Bifrost n.100. Tomas Day : Sexe, Dragons & Rock 'n' roll !

 

Bifrost, Le Bélial, 2020, 192 p., 6€ epub sans DRM

  

Sous la plume acide de Thomas Day/Gilles Dumay, un coeur sensible s'y cache t'il ?


La Bête du loch Doine, de Thomas Day
La religion de l'arbre, voilà le nouveau créneau de ce jeune homme à la recherche de la foi véritable. Une tranche de vie très réaliste dans un royaume écossais qui interroge foi vs religion. Très beau texte qui finit un peu abruptement.

Circuits, de Rich Larson
Dans ta jeunesse, ou une fois adulte, tu passais ton temps à faire aller ton train sur son circuit pendant des heures. Et si tu avais tout le temps du monde, tu aurais continuais sans fin. Voilà la mésaventure qui arrive à une IA dans un monde dévasté. En très peu de pages, l'auteur nous pond une histoire et un monde crédible, tous en sensibilité.

Des millénaires de silence nous attendent, de Catherine Dufour
Deux femmes, une jeune, une vieille. Qu'est ce que la société attend elles ? Pas ce qu'elles ont envies en tout cas. Un joli texte, plein de cynisme et d'amertume, mais avec une once d'espoir : et si on envoyait tout se faire foutre ?

Décapiter est la seule manière de vaincre, de Thomas Day
La fille de son père.
Dans un monde cyberpunk, l'Asie a gagné contre l'occident. Les multinationales géantes se combattent selon les rites ancestraux. Qui gagnera ?
Un texte qui réussi à construire un monde malgré le peu de pages et à nous emmener dans l'univers sans foi ni loi du monde de l'entreprise.



Suit le cahier critique qui m'a donné envie de découvrir : L'obscur de Philippe Testa; L'espace entre les guerres de Laurent Genefort (quelques critiques gratuites ici)

Le coin des revues se devait d'être à la hauteur pour un dossier spécial Tomas Day. Mais après la longue interview, il lui restait bien peu de temps pour lire ses revues. Par chance, certaines ont tout fait pour alléger son planning de lecture en faisant leur maximum pour qu'ils ne les lisent pas où si peu. Morale de l'histoire, à part Bifrost, ne perd pas ton temps...

Paroles de est la petite pastille que je dévore en premier, et cette fois, il est consacré à mon chouchou : Nicolas Martin. Même si je connaissais pas mal de choses, c'est toujours un plaisir que d'entendre parlera de la méthode scientifique et des passions de son animateur vedette. Mais j'ai tout de même appris une chose, j'ai raté l'émission sur les tortues. Et personne ne m'avait prévenu ! Alors après les tardigrades, les blobs et les ornithorynques, voilà ma prochaine écoute avec un suspense intenable : sera t-il question, un court instant, des tortues ninjas ?


La résilience, c'est l'art de rebondir selon Cyrulnik. Et on peut allègrement comparer Gilles Dumay à une balle rebondissante... Rarement lu un entretien aussi riche, humain, intime, franc (çà je m'en doutais). Il vide son sac sans fausse pudeur, avec un sacré recul et sans rancune ou rancoeur. J'ai souvent une image de familles riches lorsque j'entends parler d'édition. Même s'il n'est pas né dans la dèche, le boss a roulé sa bosse jusqu'à plus soif...

Gilles Dumay est pour moi celui qui m'a fait découvrir Robert Charles Wilson et je ne peux m'empêcher de faire un parallèle : Ses aventures en Asie m'ont fait penser aux chronolithes, avec son personnage qui bourlingue en moto, retardant sans cesse son retour à la civilisation. Gilles Dumay y trouvera t'il son Kuin à vaincre ? Rien n'est moins sûr, mais je lirai la suite des aventures avec un immense plaisir dans le Bifrost n.200.
Une interview fleuve comme je les aime, s'attardant plus sur l'auteur comme l'indiquait le titre du dossier et l'homme, l'éditeur se faisant plutôt "timide". Au final, un dossier à lire pour tout amateur de la prose de Thomas Day. Dossier qui contient aussi un court entretien avec Ugo Bellagamba, plus anecdotique. et un guide de lecture. Même si je doute d'être fan de sa prose, Sexe, Dragons & Rock 'n' roll n'est pas ma came, j'ai repéré 2-3 textes: Stairways to hell, L'automate de Nuremberg, Cette année-là l’hiver commença le 22 novembre et Sept secondes pour devenir un aigle. (toutes les critiques publiés dans les anciens Bifrost)


 

4 commentaires:

  1. Tu n'avais jamais lu de Thomas Day jusque-là ?
    "Sept secondes pour devenir un aigle" est un très bon recueil.

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  2. Moi j’avais déjà lu du Thomas Day et il écrit aussi bien que Dan Simmons et le regretté Lucius Shepard,on doit souvent le lui dire.

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  3. Je plussoie mon comparse Baroona, Sept secondes pour devenir un aigle est vraiment bien. C'était un très bon cru ce numéro bifrostien.

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  4. Tout ça a l'air très bien, même si je ne m'intéresse pas assez à l'auteur pour lire ce Bifrost.

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