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Souvenirs du Futur : 16 voyages à travers l'espace et le temps

juin 20, 2019

Anthologie dirigée par Paul “Southeast Jones” Demoulin, Ludovic Klein, Vincent Leclercq, Arnaud “Maniak” S. et Sébastien “Herr Mad Doktor” Parisot, Les éditions des Artistes Fous Associés, 1824, 306 p., epub gratuit sans DRM


Publié en 1824, je n'ai lu cette anthologie qu'en mai 2068, mais comme à cette période, il n'existe plus trop de lecteurs, j'ai donc décidé de venir en parler dans mon passé.
Et pour ceux que cela intéresse, les numéros du tirage du loto du samedi 22 juin 2019 sont les suivants : 42 - 15 - 11 - 18 - 24 - Numéro chance : 02

 

Présentation de l'éditeur : 

Les Artistes Fous Associés foutent le bordel dans l'espace-temps : ils modifient l'Histoire, altèrent l'écoulement normal des minutes et des secondes, inventent des univers parallèles et créent des paradoxes... de quoi envoyer Chronos directement à l'hôpital psychiatrique !
Dans cette sixième anthologie 16 auteurs et autrices ont pris le temps d'écrire d'anciennes nouvelles, des chroniques du lendemain et autres contes à rebours. Autant de récits qui déchirent l'espace-temps pour vous emmener… ailleurs.

Mon ressenti :


Les artistes fous associés sont vraiment des tarés : ils proposent leurs anthologies gratuitement en numérique (une quinzaine d'euros en papier). A ce prix là, on pourrait s'attendre au service minimum, main non, le travail éditorial est bien réalisé et la version numérique de très bonne tenue. Chaque texte est présenté, comme son auteur, il y a même des illustrations. Bref, pas de quoi rougir face à nombre de recueils dits "professionnels".

Une préface ouvre l'ensemble. Je ne sais pas pour vous, soit on les lit pas, soit elles sont souvent assez chiantes, son auteur essayant d'épater la galerie avec ses connaissances. Ce n'est pas le cas ici avec ce "paradoxe du lecteur de préface" qui va jusqu'au bout du délire, en omettant le nom du préfacier. Un bon amuse gueule sur la thématique du voyage dans le temps. ET les remerciements enfoncent le clou.

J'ai beaucoup apprécié le fait que la thématique du Temps soit prise ici au sens large (paradoxe, uchronie, anticipation...), et à travers différents genres.
En outre, ils nous offrent souvent des personnages colorés, d'autres à la sexualité non hétéronormée, d'autres un peu dégingandés, voilà déjà qui changent un peu du lot commun des textes.





La Musique de l'Univers (Steve Martins)
Musique commerciale et musique céleste. Un musicien tente de trouver un sens à la musique, celle des origines, de la nature profonde de la musique. Bien écrite, la chute manque toutefois de sel. Mais reste de belles images et une interrogation sur ce qu'est l'essence de la vie. Une atmosphère entre le fantastique et la science-fiction.

La folie du Spring Break de Hammamet n’était comparable à aucune autre, loin des événements putassiers et m’as-tu-vu d’Ibiza ou Cancùn ; derniers points de chute à la mode pour jet-setteurs poseurs qui venaient y ramasser leur chèque comme des fonctionnaires. Tout cela, cette notoriété de l’esbroufe et du clinquant au service de l’entertainment, il l’avait fui comme la peste.



Reflets (Milora)
Deux jeunes filles tannent du cuir en essayant de connaître leur avenir. Elles décident d'aller interroger une source magique. La morale pourrait être : qui s'y frotte, s'y pique. Et il ne suffit pas de voir l'avenir, encore faut-il l’interpréter correctement. Je ne m'attendais pas à ce type de fin, et l'autrice arrive à faire surgir les images du textes.


God save America (Marie Latour)
Va falloir assumer vos conneries maintenant.

Alors que les Etats-Unis sombrent dans le fascisme, l'invention d'une machine à remonter le temps est peut être l'ultime solution pour vaincre le péril brun. Mais qui sème le vent récolte la tempête.
Dommage que l'argument scientifique ne tienne pas car l'idée est bonne.


Kriket et le sort interdit (Vincent Leclercq)
Un démon de l'enfer se rencontre lui même. Une nouvelle espiègle pleine d'humour dont la chute m'a laissé sur la faim.
C’est la danse des démons qui en sortant des Enfers se secouent les cornes et font caca,


Monde lent (Southeast Jones)

Et si parfois leurs yeux semblent se perdre dans le vide, c’est parce qu’ils regardent un ailleurs qui vous est inconcevable. 

