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[TAG] Autrices incontournables en SFFF

août 10, 2022

 

"Le principe est simple : présenter soit dix ouvrages écrits par des autrices et appartenant aux littératures de l’imaginaire (SF, fantasy, fantastique) soit dix autrices de littératures de l’imaginaire qui sont pour vous incontournables, quelle qu’en soit la raison."

Citer 10 autrices incontournables en SFFF ?
En voilà un casse tête estival. Citer des autrices est assez simples, encore que, mais incontournables, voilà qui est bien difficile. Et en regardant plus en avant mes lectures, le constat est sans appel, je n'en ai pas lu pléthore, des autrices.
Mais soit, voici donc ma liste d'autrices qui m'ont vendu du rêve et qui se révéleront peut être incontournables, certaines le sont déjà, d'ici quelques années lorsque la présence féminine en SF ne sera plus une exception...

Pour voir la liste des autres participants, 101 à ce jour !!! : le blog de Nevertwhere


Estelle Faye

Ma découverte de l'autrice s'est effectué en audiolecture qui m'a donné des frissons et dont j'ai encore des échos 5 ans après écoute. Ce texte, Les anges tièdes, était en outre lu par l'autrice. De quoi ça cause ? Estelle Faye est une voix incontournable dans les genres de l'imaginaire.

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Nelly Chadour

Un roman peut-il être à la fois con, intelligent, foutraque, bien construit, drôle, tragique, fantastique, réaliste, engagé et militant ? Nelly Chadour fait de la haute voltige avec brio avec son roman Hante voltige (Paris est une bête)
J'ai pris une belle claque dans la gueule et j'attends sa suite avec impatience, si jamais l'autrice se sort les doigts du cul pour nous le pondre...  Lorsque Nelly a sorti un nouveau roman, je l'ai acheté sans chercher à comprendre. Mon escale fut moins enthousiaste , mais ce qui est certain, c'est que l'autrice est dans ma liste des personnes dont je guette avec impatience les parutions.

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Ketty Steward

Encore ici une audiolecture découverte sur le site de France Culture et qui m'a donné envie d'en découvrir plus sur l'autrice même si cette nouvelle m'avait laissé un goût mitigé Eugénie grandit (...). Mais malgré ce bémol, Eugénie a grandi en moi et y a laissé sa marque. Après lecture d'autres de ses textes, Ketty Stewart est devenu pour moi une autrice incontournable. Une plume qui m'emporte avec elle et me fait oublier ce qui m'entoure.

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Dominique Lémuri

Alors que je cherchais des cobayes pour une interview, voilà qu'une Dominique Lémuri pointe le bout de son nez. Inconnue pour moi, un premier roman à son actif chez un petit éditeur, Sous la lumière d'Hélios. Et ce fut une bonne pioche, une très bonne pioche. Roman lu d'une traite, son Sous la lumière d'Hélios m'a transporté dans son univers. Pas de bol, elle a signé chez un éditeur indélicat qui n'honore plus les commandes, mais vous pouvez toujours la contacter, elle en a peut être quelques uns sous le coude. J'attends ses prochains romans pour voir si c'était un coup de chance ou du talent simplement.

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Emilie Querbalec

Inconnue il y a deux ans, la sortie de son second roman, Quitter les chants d'automne, chez Albin Michel Imaginaire a focalisé l'attention sur elle, à raison. Un style bien à elle, proposant une SF différente, tout en nous envoyant du sense of wonder. L'éditeur ne s'y trompe pas et sort fin août son troisième roman, Les Chants de Nüying, que je lirai très vite.

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Catherine Dufour

Aucun doute que le nom de Catherine Dufour est inscrit dans le marbre de l'imaginaire. Son goût de l'immortalité a marqué de sa sombre empreinte le 21ème siècle. Une autrice incontournable, tout simplement. Elle a participé régulièrement à l'émission La méthode scientifique et j'adore son franc parler et sa gouaille.

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Ursula Le Guin

Comment ne pas citer Ursula ? Deux cycles lui sont attachés, Terremer et l'Ekumen . Je pense que c'est par le roman Les dépossédées que j'ai découvert sa plume durant ma jeunesse. Un roman qui m'a marqué (Ah, l'anarchie chez les jeunes...). J'ai lu par la suite d'autres de ses textes, et je me lance dans un challenge personnel : lire tout ses écrits de SF.

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Gilles Thomas

Quoi, un homme dans une liste consacrée aux femmes ! Et oui, car il fut un temps où avoir un nom masculin était synonyme de talent. Julia Verlanger a donc pris un pseudo en conséquence afin d'être publié par chez nous. Encore une autrice dont j'ai peu lu de textes mais que je dois continuer à découvrir.
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Jo Walton

Je n'ai jamais lu un texte de l'autrice, donc que fait elle ici ? J'ai en fait un grand principe dans la vie : si on fait une liste en SF, il faut toujours citer Robert Charles Wilson. Mais difficile dans le cas présent. Mais Robert aime Jo Walton, alors... Une autrice dont sont nombreuses les louanges qu'il faudra bien un jour ou l'autre que je lise.

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Reste la dixième autrice, absente de ce classement. Qui est elle ? Je ne sais pas, mon manque de lecture d'autrices et qui me transportent assez pour figurer dans ce top des incontournables est flagrant. Les éditeurs doivent nous offrir plus de femmes dans leurs collections, mais moi aussi je dois faire ma part de travail. Je suis coupable. En espérant que dans 10 ans, je puisse aisément remplir cette liste...



