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Le Novelliste #05

juin 10, 2021

Nina Allan, Ethan Robinson, Yves Letort, Sylvain-René de la Verdière, Didier Pemerle, Alexis-Nicolas de la Vitche, Léa Fizzala, Pascal Malosse, Ketty Steward, Pierre Laurendeau, Céline Maltère

Flatland éditeur, 2021, 212 p., 13€ papier

 

Les éditions Flatland ne m'ont pas fait un cadeau en m'envoyant gratuitement ce numéro : car désormais, comment résister à la tentation d'acheter les prochains ?
Je ne vous remercie pas Monsieur Flatland.

 

Présentation de l'éditeur :


Ce cinquième numéro du Novelliste vous invite à quelques embarquements, immédiats ou différés, qu’il s’agisse de traverser des océans bien réels, spatiaux, ou même métaphoriques. C’est une nouvelle de Nina Allan inédite dans notre langue qui fait l’ouverture, complétée par un entretien. Autre première, la traduction d’un épisode des aventures du Capitaine Mors, pirate des cieux, introduit par un article de fond de Marianne Sydow, LA spécialiste de ce proto-super-héros allemand début vingtième. Les autres rendez-vous ne sont pas à négliger non plus : une rencontre avec Patrice et Viktoriya Lajoye, des éditions Lingva, que complètent un portfolio consacré à un dessinateur russe trop peu connu par chez nous, Anatoli Chpir, ainsi qu’une nouvelle de thriller-maritime-avant-l’heure signée Andréi Zarine. En outre, J.J. Astor et ses héros poursuivent leur voyage apergétique à travers l’espace dans une deuxième livraison de notre roman à suivre, et les talentueux novellistes réunis ici (Ethan Robinson, Yves Letort, Sylvain-René de la Verdière, Didier Pemerle, Alexis-Nicolas de la Vitche, Léa Fizzala, Pascal Malosse, Ketty Steward, Pierre Laurendeau et Céline Maltère) vous proposent d’embarquer sans attendre, le temps d’une lecture, pour le monde qui est le leur. (L.D.)

 

 

Mon ressenti :

Voilà un bon moment que cette revue m'intriguait, surtout grâce aux avis de Thomas Day dans la revue Bifrost, parlant de revue de vieux pour les vieux. Et moi, les vieux, je les aime. Par contre, les vieux et le numérique... Et donc pas de version électronique à mon grand désespoir. Mais Le novelliste dans sa grande largesse m'a envoyé sa dernière production.
Première surprise, c'est beau. Une bien belle maquette et couverture.
Deuxième surprise, c'est dense, très dense. Tu en as pour ton argent. Corolaire, pour faire entrer le tout dans les deux cents pages, il faut écrire petit, parfois très petit. Ce qui m'étonne pour une revue de vieux. À moins que ce ne soit une revue de jeunes ?
Dans tous les cas, me voilà bien embêté, car c'était du haut niveau. (Merde, je suis un vieux !) J'ai adoré y trouver des textes de jadis parsemés de textes récents inédits.


Grande recension de ce qui se trouve à l'intérieur

Angélus, Nina Allan
Une femme rencontre lors de son arrivée dans un hôtel une personne qui lui est familière. Un amant, un ami...
L'autrice, dont c'est la première fois que je lis la prose, délie peu à peu quelques fils de l'histoire de la narratrice. Une tranche de vie qui se déroule dans un monde où l'exploration spatiale est possible, mais semble avoir des effets secondaires handicapants. Très peu d'indices nous sont donnés, laissant libre cours à l'imagination du lecteur, comme sa fin ouverte.
Je continuerai ma découverte de Nina Allan.
Une interview de l'autrice datant de 2013 complète ce texte.


