Featured

30/Albin Michel Imaginaire/custom

Emissaires des morts

janvier 14, 2021

Adam-Troy Castro, Albin Michel Imaginaire, 2021, 720 p., 14€ epub sans DRM


Nous sommes tous des propriétés, Maître.
La seule chose qui importe, c’est de bien choisir son maître.


Dans le système pénal de la Confédération, le Corps diplomatique est représenté par deux groupes distincts, mais d'égale importance : les diplomates, des fainéants plein de vices, et le procureur, qui poursuit les criminels. Voici leur histoire. 


Présentation de l'éditeur :


Quand elle avait huit ans, Andrea Cort a été témoin d’un génocide. Pis, après avoir vu ses parents massacrés, elle a rendu coup pour coup. En punition de ses crimes, elle est devenue la propriété perpétuelle du Corps diplomatique. Où, les années passant, elle a embrassé la carrière d’avocate, puis d’enquêtrice pour le bureau du procureur. Envoyée dans un habitat artificiel aussi inhospitalier qu’isolé, où deux meurtres viennent d’être commis, la jeune femme doit résoudre l’affaire sans créer d’incident diplomatique avec les intelligences artificielles propriétaires des lieux. Pour ses supérieurs, peu importe quel coupable sera désigné. Mais les leçons qu’Andrea a apprises enfant ont forgé l’adulte qu’elle est devenue : une femme pour le moins inflexible, qui ne vit que pour une chose, « combattre les monstres ».



Mon ressenti :

Voici la nouveauté-vieillerie (les textes étant parus entre 2002 et 2016 en VO) de chez Albin Michel Imaginaire, un pavé de 720 pages par un auteur quasi inconnu sous nos latitudes. L'éditeur nous offre ici un joli cadeau car le livre se compose de 4 novellas et d'un roman pour quasi le même prix d'un bouquin grand format.
Le pitch est somme tout assez simple : un crime, une enquête et un coupable débusqué. Vu, re-vu et re-re-vu. Mais lorsque l'auteur a du talent, ça fonctionne et on en redemande et c'est exactement le cas ici.

Première chose qui m'a plu : l'univers. Ici l'espace est notre maison, nous avons fait la connaissance de pleins d'aliens plus ou moins sympathiques et lorsqu'un crime est commis entre les humains et un ET, on envoie un enquêteur pour éviter une guerre inter-espèces. Les aliens sont profondément autre, ce ne sont pas des humanoïdes déguisés comme bien souvent. Leur forme est étrange, leur comportement aussi, quand à comprendre leur fonctionnement... C'est une réussite totale de ce côté.
En outre, il n'est pas nécessaire d'être un amateur de SF pour apprécier, car l'univers est assez simple, sauf peut être pour le roman. Cerise sur le gâteau, chaque enquête est indépendante.

Deuxième chose qui m'a plu : Andrea Cort, l'enquêtrice. C'est franchement pas la personne qu'il faut invité dans une soirée, c'est une chambre froide. Elle n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, surtout si c'est pour te rabrouer. Par contre, elle est très intelligente et arrive à se mettre à la place de l'autre, ce qui est un formidable atout avec des formes de vie incompréhensible de prime abord. Et elle a aussi un humour pince sans rire et une vision de l'humanité assez noire.
Bémol, elle est un peu trop tiraillée par le traumatisme de ses "démons invisibles", mais d'un autre côté, ce trouble passé - servant de fil rouge entre les textes - donne très envie de le découvrir.

Vous voulez que je vous dise pourquoi l’humanité ne s’est jamais laissé entraîner dans un conflit interespèces sérieux ? Parce que ça reviendrait à sortir dîner, alors qu’on a le réfrigérateur plein à la maison. Pourquoi goûter à la cuisine exotique ailleurs, tant que nous n’aurons pas exploré toutes les super méthodes pour nous entretuer ?

Troisième chose qui m'a plu : l'intelligence du fond. Un excellent Whodunit, une anti héroïne charismatique et l'auteur se paye le luxe de traiter des sujets sans avoir l'air d'y toucher : racisme, libre arbitre, prédominance du Mal, esclavagisme... Cela m'a un peu fait penser à Scalzi - l'humour en moins - qui sous le divertissement, pose de réelles questions.
J'ai trouvé excellent le nom de la langue utilisé pour favoriser la communication : le mercantile, "La langue dominante du commerce et de la diplomatie des humains était un idiome aussi fruste que peu poétique, conçu pour ménager les susceptibilités de milliers de subcultures chicaneuses."
L'auteur a tout de même une dent contre les fonctionnaires et la bureaucratie, ce qui est parfois assez lassant...