La Méthode scientifique : du rire aux larmes

juillet 03, 2022


Il y a 5 ans, suite à l'écoute d'un podcast (sûrement Wilson), je découvrais une émission, La méthode scientifique. Je constatais avec émerveillement qu'elle programmait tous les quinze jours une spéciale sur la science-fiction et je rattrapais mon retard avidement. Puis une chose en amenant une autre, j'ai commencé à m'intéresser à ce qui se passait entre ces fameux 15 jours. Ma première découverte hors SF fut pour les tardigrades. Je découvrais une petite bestiole quasi increvable et surtout un ton et un présentateur, Nicolas Martin. Moi qui ne suis pas de formation scientifique et qui aime la légèreté et l'humour, je trouvais mon Graal.

Peu à peu, j'ai appris à connaître l'équipe qui entourait ce présentateur. Natacha Triou, Mme Journal des sciences et son rire, Antoine Beauchamp et son ton posé, la réservée Céline Loozen, et celle qu'on ne voit jamais, madame F5 en personne, Noémie Naguet. Sans compter toute l'équipe derrière.
Jeune blogueur, je décidais de demander à Nicolas Martin si il voulait jouer le jeu de l'interview. Et il répond positivement à ma demande. Résultat, il m'accorde un entretien téléphonique d'une heure, à moi l'inconnu. L'histoire d'amour était né : une personne adorable, militante et rempli de passions.
J'écoute de plus en plus d'émissions hors SF, et même si je ne comprends pas toute les explications, l'amour de la science devient de plus en plus prégnant.

De gauche à droite : Olivier Bétard, Eve Etienne,
Alexandra Delbot, Celine Loozen, Noémie Naguet de Saint Vulfran
Antoine Beauchamp et Natacha Triou
(Une seule personne travaille... Natacha, ce n'est pas poli de montrer du doigt !)
Source : https://twitter.com/pintofscienceFR/status/1227269726574915595/photo/1


Une chose que j'adore dans La méthode, c'est leur titre, toujours à la limite du bon goût sans jamais l'atteindre. Alors, pourquoi ne pas faire un sondage sur le meilleur du pire ? Lancé sur un coup de tête, l'idée a eu l'air de plaire et chaque année je m'amuse à lancer cette enquête hautement scientifique.
Pour les 5 ans de l'émission, je demande si l'équipe veut jouer le jeu d'une petite interview à ce sujet. Et bingo, la majorité répond oui. Des réponses qui donnent la couleur de cette équipe remplie d'humour et de second degré. Alors que les mesures d'audience montrent l'engouement constant de ce goûter scientifique, ils restent accessibles.

J'en apprends aussi un peu plus sur Nicolas Martin et explore une de ses autres facettes le film de genre qui fout les chocottes. Je découvre aussi qu'il se met à l'écriture de nouvelles SF. Le monsieur est talentueux .


Cette année, une réunion sur Paris me donne l'occasion de rencontrer l'équipe. Le jour est un vendredi et si mes calculs sont exacts, c'est un vendredi SF. Bingo. Las, ce sera un différé qui sera diffusé, l'équipe se prend un long week end, mais Nicolas Martin me propose de manger un bout avec lui. Stupéfaction de ma part, il a la même voix qu'à la radio et il est adorable. Si si, il m'offre même l'édition collector du tome 2 dédicacé et paye même l'addition. Moi qui avait sélectionné les mets les moins chers... Je ne dévoilerai pas notre discussion, mais j'ai hâte de découvrir plus en avant ses nombreux projets. On se quitte sur un à octobre pour assister au direct de l'équipe...


Puis vient ce fameux 27 juin et une annonce stupéfiante : Nicolas Martin quitte La méthode scientifique. Je me transforme en statue. Après quelques incertitudes, les jours suivants semblent confirmer aussi la fin de La méthode scientifique, du moins sous ce nom et sous cette forme, la case horaire restant réservée à la science avec en vedette notre Natacha Triou.
Une aventure se termine, d'autres ne font que commencer... 



Nicolas, je n'ai pas pris le temps de te contacter suite à ton annonce (mais cela ne serai tarder), je me doute que tu plies sous de nombreuses messages et demandes. Sache que je suivrai avec intérêt tes futurs projets et te souhaite le meilleur. J'espère que nous aurons de nombreuses occasions de nous revoir.

A toute l'équipe de La méthode, vous m'avez apporté beaucoup de joie, de savoirs, d'humour, de fou rire et de nœuds aux cerveau durant ces 6 années de bonheur.
Je vous aime toutes et tous. MERCI pour tout ce que vous m'avez apporté et apporterai par la suite.
PS : l'équipe est talentueuse mais... Je ne sais pas qui est à l'origine de ce document mais que c'est moche !



Antoine, Céline, Nicolas, Noémie, Natacha, je vous aime (et je crois que je suis loin d'être le seul) et j'attends avec impatience de vos nouvelles. 


Pour celles et ceux qui ont le cœur bien accroché, voici la dernière : De la SF dans la valise, la dernière


En attendant, c'est l'été, mais pas de congés pour les sciences : 

Nicolas Martin présente chaque samedi et dimanche Infiniment

Plus une petite vignette sur son séjour télescopique en Amérique du Sud. Un été dans les étoiles. Seule déception, pas de format long comme l'année dernière avec le splendide Un été en Antarctique 


Antoine Beauchamp et Natacha Triou se relaient à la présentation de Eureka !


On se retrouve en septembre pour élire le meilleur titre de la sixième saison, et pourquoi pas, le meilleur du meilleur ?

