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Colla Scura

mai 18, 2026

 

Richard Canal, Critic éditions, 2026, 546 p., 14€ epub sans DRM


Bienvenue chez la mafia du temps


Pitch de l'éditeur :

Pendant que le commun des mortels vieillit en silence, certains êtres exceptionnels sont capables d’emmagasiner du temps au point de devenir quasi immortels. Dernièrement, toutefois, les sources auxquelles ils s’approvisionnent semblent se tarir, et les rangs des time-hoppers se clairsèment dangereusement. C’est le début d’une course contre la montre – et un ennemi inconnu. Pour percer les mystères du temps et des sabliers très convoités de la famille Malaterre, ils vont devoir faire taire des haines centenaires et œuvrer ensemble. Reste à savoir à qui ils peuvent réellement se fier…


Mon ressenti :

J'étais assez intrigué par ce titre, même si le côté "Immortels" me faisait un peu peur. Mais j'avais envie de lire un bon thriller, le genre de livre dont les pages se tournent toutes seules. Ayant déjà apprécié la plume de Richard Canal dans Upside Down, j'ai décidé de sauter le pas.

En temps normal, lorsque le fric coule à flots, les relations entre mafieux sont stables. Par contre, dès qu'il commence à manquer, les ennuis arrivent. Ici, l'argent n'est pas le sujet principal (quoique…), la vraie monnaie d'échange, c'est le temps.
Certains individus très rares possèdent un talent particulier : celui de repérer des lieux où leur corps peut absorber du temps. Une fois cette substance assimilée, ils cessent de vieillir. Pourquoi ? Comment ? Les membres de la famille Malaterre n'ont que des hypothèses. Le problème, c'est que leurs sources temporelles semblent se tarir... et qu'un membre de la famille est assassiné.

Même si j'aime d'ordinaire les romans avec un côté plus rationnel, les explications de l'auteur permettent ici de passer outre. Richard Canal sait mener une intrigue : les presque 600 pages s'avalent à toute vitesse, comme si les personnages nous volaient notre propre temps (Quand l'imaginaire du roman rejoint la réalité !).

Bref, c'est un très bon blockbuster rempli d'action et de suspense. Une fois que l'on pense savoir où tout cela va nous mener, les rebondissements arrivent pour tout relancer. On pourra regretter des personnages qui manquent parfois un peu d'épaisseur, mais la dynamique des relations entre eux permet de l'oublier. De même, les réflexions philosophiques sur le temps sont parfois moins bien amenées et coupent un peu l'action, mais heureusement, elles prennent peu de place.

J'ai beaucoup aimé le final et son aspect plus science-fictionnel. Cerise sur le gâteau : la fin offre la possibilité de revenir dans cet univers. Si le succès est au rendez-vous, je ne serais pas contre perdre à nouveau quelques heures de mon temps pour en explorer la suite !

 

Upside down

novembre 12, 2020

Richard Canal, Mnémos, 2020, 368 p., 10€ epub sans DRM



le décor parfait pour une fin de monde

CyberPunk's Not Dead !



Présentation de l'éditeur :

Au début du XXIe siècle, les dirigeants des GAFAM et autres NATU portaient les rêves d’une humanité enfin débarrassée de la maladie et de la mort. Ils ont réussi. Dans des îlots artificiels en orbite basse, ils jouissent désormais, à chaque instant, des illusions infantiles du bonheur.
Le reste de l’humanité survit tant bien que mal sur une Terre rouillée, épuisée, victime de désastres écologiques à répétition. Son histoire n’est pas la même. Le bonheur lui est définitivement inaccessible.
Dans ce monde fait de béatitude pour les uns et de combats pour les autres, où les IA s’activent en sourdine, certains cherchent à descendre pour retrouver leurs racines quand d’autres veulent monter pour acquérir une part d’éternité.
À travers une star de cinéma oubliée, des dirigeants obnubilés par leur statut social, ou encore un créateur d’un art inconnu, Richard Canal nous plonge au coeur d’un récit croisé où l’intolérable beauté du désastre côtoie la quête d’une humanité perdue.