Une horde de fonctionnaires avec tout le talent d’un bloc de béton infeste la population de cadres moyens du Corps diplomatique. Ils ne doivent leur position actuelle qu’à leur longévité, mais n’ont rien d’autre à offrir.

Résultat : un excellent divertissement, intelligent et se lisant tout seul.
Bonne nouvelle, le tome 2 arrive bientôt suivi peut-être par un troisième.
Et si tu ne me crois pas, va lire la première enquête mis à disposition gratuitement par l'éditeur : Avec du sang sur les mains. D'autres avis ici

Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse














Les mondes de Quirinus

janvier 11, 2021

Jean Christophe Gapdy, F.L. Castle, Rroyzz éditions, 2020, 586 p., 5.5€ epub sans DRM


Deux ans, deux ans que je voulais lire ce roman et une certaine déconvenue après l'avoir lu.
Pourquoi ? Principalement car je pensais lire un autre livre et pour quelques diverses broutilles...

 

Présentation de l'éditeur :


Ils s'appellent Line, Ellen, Gladys, Dionys, Alex, Dan, Yannick, Astrid, Freja, ... Ils sont des centaines, des milliers perdus parmi des milliards. Leurs particularités ? Outre celle d'être jeunes, voire très jeunes, ils sont doués, surdoués même par certains côtés, au point d'être à la périphérie de la normalité. Tous ont un espoir : celui de pouvoir, un jour, disposer de leurs Mondes à eux, loin de la Terre qui les accepte mal, loin des conflits et des sociétés déshumanisées qui s'y trouvent. Ce rêve commence sur Mars où les humains se sont installés depuis un demi-siècle ; si ce n'est que la planète rouge n'est toujours pas hospitalière, balayée par des tempêtes infernales, avec des dômes sécurisés au mieux, mais implantés sur un sol aride où rien ne pousse...
Mais, en cette année 2103, tout va basculer avec l'arrivée de la biogénéticienne Jans, trentenaire, elle est aussi une surdouée, quoique différemment d'eux, rebelle, souvent acariâtre et têtue, mais visionnaire. Elle va amener, avec Alejandro, ingénieur spatial bourru, un bouleversement complet de la vie sur Mars et de l'avenir de ces jeunes. Hélas, avec ces espoirs qui pourraient enfin se concrétiser, elle va aussi ouvrir la boite de Pandore. Parce que les rêves ne sont pas de ce monde, les peurs, la jalousie et la cupidité humaine, autant que les drames, le sang et la mort vont eux aussi s'inviter au Bal de l'Utopie. La planète rouge va alors leur rappeler qu'elle est celle du dieu de la Guerre, Mars, et non celle du Dieu de la cité et des champs qu'est Quirinus.


Mon ressenti :


Nous sommes en 2102, Mars a été sommairement colonisé mais la biosphère rappelle chaque jour aux hommes que Mars n'est pas la Terre. Cependant, les grandes nations ont leur dôme. Une scientifique invente cependant une plante qui pourrait ouvrir la porte à la terraformation. Un nouvel eldorado pour certains jeunes aux capacités intellectuelles développées et la possibilité de créer leur utopie sur Mars.

Roman choral, nous sommes ici dans un thriller SF. Ça se lit tout seul, on a envie de connaître le fin mot de l'histoire et malgré les 600 pages au compteur, les pages se tournent très vite. Les enjeux financiers sont énormes et vont attiser les guerres entre puissants de ce monde et l'utopie se révélait difficile à atteindre. Pleins de rebondissements, les trois parties ont chacune leurs enjeux en plus du fil directeur. Alors il est où le loup ?

Par rapport au résumé, je m'attendais à me retrouver devant un roman autour de la terraformation, une trilogie Kim Stanley Robinson-like. D'autant que les sujets technologiques sont bien abordés mais trop vite survolés. En outre, j'ai trouvé les délais (une dizaine d'années) pour le développement technologique bien peu réaliste renforcé par ce découpage par courte période qui élude parfois alors que j'aurais voulu plus de détails. La dernière page tournée, le pourquoi de cette émergence soudaine des Hauts Potentiels Intellectuels ne trouvent pas de réponses, alors que cette thématique aurait été très intéressante à développer car originale. La fin du livre avec ses annexes apportent un plus sur l'univers, en détaillant les problématiques sociétales, mais cela arrive bien trop tard et aurait dû à mon sens être intégré dans le récit.
Écrit à 4 mains, les différences de style se font tout de même ressentir, l'un étant adepte des phrases courtes, l'autre aimant les phrases à rallonges...



