Affichage des articles dont le libellé est Peng Shepherd. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Peng Shepherd. Afficher tous les articles

Les cartographes

mai 31, 2023

 

Peng Shepherd, Albin Michel Imaginaire, 2023, 480 p., 13€ epub sans DRM


Peng SHEPERD ? Peng SHE PERD ? Peng SE PERD ?
Voilà un nom prédestiné pour écrire ce roman !


Le pitch de l'éditeur :

La carte est le territoire. Si vous falsifiez la carte, vous modifiez le territoire.
Cela fait trente ans que Nell a perdu sa mère. Et voilà maintenant que son père, le Dr Young, un célèbre cartographe de la New York Public Library, est retrouvé mort dans son bureau. Elle l’adorait et voulait prendre sa suite, mais la famille, c’est parfois très compliqué. En fouillant dans les affaires du défunt, elle trouve, bien cachée, une carte routière. Nell se souvient parfaitement de cette maudite carte. Elle lui a valu une engueulade homérique et lui a coûté sa carrière auprès de son père. En reconstituant cet événement avec un regard neuf, elle ne tarde pas à se rendre compte que le document comporte une erreur singulière, une signature pour ceux qui sont initiés à l’art de la cartographie. Pour percer ce mystère, la jeune femme contacte certains amis de ses parents. Trente ans plus tôt, ils formaient un groupe de sept personnes, très soudé : les Cartographes. Qu’ont-ils découvert ? Quels crimes ont-ils commis contre la réalité ?


Mon ressenti :

Certain jour, on ferait mieux de rester au pieu. C'est ce qu'aurait du faire Nell qui va avoir une journée de merde : elle va se faire virer de son taff, subir l'opprobre de sa profession et son fiancé va foutre le camp, sans compter que ce n'est que l'amuse gueule. Et tout ça à cause d'une carte ! Serait ce une carte des enfers ? un mauvais tirage de carte au tarot ? ou pire, une carte d'adhérent de la CGT !!!

Je suis rentré dans ce roman comme dans de vieilles pantoufles, on suit le quotidien de Nell et on fait connaissance avec son histoire. Et son métier : cartographe. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur ce métier (j'aurai aimé encore plus, c'est l'un des points forts de ce texte pour moi). L'occasion aussi de découvrir une petite particularité en ces temps jadis où les cartes étaient en papier et où les entreprises ne voulaient pas se faire plagier leur travail. De ce petit détail insignifiant, l'autrice va en faire son intrigue. Qui prend encore plus de croustillant en lisant la précision de l'autrice à la fin du livre. Mais chut...

Oui, ça paraissait tout droit sorti d’un roman de fantasy pour la jeunesse.

 

C'est à cause du Maki que j'ai lu ce livre et pourtant son avis avait de quoi faire peur : "une intrigue cousue de fil blanc par moments, une romance un peu trop cul-cul à d'autres et quelques révélations un peu trop prévisibles".  Cependant il  a raison sur un autre point : "l'ambiance feutrée est des plus plaisantes, certains personnages sont attachants, l'histoire est originale... les petites maladresses narratives sont vite oubliées". (oui je plagie de manière éhonté, mais j'ai le droit car je mets des guillemets !). Seul un point supplémentaire que j'ajoute : Pourquoi ne pas reproduire ces "fantômes" (désolé, je ne peux être plus explicite sans spoiler) et ainsi avoir le monde entre ses mains ? Voilà une question qui m'a hanté tout du long, sans avoir de réponses ou alors j'ai sauté une page...

Les cartographes a réussi à me faire passer un excellent moment de lecture malgré ses nombreux défauts, serait ce cela le talent ? Quoiqu'il en soit, j'espère qu'un réalisateur en fera un bon film.


 

 

Le livre de M

juin 04, 2020

Peng Shepherd, Albin Michel Imaginaire, 2020, 592 p., 13€ epub sans DRM



Comment faire du neuf avec du vieux ? La méthode Peng Shepperd !


Présentation de l'éditeur :


Que seriez-vous prêt à sacrifier pour vous souvenir ?
Un jour, en Inde, un homme perd son ombre – un phénomène que la science échoue à expliquer. Il est le premier, mais bientôt on observe des milliers, des millions de cas similaires. Non contentes de perdre leur ombre, les victimes perdent peu à peu leurs souvenirs et peuvent devenir dangereuses.
En se cachant dans un hôtel abandonné au fond des bois, Max et son mari Ory ont échappé à la fin du monde tel qu’ils l’ont connu. Leur nouvelle vie semble presque normale, jusqu’au jour où l’ombre de Max disparaît…


Mon ressenti :


Le boss d'Albin Michel Imaginaire n'était pas trop chaud pour me refiler ce service de presse, car ce roman cache une histoire d'amour, genre dont je suis très peu friand.
Mais sur la 4ème de couverture, il y a aussi ça : " Le Livre de M raconte l’incroyable destin de gens ordinaires victimes d’une catastrophe mondiale extraordinaire.". Et moi, ce type de focal, j'adore et cela me fait penser à mon Robert Charles Wilson.
Et puis un bouquin qui commence par cette phrase "Pour Ory, la fin du monde commença avec un cerf", ça me donne une furieuse envie d'en apprendre d'avantage.

Un roman au croisement du Passage de Cronin, de Celle qui a tous les dons de Mike Carey, d'Amatka de Karin Tibeck, mais aussi avec quelques touches de Priest et de Wilson. Mais Peng Shepherd apporte son étrange touche au roman post apocalyptique et fait de son roman plus que la somme de ces références. Classique donc dans sa forme et sa trame, ce roman l'est moins sur le fond, avec cette maladie (?) étrange qui touche la population. Un mal quasi magique...

600 pages, trois jours de lecture en poussant le sommeil dans ses retranchements. Voilà pour le condensé de mon ressenti qui en dit plus qu'un long avis. Et chose surprenante, pas une seule fois je n'ai levé les yeux au ciel face à l'histoire d'amour, je peux donc clamer haut et fort que l'autrice a du talent.
Je n'en dis pas plus, c'est un roman à découvrir sans trop en connaitre dessus afin de se laisser surprendre. Juste une précision pour celles et ceux qui ne sont pas adeptes du post apo, celui ci est loin d'être noir et pessimiste.
Allez, comme je suis sympa, trois lignes qui me sont venues à l'esprit lors de la lecture et qui résume ce que j'y ai trouvé :

Si tu ne sais pas qu'une chose est impossible, c'est donc qu'existe la possibilité de son existence.

Rester, partir. Vivre sa vie comme elle est ou en inventer une meilleure. Que faire ?

Ils ont perdu quelque chose, ils ne sont plus que l'ombre d'eux même.


Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse.

Et un peu de musique avec les Ludwig von 88 et leur New Orleans


Fourni par Blogger.