Il y a un peu du roman Terminus là dedans, mais en plus humaniste. Un vieux sénile parle à son médecin de la compréhension du temps par les personnes âgées, les fous où les handicapés, dans ce monde devenu lent où la sénescence serait une évolution de l'espèce, un cinquième âge de la vie, profondément autre. Alors comment communiquer, comment comprendre l'Autre ?
Microcosme et macrocosme se rejoignent. Un très beau texte, ode à la vieillesse, à l'autre, si proche et si lointain à la fois.


Vivante ou inanimée, l’existence de toute chose n’est qu’une perpétuelle altération. Tout se déchire, s’enchevêtre, se décompose et se réagence jusqu’à créer ad infinitum de nouvelles ramifications en fonction d’événements, directs ou indirects, où la causalité elle-même est remise en question. Explorer toutes les probabilités d’un tel univers semble impossible sans sombrer dans la démence. Se défaire de la raison reste peut-être la seule alternative pour espérer comprendre une infime partie du « Grand Tout », avant d’avoir l’esprit liquéfié par la connaissance ultime.
J'avais déjà lu son recueil Il sera une fois, un auteur que je vous conseille de suivre.


SPQR (Bruno Pochesci)
L'auteur nous livre une uchronie pas très sérieuse (quoique) où l'Empire romain ne s'est pas pris les pieds dans sa jupe. J'avais lu une nouvelle, Zombies en Beaujolais, de l'auteur que j'avais beaucoup apprécié dans la revue Galaxies n.57, j'attendais donc beaucoup de ce texte, pour un résultat en demi teinte. Beaucoup d'humour, pas toujours très fin, mais parfois noir, comme dans la sous-histoire racontée par le protagoniste Tiberius. Bref, j'ai préféré le récit dans le récit.
Bruno Pochesci, sous couvert de son humour potache, critique allègrement notre monde, et ça, j'aime beaucoup.


C'est de l'argent (Sylvain Lamur)
Le temps, c'est de l'argent. Par conséquent, voler du temps rend riche. Ici, une voleuse de temps subtilise des moments, des instants de vie pour les revendre. Mais peut on impunément gagner de l'argent sur le temps des autres ? Style que j'ai trouvé assez pauvre et traitement simpliste d'une bonne idée de départ. Dommage


Trouver l'origine des rides et des vagues (Anthony Boulanger)
La trame du temps est altérée, un Spectre est chargé de trouver l'origine de l'incident pour rétablir l'écoulement normal de l'Histoire. Une enquête fantomatique à travers les siècles pour trouver le coupable, qui n'est pas celui auquel on croit.
J'ai bien aimé la chute.

Christophe Huet,
illustration de la nouvelle "
Le Corps et la Main"



A la poursuite de Paradoxe (Corvis)
Le 29 septembre 1983, 5 mois après la découverte de la particule de Dunne et du voyage théorique dans le temps, alors que la Guerre Froide entre le Bloc occidental et le Bloc Rouge faisait officieusement rage et que les relations officielles entre la Chine et les États-Fédérés d’Amérique se désagrégeaient, un homme venu du futur apparut dans un village du Nord de la France, terrifiant bientôt le monde entier par sa seule présence.
On l’appela Paradoxe.

Une belle entrée en matière qui m'a donné de suite envie de me plonger dans le récit.
Dans un monde uchronique paradoxal, un voyageur temporel sème le trouble dans la préservation de la paix mondiale sous fond de de tensions Est-Ouest. Une nouvelle qui plaira aux fans de paradoxes temporels et de chasse à l'homme.


Famille décomposée (Herr Mad Doktor)
Une pièce de théâtre sous forme de vaudeville autour d'une famille recomposée temporel. Dans le même temps, un terroriste sème la terreur en modifiant la trame du temps. L'idée du terroriste temporel est intéressante, j'ai moins adhéré à la forme.


Le Corps et la Main (Geoff "MacReady" Barbieux)
Si regarder l'immensité de l'espace vous angoisse, ne vous attarder par sur cette nouvelle qui vous emmènera a travers temps, la SF, la Magie et le Fantastique. Flippant. Plusieurs niveaux de lecture possibles.