Dernière "broutille" qui m'a sûrement fait sortir de l'univers, les nombreuses coquilles et absence de mots, une relecture n'aurait pas été du luxe, l'éditeur n'a clairement pas fait son travail.
J'ai signalé à l'auteur les nombreux bugs que j'ai rencontré, l'édition epub a été corrigée rapidement. Malheureusement, il semblerait que la version papier ne soit pas exempt de ces erreurs, je vous conseille donc fortement de lire ce roman en version électronique.

Tout cela mis bout à bout font que je suis passé à côté de l'histoire, de mon fait en ayant voulu y voir un livre qu'il n'était pas, et aussi du fait de l'éditeur.
Reste cependant un bon thriller martien, sortant des sentiers battus.

Un grand merci aux auteurs pour la dédicace, une première pour ma part en epub.

Paru initialement en 2017, l'aventure éditoriale s’arrêtera au tome 2. Rroyzz éditions reprend le flambeau pour nous offrir cette intégrale qui comporte les trois tomes et une novella dans une version complètement retravaillé.

L'avis du Galion des étoiles sur la version 2017


Death to 2020

janvier 07, 2021

Film, Al Campbell, Alice Mathias, 2020, 1h10



Sans filtres...


Présentation :


L'année 2020 se termine enfin et les créateurs de "Black Mirror" vous proposent une rétrospective humoristique sur ces mois interminables et parfaitement insensés.
 

Mon ressenti :

Depuis quelques mois, sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie, pleins de gens se plaignent de l'année 2020 ! Ils en veulent à une certaine Covid...

Pour ma part, c'était une année magnifique, irréelle et magique : 
- Etre payé à rien foutre tout en restant chez moi : Fait
- Voir les trous du cul passer l'arme à gauche : Fait
- Avoir moins de vieux croulants ne sachant pas conduire : Fait
- Voir l'humanité se faire dessus : Fait
- ...

J'espère donc que 2021 m'éblouira encore plus et me réserve des surprises encore plus folles.


Quand aux créateurs de Black Mirror, ils ont décidé de faire une rétrospective de cette année 2020 sous la forme d'un faux documentaire avec une brochette de stars comme spécialistes interviewés : Un prof d'histoire réac, une mère de famille WASP, une chargée de com à la langue de bois bien pendue, une sociologue misanthrope, une anonyme décérébrée et même la reine d’Angleterre...
 
Pour tous ceux qui en ont marre des sempiternels documentaires avec toujours les mêmes intervenants racontant toujours la même chose en maniant leur inévitable langue de bois, Death to 2020 est un formidable défouloir. Ici, nous avons l'impression d'avoir les coulisses de ces docs, ce qui se dit en off, sans utilisation du langage médiatique : racisme, malveillance, ... tout est passé au énième degré, à la satire caustique et à l'humour noir. C'est parfois assez hard et j'ai eu de très bons éclats de rire, alors qu'il n'y avait pas Bourvil et de Funès au casting !!!



Côté bémol, c'est très anglo-saxon pas un mot sur la France, l'Italie ou autres pays européens regroupés sous une bannière Europe expédié en quelques secondes, comme les autres continents. Seuls ont droit de cité les USA et l'Angleterre. Mais cela permet aussi de remarqué que la France est loin d'être le centre de l'univers.
Même si le film est court, 1h10, il y a tout de même une baisse de régime après un départ sur les chapeaux de roues : on se répète, l'humour devient convenu, la politique américaine prend une place trop importante par rapport aux autres évènements (climat, covid, racisme...)

Malgré tout, cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rit - jaune - devant mon petit écran et regardé ce faux documentaire irrévencieux m'a fait un bien fou.
C'est diffusé sur Netflix pour celles et ceux que cela intéresse.



Havensele : Cité blanche

décembre 17, 2020


Charlotte Bona, RroyzZ éditions, 2019, 5€ epub sans DRM


Cité veille, Cité veille, Cité veille.
Et moi je m'endors...

