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Six Lunes Noires dans une Nuit Blanche

août 30, 2021

 

Dumè Antoni,  Rivière blanche, 2021, 232 p., 20€ papier


Un peu de noirceur dans ce monde de brutes ne peut faire de mal.




Présentation de l'éditeur :

De format et d’inspiration variés, les six nouvelles et novellas rassemblées dans ce recueil oscillent entre la Science-Fiction horrifique, l’Anticipation dystopique, l’uchronie fortement imprégnée de paradoxes temporels et la franche épouvante. Si la tonalité d’ensemble s’avère donc assez sombre – voire très sombre –, les récits présentés n’en témoignent pas moins d’une réjouissante diversité. Car Dumè Antoni n’aime guère se laisser enfermer dans des cases. Au contraire, il prend un malin plaisir à brouiller les pistes et bousculer les codes pour mieux aller là où on ne l’attend pas.

 

Mon ressenti :

Suite à ma découverte de l'auteur avec son roman Lune de Métal, je continue la découverte de ses textes avec ce recueil diversifié dans les genres et les thématiques. Le titre nous promet une nuit blanche à la lecture de ces 6 sombres nouvelles, mais peu sont les histoires qui me tiennent éveiller pour lire toujours une page supplémentaire.
Promesse ici à moitié remplie pour ma part, mais même dans les nouvelles que j'ai le moins apprécié, il y a du bon. Et puis j'ai appris trois nouveaux mots : saupe, lamnidé et surtout le magnifique épiploon !

Petit aperçu rapide de ce que vous trouverez dans ce livre :


Programme Schrödinger

Un homme, père de famille, pour qui tout semble glisser sur lui, sa femme, ses gosses, son travail...
Jusqu'au jour où une proposition, une opportunité ?, lui est faite.
Quantique, Schrödinger, univers parallèle et tout le toutim, l'une des thématiques les plus connue en SF, alors à quoi s'attendre à part quelques bâillements vu que tout semble avoir été dit ?
J'ai été plutôt agréablement surpris., l'auteur arrive à créer des personnages crédibles et humains. Leurs vies et drames rendent le récit intimiste et parfois émouvant. Une très belle réussite sur le fameux "Et si" qui tient jusqu'au final.

on ne peut pas dire que CH n’aime pas sa femme et ses enfants. Ou encore le confort de sa maison et son jardinet couvert de fleurs parfumées. Et bien sûr sa bagnole qui lui a coûté un bras rien que pour frimer. Il ne pourrait vivre sans sa famille et le sait. Mais on ne peut pas vivre non plus sans air ou sans eau ; ça ne veut pas dire pour autant qu’on aime l’air ou l’eau. Ni qu’on n’aime pas l’air ou qu’on n’aime pas l’eau.


SOS

Un vaisseau est dérouté suite à un appel à l'aide. Problème, le message provient d'un des membres du vaisseau.
Un peu brouillon, des personnages qui ressemblent à des coquilles vides et le mystère qui devait rendre l'atmosphère lourde claquent comme un pétard mouillé.


13/11/2015

Suite à une rupture, un jeune homme tente d'oublier en sortant avec des amis, mais un attentat va faire basculer son monde .
Un texte sur un monde parallèle, avec une histoire alternative que j'ai trouvé un peu brouillonne. Je n'ai pas réussi à comprendre ce que voulait signifier l'auteur. Ce qui est dommage, c'est que son monde autre est terriblement séduisant avec sa vie non basée sur le temps mais la température. C'est cette partie la plus intrigante qui n'est malheureusement pas assez développée.


Même les monstres ont une mère

Très beau titre pour une histoire sombre et actuelle. Une femme quitte son amant pour tenter de comprendre ce qui ne va pas dans cette relation. Une nouvelle aux connotations fantastiques. L'auteur montre bien les conséquences d'un traumatisme, dommage que l'on devine un peu trop rapidement le fin mot de l'histoire qui amoindrit la chute. Mais cela n'est qu'un petit bémol pour cette aventure dans la psyché.