En attendant tous les podcast sont disponibles sur le site de France Culture et ce à tout jamais jusqu'à la fin des temps jusqu'à preuve du contraire !
Et vous pouvez noyer votre tristesse en jouant au bingo de La méthode 

 

Et vous pouvez toujours montrer votre soutien à Nicolas en envahissant son ciné-club

 
SNIF

Présences d’esprits n.107 : Dossier Elisabeth Vonarburg

juin 30, 2022

Présences d’esprits, hiver 2022, 54 p., 5€ papier

 

Ou comment je suis devenu riche grâce à ce numéro.


Présentation de l'éditeur :


Sylvie Gagnère et Magali Couzigou ont décidé de nous parler d’une écrivaine qu’elles adorent : Elisabeth Vonarburg. Autrice reconnue de l’Imaginaire, féministe engagée, éducatrice d’auteurices. Pour parfaire ce dossier, Elisabeth Vonarburg nous a fait le plaisir de nous accorder une nouvelle à l’univers futuriste étonnant : Les Invisibles. Et comme Sylvie Gagnère et Magali Couzigou sont des perfectionnistes, elles n’ont pas hésité pour la couverture de ce numéro à quérir les services de Gregory Fromenteau, illustrateur de nombreuses couvertures de romans d’Elisabeth Vonarburg. La boucle est ainsi bouclée. Dans sa rubrique « Au fil de la zapette », Marthe Machorowski continue de nous faire découvrir des séries coréennes, en axant cette fois son analyse sur les voyages temporels. Et bien sûr, vous retrouverez toutes nos rubriques habituelles sur les actualités scientifiques, littéraires, BD, cinématographiques et ludiques.

 

Mon ressenti :

Marthe, dans sa série d'articles sur le cinéma asiatique, ne m'a toujours pas donné envie d'en apprendre plus : Trop d'amour tue l'amour.

Place au dossier Elisabeth Vonarburg qui s'ouvre sur une nouvelle Les invisibles, parue initialement dans la revue Solaris. L'histoire croisée d'individus vivant sous un dôme et dont les fils de l'histoire vont s'entrecroiser. Mais qui écrit les histoires ? Je suis passé complément à côté de ce texte. J'avais déjà tenté un roman de l'autrice sans accrocher, que j'avais abandonné en cours de lecture. Je n'ai rien à reprocher à son style ni au récit, mais je n'arrive pas à pénétrer son univers.

Comme dans le numéro précédent, la revue a décidé d'adopter un point de vue différent pour aborder son Elisabeth : en lieu et place du traditionnel sa vie son oeuvre, ils ont demandé à ses proches, amis autrices, éditeur et j'en passe de nous donner leur vison. Jusqu'à la couverture faite par celui qui a illustré de nombreux de ses livres, Gregory Fromenteau. Un multifocus pour une carrière multitâche. Nous avons même le droit à une interview de ses chats et un focus sur les biscuits qu'elle confectionne.
Un traitement original, incomplet certes, mais attachant et personnifié.

Comme d'habitude, on trouve les autres rubriques, les brèves scientifiques d'une autrice qui va bientôt sortir son troisième roman, et les critiques livresques BD et jeux. Rien qui ne me tente, mais j'ai pu y voir un avis sur Replis d'Emmanuel Quentin. Pourquoi je vous en parle ? Car je lui ai envoyé une photo de la critique et une chose en amenant une autre, nous avons fait un pacte de sang numérique : il m'envoie chacune de ses futures publications gratuitement. En contrepartie ? Je lui ai envoyé la photo je vous ai dit ! Mais étant grand prince, je lui ai envoyé ce numéro qu'il a dû déjà dévorer quand vous lirez ces lignes. Voici donc ma méthode pour devenir riche, riche des écrits d'Emmanuel Quentin 

F.E.L.I.N.E. : L'Équilibre de l'Extinction

juin 26, 2022

Arnauld Pontier, Rivière blanche, 2020, 404 p. (130 p. ce tome), 30€ papier

 

Comment nous faire oublier le monde qui nous entoure en nous plongeant dans un récit addictif ?
La leçon d'Arnauld Pontier !


Présentation de l'éditeur

On ne sait presque rien des Meyres. Peut-être ne sont-elles qu’une légende, un mythe, l’invention de quelque prosateur, qui n’aura laissé aucune autre trace dans l’Histoire ? Ou bien l’univers, en naissant, il y a quinze milliards d’années, a décidé de les enfanter. Leur mission est de veiller à L'Équilibre de l'Extinction.
Afin de pourchasser Lothar Milton, le Conseiller général de la Fédération, qui, en détruisant la planète Laméo, a rompu cet équilibre, elles vont prendre le contrôle du Central et créer une arme redoutable, humanoïde, la F.E.L.I.N.E. : la Force d’Élimination, de Libération et d’Intervention Nano-Équipée.

 

Mon ressenti :

Un monolithe vieux de plus de 10 000 ans, avec dessus des inscriptions dans une écriture qui n'existait pas à cette époque, qui semble provenir d'un peuple, les Meyres (mythique ou alien ?). Dans le même temps, la découverte d'une planète habitée par des individus dont la beauté est irrésistible.

Voici comment débute ce deuxième tome, qui est en fait un préquel : Comment tout cela a commencé ?
Le jeu de dupes débuté dans le tome 1 ne fait que se renforcer. Le méchant est il vraiment si méchant ? ou n'est ce pas lui le gentil de l'histoire ? mais il se pourrait que le troisième comparse soit plus gentil. Ou... L'auteur laisse tomber des indices, qui se révèleront faux ou pas...
Les zones floues du premier tome s'éclairent et on est face à une belle construction. Un monde régit par une intelligence artificielle plus à même de décider rationnellement de ce qui est bien ou mal pour l'humanité. Certains sont d'accord, d'autres pas. Est ce cela une démocratie ?

