Affichage des articles dont le libellé est Louise Roullier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louise Roullier. Afficher tous les articles

La Faculté des Idées Noires

octobre 28, 2021


Sarigan, Marge Nantel, Paladine Saint-Hilaire, Sylvie Arnoux, Bruno Pochesci, Gwen Geddes, Louise Roullier, Emmanuel Quentin, Thomas Fouchault, Luce Basseterre, Arnauld Pontier, Aurélie Mendonça et Nicolas Le Breton, Editions 1115, 2021, 164 p., 2 € epub sans DRM

 

A quoi cela sert d'avoir 26 mains si elles sont toutes de GAUCHE ! (Groupement Abracadabrant et Ubuesque de la Chienlit Harmonieuse des Ecrivains)

Présentation de l'éditeur :

Avoir eu une enfance déprimante dans un village minier ne lui a pas suffi. Pat Poe veut toucher le fond, connaître les affres du doute et du désespoir, explorer la face obscure de l'humanité. Ne lui reste donc qu'une seule option : aller directement à la FIN, autrement dit la Faculté des Idées Noires, cette prestigieuse institution dans laquelle des étudiants en provenance des quatre coins du pays peuvent littéralement se vautrer dans le malheur. Jusqu'à l'issue fatale, dans le meilleur des cas. Mais s'il y a bien une chose à laquelle Pat Poe ne s'attendait pas, c'était de vivre une véritable aventure digne des plus grands héros, lui qui cherchait seulement un endroit où se lamenter en paix.



Mon ressenti :

Cadavre exquis. Même si j'avais déjà entendu cette expression, je pensais benoîtement qu'il s'agissait d'une référence aux enquêtes policières. Que nenni, la préface soigne mon ignorance et me donne la clé de compréhension : il s'agit d'une œuvre collective où chaque auteur écrit un chapitre en ne prenant connaissance que de celui qui le précède. L'éditeur nous conte comment l'idée à germer dans l'équipe des éditions 1115.
Me voilà déjà conquis après seulement deux pages mais j'avoue avoir un faible pour cette micro maison d'édition : des couvertures léchées, des auteurs de talents et un prix mini mini (2€ en epub, 10 en papier). De quoi se faire plaisir tout en découvrant certains auteurs. Mais trêve de compliments, que vaut ce texte où 13 auteurs mêlent leurs plumes.

Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond…
Voilà qui commence bien, pauvreté dans un territoire peu exploré, mais de suite on part à la capitale.

Voilà une sorte de Harry Potter pessimiste, absurde et burlesque. Pas de place à la morosité, tir à vue dès qu'elle approche en sortant l'artillerie lourde du rire. Seul hic, le burlesque et moi ne sommes pas amis. Terry Pratchett m'emmerde à l'extrême et c'est le cas ici. Pas un livre pour moi, pas mon style. Le premier chapitre avec son humour plutôt noir m'avait emballé, puis la déprime est arrivé face aux aventures abracadabrantes. 
J'ai bien aimé tous les acronymes du bouquin, pleins d'imagination, surtout le GUD, le Groupuscule d’Ultras Demeurés, j'aime bien qu'on se moque des bas du Front.
Déçu donc de cette lecture dont j'attendais autre chose, mais je ne peux que saluer l'idée de faire ce cadavre exquis. En outre, chaque chapitre s'ouvre sur une petite illustration bien sympathique.
 

 

Infiniment - Volontaires ! - Jack in the box - La Machine différente

août 13, 2020


Des ondes lumineuses, des dents plombés, une boite mystère et un automate, voilà des couvertures qui changent des lieux communs de l'imaginaire. Comme le contenu qui apporte souvent une approche différente des concepts science-fictif.






Infiniment - Louise Roullier, 2019, 32 p., 1€


Présentation de l'éditeur :

Infiniment est à la fois un récit court et une très grande histoire, celle d’un enfant né d’une éprouvette pour traverser les âges, celle du premier immortel. Une expérience qui va rapidement montrer ses limites, au détriment d’un enfant qui, lui, n’en a aucune.