Mon ressenti :

Terre dévastée par la pollution et le réchauffement climatique, puissants vivant dans des paradis protégés, clonage et IA, bref, le pitch de nombres de romans SF. Alors pourquoi avoir voulu lire ce titre ? Il m'a été proposé par l'éditeur : "Avec Upside Down, Richard Canal signe son grand retour à une science-fiction ambitieuse et universelle" Richard Canal ? Un inconnu pour moi, jamais entendu parler. Mais je ne demande qu'à connaitre. Et la présentation avec son "l’intolérable beauté du désastre côtoie la quête d’une humanité perdue." me faisait tout de même de sacrés œillades. Alors, hop dans la liseuse.
Et j'ai bien fait, car j'ai adoré. 

Il aura fallu qu’elle s’échappe une nouvelle fois de Treblinka pour comprendre à quel point un atoll constitue une prison. Une prison dorée certes, où tous les plaisirs sont à portée de main, mais un espace confiné, cerné de murailles invisibles, qui peu à peu vous sclérose, vous use, vous vole votre âme et votre imaginaire.
 

Nous sommes donc dans un univers ultra balisé : un monde dévasté, les pauvres bien pauvres vivant dans la lie et les riches s'offrant les plaisirs de la vie. D'un côté Down Below et de l'autre Up Above. L'auteur y imprime sa marque en mettant les riches dans des atolls volants. Rien de bien nouveau sous le soleil de la dystopie. Mais l'originalité est ailleurs
Roman choral, c'est surtout avec ses tranches de vie que l'auteur parvient à sortir des sentiers balisés : un inspecteur et son collègue, un chien qui parle; Un artiste et sa muse, en symbiose artistique, et des célébrités de jadis.

La société du spectacle.

Ce n'est pas un hasard si quelques citations situationniste parsèment le récit. Le travail a été abolit pour les riches, qui passent leur temps à se divertir via ses clones qui doivent se couler dans le costume de la célébrité recréée. L'auteur parvient à créer une tension identitaire sur ces ersatz, toujours à la limite de la corde raide. Les travaux quotidiens ont été relégués aux Intelligences Artificielles. Ces IA incompréhensibles à l'entendement humain. C'est rare que je lis des romans avec des IA autres, profondément étrangères. Avec en toute beauté cette étage fantôme conçue par elles, un Tetris changeant, défiant la compréhension, une architecture folle, mouvante. De ce que je connais du fonctionnement des IA ( merci la méthode scientifique), cela me semble vraiment très proche de la réalité.

Les IA ! Que savons-nous d’elles en réalité ? Elles nous sont plus étrangères que les premiers êtres qui ont peuplé cette planète, il y a plusieurs millions d’années. Et pourtant, c’est nous qui les avons conçues, nous qui leur avons donné le pouvoir de s’organiser.
 

Tandis qu'en bas, c’est la misère, la survie sous le brouillard de pollution, où chacun tentent de gagner leur ticket d'entrée pour Up Above. Mais pour cela, il faut tirer son épingle du jeu.

Elle a beau chercher le cri des dauphins étouffés par le plastique, la plainte des baleines échouées, celle des mouettes et des cormorans aux ailes engluées de nuit, les borborygmes des bancs de thons en quête d’un oxygène qui se raréfie, les soubresauts des requins-marteaux s’ouvrant le ventre sur le bordage des épaves des grands tankers, la désintégration des champs de corail, elle n’entend rien. La mémoire de l’océan n’a rien gardé. Pas même le souvenir d’une marée pour consoler une lune devenue impuissante derrière le Brown.
 

Des thématiques assez sombres contrebalancées par l'humour. Si vous voulez savoir ce qu'est l'humour cabotin, c'est ce roman qu'il vous faut lire. Car malgré un fond dense, jamais nous ne sombrons dans le désespoir. C'est même l'inverse qui est le sujet du livre, comment changer cet état de fait ? J'ai adoré le retournement de situation où l'arme d'abrutissement des masses se retournent contre ceux qui l'utilisent.

— T’es donc d’accord avec moi qu’on est des privilégiés.
— Un peu, ouais !
— Et le fait de vivre dans un monde où subsiste la notion de privilège te dérange pas plus que ça ?
— Du moment que je me trouve du côté des privilégiés, j’ai pas à me tordre le ciboulot. Mais pourquoi toutes ces questions ? Des fois, tu m’inquiètes, Stan ! Jamais Dean aurait entamé une conversation pareille.
— Je me demande parfois si t’as des idéaux, Duke.