La sensationnelle et tristement méconnue invention de l’ingénieur Ducycle (Delphine Schmitz)
Le narrateur nous met en garde au début sur un récit fort mouvementé, l'attente est grande, le risque est de décevoir.
Un ingénieur tente de prouver que son invention est le nouveau moyen de locomotion de l'avenir. Un duel entre le une locomotive et son invention est lancé. Un texte aux saveurs de jadis, hommage au merveilleux-scientifique. Cela se passe en Belgique pour vous emmener à travers temps.
Si vous aimez la SF à grand papa, cette nouvelle vous comblera. Comblé je suis.


Welcome home (Xavier Portebois)
Un ancien militaire se perd entre passé traumatisant et présent fade. Les médocs sensés calmer ses crises de violences dues a sa prothèse cérébrale. Une variation autour du stress post traumatique. Bof.


Pow-wow (Vincent T.)
Pow Wow n'est pas que ce grand groupe de musique honteusement disparu, il s'agit surtout d'un grand rassemblement indien. Dans un temps uchronique, ce pow-wow va décider d'un sort funeste, et peu importe sur quelle face tombera la pièce, certains seront toujours le dindon de la farce.
Et qu’est-ce que cela fait d’être riche quand on a, pour cela, souillé la terre de ses ancêtres ? Quand on a oublié ce que l’on est ? À quoi sert l’argent des blancs, sinon à acheter des choses aux blancs ? Riches, il n’y a qu’eux qui le deviennent.

Que jeunesse se passe (Olivier Boile)
Les voyages dans le temps sont le fait de la science-fiction, très rare d'en rencontrer en fantasy. L'auteur tente le pari via un maître voleur et son apprentie. Après avoir visité une maison bourgeoise russe, il va faire la rencontre avec son pire cauchemar
Dommage que la fin soit un peu bateau car la narration était agréable.


Tempus fugit (Xavier Watillon)


Avant ce jour, Alfène n’avait jamais rêvé de voguer parmi les étoiles – il se contentait de s’y abîmer depuis la surface de la Terre, laissant à son esprit le loisir de les peupler.
Un jeune astrophysicien fait une découverte ahurissante, et il va devoir donner de sa personne pour tenter de résoudre le problème. De la mécanique céleste appliquée en quelque sorte...


Xavier Deiber,
illustration de la nouvelle Temus fugit



L'anthologie est téléchargeable gratuitement et sans inscription depuis le site web de l’association des Artistes Fous Associés
D'autres thématiques sont présentes : Fin(s) du Monde, Sales bêtes !, Folie(s), L'Homme de Demain, MORT(S).


La mort du temps

mars 13, 2018




Un livre cofinancé par le Vatican et une célèbre pucelle.
Pas mon trip la SF religieuse.

Présentation de l'éditeur :


Un éclair aveuglant, suivi d’une terrible onde de choc...
En l’espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n’est plus.
Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement.
Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d’un refuge dans ce chaos. Talonnée par le « Flash », réplique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d’étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents.
Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s’engage au rythme des pulsations du Flash.
Si elle s’arrête ou ralentit, elle sera anéantie...

Mon ressenti :


Pas très fan de littérature jeunesse, mais j'ai gagné ce livre lors d'un concours et dès qu'une histoire parle de temps, je me comporte comme un gamin émerveillé. Alors, La mort du temps m'a t'il mis des étoiles plein les mirettes ? Est ce que je recommanderai ce livre à des ados aux visages ravagées par l’acné ? Non. Voyons voir pourquoi.

Tout commence pourtant sur les chapeaux de roues : réveil dans un hôpital, course contre un séisme ravageant tout sur son passage, incompréhension de la jeune fille sur les événements. Nous sommes comme l'adolescente, pris dans la tourmente. Le peu d'informations qu'elle tire de son père venu l'aider est floue.
Le lecteur s'interroge sur le pourquoi de ce désastre et sur sa cause. Puis assez vite, nous comprenons que nous sommes face à la mort du temps. Les époques, les architectures, la faune et la flore sont pris dans le tourment du temps, donnant lieu à des hybrides de monuments, de personnes et d'animaux. C'est une grande réussite à ce niveau et l'auteure n'a pas à rougir face aux monstres de l'imaginaire fertile de China Miéville.

