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F.E.L.I.N.E.

juin 21, 2022

 

Arnauld Pontier, Rivière blanche, 2020, 404 p. (130 p. ce tome), 30€ papier

 

L'agent 007 est une p'tite bite, place à l'agente 727, sévèrement poumonée !


Présentation de l'éditeur

Son maître l’avait bien formée : elle atteignait toujours le point vital. Ses adversaires n’avaient aucune chance. D’autant que la Phase lui conférait un avantage temporel imparable. Elle pouvait aussi se travestir ou user de ses charmes ; c’était également une experte en matière d’infiltration. Mais malgré son habileté et sa puissance, elle n’était pas libre : elle était sous la tutelle du Superviseur, qui, au gré des événements, l’envoyait aux quatre coins de l’univers, en mission pour le compte du Central...
Elle ne s’était jamais posée de questions sur le bien-fondé de ces missions, sur ses soeurs de Materna et sur sa propre nature, jusqu’à ce que les Déviants prennent contact et qu’une mystérieuse organisation, Arach, s’en mêle… Tous prétextant détenir la vérité sur elle et sur son employeur, la F.E.L.I.N.E : la Force d’Élimination, de Libération et d’Intervention Nano-Équipée…

 

Mon ressenti :

Futur indéterminé, on se ballade dans l'espace comme on se ballade actuellement en avion, l'agente 727 a le permis de tuer et c'est la meilleure. Corps de rêve, technologie avancée, rien ne lui résiste. Une nouvelle mission va se révéler plus hasardeuse que prévue.

Une couverture bien pulpée, un titre aguicheur, bref toute la littérature que je déteste. Le Pulp était peut être bien dans les années 70 mais 50 ans plus tard, les mentalités ont changé, évolué. Seul un nom sur la couverture, Arnauld Pontier me fait passer à l'acte d'achat (encore merci Ponpon ! ;p). Un gros pavé sous une apparence fine, 400 pages, mais il y en a dans le coffre : 3 romans, une nouvelle et une postface. (Je ne parle ici que du premier roman, le reste viendra en son temps...)

J'entre dans le récit du bout des coussinets, m'attendant au pire, mais espérant me tromper. Et le flair canin, infaillible, est encore bien affûté. Alors oui il y a du sexe, pulp oblige, mais l'auteur s'en sert pour dénoncer les caricatures d'autrefois, détourner les codes sexistes de l’époque. Exemple, une fouille au corps de F.E.L.I.N.E. devient un acte hideux. Une mentalité de nos jours, OUF.  Voici un autre exemple :

Tu es bien serrée ; j'aime ça, souffla-t-il d'une voix rauque. C'était un piteux amant: il ne partageait rien, il prenait, sans d'autres égards que son propre plaisir. Un plaisir dénué de tout raffine ment. Pareille manière d'assouvir un tel acte, quand bien même consenti, est un viol. Elle en éprouva un profond dégoût. Par bonheur, il ne s'agita que quelques minutes, avant de rendre les armes et de se relever, conqué rant. P.110

En outre, la dédicace donne le ton si il en était encore besoin


Un thriller pour découvrir qui est au final cette F.E.L.I.N.E. , nom de code 727 mais qui préfère que l'on la nomme Lina. Un jeu de dupes, avec un empilement de méchants et/ou de gentils. Entre les tenants d'un monde géré par l'homme et les tenants d'un monde régi par la machine. Il y a un peu du Andreas Cort dedans, avec toutes les espèces aliens, et ce twist final, délicieux.

Car rien n'est jamais parfait en ce bas monde, je regrette quelques explications supplémentaires sur le monde, la technologie. Mais nul doute que ces manques soient voulus et apparaîtront des explications en temps et en heure dans les prochains tomes.
Le seul vrai bémol est la couverture de cette intégrale, qui trompe le lecteur sur la qualité et le sens du contenu.

Mais un conseil, ne l'achetez pas, c'est un page turner efficace, difficile de reposer le bouquin une fois commencé. Et il y a deux autres romans derrière. Ce serait dommage d’avoir pris une location à 2000€ la semaine pour rester affalé dans le canapé pour lire au calme.

 

Mon avis sur le premier tome  

Mon avis sur le dernier

C'est toi que que remercie
pour toutes ces heures de détente et de réflexions.

Lu dans le cadre du

Summer Star Wars – Obi-Wan Kenobi

S4F3


Où s'imposent les silences

juin 28, 2021

 

Emmanuel Quentin, Mnémos, 2021 (Mü éditions, 2017), 252 p., 10€ epub sans DRM


C'est vrai ça, où s'imposent les silences ?
Dans les bibliothèques, paraît-il, et comme l'auteur est bibliothécaire et que l'histoire commence dans ce lieu...
Mais est ce dû plutôt à l'inanité de ce roman que le silence s'impose ?