Exitus Mortalis, Ethan Robinson
Voici le compte rendu, factuel, distant et parcellaire des derniers jours d'un employé dont le travail consistait à appuyer sur des touches.
Beaucoup de digression et détour dans ce texte très ironique que j'ai adoré.
Sa présentation indique que ce texte a été refusé par toutes les revues et anthologies SF américaines et a fini par être publié sur le site de l'auteur. Chose que je ne comprends pas, car c'est excellent.


La fièvre, Yves Letort
Un père un fils et un fleuve. Une vie hors de tout.
Même si tout cela est très bien écrit, j'ai trouvé ce texte très classique et manquant cruellement d'originalité.


Portfolio consacré au dessinateur soviétique Anatoli Chpir, commenté par Patrice Lajoye
Voici de l'archeo SF russe qui permet de constater que la SF irrigue le monde depuis fort longtemps. C'est court, plein d'illustrations sont présentes et le commentaire restitue bien l'époque et l'univers qui s'y accroche.


Nuit terrible, Andréï Zarine
Place au thriller maritime avec ce texte russe. Un navire embauche un étrange mousse. À partir de ce moment, rien ne va plus.
Une vieillerie qui tire encore son épingle du jeu et nous emmène dans une nuit de tempête glaçante où l'horreur va peu à peu monter en puissance.


L’affaire de L’Ange gardien, Sylvain-René de la Verdière
Nous restons dans les histoires maritimes dans le genre horreur fantastique. Imitant le style de l'époque 1800, l'auteur nous conte un fait divers étrange : la découverte d'ossements sur un navire fantôme.
Un style ancien, une forme moderne et au final une très bonne aventure au sujet actuel. L'auteur a déjà écrit dans cet univers et s'est inspiré d'un fait divers réel.


Le jour du nuage, Didier Pemerle
J'ai dû rater un truc, car je n'ai rien compris à part que cela parle de merde, de rats, de sexe et de shit. Seul point positif, c'est court.


Les éditions Lingva, entretien avec Viktoriya et Patrice Lajoye
Un bel entretien avec les éditions Lingva. Kesako ? Mais si vous les connaissez, les frères Strougatski chez Denoël, La loi des mages chez Mnemos, les anthos russes chez Rivière Blanche. Et plein d'autres choses. Deux passionnés qui arrivent à nous faire partager leurs passions, celle de la littérature russe ancienne... Une sinécure.


Voyage en d’autres mondes 2/4, roman à suivre de J.J. Astor
Étant la seconde partie et n'ayant pas lu la première, je m'abstiens de le lire, mais les quelques lignes lues et le pitch donnent envie : une histoire d'explorateurs dans un aérostat qui s'envolent vers Jupiter . Par contre, la taille de la police est vraiment toute petite.


Cinq semaines dans l’éther, Alexis-Nicolas de la Vitche
Un scientifique invente un moyen pour aller dans l'espace.
Voilà le type d'histoire vu et revu, cela se lit sans déplaisir, mais l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous si ce n'est le moyen. Mais bon, lorsque l'on aime les vieilleries, on y retrouve le charme suranné qui fait tant plaisir.


Terre à terre, Léa Fizzala
Un jeune désoeuvré est sur le point d'entrée en contact avec une race alien.
Voilà un premier contact qui change de ce qu’on lit habituellement. L'autrice nous promène dans son univers avec de légères touches d'humour. La présentation de l'ado est un must.
Un twist final bien mené.




Capitaine mystérieux, article de Marianne Sydow sur le feuilleton allemand Der Luftpirat
Voilà un excellent article sur un feuilleton SF allemand des années 1910. L'autrice nous parle de sa découverte alors que pratiquement tous les textes ont disparu. Des thématiques très modernes ainsi qu'un aspect scientifique et social prégnant. Après lecture, une seule envie : lire ce capitaine Mors. Ce qui tombe plutôt bien, car :


Capitaine Mors, pirate des cieux, premier épisode
La revue nous offre le premier épisode qui est une très bonne découverte. Un pirate des airs cherche vengeance. De l'action, du suspense, une construction que j'ai rarement vu dans des textes anciens.
Plusieurs interrogations cependant : connaîtrons-nous la suite des aventures ? Ce premier épisode correspond-il au premier fascicule ou en regroupe-t-il plusieurs ...
En outre, c'est traduit par un des messieurs du Le belial.