Ça se lit tout seul, un thriller SF comme j'en redemande. Ce tome est un peu plus calme, prenant le temps de nous donner les clés de cet univers. Et peu à peu, on s'interroge sur le bien fondé du clonage et du transhumanisme.
En conclusion, j'ai hâte de lire le final, tout en me demandant comment l'auteur va encore me rouler dans la farine. 
 
Mon avis sur le second tome
Mon avis sur le dernier

Lu dans le cadre du

Summer Star Wars – Obi-Wan Kenobi

S4F3



F.E.L.I.N.E.

juin 21, 2022

 

Arnauld Pontier, Rivière blanche, 2020, 404 p. (130 p. ce tome), 30€ papier

 

L'agent 007 est une p'tite bite, place à l'agente 727, sévèrement poumonée !


Présentation de l'éditeur

Son maître l’avait bien formée : elle atteignait toujours le point vital. Ses adversaires n’avaient aucune chance. D’autant que la Phase lui conférait un avantage temporel imparable. Elle pouvait aussi se travestir ou user de ses charmes ; c’était également une experte en matière d’infiltration. Mais malgré son habileté et sa puissance, elle n’était pas libre : elle était sous la tutelle du Superviseur, qui, au gré des événements, l’envoyait aux quatre coins de l’univers, en mission pour le compte du Central...
Elle ne s’était jamais posée de questions sur le bien-fondé de ces missions, sur ses soeurs de Materna et sur sa propre nature, jusqu’à ce que les Déviants prennent contact et qu’une mystérieuse organisation, Arach, s’en mêle… Tous prétextant détenir la vérité sur elle et sur son employeur, la F.E.L.I.N.E : la Force d’Élimination, de Libération et d’Intervention Nano-Équipée…

 

Mon ressenti :

Futur indéterminé, on se ballade dans l'espace comme on se ballade actuellement en avion, l'agente 727 a le permis de tuer et c'est la meilleure. Corps de rêve, technologie avancée, rien ne lui résiste. Une nouvelle mission va se révéler plus hasardeuse que prévue.

Une couverture bien pulpée, un titre aguicheur, bref toute la littérature que je déteste. Le Pulp était peut être bien dans les années 70 mais 50 ans plus tard, les mentalités ont changé, évolué. Seul un nom sur la couverture, Arnauld Pontier me fait passer à l'acte d'achat (encore merci Ponpon ! ;p). Un gros pavé sous une apparence fine, 400 pages, mais il y en a dans le coffre : 3 romans, une nouvelle et une postface. (Je ne parle ici que du premier roman, le reste viendra en son temps...)

J'entre dans le récit du bout des coussinets, m'attendant au pire, mais espérant me tromper. Et le flair canin, infaillible, est encore bien affûté. Alors oui il y a du sexe, pulp oblige, mais l'auteur s'en sert pour dénoncer les caricatures d'autrefois, détourner les codes sexistes de l’époque. Exemple, une fouille au corps de F.E.L.I.N.E. devient un acte hideux. Une mentalité de nos jours, OUF.  Voici un autre exemple :

Tu es bien serrée ; j'aime ça, souffla-t-il d'une voix rauque. C'était un piteux amant: il ne partageait rien, il prenait, sans d'autres égards que son propre plaisir. Un plaisir dénué de tout raffine ment. Pareille manière d'assouvir un tel acte, quand bien même consenti, est un viol. Elle en éprouva un profond dégoût. Par bonheur, il ne s'agita que quelques minutes, avant de rendre les armes et de se relever, conqué rant. P.110

En outre, la dédicace donne le ton si il en était encore besoin


Un thriller pour découvrir qui est au final cette F.E.L.I.N.E. , nom de code 727 mais qui préfère que l'on la nomme Lina. Un jeu de dupes, avec un empilement de méchants et/ou de gentils. Entre les tenants d'un monde géré par l'homme et les tenants d'un monde régi par la machine. Il y a un peu du Andreas Cort dedans, avec toutes les espèces aliens, et ce twist final, délicieux.

Car rien n'est jamais parfait en ce bas monde, je regrette quelques explications supplémentaires sur le monde, la technologie. Mais nul doute que ces manques soient voulus et apparaîtront des explications en temps et en heure dans les prochains tomes.
Le seul vrai bémol est la couverture de cette intégrale, qui trompe le lecteur sur la qualité et le sens du contenu.

Mais un conseil, ne l'achetez pas, c'est un page turner efficace, difficile de reposer le bouquin une fois commencé. Et il y a deux autres romans derrière. Ce serait dommage d’avoir pris une location à 2000€ la semaine pour rester affalé dans le canapé pour lire au calme.

 

Mon avis sur le premier tome  

Mon avis sur le dernier

C'est toi que que remercie
pour toutes ces heures de détente et de réflexions.

Lu dans le cadre du

Summer Star Wars – Obi-Wan Kenobi

S4F3


Histoire de la science-fiction en bande dessinée

juin 16, 2022

 

Xavier Dollo, Djibril Morissette-Phan, Les Humanoïdes associés, 2020, 216p., 22€


En gravant le nom des auteurs et autrices qui ont fait la science fiction, Xavier Dollo entre dans l'histoire de la SF

Présentation de l'éditeur :


Découvrez la première bande dessinée documentaire retraçant l’histoire de la science-fiction, narrée par un spécialiste du genre. Plus qu’un simple historique, il s’agit d’une véritable réflexion autour du genre, un panorama riche en anecdotes et en surprises. Qui a écrit le premier récit de science-fiction ? Comment est née la science-fiction américaine ? Quels livres faut-il lire pour tout savoir sur la conquête spatiale ? Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

 

Mon ressenti :

Acheté à sa sortie, c'est seulement maintenant que je tourne la dernière page. Souvent, une lenteur de lecture signifie bouquin à la ramasse, pas ici, j'ai pris le temps de le déguster. J'aimais y retourner de temps à autre, le picorer et surtout savourer l'ensemble.