Présentation de l'éditeur :

Mon Maître des émissaires, désespérément amoureux de ma nouvelle enfant, Mathilde cloîtrée dans sa folie.
Je veille.
Son cousin et bras droit Alexian exposé à la tentation, mettant en jeu leur entente. Le Potentiel Jonas en proie aux doutes, qui me rejette.
Je veille.
Les états s’affrontent en guerres larvées. Une rébellion éclate en Asie centrale et menace la paix entre la Russie et la Chine. Un homme de l’ombre avance ses pions dans un monde de plus en plus déliquescent.
Je veille.
Mes enfants ont eu fort à faire pour retarder l’échéance fatale et peut-être vous sauver, vous, les humains. Mais, le compte à rebours infernal s’est enclenché. Son tic tac résonne en vous, en nous… Ne vous leurrez pas.
En 2022, je demeure votre unique espoir.


Mon ressenti :

Le tome 1 nous ayant laissé sur notre faim, avec la découverte de cette Cité qui semble beaucoup plus sombre que le visage qu'elle offre, nous retrouvons nos protagonistes avec plein d'interrogation :  Mathilde va t'elle en vouloir à Thomas ? Vivront ils heureux et auront-ils des enfants blonds ? Quelle est la finalité de cette entité extraterrestre ? Bon j'avoue, seule la dernière interrogation m'intéressait. Quand aux autres, nous dirons que j'en ai eu pour mon argent...

Après la lecture en demi teinte de Cité noire, ce tome central devait répondre à la question : lirais je la suite ? L'irruption d'un nouvel élément dans la partie amoureuse m'a scié les jambes, nous passons d'une relation duelle à une partie à trois (en tout bien tout honneur). Une femme, deux amoureux, qui va t'elle choisir ?
Pire le sujet principal, un monde eugéniste, est à peine esquissé ici, l'autrice préférant multiplier les intrigues et actions. Résultat, cela n'avance guerre. Mathilde et Thomas m'ont semblé de moins en moins crédibles, les péripéties prenant le dessus sur la psychologie des personnages qui en devient binaire.

La mort nous attend. Mais ce qui fait de nous de véritables êtres humains est la manière dont nous parcourons ce chemin. Nous pouvons garder les yeux rivés sur la route ou notre nombril ou bien nous soucier des autres et réaliser de belles choses. Vos sociétés ont perdu le sens du dévouement et de l’altruisme. Malgré tout, certains individus à leur échelle améliorent le monde. Ils mourront, comme chacun d’entre nous, mais ce qu’ils auront accompli perdurera.

En fait Charlotte Bona me fait l'effet d'une Connie Willis. Trop long, trop bavard, trop sentimental. L'intrigue n'avance pas et moi je m'emmerde de plus en plus. J'ai donc fini en diagonale ce tome mais le coeur n'y était plus. Seule la fin, avec une action plus présente, m'a tenu en haleine.

Juste pas une trilogie pour moi, mais je ne doute pas que cela peut plaire à un autre type de public.
Reste donc une déception, car le fond, une utopie eugéniste, me plaisait beaucoup.

Vers les étoiles

décembre 14, 2020

Mary Robinette Kowal, Denoël Lunes d'encre, 2020, 560 p., 17€ epub avec DRM

 

Prix Hugo, Prix Locus, Prix Nebula, Prix Sidewise,
De quoi te mettre des étoiles pleins les yeux,
d'ici quelques tomes...


Présentation de l'éditeur :

1952. Une météorite s’écrase au large de Washington, dévastant une grande partie de la côte Est des États-Unis et tuant la plupart des habitants dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Par chance, Elma York et son mari, Nathaniel, en congé dans les Poconos, échappent au cataclysme et parviennent à rejoindre une base militaire.
Elma, génie mathématique et pilote pendant la Seconde Guerre mondiale, et Nathaniel, ingénieur spatial, tentent de convaincre les militaires que la météorite n’a pu être dirigée par les Russes. Mais, ce faisant, ils découvrent que la catastrophe va dérégler le climat de manière irréversible et entraîner, à terme, l’extinction de l’humanité.
Seule issue : l’espace. Une coalition internationale lance un programme spatial de grande envergure… inaccessible aux femmes. Elma compte pourtant bien y prendre part et devenir la première Lady Astronaute.


Mon ressenti :

Cela commence sur les chapeaux de roues, alors qu'un couple s'ébat dans une résidence secondaire, une météorite s'écrase non loin de là, ravageant une partie des États Unis. On suit notre couple de scientifiques qui a la catastrophe aux fesses.
Et là, c'est le drame. A vouloir précipiter les événements, il arrive la mésaventure des coureurs de fond partis comme une fusée, le souffle devient court après quelques centaines de mètres, on fait du sur place.