Souvenir d’enfance, Pascal Malosse
Souvenir d'une réunion d'une riche famille corse lors de la Toussaint
Un texte social qui arrive à nous mettre dans ce souvenir, mais dont la fin est un peu trop abrupte à mon goût.


La porte, Ketty Steward
Surtout tu regardes pas la porte !
Voilà comment débute ce court texte.
Pourquoi ne pas la regarder ? On découvre rapidement la raison, fantastique et réaliste. J'ai bien aimé ce texte qui laisse aux lecteurs la possibilité de ressentir ce qu'est l'enfermement.
Je n'ai pu m'empêcher de penser au poème La porte de Guillaume Apollinaire. Ketty Steward écrivant de la poésie, je pense que la coïncidence n'est pas du fait du hasard.Et bien si :

"Comme une image : autour d’un dessin d’Huguette Lendel, trois micro-nouvelles spécialement écrites par Céline Maltère (À nous quatre), Pierre Laurendeau (Le débordement), Didier Pemerle (Quatre fois une opération, de gauche à droite et de haut en bas) " clôt le tout.



Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse

Galaxies SF n.62 : Barjavel et l'écologie

janvier 09, 2020

Galaxies SF, 2019, ? p. (numérique), 5€ epub sans DRM


Sous une couverture hideuse et repoussante - de quoi vous dégouter à jamais d'avoir la main verte - se cache un dossier sur Barjavel et l'écologie.
Pas moins de onze nouvelles pour ce dernier galaxies SF chapeauté par Jean-Pierre Andrevon qui prend sa retraite de rédac chef, et j'espère surtout d'illustrateur, car c'est lui qui a commis cette ignominie.


Les météorites, de Céline Maltère
Courte nouvelle fantastique : alors qu'un printemps éternel est là, quelques flocons font leur apparition.
Une apocalypse que je qualifierai de psychanalytique, et à laquelle je n'ai pas adhéré.

Le vainqueur, de Patrik Centerwall
Alors que Dieu est mort, un mystérieux messager apporte l'Apocalypse. Une courte nouvelle ou le drapeau noir flotte de manière assez acerbe. Bien aimé le ton et le second degré qui s'en dégage.

Le Chœur malade, de Noé Gaillard & Richard Canal

La musique adoucit les moeurs ?
Dans un monde dystopique, la musique y est magique et sert entre autre de protection. Mais une tentative de meurtre est commise sur Le Dirigeant. Une enquête s'ouvre...
Une idée originale traitée un peu à la old school. C'est dommage car l'univers de science-fantasy aurait pu donner lieu à un très bon texte. Reste dès lors une sympathique histoire.

Les anges rêvent-iels de Lamashires ?, de Jeanne-A Debats
Le titre donne le La : nous serons dans le farfelu, mais qui tient la route. Dans ce texte, on retrouve tout ce qui est à la mode en ce moment : genre, violence conjugale, inégalité, îlot réservé à l'élite.... Mais l'autrice arrive à amalgamer l'ensemble et je me suis mis à croire à l'histoire.



Dossier : Barjavel et l'écologie

Un article, une bibliographie et 9 nouvelles (dont une de Barjavel) composent ce dossier.
A part la nouvelle de Barjavel et de Bruno Pochesci, pas vu le rapport avec le dossier mais je ne connais très peu l'auteur. (Cela aurait pu être intéressant d'indiquer dans la présentation des nouvelles le rapport avec Barjavel...)