Quand le jour se lève à l'ouest

Chaque matin, tu attends son lever. Mais si ce lever était le dernier ? Si le soleil était devenu une géante rouge qui s'élève pour annoncer la fin du monde ? Certains ont eu la chance de partir dans une arche, mais d'autres, la majorité, attendent le clap de fin avec sa cohorte de vilenie.
On suit les pas d'un couple dont la femme est partie rejoindre une hypothétique rumeur.
Un texte qui m'a un peu fait penser à Thomas Geha et son Alone. Un joli texte malgré quelques incohérences, un fil non parcouru (ce texte étant un prequel à un autre, peut être que...) une page finale qui n'était nullement nécessaire à mon sens, faisant perdre le charme de l'ensemble pour un final plus conventionnel
Mais bon, j'ai passé un très bon moment de lecture, dans les pas de cet homme jouant son va tout.


Du sang, des larmes et un cerveau

Cellule souche, chimère. Que pense un cerveau ?
Un texte sur la thématique du Science sans conscience.
L'auteur parvient à nous mettre à la place de ce cerveau destiné à un donneur et nous offre une revisite de la belle et la bête version SF.


Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse

Lune de métal

juin 21, 2021

 

Dumè Antoni, Éditions Ex Æquon, 2021, 220 p., 4€ epub avec DRM

 

Peut-on dire du mal d'un auteur corse sans se mettre à dos la mafia locale ?
Petit exercice d'équilibriste.

 

Présentation de l'éditeur :

Chris, une fillette de huit ans, est enlevée au domicile de ses parents, une nuit durant son sommeil. Elle n’est pas seule dans ce cas : d’autres enfants disparaissent de façon étrange, au point que le phénomène est qualifié de viral.

 

Mon ressenti :

Il faut toujours écouter ses parents. Lorsqu'ils te disent de faire attention sur les réseaux sociaux, de ne pas passer ta vie sur les jeux vidéo, il faut absolument les écouter. Car sinon, le virtuel pourrait parasiter le réel.
Voilà un thriller fantastique cyberpunk qui nous entraîne dans les pas d'une fillette qui disparaît subitement et de son grand frère qui va le retrouver dans un de ses jeux vidéos. Fillette, ado, je sens que tu commences à tiquer, ne serait ce pas du Young Adult ? J'ai eu la même peur et cela est très bien passé. C'est un livre qui peut autant se lire par les deux publics.

On entre rapidement dans l'histoire même si la plume de l'auteur est parfois dans le travers du trop expliqué. Je lis très peu de fantastique, et j'ai eu un peu de mal, moi lecteur de SF, à ne pas voir le récit sous forme rationnel au début et de tiquer légèrement, mais une fois que mon cerveau a bien voulu me laisser tranquille, j'ai pris plaisir à lire ce roman fantastique qui comporte quelques doses de SF, les amateurs de Snowpiercer devraient apprécier les clins d'oeil. Le pourquoi la fille s'est fait capturer dans le virtuel a su éveiller ma curiosité tout du long.

Au niveau des défauts, les personnages sont assez simples, une personnalité plus étoffée ne m'aurait pas déplu. Il y a aussi certains éléments de l'intrigue dont je me suis demandais leur intérêt. Côté positif, le personnage de la couverture reste mystérieux et est bien croqué. Attention toutefois, le seul délinquant de l'histoire s'appelle Farid !!!

C'est court, ça fait le job et la fin ouverte laisse libre cours l'imaginaire. Ce que j'ai le plus apprécié, c'est le fait que le message derrière est vraiment intégré au récit et n'est pas une charge contre internet.

Dernière question pour terminer : aurait-on trouvé le frère jumeau d'Actes Sud en cet éditeur ? Je pense que oui car le résumé raconte totalement l'histoire ! Comme je suis sympa, j'ai volontairement censuré une grosse partie de la présentation. Pour les amateurs, voici le lien.

Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse

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