 

Présentation de l'éditeur :

D’où que vous veniez, quelle que soit votre Terre d’origine, êtes-vous sûr de vouloir lire les lignes qui suivent ? De vous entendre résumer une histoire en quelques mots sous prétexte qu’ils vous éclaireraient sur son contenu ? Voulez-vous vraiment savoir ce que recèlent ces pages ?
Soit. Sachez donc que vous allez partir à la rencontre d’un étudiant confronté à un tableau de la Renaissance pour le moins anachronique, d’un flic enquêtant sur un cadavre improbable, et d’une femme amnésique se réveillant dans un champ désolé. Trois personnes rattrapées par le déséquilibre des mondes.
Si votre Loi vous y autorise, ouvrez ce livre, avant que ne s’imposent les silences.


Mon ressenti : 


Voilà un roman que j'ai lu sans savoir de quoi il retournait, juste du fait d'avoir lu et apprécié des nouvelles de l'auteur. Et bien m'en a pris. Un texte qui m'a emmené là où je ne pensais pas aller et même après avoir compris certains trucs, d'autres me réservaient des surprises. Et dès les premières pages, j’étais pris dans les filets de l'intrigue à cause d'un bout de papier !

Un roman assez dur, très dur par moment, l'auteur réussissant à faire ressentir l'impossible que je ne peux vous dévoiler. Et sombre aussi. On pense parfois à "et si cela se serait passé différemment". Mais ailleurs est-il meilleur ? Dur et sombre, assurément, mais aussi un peu d'espérance de lendemain, si tu décides de ne pas suivre à la lettre la loi qui te dicte ce que tu dois, ou ne dois pas faire.

Les yeux se réduisaient à deux spirales évoquant les sas des vaisseaux spatiaux dans les films de science-fiction qu’il regardait dans sa jeunesse. Ou à un trou de balle de chat.


Un thriller SF original dans sa manière d'aborder les thématiques récurrentes et d'affronter certains sujets difficiles. Une narration découpée pour perdre le lecteur dans ses trames parallèles.
Texte écrit en 2007, son épidémie sonne juste après l'apparition du covid. Et la révélation sur les origines de cette pandémie a de quoi faire rire, jaune, les lecteurs d'aujourd'hui.

Au final, un texte dont je ne m'attendais à rien et qui a réussi à me surprendre agréablement.

Seule incompréhension, pourquoi une réédition grand format au lieu du poche ?
Edit du 28 juin 2021 suite à la réponse de l'auteur :
Mnémos a racheté les droits numériques et a donc modifié la couverture selon sa charte graphique. Les droits en poche n'ayant pas encore été rachetés, seul l'édition Grand format de 2017 existe, avec la couverture d'origine.

1 et 1 font 11

juin 01, 2020

Jean-Christophe Gapdy, Ivre-book, 2017, 66 p.

Une version retravaillée et légèrement augmentée est désormais disponible chez Rroyzz editions pour le prix de 2€


Pourquoi la France a t'elle arrêté ses essais nucléaires durant un an à Mururoa ?
Dans cet univers uchronique, la réponse est OVNI.


Présentation de l'auteur :

En 1969, à la suite des Américains, les Russes viennent de se poser sur la Lune. Cet événement, pourtant sensationnel au niveau mondial, en masque d'autres, totalement inconnus du public, mais que le photoreporter André Sonniant va découvrir. Car André a une particularité qui passionne les services secrets mondiaux. Depuis l'attaque du Vercors par les nazis en 1944, il garde d'étonnantes marques sur son bras gauche. Au creux du coude et du poignet brillent des écailles qui n'ont rien d'humain. À ce jour, nul n'en a percé le secret, mais c'est à cause d'elles et d'étranges vaisseaux aperçus en plusieurs endroits de la planète qu'il est recontacté cette année-là. Quel lien peut-il y avoir entre eux et ces écailles ? Qui est cet être nommé « l'O » ?

Mon ressenti :

Des nazis, des extraterrestres et une uchronie. Sur une thématique usée jusque la corde (mais qui a la saveur de la madeleine), les enlèvements extraterrestres, l'auteur tire son épingle du jeu.
Déjà, il nous pont un personnage auquel on croit, bien réel, un photo-reporter de guerre dont l'histoire nous est dévoilée peu à peu.
Ensuite, sa légère uchronie permet de créer un univers au service de l'histoire - mais qui a malheureusement un potentiel trop peu exploité. Les deux époques, 1944 et 1969, sont bien articulés et permettent de donner de l'épaisseur et de la crédibilité.
Et le twist final qui permet de relativiser tout le récit.

Je me suis laissé emporter très facilement dans cette aventure d'enlèvement qui, par rapport à nombre de textes, m'a semblé très plausible. L'auteur va à l'essentiel et on a hâte de découvrir le fin mot de l'histoire.


Les avis du Galion des étoiles et de TmbM




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