La politique est une saleté. Il n’y a pas de société idéale. Il n’y a pas de solutions sociales aux problèmes humains. Il n’y a que des compromis. Il n’y a que des sociétés un peu moins mauvaises que d’autres.
Barjavel

Andrevon commence de suite à poser la question "mais d'abord, c'est quoi l'écologie" pour en définir ce qui l'en entend, en gros protéger la Terre de l'homme. Andrevon "doit sa carrière" à Barjavel (et ne s'en cachant pas), l'article aurait pu être une éloge mais reste avant tout critique sur l'homme et son parcours. J'aurais aimé une analyse un peu plus poussée et le sujet restrictif, l'écologie, de l'article piège un peu son rédacteur. Ceux qui connaissent bien l'itinéraire de Barjavel en seront donc pour leur frais, ceux qui n'y connaissent rien apprendront deux trois choses et découvriront les textes qui pourraient leur plaire. 

La seule chose sur laquelle on ne peut se tromper, c’est que Barjavel fut un écologiste avant la lettre, un vrai amoureux de la nature. Mais, dans son refus de l’engagement, il est toujours resté du côté « des fleurs et des petits oiseaux », et aurait sans doute entretenu la plus grande méfiance envers l’écologie politique très militante d’aujourd’hui.
Andrevon

Colomb de la Lune, de René Barjavel
Voici l'histoire de Colomb de la Lune, parti sur la Lune pour donner à l'humanité les renseignements sur notre satellite. Mais...
Un texte écolo, peut-être un peu trop poétique pour ma pomme et qui joue avec la mise en abyme.

C’est pour Demain, de Bruno Pochesci
Bruno Pochesci aime bien titiller là où ça fait mal : connaissant son Barjavel et ses soupçons, lavés, de collaboration en 39-45 (dont l'article dit quelques mots), il situe son texte durant cette période avec comme protagoniste, un joli et fervent collaborateur !

La nostalgie l’étreint. C’était le bon temps. Celui de la gloire, de la belle vie et du devoir accompli. De la racaille enfin nettoyée au Zyklon B.

Que justice soit faite !
Alors que nombre de collabos sont passés entre les mailles du filet, un voyageur prudent rode...
Un côté provoc comme Desproges savait très bien le faire pour une chute délicieuse de justice et de barbarie. Pochesci joue avec la bibliographie de Barjavel, émaillant son récit d'anecdotes utilisées à bon escient.
Sans conteste LA nouvelle de ce numéro

Flinguez-moi tout ça, de Daniel Walther
Un auteur prolixe en son temps, inconnu de moi, mais je vais regarder sa biblio de plus près désormais. Le prochain numéro de la revue comportera une nouvelle inédite, La mort en Colchide
Pour celles et ceux qui ont encore des doutes sur le fait que la SF militaire peut être antimilitariste, lisez ce texte.
Même si histoire est connue, l'auteur montre bien l'absurdité de la guerre et l'aveuglement de certains individus sur leur acte.


— … il y a bien assez de place pour tout le monde dans l’univers, prêchaient les tenants de cette philosophie. La guerre est une monstrueuse absurdité qui va contre les desseins du Créateur.
Mais personne ne les avait écoutés et, quand ils avaient commencé à faire du bruit et à défiler avec des pancartes, on avait mis le holà. Pour leur prouver que la guerre n’était nullement une absurdité mais une nécessité vitale, on leur avait fait enfiler l’uniforme de la Flotte de l’Espace et on les avait envoyés prêcher la compréhension mutuelle avec des armes de fort calibre. C’était une façon comme une autre de changer les mal-pensants en bien-pensants et de transformer les anarchistes en honnêtes citoyens.


Vice pure, de Fabienne Leloup
Futur lointain, sur une planète dirigée par le clergé...
Un mélange de religion, de science et d'asservissement pour un texte que je n'ai pas compris.

Le festin des amnésiques, de Philippe Astier *
Il s'agit ici de plusieurs nouvelles du même auteur. Entre SF et fantastique, des textes bien écrits, à la old school, mais qui manque cruellement de chute et d'entrain pour m'avoir passionné. Seul le dernier, qui narre la ballade d'un biologiste a eu l'honneur de me faire rire avec son côté conte monstrueux.