J'avais deux craintes sur ce livre : je pensais benoîtement qu'il s'agissait d'une histoire qui nous contait l'histoire de la SF, comme jadis Il était une fois l'homme, une aventure avec comme toile de fond la science-fiction. L'autre est que j'avais déjà lu ou écouter des trucs sur l'histoire de la SF et c'est souvent les mêmes anecdotes, les mêmes références littéraires qui en ressortent.

Et bien j'avais tout faux. Cette BD m'a surpris en me faisant noter une multitude de textes à lire à l'avenir. J'ai l'impression que le mot d'ordre de la construction de ce livre a été comment faire du neuf avec du vieux ? Et Xavier Dollo s'en sort à merveille, sortant des sentiers battus, imposés. Autre atout, la mise en avant des femmes.

 


Alors il y a surement des manques, des auteurs dont tu aurais aimé voir cité, développé (Robert par exemple). Oui, je suis d'accord et pas d'accord. Il faut faire des choix, ce n'est pas une encyclopédie, c'est un condensé. Amusant qui plus est, ce n'est pas un essai universitaire pompeux servant à étaler sa science. Ici c'est attrayant, tu prends plaisir à apprendre, à connaitre les premiers textes qui ont parlé des concepts de la SF.

L'autre reproche que j'ai vu dans certains avis étaient la portion congrue donnée à la SF actuelle. Oui, mais bon, nous sommes dans l'histoire, c'est comme demander à un livre d'histoire de France de développer le 21ème siècle. Non, le vrai bémol, c'est qu'il n'y a rien sur après 2020. La SF est avant gardiste bordel !

J'ai donc adoré, mais je dois t'avouer que tu ne dois absolument pas acheter cette bande dessinée. Elle est le Mal incarné. Car après sa lecture, tu auras noté plein de références, qu'il te faudra bien un jour ou l'autre lire, alors que ta liste d'envie, voir ta PAL sonne l'alerte. Et une fois que tu l'auras fait, l'envie d'y rejeter un oeil se fera peut-être ressentir, et tu y découvriras d'autres références, que tu devras... Si tu vois ce livre en devanture d'une librairie, change de trottoir !
Et si malgré tout tu penses te l'offrir, va jeter un oeil à l'entretien qu'il m'a accordé, cela finira de te convaincre.

Pêle mêle de références qui me font de l'oeil
















Histoire de Xavier Dollo en interview

juin 13, 2022


Source : Le Télégramme

 
Quels livres faut-il avoir dans sa bibliothèque ? Vaste question, vaste débat. Pour moi, Spin suffit.
Récemment cependant, j'ai lu un livre intitulé Une histoire de la science-fiction en bande dessinée. Et là, j'ai su instantanément que c'était le second livre à avoir sur son étagère (nous en reparleront en détail bientôt). Comme je suis curieux, j'ai demandé à Xavier Dollo si je pouvais lui poser quelques questions.

Xavier Dollo est un auteur assez discret, il écrit principalement sous le nom de Thomas Geha. Un succès critique récompensé plusieurs fois par des prix. Il est aussi éditeur, sa dernière maison s'appelle Argyll (avec trois associés : Simon Pinel, Xavier Collette et Frédéric Hugot).. Et il a récemment créé un festival : L'Ouest Hurlant. Dire qu'il a l'imaginaire chevillé au corps est donc peu dire. Son Histoire de la SF ajoute une nouvelle pierre à son édifice, et quelle pierre.
Alors comment en est-il venu à faire cette BD avec l'aide de Djibril Morissette-Phan ?


 

Le chien : Comment t'est venue l'idée de Histoire de la SF ?

Xaver Dollo : Les meilleures idées sont parfois celles que l’on n’a pas. En l’occurrence, je n’ai pas eu l’idée d’écrire une histoire de la SF – sauf dans mes rêves les plus fous de lecteur admirateur de tous mes devanciers et devancières. L’idée est donc venue des Humanoïdes Associés qui voulaient lancer une collection « Histoire de... » et l’inaugurer par celle de la Science-Fiction. Pour ce faire, ils ont contacté quelques auteurs de SF, leur ont fait passer un test (pas comme dans Squid Game, je rassure) sans que cela ne débouche sur quelque chose. Puis je suis entré dans l’équation, un peu par hasard, et j’ai décroché la timbale, à ma plus grande surprise.

 

Entre l'idée et sa réalisation, combien de temps s'est-il passé ?  Quelles en sont les raisons ?

Comme je n’ai pas eu l’idée, je ne sais pas combien de temps il s’est passé entre l’élaboration du projet chez les Humanos et sa réalisation. Je sais juste que j’ai passé deux ans et demi sur le projet, alors que je bossais déjà temps complet en librairie. Ce qui signifie que je me suis très souvent levé très tôt, avant d’aller au magasin, et couché très tard, après ma journée au dit magasin. J’y ai également passé à peu près tous mes weekends, et même la matinée du jour de mon mariage et je faisais des planches. D’ailleurs cette BD a payé mon mariage, voilà.