Mon ressenti :

Ah, la quête de l'immortalité, une douce utopie... Mais qui devient réalité dans ce monde futur.
Un sujet classique traité de manière originale, je n'avais jamais lu une approche comme celle ci.
L'écriture et le style se rapprochent plus de la littérature blanche, mais nous sommes bien en terre SF avec la science et l'émerveillement face à l'infini. Même si j'aurais préféré un peu plus d'explications sur la particularité, je me suis laissé emporter par le récit, le mythe. Que demander de plus ?

Le maki en a eu le vertige..., et Feyd a goûté à l’infinie solitude cosmique

Volontaires ! - Bruno Pochesci, 2020, 32 p., 1€

Présentation de l'éditeur :

Destination : une planète lointaine, aux antipodes galactiques de notre système solaire. Un équipage trié sur le volet, au départ d'une station en orbite autour de Jupiter. Tout le monde est prêt à partir. À moins bien sûr qu'on ait omis d'exposer aux futurs explorateurs les réels tenants et aboutissants de leur voyage.

Mon ressenti :

Émotions censurées
J'en ai plein le container
Je m'accroche aux cendriers
M'arrange pas les maxillaires
Section rythmique, section de combat
Effets secondaires
C'est quelles séquelles
C'est tout ce qui me reste de caractère

Et des effets secondaires, il va en avoir pour ces volontaires chargés de coloniser de lointaines exoplanètes, grâce à la technologie du "bond" qui permet des déplacements instantanés.
Une nouvelle légère mais dont le twist, que je n'avais pas vu venir, nous montre très bien ce que signifie le terme d'engagement. A la relecture, on constate tous les indices que l'auteur nous avait pourtant laissé.
Quand au pourquoi des dents plombés de la couverture, il vous rappelleront bien des souvenirs...

Un maki guère enthousiaste


Jack in the box - Gwen Geddes, 2020, 32 p., 1€

Présentation de l'éditeur :

Direction : la petite ville de Perfection, dans le désert du Nevada. Ambiance : chaleur écrasante, virevoltants et routes désertes. Un drugstore abandonné au milieu de nulle part, et miraculeusement remis à neuf du jour au lendemain. Dans l'étrange boutique, une étrange boîte à vendre. Et dans la boîte...

Mon ressenti :

Boulot de merde pour vie de merde : devoir chaque jour vendre des assurances vie dans le trou du cul du monde afin de subvenir aux besoins de sa petite famille. Le tout au quatre coins d'un état américain et donc sans pouvoir profiter de ses gosses voici donc la triste histoire de Gary qui va prendre une dimension fantastique.
Sur un sujet très actuel, l'autrice nous montre ce qui se cache dans la boîte crânienne de Gary. Agréable à lire, mais les indices semés ici et là laissent présager trop rapidement la chute.

Une agréable lecture pour le maki


La Machine différente - Jean-Laurent Del Socorro, 2020, 32 p., 1€


Présentation de l'éditeur :

Destination : L'atelier d'Ada Lovelace et de Charles Babbage, à Londres, première moitié du XIXe siècle. Une machine vient de voir le jour. Une machine que Charles veut aussitôt débrancher. Ada s'y oppose. Cette machine est unique en son genre. Mais en quoi est-elle si différente ? Et quel sort peut attendre une machine si spéciale, à l'ère du romantisme et de la révolution industrielle ?

Mon ressenti :

Charles, Ada et Ana. Ana, Ada et Charles. Un vaudeville ? Non, ou alors à la sauce steampunk poétique et avec une machine différente dans le rôle de la maitresse !
Sur la thématique de l'éveil de la conscience et de la place des femmes, ce texte est assez banal. C'est surtout par la mise en scène de Ada Lovelace et de Charles Babbage, deux scientifiques ayant réellement existé qu'il tire son originalité. Malheureusement, je n'ai pas réussi à entrer dans cet univers trop peu développé à mon goût.
A noter, une préface de Karine Gobled, Mme RSF Blog, qui nous donne quelques éclairages historiques et bibliographiques. J'ai beaucoup aimé trouvé ce genre de paratexte, dont j'espère retrouver dans les prochaines publications de l'éditeur.

L’intérêt du maki a été éveillé

Et si vous voulez en apprendre plus sur Ada Lovelace gratuitement, il ne vous reste plus qu'à écouter La méthode scientifique qui lui est consacré : Ada Lovelace, la grande ordinatrice, du 26 septembre 2019


Fourni par Blogger.