilles et avoir plein de témoignages de la vie dans les Antilles. 

Ce que j'ai beaucoup apprécié ici, c'est la manière de traiter le sujet sans exotisme. Nous sommes aux Antilles, c'est tout. Nous ne sommes pas dans les pas d'un métropolitain découvrant un pays étranger. Nous sommes les Antilles. Donc si tu aimes voyager grâce au Club Med, tu risques de découvrir un pays, une culture autre. 

Confessions d’une séancière est un recueil de courtes nouvelles, entrecoupées de poèmes. Nous sommes face à des tranches de vie, de culture et surtout de sorcellerie. Pas celle des films d'horreur ou fantastique, celle que l'on ne sait pas si cela vient de nous, de la malchance ou d'un sort. Du fantastique réaliste avec ce qu'il faut de mystères, Tout n'est pas dit, les histoires peuvent avoir plusieurs significations, ce sont des contes ou des récits pour prendre garde.
Ketty Steward nous offre aussi des confessions actuelles, la place de la femme dans la société, la place de l'autre, de l'étranger, des croyances... Pas de Il était une fois.

J'ai commencé ce livre, je suis parti à quelques milliers de kilomètres, j'ai réellement voyagé, une escapade littéraire et poétique, cruelle parfois, avec quelques pointes de légèreté.
Cinq euros, c'est donné !


Un mélange de prose et de poésie réussi qui en fait une lecture des plus accaparante selon Maman. Ketty Steward nous parle de quelque chose d’universel complète Anouchka

8 commentaires:

  1. "Du fantastique réaliste avec ce qu'il faut de mystères, Tout n'est pas dit, les histoires peuvent avoir plusieurs significations, ce sont des contes ou des récits pour prendre garde." : je t'ai déjà parlé du Dragon Griaule ? 🐲

    Tu donnes fortement envie.

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    1. Laisse toi convaincre, je t'avais écouté pour Griaule.

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  2. C'est celui que j'avais prévu de lire avant L'évangile selon Myriam.

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