L'auteur arrive à lier des thématiques assez éloignées dans un tout cohérent : art, asservissement des masses, révolution et IA. Le tout sans être chiant, grâce à l'enquête de ces inspecteurs hors du commun, la découverte d'un monde crédible et le mystère qui entourent les deux artistes. Et il y a même le Che. Le Che bordel !
Un roman profondément punk et réjouissant.


qui était justement le thème d'une émission de La méthode scientifique.

La SF : Punk Fiction ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-sf-punk-fiction
Emision du 30 octobre 2020
Il fut un temps où la science-fiction n’était pas que des vaisseaux spatiaux qui tiraient des rayons lasers en faisant s’affronter le méchant empire contre la gentille rébellion. Il fut un temps où la science-fiction mettait à bas la société de consommation, piétinait le consumérisme, dénonçait les dérives de la société capitaliste, créait des univers anarchistes pour refuser l’ordre mondial, crachait sur le pouvoir des médias, des entreprises, des politiques, taguait les murs de la réalité virtuelle et jouissait de la destruction de l’ordre établi. Qu’est donc devenu cette SF, dans un monde où la dystopie de contrôle numérique n’est plus un fantasme mais une réalité ? La science-fiction est-elle encore un espace de protestation, la SF du XXIème siècle est-elle encore punk ?

 

Un petit agréable à lire chez Yuvine, comme chez le troll
 


Quelques citations :

Désolé de vous décevoir, petite fille, mais ce que vous appelez le libre arbitre n’existe pas. C’est une notion inventée par les philosophes pour rassurer les hommes. Clones ou non, nous ne sommes en réalité que les jouets de forces qui nous dépassent. De simples objets que les sociétés déplacent, que les multinationales achètent et revendent sur les marchés de la consommation et de la communication.

Maggie n’a pas l’intention de ménager ces hommes et ces femmes qui ont, pendant des siècles, ravagé la terre et les océans sous prétexte que le travail pouvait les élever dans la hiérarchie. Ils ont envié leurs maîtres, aspiré à occuper leur place, et n’ont jamais remis en cause la servitude qui les liait à eux.


Avis réalisé dans le cadre d'un service de presse

Galaxies SF n.62 : Barjavel et l'écologie

janvier 09, 2020

Galaxies SF, 2019, ? p. (numérique), 5€ epub sans DRM


Sous une couverture hideuse et repoussante - de quoi vous dégouter à jamais d'avoir la main verte - se cache un dossier sur Barjavel et l'écologie.
Pas moins de onze nouvelles pour ce dernier galaxies SF chapeauté par Jean-Pierre Andrevon qui prend sa retraite de rédac chef, et j'espère surtout d'illustrateur, car c'est lui qui a commis cette ignominie.


Les météorites, de Céline Maltère
Courte nouvelle fantastique : alors qu'un printemps éternel est là, quelques flocons font leur apparition.
Une apocalypse que je qualifierai de psychanalytique, et à laquelle je n'ai pas adhéré.

Le vainqueur, de Patrik Centerwall
Alors que Dieu est mort, un mystérieux messager apporte l'Apocalypse. Une courte nouvelle ou le drapeau noir flotte de manière assez acerbe. Bien aimé le ton et le second degré qui s'en dégage.

Le Chœur malade, de Noé Gaillard & Richard Canal

La musique adoucit les moeurs ?
Dans un monde dystopique, la musique y est magique et sert entre autre de protection. Mais une tentative de meurtre est commise sur Le Dirigeant. Une enquête s'ouvre...
Une idée originale traitée un peu à la old school. C'est dommage car l'univers de science-fantasy aurait pu donner lieu à un très bon texte. Reste dès lors une sympathique histoire.

Les anges rêvent-iels de Lamashires ?, de Jeanne-A Debats
Le titre donne le La : nous serons dans le farfelu, mais qui tient la route. Dans ce texte, on retrouve tout ce qui est à la mode en ce moment : genre, violence conjugale, inégalité, îlot réservé à l'élite.... Mais l'autrice arrive à amalgamer l'ensemble et je me suis mis à croire à l'histoire.