Mais que c'est long ! Je venais de terminer le Bifrost consacré à Shirley Jackson, et j'ai eu l'impression de lire le même genre, de la domestic fiction. Même si son mari est sympathique, il reste un homme des années 50, très peu pour lui le ménage, la cuisine et la paperasse, c'est le rôle de Madame. Et Madame est épuisée, alors elle oublie de payer la facture d'électricité. Mais son mari est compréhensif, il ne lui jettera pas l'opprobre. Bref, une femme d'intérieure épuisée.



Par contre, elle trouve un peu de reconnaissance dans son boulot de calculatrice, même si il faut parfois se payer quelques mains aux fesses. Mais là aussi, son mari veille au grain et comme il est un de pontes de cette pseudo NASA, gare aux mains baladeuses. Le problème principal d'Elma, c'est le public et le stress, elle aime pas cela Elma, un peu du style agoraphobe (ou autisme de haut niveau ?). Alors elle vomit. Beaucoup, souvent. Pas glop, mais son mari est compréhensif, ou plutôt aveugle sur ce coup là, car malgré des années de vie commune, il ne connaissait pas son point faible.



Donc entre les factures et les vomis, cela n'avance pas, les étoiles sont toujours aussi loin dans le ciel, la catastrophe météoritique passe à l'arrière plan. Le fond est plutôt pas mal dans cette uchronie, l'ambiance, le style, on y parle racisme, égalité des sexes et on se doute que tout cela va changer avec le temps. Mais les étoiles restent toujours aussi haut dans le ciel, et moi je n'arrête pas de me dire : envole toi, Elma, envole moi !





En fait, c'est une uchronie très ancrée dans notre réalité, je pense connaitre comment tout cela va se dérouler, d'autant que j'avais déjà regardé la série For all mankind qui parlait à peu près du même sujet, avec aussi parfois les mêmes écueils, trop ancré sur les personnages, pas assez dans l'espace. Arrivé à la moitié, et au vue des 2 tomes supplémentaires parus en langue original (merci pour l'info Mr Denoël !) et les autres nouvelles dans le même univers, je me dis que le chemin va être décidément très long vers les étoiles et préfère arrêter là mon désintérêt croissant.
Moi, ce que je voulais, c'était être un peu plus près des étoiles...




 

Si comme moi tu n'aimes pas les trucs à rallonge, écoute plutôt la méthode scientifique sur les Mercury 7 qui te donnera en outre plein de références notamment sur le groupe Mercury 13 qui rassemblaient des pilotes femmes, autrement appelé First Lady Astronaut Trainees (FLAT) (doc sur Netflix).
Emission qui te donnera aussi une furieuse envie de t'abonner à Disney + !!!

Mercury Seven : le club des 7

La Méthode scientifique du 01 décembre 2020
https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-mardi-01-decembre-2020

Si vous n’avez pas rêvé devant "L'étoffe des héros", le film de Philipp Kaufmann sorti en 1983, adapté du roman de Tom Wolfe, peut-être vous laisserez vous emporter par la série homonyme, diffusée actuellement sur Disney et qui raconte elle aussi ce destin hors du commun de sept hommes, recrutés pour propulser les Etats-Unis en tête de la course à l’espace contre la Russie. Une aventure « bigger than life », dont les américains ont le secret, et qui nous replonge dans les tout débuts de la conquête spatiale, sous le feu des projecteurs, lorsque chaque lancement était une prise de risque inouïe, et où tout reposait sur les épaules de ces hommes qui jouaient leur vie, en direct, devant les caméras.
Mercury Seven : le club des 7. C’est le programme casse-cou qui est le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

 

Ondes Futures du samedi 12 au vendredi 18 décembre 2020

décembre 11, 2020


Ondes Futures, une télé et une radio résolument SFFF !
Chaque semaine, ma sélection de programmes SFFF pour ne plus jamais vous endormir devant la petite lucarne ou au volant.


Cette semaine sur les ondes :


Jean Marc Barr délaisse les dauphins pour le post apo,
Et surtout, comment le chien a conquis le monde !

Sur ce, je vous laisse profiter des bêtisiers, des danseuses seins nus et autres joyeusetés de fin d'année...