Callista prend alors ses cliques et ses claques pour tenter d'en savoir plus sur ce qu'est devenue son amie et surtout pour sauver sa peau. Nous sommes dès lors dans le linéaire, la furie des événements se tassent et nous allons de rencontre en rencontre. L'ennuie me gagne. Roman jeunesse, la psychologie des personnages est toute relative, on se doute que rien de grave ne vas arriver à la petite et que tout va se dérouler dans le meilleur des mondes.
Puis peu à peu, un sentiment religieux fait surface, et là mon ennuie se transforme en agacement : je n'ai pas fait mon catéchisme, ce n'est pas pour me le farcir dans les romans que je lis. Les bondieuseries m'horripilent. Sur sa route, elle passe par Reims, sa cathédrale et en devient une figure connue quasi-mythologique. Bref, Callista se prend pour Jeanne.
Les explications pseudo-scientifiques viendront bancales et peu vraisemblables. Dieu se cache dans l'infini petit !

Bref, pas sûr que ce genre de livre donne le vertige aux plus jeunes, ni qu'il donne l'envie d'allers vers des romans SF plus ambitieux.
Mais quand à leur montrer le chemin vers Dieu...

Mes imaginaires a aussi aimé le monstrueux chez l'auteur, et le reste.

La SF envahit les ondes de France Culture

janvier 30, 2019
 

Le petit monde de la Science Fiction désespère du peu de visibilité de nos genres dans les médias, et donc surtout du manque à gagner pour s'acheter un palace rue des Champs Élysées ainsi que quelques Bitcoins.
Mais tout n'est pas perdu, France Culture met régulièrement la science fiction à l'honneur, surtout via l'excellente émission La méthode scientifique, mais aussi dans Mauvais genres ou La conversation scientifique.

Petit détour sur l'année écoulée avec une sélection de programmes dédiés à la SF. 
Je vous ai mis le lien vers l'émission et aussi le lien direct pour télécharger le podcast sans passer par itunes ou autres. Les résumés proviennent de France Culture.
Attention, les liens ne sont valables qu'un an, après, il vous restera vos yeux pour pleurer. (Si vous n'avez pas écouter l'émission sur Le Guin, il ne vous reste que quelques heures pour la télécharger)
Mise à jour suite à un commentaire de l'équipe de La méthode scientifique : les podcasts sont accessibles à vie ! Mais ce n'est pas une raison pour retarder leur écoute.

Tapis rouge à:
- Des auteurs : Ursula Le Guin; Mary Shelley; Pierre Bordage, Stanley Kubrick; Jules Verne; Nnedi Okorafor; Emil Ferris; Laurent Genefort; Robert Jackson Bennett; Li Cam; Raphaël Granier de Cassagnac; Guy Costes, et Joseph Altairac; René Barjavel; Christopher Priest ou encore Philippe Curval.
- Des éditeurs, avec ActuSF, Albin Michel Imaginaire, l'Atalante ou Le Bélial
- Ou encore la Lucy du blogging, Mme RSF blog
- Sans oublier tout une flopée de scientifiques, d'universitaires et de traducteurs.

De quoi transformer votre petit salon minable en salon littéraire exceptionnel !
Alors mettez votre ghetto blaster sur les épaules et en avant pour le futur...

La SF aux couleurs d'Ursula K. Le Guin

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-vendredi-2-fevrier-2018
La méthode scientifique du 02 février 2018
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Retour sur l’œuvre et la carrière foisonnante de cette écrivaine inclassable, à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy, le roman et la poésie, la littérature engagée, féministe, sociologique et anarchiste.
Et pour évoquer l’œuvre et la carrière foisonnante de cette écrivaine inclassable, à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy, le roman et la poésie, la littérature engagée, féministe, sociologique, anarchiste, bref, l’œuvre foisonnante de cette femme-monde, nous avons réuni la crème de la crème des littératures de l’imaginaire en France, Jeanne-A Debats, auteure, dernière publication « Humain.e.s trop humain.e.s » chez ActuSF, directrice artistique du festival Les Utopiales, Jérôme Vincent, éditeur donc, directeur des éditions ActuSF et David Meulemans, fondateur et directeur des éditions Les Forges de Vulcain où il a entre autres publié « Le langage de la nuit », premier recueil d’essais d’Ursula Le Guin.



Frankenstein : les 200 ans du premier monstre de la science

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-02-mars-2018
La méthode scientifique du 02 mars 2018
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Comment “Frankenstein ou le Prométhée moderne” a-t-il fait naître la SF moderne ? Quels savants de l’époque ont influencé Mary Shelley dans l’écriture de son oeuvre et pourquoi ? D’où vient l’appellation de “Frankenstein” ? Quelle fut la genèse de l’histoire ?
Et pour nous narrer ces deux cents ans d’histoire et les multiples visages qu’a revêtu ce mythe littéraire autant que scientifique, nos savants fous sont aujourd’hui Catherine Lanone, professeure de littérature britannique à l’Université Sorbonne Nouvelle, Jean-Claude Heudin, enseignant chercheur en intelligence artificielle, auteur des « Créatures artificielles, des automates aux mondes virtuels » chez Odile Jacob et il est en lui-même un miracle de la science Simon Riaux, rédacteur en chef du site Ecran Large.