Les raisons sont simples en soi : on a beau se croire spécialiste du genre, on se retrouve vite stoppé par des barrières dont on ne soupçonnait pas l’existence. C’est un peu comme dans un jeu vidéo où on passe son temps ouvrir des portes pour trouver des trésors cachés. Du coup, j’ai passé énormément de temps à trouver la documentation, à la lire (ma foi, c’était pas la partie la plus difficile), à la digérer, l’analyser puis la synthétiser pour en dégager des lignes directrices. Parfois, je pouvais ne retenir qu’une seule information d’un bouquin, ou d’un document, parfois je tombais sur des perles, notamment dans les archives en ligne, directement aux sources originelles. Bref, après, quand une séquence se dégageait, je la scénarisais et là encore le travail est ardu. Outre le découpage proprement dit, les dialogues, les hors textes, etc., j’illustrais abondamment mes planches d’images en tous genres pour que Djibril, le dessinateur, ait tout clefs en main. Parfois, je pouvais passer des jours à réfléchir à la façon d’aborder narrativement telle ou telle planche, ou une séquence entière, car j’avais un problème majeur : 200 pages maximum pour l’album (les petits malins se rendront compte que j’ai légèrement triché). Je crois que j’ai appris l’art de la synthèse, et l’art de trouver des angles narratifs qui me permettaient de dire suffisamment sans trop user de pages – puisque le champ d’action qui est celui de la SF était vaste. Choisir c’est exclure, et il me fallait souvent exclure, sans perdre d’information capitale. Ensuite, Bruno Lecigne, qui suivait l’ouvrage, est passé par là avec ses ciseaux et à élagué lui aussi du texte, avec justesse.

 

Djibril Morissette-Phan - Source

Est-ce toi qui a choisi le dessinateur ?

J’ai eu mon mot à dire. Quand j’ai vu le travail de Djibril, j’ai flashé directement.

 

Comment travaille-t-on à 4 mains ?

Facilement. Mes planches étaient très complètes en termes d’information. Je les scénarisais au fur et à mesure et Djibril s’y collait aussitôt. Il me posait des questions quand tel ou tel détail le chiffonnait pour son dessin. Globalement, il a passé plus de temps à attendre mes planches qu’à les dessiner. Il est hyper rapide, hyper précis, et sait adapter son dessin à tout style et toute époque évoquée dans le livre. Donc, travailler avec Djibril, c’était somme toute très facile, très calme et sans heurts, car il comprenait parfaitement ce que je voulais obtenir. Je n’ai que du bien à dire de Djibril.

 

Je trouve sincèrement que ce livre est une somme, un ouvrage de référence à venir. Je n'ose imaginer le travail de recherche, de documentation et d'entretien que cela a demandé. Tu peux nous en toucher un mot ?

J’ai un peu répondu à cette question plus haut, en fait. Donc, je te dis juste merci pour « l’ouvrage de référence ». Je n’ai jamais eu cette perspective en tête. Qu’on estime ce travail à la hauteur me comble déjà de joie.

Je reviens juste sur la partie « entretiens ». J’en ai très peu sollicité. Il m’est arrivé de demander conseil pour tel ou tel détail à des spécialistes comme Pierre-Paul Durastanti par exemple. Mais j’ai tendance, et pour tout ce que j’écris, à toujours vouloir tout trouver et tout faire par moi-même, pour apprendre un maximum de choses. J’ai l’impression, de cette façon, d’avoir une vraie continuité dans le travail, notamment dans le travail de recherche, qui me passionne. Là je viens de finaliser une longue préface (plus longue que cette interview) concernant la réédition d’oeuvres de Théo Varlet. Je me suis éclaté comme un gosse.

 


Sur l'histoire de la SF, je ne peux m'empêcher de penser à Joseph Altairac, décédé récemment et son comparse, Guy Costes. Les as-tu rencontrés pour ce travail ?

Il m’est arrivé d’échanger avec Joseph, que je connaissais très bien, pour avoir été dans la même association que lui à la fin des années 1990 et début 2000, L’Oeil du Sphinx. C’était une personne inspirante, qui m’éblouissait déjà quand je lisais ses essais, en livres, revues, fanzines… Il m’a donc nourri de bien des façons, en alimentant, comme d’autres, ma passion pour le domaine. Il attendait l’album avec impatience, avait même acheté aux enchères – cher – une repro de planche à la convention d’Orléans. Là-bas, j’étais en pleine finition de l’album, on avait échangé un peu sur quelques points. Il était, en bon érudit, toujours de bon conseil. Quant à Guy, je le connais aussi, j’admire son travail, avec Joe notamment sur RétroFictions, le plus beau travail jamais réalisé sur la SF française.

 

En dégustant cette BD, j'ai découvert plein de références inconnues de moi et rarement voir jamais cité lorsque l'on évoque l'histoire de la SF. Volonté de se différencier ?

Il faudrait me les citer, car je n’ai pas l’impression, non, d’avoir cherché la référence inconnue. J’ai toujours cherché la référence utile et pertinente dans le cadre de cette histoire.

 

Nous entendons toujours parler des pères de la science fiction, mais jamais des mères.
En une phrase, tout est dit.

La place de la femme a aussi une place particulière, rarement évoquée. A-t-il été difficile de trouver ces précurseuses, ces nombreuses femmes qui ont émaillé le parcours de la SF en étant injustement oubliées ?

