Affichage des articles dont le libellé est Livre de poche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livre de poche. Afficher tous les articles

Planète d'exil

janvier 30, 2023

Ursula K. Le Guin, Le livre de poche, 1972 (VO : 1966), 192 p., 7 € avec DRM

 

Un premier roman nul, un second roman pas mieux.
J'espère qu'Ursula se sortira les doigts du cul pour son troisième roman, sinon, elle peut changer de métier...😏

 

Pitch de l'éditeur :

Sur Gamma Draconis III, un groupe de colons se retrouve isolé à la suite d'un assaut de l'Ennemi inconnu contre la Ligue de tous les mondes. Ils attendent des secours des étoiles. En vain pendant six siècles. Et sur cette planète d'exil, ils poursuivent tant bien que mal leur tâche : faire progresser la civilisation des Hilfes, qui en six cents ans n'a pu apprendre l'usage de la roue.
Mais ce monde semble se rebeller contre les sorciers venus des étoiles, les Hors venus.
La paix est-elle encore possible entre les descendants de plus en plus rares des Autreterriens venus des étoiles et les indigènes ?


Mon ressenti :

Des hommes ont été abandonnés sur une planète et doivent cohabiter avec les autochtones pas très fut fut. Un pitch vue mille fois, dont je ne me lasse pourtant pas, normalement. 200 pages, 10 jours de lecture, le constat est sans appel pour moi : pppfffffff. Alors on sent ici et là quelques paragraphes, pages très intéressantes , qui éveillent mon appétit, mais juste après, on retombe dans un truc assez bateau et linéaire, bref je m'ennuie. 

Tous les ingrédients étaient pourtant présents : ici ce sont les hommes les étrangers, qui doivent vivre selon les principes de l'Ekumen : on vit avec les technologies présentes sur la planète. Pas de bol pour les colons, les Hors-venus, les Hilfes ne sont pas très avancées, ils ne savent même pas ce qu'est une roue !? Et ils sont longs à l'allumage. Ce qui peut s'expliquer par la particularité de leur planète qui met 60 ans à faire sa révolution autour su soleil. 

Autre point positif de l'intrigue, deux espèces, un lieu et il va falloir s'entendre. Pas si simple cependant, les préjugés sont omniprésents, les us et coutumes différents. Un roman assez triste sur l'impossibilité de communiquer, de trouver un terrain d'entente pour éviter le drame qui se profile.

Malgré de bons ingrédients, la mayonnaise ne prend pas, je n'ai pu ni m'intéresser aux personnages ni à l'histoire... J'avais l'impression que les protagonistes faisaient leur maximum pour avancer dans la mauvaise direction, en dépit du bon sens. Tout cela m'a semblé bien surjoué...

Deuxième roman de mon challenge personnel : lire toute la SF d'Ursula


Le monde de Rocannon

avril 04, 2022

Ursula K. Le Guin, Le livre de poche, 1972 (VO : 1966), 190 p., 6,50 € avec DRM


Et le premier roman d'Ursula est...
...mauvais !


Présentation de l'éditeur :

Cette planète sans nom du système stellaire de Fomalhaut est l'enjeu d'un conflit entre la Ligue de tous les mondes et un Ennemi inconnu. Cinq espèces intelligentes se la partagent. Aucune n'a dépassé le niveau féodal. Certaines communiquent par la pensée. Rocannon, ethnologue, y est envoyé par la Ligue afin d'observer les peuples qui l'habitent avant l'arrivée d'une mission technologique qui assurera le développement de la société la mieux placée.
Mais l'Ennemi surgit de l'espace avant que le plan ne soit accompli.
Avec une poignée de compagnons, Rocannon, devenu Olhor l'Errant, le Seigneur des étoiles, va entreprendre de chasser les envahisseurs.


Mon ressenti :

Un ethnologue est chargé d'étudier les civilisations peu développées d'une planète. L'ethnologue fait partie d'une civilisation avancée qui parcourt l'univers et est en guerre. Sur cette planète, des peuples ont été découverts, pour les plus avancées arrivée à l'âge de fer. Le choc des cultures donc et l'arrivée de la technologie va bouleverser son équilibre millénaire.

