Les rencontres oniriques d'Elric Marvie


Eric Marie, autoédition, 2024, 187 p., 5€ epub sans DRM


Un voyage onirique réussi… à condition d’avoir grandi sans Google et avec une télé cathodique. 

Le pitch de l'éditeur : 

Je tiens à vous mettre en garde, tous les faits énoncés qui vont suivre sont rigoureusement exacts. Par-ci, par-là, quelques enjolivures ont trouvé une accointance avec les mots, mais rien qui ne saurait dénaturer la vérité. Si le cœur vous en dit, par vos propres recherches, vous pourrez marcher sur les traces d’un voyageur peu ordinaire qu’un heureux hasard m’a permis de connaître, d’apprécier, j’ai nommé : Élric Marvie.
Son moyen de transport : Les Rêves.


Mon ressenti : 

Elric Marvie fait du rêve lucide comme d’autres font leurs courses. Il se retrouve dans les contrées oniriques, il cavale, croise des tronches connues et nous raconte tout ça, à la frontière du songe, de la mémoire et de l’hommage artistique.

Mais à force de lire les différentes nouvelles, une question s’impose : quel âge à l’auteur du livre ? Centenaire je pense car au vue des célébrités du recueil : Philippe Noiret, Alain Bashung, le mime Marceau, Sophie Daumier, Queen, Raimu, Romy Schneider ; bref, on navigue clairement du côté des références d’avant les années 80. Un choix assumé, sans doute, mais qui risque de laisser une partie du lectorat plus jeune un peu sur le bas-côté. Et même moi, qui ne suis pas exactement de première fraîcheur, certaines figures m’étaient inconnues, ce qui m’a parfois empêché d’en saisir toute la saveur. 

La mécanique est efficace mais répétitive : Elric s’éveille sans trop savoir où ni quand il se trouve, puis quelques indices disséminés permettent d’identifier peu à peu une époque, une scène de film ou une personnalité culte. C’est bien mené, l’humour affleure avec légèreté et la plume est agréable, mais la succession des rêves finit par donner une impression de déjà-lu. Et j’avoue que j’ai senti mes paupières lourdes à force de me dire « encore un rêve années 70… encore une star d’avant l’Internet ».

Par contre le chapitre 10, là…. La rencontre avec William Sheller (oui, lui aussi il est vintage) se démarque toutefois nettement. Il quitte le registre de l’hommage nostalgique pour proposer une scène plus inattendue : une attaque aussi absurde que réjouissante de drones vivants, qui apporte un peu de fraicheur au recueil.

Ayant dit déjà assez de mal, je ne parlerai pas de la couverture du recueil !

D'autres avis, positifs, sur le site du Galion des étoiles


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