Le ciel au-dessus, de Dominique Douay
Une amnésique se réveille dans un endroit très étrange...
Une belle plume pour un texte très ouvert sur son interprétation. Avec en point d'orgue les mots, leur signification et aussi le ciel, au-dessus.
Dominique Douay est un des noms de la SF française, c'est aussi la première fois que je le lis.


Bob, de Matie-Olivia de Cabanaz *
Alors que les implants IA ont envahi le cerveau des gens, un nouveau type de produit apparaît sur le marché : Bob. Et il va tout faire pour que vous soyez heureux !
A force de se laisser diriger par nos assistants smartphone - courir, manger équilibrer, bien dormir...  - jusqu'où peut on aller sans perdre notre libre arbitre ?
Un texte qui se lit sans mal mais qui manque un peu d'un ton glaçant pour rester dans les mémoires.

Le quatrième appétit, de Robert Yessouroun *
Sous forme d'extraits divers, les conséquences de la technologie du rajeunissement.
Un traitement décalé qui m'a laissé sur le bord du chemin. Les conséquences sociales sont trop survolées et manquent de crédibilité.




Articles :

Suit un article de Franck Jammes sur le comics Marshal Law que je n'ai pas lu, les comics et moi n'étant pas compatibles

Crise des frontières et diabolisation de l’Autre * de Kawthar Ayed propose "d’étudier dans cette communication la crise des frontières et la diabolisation de l’Autre dans la littérature utopique/dystopique en étudiant en particulier Wang de Pierre Bordage, Globalia de J.-C. Rufin et 2103, Le Retour de l’éléphant de Abdelaziz Belkhodja."
L'intention est bonne, mais quelques pages ne suffisent pas à entrer dans le coeur du sujet. Reste un survol rapide et assez convenu.

L’écran du souvenir : Homunculus, d’Otto Ripert
Jean-Pierre Fontana nous parle d'une séries de films que seuls les personnes âgées de plus de 115 ans ont pu voir dans leur jeunesse. Il y sera question d'androïde et de lutte des classes.

Enfin, peut-être la raison de la retraite d'Andrevon : l'envie de rester plus longtemps affalé sur son canapé à regarder des films qui touchent de près ou de loin à la SFFF, dont de nombreux navets  ?
il m'a tout de même donné l'envie de visionner le film d'animation Monsieur Link de Chris Butler.
La rubrique est assez longue, le nombre de nanars consternants, mais bonne nouvelle, la rubrique deviendra bi-mensuelle, permettant d'ancrer plus dans l'actualité cinématographique.


Rien de transcendant, à part la nouvelle grinçante de Bruno Pochesci (dont on reparlera bientôt sur le blog pour sa novella Scories, une suite hommage au texte Les retombées d'un certain Andrevon !), ni de repoussant, dans ce numéro,et si vous aimez les nouvelles, vous serez servi.

Les  textes avec un astérisque * sont disponibles gratuitement en téléchargement sur le site de Club galaxies





Si vous voulez en connaitre plus sur Barjavel sans dépenser un kopeck, je vous conseille d'écouter l'émission que lui a consacrée La méthode scientifique, bien plus complète à mon humble avis.

René Barjavel : une oeuvre à l'abri des ravages du temps

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-21-decembre-2018
La méthode scientifique du 21 décembre 2018
Lien direct (enregistrer sous)
Comment Barjavel est-il devenu une référence de la science-fiction ? Quel fut son parcours et ses autres vies ? Comment percevait-il le progrès scientifique ? Quelles furent ses inspirations et qui inspira-t-il ?
Pour parler de l’œuvre de René Barjavel, nous recevons aujourd'hui Pierre CREVEUIL, président de l’association des Amis de René Barjavel, et Natacha VAS-DEYRES, chercheuse associée de l’université Bordeaux-Montaigne et spécialiste de la littérature d’anticipation.



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