Dossier : Barjavel et l'écologie

Un article, une bibliographie et 9 nouvelles (dont une de Barjavel) composent ce dossier.
A part la nouvelle de Barjavel et de Bruno Pochesci, pas vu le rapport avec le dossier mais je ne connais très peu l'auteur. (Cela aurait pu être intéressant d'indiquer dans la présentation des nouvelles le rapport avec Barjavel...)

La politique est une saleté. Il n’y a pas de société idéale. Il n’y a pas de solutions sociales aux problèmes humains. Il n’y a que des compromis. Il n’y a que des sociétés un peu moins mauvaises que d’autres.
Barjavel

Andrevon commence de suite à poser la question "mais d'abord, c'est quoi l'écologie" pour en définir ce qui l'en entend, en gros protéger la Terre de l'homme. Andrevon "doit sa carrière" à Barjavel (et ne s'en cachant pas), l'article aurait pu être une éloge mais reste avant tout critique sur l'homme et son parcours. J'aurais aimé une analyse un peu plus poussée et le sujet restrictif, l'écologie, de l'article piège un peu son rédacteur. Ceux qui connaissent bien l'itinéraire de Barjavel en seront donc pour leur frais, ceux qui n'y connaissent rien apprendront deux trois choses et découvriront les textes qui pourraient leur plaire. 

La seule chose sur laquelle on ne peut se tromper, c’est que Barjavel fut un écologiste avant la lettre, un vrai amoureux de la nature. Mais, dans son refus de l’engagement, il est toujours resté du côté « des fleurs et des petits oiseaux », et aurait sans doute entretenu la plus grande méfiance envers l’écologie politique très militante d’aujourd’hui.
Andrevon

Colomb de la Lune, de René Barjavel
Voici l'histoire de Colomb de la Lune, parti sur la Lune pour donner à l'humanité les renseignements sur notre satellite. Mais...
Un texte écolo, peut-être un peu trop poétique pour ma pomme et qui joue avec la mise en abyme.

C’est pour Demain, de Bruno Pochesci
Bruno Pochesci aime bien titiller là où ça fait mal : connaissant son Barjavel et ses soupçons, lavés, de collaboration en 39-45 (dont l'article dit quelques mots), il situe son texte durant cette période avec comme protagoniste, un joli et fervent collaborateur !

La nostalgie l’étreint. C’était le bon temps. Celui de la gloire, de la belle vie et du devoir accompli. De la racaille enfin nettoyée au Zyklon B.

Que justice soit faite !
Alors que nombre de collabos sont passés entre les mailles du filet, un voyageur prudent rode...
Un côté provoc comme Desproges savait très bien le faire pour une chute délicieuse de justice et de barbarie. Pochesci joue avec la bibliographie de Barjavel, émaillant son récit d'anecdotes utilisées à bon escient.
Sans conteste LA nouvelle de ce numéro

Flinguez-moi tout ça, de Daniel Walther
Un auteur prolixe en son temps, inconnu de moi, mais je vais regarder sa biblio de plus près désormais. Le prochain numéro de la revue comportera une nouvelle inédite, La mort en Colchide
Pour celles et ceux qui ont encore des doutes sur le fait que la SF militaire peut être antimilitariste, lisez ce texte.
Même si histoire est connue, l'auteur montre bien l'absurdité de la guerre et l'aveuglement de certains individus sur leur acte.


— … il y a bien assez de place pour tout le monde dans l’univers, prêchaient les tenants de cette philosophie. La guerre est une monstrueuse absurdité qui va contre les desseins du Créateur.
Mais personne ne les avait écoutés et, quand ils avaient commencé à faire du bruit et à défiler avec des pancartes, on avait mis le holà. Pour leur prouver que la guerre n’était nullement une absurdité mais une nécessité vitale, on leur avait fait enfiler l’uniforme de la Flotte de l’Espace et on les avait envoyés prêcher la compréhension mutuelle avec des armes de fort calibre. C’était une façon comme une autre de changer les mal-pensants en bien-pensants et de transformer les anarchistes en honnêtes citoyens.


Vice pure, de Fabienne Leloup
Futur lointain, sur une planète dirigée par le clergé...
Un mélange de religion, de science et d'asservissement pour un texte que je n'ai pas compris.