Voici le premier roman de Ursula le Guin écrit en 1966 qui s'ouvre sur une nouvelle écrite deux ans plus tôt : Le Collier. C'est aussi le premier du cycle de l'Ekumen, ou cycle de Hain.
C'est clairement cette nouvelle que j'ai le plus appréciée dans ce livre, donnant les indications sur ce qu'est l'Ekumen. Je vous renvoie au billet de Nevertwhere pour la présentation : Ursula K. Le Guin, Petit guide de lecture

Nous sommes clairement dans de la Science Fantasy avec une intrigue linéaire qui va nous faire découvrir ce monde. Court roman qui permet d’apercevoir l'émergence d'une plume, tout en sensibilité. Certains passages m'ont clairement fait penser au style d'Émilie Querbalec et de son Quitter les monts d'Automne.
L'action est présente, mais l'autrice préfère s'attarder sur les personnages et la biosphère. Cependant, Ursula veut trop en faire et multiplie les différentes peuplades, pas moins de cinq. Résultat une sensation de survol.

C'est un premier roman avec ses nombreux défauts, mais qu'il faut aussi replacer dans le temps : nous sommes en 1966, c'est de la science-fiction d'il y a 60 ans. Une mise en bouche bancale qui permettra de pénétrer dans cet univers et de découvrir les qualités indéniables de l'autrice dont ses prochains romans ne feront que renforcer.

J'ouvre par ce billet mon challenge personnel : lire toute la SF d'Ursula. Pour ce, j'ai mon indispensable guide de lecture. Merci Nevertwhere.



Hier, les oiseaux

juin 11, 2019

Kate Wilhelm, Denoël, 1977, Livre de poche, 2018, 318 p., 8€ epub avec DRM


Si tu en as marre de te faire réveiller à l'aube par le bruit infernal des piafs, ce roman est pour toi.

Présentation de l'éditeur :


La planète est exsangue, ravagée par la pollution, la guerre, la maladie. Les Sumner, de riches propriétaires terriens, pressentent que l’effondrement du monde est proche. Ils décident de construire à Bear Creek, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques et d’y organiser la vie en autarcie. Après le cataclysme, les hommes et les femmes se révèlent stériles et disparaissent en quasi-totalité. Créer des bébés par clonage semble pallier la reproduction sexuée. Mais, au fil des générations, les clones sont-ils encore des humains  ? Le retour inflexible de la Nature va-t-il obliger une microsociété à bout de ressources à franchir les frontières pour explorer le monde  ?


Mon ressenti :


Un roman post apocalyptique où l'humanité disparait suite à la pollution de l'environnement, il en sort 10 par mois désormais. Hier, les oiseaux a cependant été écrit en 1977, on peut donc parler de roman novateur pour l'époque.

Le principal défaut de ce roman vient de l'optique prise par l'autrice qui a préféré se focalisé sur l'humain (et ses clones) plutôt que sur la plausibilité scientifique. Les causes ayant amené à la pollution et a la disparition quasi complète de l'humanité sont envoyés en deux lignes. Le worldbuilding est donc assez bancal. En outre, les progrès réalisés depuis autour du clonage datent clairement le livre dans son époque, mais les questions éthiques soulevées restent intéressantes.

Une fois ceci accepté, que reste t il ? L'intérêt à mon sens est que ce post apo revisite le genre en nous proposant une post humanité différente à partir du clonage de l'humain. Elle nous propose une confrontation entre humains et clones, ce qui les différencient ou les lient. Une nouvelle civilisation nait, sur les ruines de la précédente. Qu'est ce qui fait civilisation, c'est la vaste question de ce roman. Lorsque l'individu est interchangeable, lorsque chaque individu est assigné à un rôle, à une fonction, lorsque l'on fonde une société sur l'instant, en oubliant le passé et la projection vers l'avenir, que reste t-il de l'humanité ?
Découpé en trois parties qui abordent l'éthique autour de la science, l'écologie, la sexualité, les normes sociales et l'individu face au groupe, la trame se déroulent sur quelques décennies pour explorer l'évolution de cette société nouvelle.
Centré sur la communauté autarcique, au plus près des individus, ce roman permet un questionnement toujours pertinent sur les questions sociétales et écologiques
Le genre de livres qui donnent peu d'inspirations aux graphistes, si ce n'est pour faire des couvertures hideuses.


Lekarr a apprécié la plume de l'autrice et la délicatesse de sa réflexion sur le devenir de l'homme.
Shaya a trouvé le roman
bien agréable à lire


Prix Hugo 1977
Prix Locus 1977

Récapitulatif
Fourni par Blogger.