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Voyager : L'intégrale

février 20, 2022

 

Stéphane Desienne, 2019, Les éditions du 38, 911 p., 10€ epub sans DRM

 

Le The Expanse français !


Présentation de l'éditeur :

Mars 2179. L’ancienne capitaine de vaisseau, Vilma Bates, est interrogée par le Bureau des Investigations Intersolaires à propos d’une ancienne mission au commandement du Lewis&Clark, un éclaireur commercial. Lors de cette mission, elle et son équipage avaient pour objectif de retrouver les deux sondes Voyager, envoyées dans l’espace en 1977, bien avant le Reboot qui effaça toutes les données numériques terrestres. Malheureusement, le succès de leur tâche est entravé par de nombreux problèmes qui vont créer des tensions dans le vaisseau. Les vidéodisques portés par les sondes ont disparu. Qui les a enlevés ? Et pour quelle raison ? Ces interrogations les pousseront à avancer plus loin dans l’univers.

 

Mon ressenti :

Au 21ème siècle, un immense bug efface la quasi totalité des supports informatiques, laissant le monde en partie sans mémoire. Des données existent encore, parcellaires, comme l'histoire des sondes Voyager, qui réapparaissent dans notre espace proche. Un équipage est chargé de les récupérer mais cela ne semble pas s'être très bien passé.

Le récit alterne entre deux périodes, celui de la récupération et le débriefing de la capitaine. Une mise en place qui permet de rapidement rentrer dans l'histoire. Remplis de clins d'oeil à la science fiction, les pages se tournent sans soucis. Ayant acheté l'intégrale pour moins de trois euros (10€ normalement), vive les promos numériques, c'est la meilleure chose que j'ai pu faire car le premier tome s'arrête juste au moment où une découverte se déroule. J'ai enfilé les trois volumes à la suite. C'est un hommage aux classiques qui nous ont émerveillé plus jeunes. On s'en prend plein les mirettes, il y a la rencontre du troisème type, des big dumb object, des arches stellaires...


Seul hic pour moi, c'est très space opera, qui n'est pas mon genre de prédilection lorsqu'il s’attarde trop dans les combats spatiaux. Et c'est un peu le cas ici. Je regrette que l'auteur est préféré cette optique, alors qu'il avait en main tous les éléments pour nous offrir un feu d'artifice avec ses sphères de Dyson, des aliens à foison.

Mon regret est compensé toutefois par un éclectisme dans les personnages haut en couleur. La gente féminine est bien mise en avant. Afin de faire des sauts dans l'espace, l'auteur nous pond des singes modifiés, des Chimps, permettant de calculer rapidement les trajectoires. En outre, les relations interespèces, les discriminations sont bien rendus. 

Au final, nous avons notre The Expanse français, un divertissement qui joue entre stratégie politique, combats spatiaux et altérité. Tout l'attirail de la science fiction qu'il contient nous place devant une boite de friandises, difficile de s'arrêter dès lors.

 

Un page-turner efficace et divertissant selon Le Maki (tome 1)

L'oeil du Lémurien a toujours peur, dans les histoires en plusieurs tomes, que la suite ne me déçoive. Et là, j’ai dévoré les tomes deux Confins et trois Andromède.

Post Tenebras est de plus en plus persuadé que Stéphane pourrait écrire une oeuvre à l’ “Hypérion” (tome2 - tome 3)


Pearly gates

novembre 26, 2020

Nicolas Pagès, Les Editions du 38, 2020, 412 p., 7€ epub sans DRM

 

Est ce dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes ?

 

Présentation de l'éditeur :

2858 : L'humanité a fui la Terre désormais planète stérile, et s'est étendue à d'autres systèmes solaires. Un système de castes régit la société, dominée par une toute-puissante entité politico-religieuse appelé Consortium. Cette dernière règne d'une main de fer sur la plupart des activités humaines, contrôlant les ressources énergétiques et les matières premières. La liberté individuelle et le libre arbitre ne sont plus que des chimères brandies par les oligarques afin d'asseoir leur hégémonie. Ailleurs, à la surface d'une planète nouvellement répertoriée, une expédition minière met à jour un antique vaisseau enterré sous la poussière et la roche. Cette découverte changera le destin du monde connu.
2888 : Quand Daniel Pearly se met en devoir d'explorer une planète aride aux confins d'un obscur système solaire pour le compte du Consortium, il est loin de se douter que cette mission routinière ne sera pas de tout repos. Contre toute attente, il croisera la route d'une créature extraterrestre pour le moins belliqueuse. Cette rencontre sera le point de départ pour Pearly et sa complice Deina, d'une course-poursuite haletante au cours de laquelle les deux explorateurs tenteront d'échapper à l'emprise d'Hilton, le dirigeant de la Caste Digarion qui projette de soumettre la créature et de l'utiliser à ses propres fins suprémacistes.



Mon ressenti :


Tu connais sans doute la collection FNA, Fleuve Noir Anticipation, de la littérature populaire avec du très bon, du bon, du moins bon et du franchement mauvais. Voici à quoi m'a fait penser ce livre, comme lorsque l'on enfile sa bonne vieille paire de pantoufles. Restait à savoir si cela allait être une paire de charentaise ou un produit Made in Taïwan.

L'histoire est somme toute assez classique : la découverte d'un artefact alien qui va semer le trouble et la discorde quelques dizaines d'années plus tard. Cela commence de manière fastidieuse, l'auteur tombant dans le piège du "Show, don't tell". Mais très vite, plus l'intrigue avance, plus je me prends à tourner les pages de plus en plus vite et une certaine épaisseur se fait jour. Et il y a même des tentacules !
L'auteur sait très bien manier les différents points de vue de manière fluide, il adore jouer avec les deus ex machina, et pourrait faire son credo de plus c'est gros, mieux c'est !

La traditionnelle histoire d'amour est bien présente, mais mis au goût du jour. Même si le narrateur est de type bourru-macho, les demoiselles ne sont pas des princesses tirés de Walt Disney elles ont leurs mot à dire et plutôt deux fois qu'une. Les personnages sont plaisant, le narrateur, gros lourdaud toujours à la recherche du bon mot, cachant derrière ses boutades une sensibilité et un sens du bien public. Et puis il y a aussi un fameux et étrange animal, le bloski, extrêmement sympathique même si légèrement vicieux. Vivement le déconfinement pour que j'en adopte un dans une SPA exo-planétaire !

Une lecture entrainante, d'autant que chaque chapitre du roman s'ouvre sur des extraits de paroles de chansons rock, dont l'auteur n'hésite pas à traduire pour les lecteurs allergiques à la langue de Shakespeare. La lecture idéale pour oublier le temps de quelques heures le monde déliquescent qui nous entoure.

Attention si vous achetez chez Amazon et consort, ce roman existe toujours dans sa première édition chez Ivre Book, mais ne comprend que la première partie !

Attention bis, Nicolas Pagès a un homonyme plus célèbre, et comme celui qui nous occupe ne prend pas trop la peine de mettre à jour son site  ni sa page officiel Facebook (syndrome du "je veux vendre mon livre mais je ne fais rien pour me faire connaitre" ? (à part offrir des SP au Chien critique (c'est déjà pas mal !)))

Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse.

Fourni par Blogger.