Le festin des amnésiques, de Philippe Astier *
Il s'agit ici de plusieurs nouvelles du même auteur. Entre SF et fantastique, des textes bien écrits, à la old school, mais qui manque cruellement de chute et d'entrain pour m'avoir passionné. Seul le dernier, qui narre la ballade d'un biologiste a eu l'honneur de me faire rire avec son côté conte monstrueux.

Le ciel au-dessus, de Dominique Douay
Une amnésique se réveille dans un endroit très étrange...
Une belle plume pour un texte très ouvert sur son interprétation. Avec en point d'orgue les mots, leur signification et aussi le ciel, au-dessus.
Dominique Douay est un des noms de la SF française, c'est aussi la première fois que je le lis.


Bob, de Matie-Olivia de Cabanaz *
Alors que les implants IA ont envahi le cerveau des gens, un nouveau type de produit apparaît sur le marché : Bob. Et il va tout faire pour que vous soyez heureux !
A force de se laisser diriger par nos assistants smartphone - courir, manger équilibrer, bien dormir...  - jusqu'où peut on aller sans perdre notre libre arbitre ?
Un texte qui se lit sans mal mais qui manque un peu d'un ton glaçant pour rester dans les mémoires.

Le quatrième appétit, de Robert Yessouroun *
Sous forme d'extraits divers, les conséquences de la technologie du rajeunissement.
Un traitement décalé qui m'a laissé sur le bord du chemin. Les conséquences sociales sont trop survolées et manquent de crédibilité.




Articles :

Suit un article de Franck Jammes sur le comics Marshal Law que je n'ai pas lu, les comics et moi n'étant pas compatibles

Crise des frontières et diabolisation de l’Autre * de Kawthar Ayed propose "d’étudier dans cette communication la crise des frontières et la diabolisation de l’Autre dans la littérature utopique/dystopique en étudiant en particulier Wang de Pierre Bordage, Globalia de J.-C. Rufin et 2103, Le Retour de l’éléphant de Abdelaziz Belkhodja."
L'intention est bonne, mais quelques pages ne suffisent pas à entrer dans le coeur du sujet. Reste un survol rapide et assez convenu.

L’écran du souvenir : Homunculus, d’Otto Ripert
Jean-Pierre Fontana nous parle d'une séries de films que seuls les personnes âgées de plus de 115 ans ont pu voir dans leur jeunesse. Il y sera question d'androïde et de lutte des classes.

Enfin, peut-être la raison de la retraite d'Andrevon : l'envie de rester plus longtemps affalé sur son canapé à regarder des films qui touchent de près ou de loin à la SFFF, dont de nombreux navets  ?
il m'a tout de même donné l'envie de visionner le film d'animation Monsieur Link de Chris Butler.
La rubrique est assez longue, le nombre de nanars consternants, mais bonne nouvelle, la rubrique deviendra bi-mensuelle, permettant d'ancrer plus dans l'actualité cinématographique.


Rien de transcendant, à part la nouvelle grinçante de Bruno Pochesci (dont on reparlera bientôt sur le blog pour sa novella Scories, une suite hommage au texte Les retombées d'un certain Andrevon !), ni de repoussant, dans ce numéro,et si vous aimez les nouvelles, vous serez servi.

Les  textes avec un astérisque * sont disponibles gratuitement en téléchargement sur le site de Club galaxies





Si vous voulez en connaitre plus sur Barjavel sans dépenser un kopeck, je vous conseille d'écouter l'émission que lui a consacrée La méthode scientifique, bien plus complète à mon humble avis.

René Barjavel : une oeuvre à l'abri des ravages du temps

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-21-decembre-2018
La méthode scientifique du 21 décembre 2018
Lien direct (enregistrer sous)
Comment Barjavel est-il devenu une référence de la science-fiction ? Quel fut son parcours et ses autres vies ? Comment percevait-il le progrès scientifique ? Quelles furent ses inspirations et qui inspira-t-il ?
Pour parler de l’œuvre de René Barjavel, nous recevons aujourd'hui Pierre CREVEUIL, président de l’association des Amis de René Barjavel, et Natacha VAS-DEYRES, chercheuse associée de l’université Bordeaux-Montaigne et spécialiste de la littérature d’anticipation.



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