Oui, la place de la femme dans la SF (mondiale) est difficile. Dissimulées à bien des égards, par des pseudonymes, des absences critiques, des publications dans des revues moins en vues, des postes moins en lumière, etc. Il est donc plus difficile de réunir de la documentation sur leur histoire dans la grande histoire du genre. Avec l’apparition d’autrices américaines comme Ursula Le Guin, Joanna Russ, Kate Wilhelm, Pamela Sargent, Marion Zimmer Bradley, Anne McCaffrey, entre autres, on sent que quelque chose s’est passé avant. Il n’est pas si aisé de l’identifier rapidement. C’est tout un processus que j’ai essayé de rendre par un arbre généalogique (trop sommaire bien sûr, mais là encore, question de place) en aiguillant sur les personnalités qui ont marqué le genre, parfois sans paraître y toucher. Je prends le cas de la SF américaine puisque l’essor moderne du genre se fait là-bas. Tu commences par identifier les personnalités cachées qui ont publié dans les pulps, comme Gertrude Barrows Bennett (Francis Stevens) ou C.L Moore (Catherine Lucille), tu continues un peu plus loin dans le temps avec, par exemple, le groupe des Futurians qui comprenait certes des hommes célèbres comme Fred Pohl, Isaac Asimov, Donald Wolheim, James Blish, Damon Knight… mais aussi des femmes, eh oui, comme Virginia Kidd ou Judith Merril. Ces deux derniers noms parlent moins aux fans de SF, c’est un fait. Pourtant, elles ont permis de tisser une toile lente et patiente qui a permis aux autrices de SF de pouvoir tout simplement exister. Virginia Kidd (nouvelliste et poétesse aussi) a créé la première agence qui gérait les droits de nombreux auteurs mais surtout des autrices écrivant de la SF, comme Ursula Le Guin, tiens donc, qu’elle plaça notamment dans Amazing Stories alors dirigé par… une femme importante, Cele Goldsmith. Et aussi Judith Merril (Frédérick Pohl fut son époux) qui outre le fait d’avoir été une excellente nouvelliste et romancière fut aussi une des éditrices les plus influentes du genre, notamment avec ses anthologies The SF annuals, puis ses Year’s Best SF, Tesseract… ; elle aida également à la création des premiers ateliers Milford avec Damon Knight et James Blish ; et fut un pont brillant quand elle partit en Angleterre et fit découvrir aux États-Unis la SF qui s’y développait, celle de la New Wave. Elle est complètement sous-estimée aujourd’hui, et c’est un tort. Ces femmes ont ouvert de nombreuses brèches dans le mur d’une SF principalement masculine. J’estime que si aujourd’hui la SF écrite par les femmes est aussi vigoureuse, c’est en grande partie le fruit du travail de cs femmes que je viens de citer. Mettre en lumière leur histoire, c’est rétablir la réalité de faits historiques réels, simplement et injustement passés dans l’ombre.

 


En te suivant sur les RS, je n'ai pu m'empêcher de remarquer le nombre de traductions de ce livre. Actuellement combien de traductions sont réalisées ? Et en attente ?

Zut. Tu m’obliges à compter. Américain. Allemand. Espagnol. Russe. Tchèque. Coréen. Chinois. Bientôt d’autres langues, si j’en crois mon éditeur. J’attends le breton, qui serait mon acmé. Intéressées, éditions Goater ? Houhou ! Jean-Marie !

 

As-tu un droit de regard sur ces traductions ?

Non, c’est l’agent des Humanos qui gère tout. Et visiblement, il gère.

 

Dans l'édition française, des chapitres sont consacrés à la SF française. J'imagine que ces pages ont été supprimées pour être remplacées par la SF du pays traduit ?

Les Américains ont fait le choix de supprimer la SF française (hormis Jules Verne) et le dernier chapitre sur le panorama de la SF mondiale. Les autres langues, à ma connaissance, ont traduit tel quel, sans coupe. Ce qui veut dire qu’un peu partout dans le monde, tout de même, la SF française a trouvé un écho non négligeable. Seuls les États-Unis (J’ai travaillé avec Mark Waid, merde quoi !) m’ont demandé de rajouter des pages, et c’était d’ailleurs plutôt bien venu, car j’en ai profité pour scénariser quelques points que je n’avais pu aborder et, en outre, écrire le début d’album comme j’avais voulu le faire avant de me résoudre à abandonner l’idée, car ça me prenait trop de place. Narrativement, l’album y gagne. L’an prochain, il y aura une réédition augmentée en France. Je suis joie. Pas les lecteurs et lectrices sans doute.

 


C'est un nouvel auteur et dessinateur qui s'y collent ?

Du coup, non, c’est une œuvre de l’esprit qui appartient aux Humanos, à moi et à Djibril. Je ne vois pas comment d’autres artistes pourraient être autorisés à trifouiller dans une œuvre qui ne leur appartient pas.

 

Peux-tu nous dire grossièrement le nombre d'exemplaires vendus en France ?

Entre 5000 et 6000. Ventes en cours, je n’ai pas les derniers chiffres donc c’est une estimation.


À l'étranger ?

Aux États-Unis, après trois mois d’exploitation, je crois que 4500 exemplaires avaient été écoulés. On m’a dit que c’était bien. Pour les autres éditions étrangères, je n’ai pas du tout d’idées. Je peux juste estimer l’Allemagne, dont le tirage était à 3000 et l’éditeur (Splitter) vient de réimprimer. En Russie (bah les Russes font rien comme les autres, hum), la publication s’est faite par un crowdfounding pour un projet plus vaste (de jeu il me semble). Jamais reçu d’exemplaire, donc je ne sais pas à quoi ça ressemble une BD en Russe. Visiblement c’est pas demain la veille que j’en aurai un ! Quant au reste, c’est en cours de parution. L’album sort fin juin en Espagne. Je n’ai pas plus d’informations.

 


Tu dois être riche désormais, veux-tu m'épouser ?

Tu peux m’épouser, mais tu risques d’être très déçu de l’état de mon compte en banque. Globalement, je rembourse encore mon à-valoir. Mais il est en bonne voie de résorption.