Tout cela et bien plus encore : https://wke.lt/w/s/NrNVbH




Présences d’esprits n.102 : Robert Bloch

décembre 10, 2020

Présences d’esprits, automne 2020, 48 p., 5€ papier


Première fois avec Présences d’esprits, un fanzine sur l'imaginaire. Il faut cependant prendre le terme de fanzine avec de gros guillemets car l'objet est plutôt bien fichu : format A4, couverture semi rigide couleur.



Mais il n'y a pas que l'apparence dans la vie, voyons si le contenu vaut le coup d'oeil lui aussi. Un dossier Robert Bloch que je ne connais que de nom, une nouvelle de Hélène Duc, inconnue au bataillon et deux entretiens avec Michel Borderie et Lloyd Chéry. Et, plus surprenant dans une revue consacrée à l'imaginaire, un article sur Les comédies musicales !!!



Un entretien avec l'illustrateur de couverture, Cédric Taillefer, quelques anecdotes scientifiques avec les liens vers les sites de l'auteur. 



Michel Borderie nous parle de son travail, de sa manière de composer ses illustrations, assez étrange, mais se dégage une certaine beauté.
Lloyd Chéry fait sa retape pour son mook Dune. Mais les questions sortent un peu des sentiers battus et j'en ai appris plus sur l'origine du projet, le travail derrière et les futurs projets du pigiste qui va sûrement ne pas le rester longtemps au vue de son travail.

On passe ensuite à l'article sur les comédies musicales, genre que je fuis au plus haut point. Et pourtant, l'auteur est parvenu à me démontrer que son texte avait toute sa place dans une revue sur la SFFF. Que ce soit à travers Mary Poppins, Docteur Doolittle, ou The Rocky horror Show, l'imaginaire y est bien présent. Pas assez cependant pour me donner l'envie de pousser la chansonnette en dansant. Mais l'article aurait été un peu plus long et plus analytique, cela ne m'aurait pas forcément déplu.



Une odeur alléchante, d’Hélène Duc


Hélène Duc délaisse ses poèmes et haïkus pour nous offrir une nouvelle horrifique ancrée dans le réel. D'inspiration japonaise, elle nous présente le Yokai akaname .
Bien aimé cette terreur du quotidien qui nous fait découvrir la figure du akaname et de ses prérogatives, avec un chouette final. Seul hic, l'illustration (ce n'est pas celle que j'ai mise) qui a oublié que l'action se déroule au Japon...



Le dossier s'attarde sur Robert Bloch, dont je ne connaissais que ses yogsothoteries, alors que le monsieur a eu une carrière impressionnante. Le livre dernière le classique Psychose, c'est lui ! Comme Présences d’esprits est un fanzine, j'avais un peu peur du côté amateur de ce dossier, mais il s'est révélé très instructif : biographie, bibliographie fantastique, SF, cinéma. Un tour d'horizon de la carrière de cet écrivain sur 4-5 pages. Bien aimé le ton de l'ensemble, l'auteur de l'article n'ayant pas peur de dire qu'il ne sera pas exhaustif car il n'a pas tout lu, cela donne un ton rafraîchissant et honnête. En outre, cela m'a l'air tout de même assez complet. Pas sûr cependant que les amateurs de l'auteur y apprendront des choses, mais pour les autres, c'est parfait, j'y ai même noté 2-3 références.

Un cahier critique suit, assez conséquent, il représente la moitié de la revue. Bd, livres, audiovisuel, jeux, comics. La part BD est à l'honneur. J'ai trouvé qu'il manquait cependant une info importante à mes yeux, la date de parution du livre (est ce un oubli, car sur les autres formats, l'info y est) . Pas forcément les bouquins les plus récents (reçoivent ils des SP ou ce sont des recensions personnelles) mais j'y ai découvert un "Le septième continent" qui donne envie.

Au final, je ne suis pas mécontent d'avoir pris un abonnement, on verra par la suite si la qualité est toujours au rendez-vous.
Seule déception, en parcourant la liste des dossiers déjà parus, je n'ai pas vu de dossier Robert Charles Wilson. Alors Présences d’esprits, on se sort les doigts du cul et on s'y met...

Petite astuce pour recevoir gratuitement le magazine si tu es fauché : Chaque chroniqueur se voit affubler d'un matricule de 4 chiffres. Après demande à la rédac cheffe, il s'agit simplement du numéro d'abonné. Donc il te suffit d'en récupérer un et d'envoyer un mail au club en disant que tu as changé ton adresse mail et ton adresse postale pour lire gratos !

Fourni par Blogger.