 

J'ai remarqué une coquille page 189, peux-tu m'envoyer en compensation un exemplaire de chaque édition étrangère actuelle et à venir ?

Impossible. Car si tu avais bien fait ton travail de Chien Critique, tu aurais trouvé bien plus qu’une seule coquille ! Donc tu ne mérites pas (encore) que je t’envoie ces éditions étrangères – que moi-même je ne possède pas. D’ailleurs, pour l’anecdote, je n’ai même plus la version française. Je les donne au gré de mes rencontres et là j’ai épuisé le stock.

 

Voilà ce qui arrive lorsque l'on engage un maquettiste ne connaissant pas l'anglais...

 

J'imagine que ce succès va donner des idées à certains. Travailles-tu sur Histoire de la Fantasy ?

Non, mais c’est peut-être un projet que développeront les Humanos. Sans moi, je suis fan de fantasy, mais je n’ai pas envie de reprendre pour trois ans, surtout avec la densité de mes activités actuelles.

 

Quelles sont pour toi les raisons de ce succès ?

Ce genre d’Histoire de la SF n’avait jamais été faite en BD. C’est un support populaire. Un secteur florissant. Avec un grand développement de ce qu’on appelle le « roman graphique ». Notre album se rapproche de cette catégorie de plus en plus lue. Personnellement, c’était mon but : rendre cette culture SF abordable, pour tout type de lecteur. Et la BD, c’est parfait pour ça. Je sais très bien que je ne pourrai jamais par ce biais avoir la densité d’un RétroFictions ou d’une Histoire de la Science-Fiction moderne (Sadoul), mais ce n’était pas le but. Ce qui ne m’a pas empêché d’être le plus complet possible.

 

Ton dernier livre hors BD date de 2019, quand pourra-t-on lire du Thomas Geha ?

Le temps passe si lentement. J’ai l’impression que Des sorciers et des hommes est sorti il y a dix ans. Peut-être mon dernier livre n’était pas celui-là. C’était peut-être mon recueil « Chuchoteurs du dragon & autres murmures » chez Elenya. Je te laisse vérifier. (note du chien : c'est exact) Quoi qu’il en soit, cette BD m’a éloigné de la fiction, j’ai écrit quelques nouvelles ici et là, mais rien de plus. J’ai des projets, mais pas de temps pour les écrire. Si, il y a bien un projet fini depuis trois ans au moins, c’est mon ouvrage Eleg.I.A, qui est une élégie de SF à paraître chez Goater, et est écrite en hexamètres et pentamètres. Le texte attend depuis qu’il est fini que l’illustratrice que je voulais sur ce projet puisse se libérer du temps. Sinon, je travaille sur un nouveau fix-up, de fantastique breton, dont les deux premiers textes sont écrits.

 

Un mot sur Argyll ? Sur l'Astrolabe ?

Dur. Et dur.
(mais passionnants projets que je vous invite à découvrir.)

 

Et voilà, c'est fini.
Un grand merci à Xavier Dollo. Je ne peux que vous conseiller d'acheter cette magnifique Histoire de la SF. On en reparle rapidement dans un prochain billet.

Le blog de Tomas Geha : https://gehathomas.wordpress.com/

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/ThomasGeha/

Son Twitter : https://twitter.com/ThomasGeha

Le site internet de sa maison d'édition : https://argyll.fr/

Le projet Astrolabe : https://kengo.bzh/projet/3773/lastrolabe

 

Pour en savoir plus, quelques podcasts :

C'est plus que de la SF : L'Histoire de la science-fiction par Xavier Dollo

Cette bande dessinée documentaire retrace l'histoire de la science-fiction, narrée par Xavier Dollo, un spécialiste du genre (auteur et libraire) guidant le lecteur au fil des pages.
À travers un découpage chronologique en chapitres dédiés aux pères et mères fondateurs du genre, les auteurs mettent en scène la naissance des courants et thèmes incontournables (l'anticipation à la Verne, le voyage dans le temps de Wells, etc.) et les œuvres auxquelles ils ont donné naissance. Plus qu'un simple historique, cet ouvrage propose une véritable réflexion autour du genre.

 

La méthode scientifique : Histoire de la science-fiction française

Épisode 1 : Histoire de la science-fiction française, chapitre 1 : les Hypermondes

La science-fiction est un genre né au début du XXème siècle, à partir d'une poignée d'œuvres fondatrices signées notamment par Edgar Allan Poe, Arthur Conan Doyle, ou encore Kurd Lasswitz. Retour sur les débuts de la science-fiction française, en compagnie de Guy Costes et Fleur Hopkins-Loféron.

Épisode 2 : Histoire de la science-fiction française, chapitre 2 : il est venu le temps des éditeurs...

René Barjavel, auteur incontournable de la science-fiction française, la définissait en ces termes : “Ce n’est pas un "genre" littéraire... Ce sont toutes les activités de l’esprit humain en action dans des horizons sans limites". Retour sur la suite de cette histoire, de 1960 à 1980. Avec Philippe Curval, Simon Bréan, Jérôme Vincent

Épisode 3 : Le futur commence aujourd’hui

Retour sur la suite de cette histoire, de 1980 à aujourd’hui. Avec Mireille Rivalland, Serge Lehman, Xavier Dollo.

 

Les réponses au teasing sur les RS

Jeudi : 

Clin d'oeil à son roman A comme Alone, hommage à L'autoroute sauvage de Gilles Thomas, qui n'est autre qu'une femme, Julia Verlanger


Vendredi

Les traductions de Histoire de la SF


Samedi

Rapport aux deux romans Le Sabre de sang


Dimanche

Argyll est une région de l'Ecosse


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