Grand entretien avec Pierre Bordage

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-16-mars-2018
La méthode scientifique du 16 mars 2018
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D'où lui vient son envie d’écrire de la SF ? Comment construit-il ses visions d’anticipation par rapport au présent ? Quel est son rapport à la nature et à la technologie ?
Du Space Opera à l’anticipation, de la Fantasy en passant par l’écriture de nouvelles évangiles, la mystique de sa vocation initiale n’est jamais bien loin. Récompensé deux fois par le Grand Prix de l’Imaginaire, notamment le prix 2018 pour Arkane, la désolation, c’est un monument qui est aujourd’hui avec nous, il a même une rue à son nom dans le Morbihan.
Pierre BORDAGE est notre invité en direct et en public du salon Livre Paris, pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.
Et pour interviewer ce monument, nous ne serons pas trop de deux, j’ai appelé à la rescousse le camarade Jérôme VINCENT, patron des éditions Actus SF et éditeur de plusieurs titres de Pierre BORDAGE, ce qui nous garantit une interview totalement objective et sans concession.


Robots géants, la folie des grandeurs

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-23-mars-2018
La méthode scientifique du 23 mars 2018
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Qui sont les Kaijus ? Comment ont-ils vu le jour au Japon ? Comment sont apparus les Mechas en parallèle ? Comment expliquer le fait que la culture et la société japonaises entretiennent une telle fascination pour les machines ?
Emission sur la SF japonaise paradoxalement déclenchée par la récupération hollywoodienne de ce thème des robots géants, avec la sortie du film Pacific Rim Uprising, en salles depuis mercredi et pour commenter ces luttes virgiliennes ou homériques entre ces colosses de la modernité, nos pilotes du jour sont Marie Pruvost-Delaspre, enseignante-chercheuse à l’Université de Vincennes Saint Denis, docteure en études cinématographiques spécialiste de l’animation japonaise, elle prépapre un numéro de la collection Sérial consacré à Goldorak, à paraître au mois de septembre aux Presses Universitaires François Rabelais et Tony Sanchez, traducteur de manga, responsable de la collection BD chez ActuSF.


2001, l'Odyssée de l'espace : 50 ans après

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-20-avril-2018
La méthode scientifique du 20 avril 2018
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Quels étaient les contextes politiques, scientifiques et artistiques de 2001 : l'Odyssée de l’Espace ? Pourquoi Kubrick a voulu faire ce film, et comment ? Quelles théories ou hypothèses scientifiques de l’époque ont joué un rôle dans l’écriture de 2001 ?
Et pour nous emmener dans ce voyage dans le passé, dans le présent et dans le futur de cette Odyssée, nos Homères du jour sont Carole Desbarats, membre du comité de rédaction de la revue Esprit, et ancienne directrice des études à la FEMIS Sam Azulys, cinéaste, philosophe et professeur de cinéma, auteur de « Une odyssée philosophique » aux éditions de la transparence et David Elbaz, astrophysicien au CEA, conseiller scientifique auprès de l’agence spatiale européenne, et membre du comité d’évaluation sur la recherche et l’exploration spatiale au CNES.


Jules Verne, voyage au centre de la science

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-04-mai-2018
La méthode scientifique du 04 mai 2018
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Quels sont les thèmes abordés dans l'oeuvre de Jules Verne ? En quoi Jules Verne a-t-il été visionnaire ? Quelle a été son influence sur l’évolution scientifique et technique ?
Et pour nous accompagner dans ce voyage littéraire extraordinaire, nos capitaines Némo du jour sont Laurence Sudret, professeure de lettres secrétaire générale du conseil d’administration de la Société Jules Verne de Paris, et fondatrice du « Club Jules Verne » Jacques Crovisier, astronome retraité du LESIA à l’Observatoire de Paris et l’ombrageux et terrifiant camarade François Angelier, producteur de l'émission Mauvais Genres tous les samedis à 22h sur France Culture, et auteur du Dictionnaire Jules Verne aux éditions Pygmalion.


Séries : la SF contre-attaque

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-18-mai-2018
La méthode scientifique du 18 mai 2018
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Plongée dans l'univers des séries de science-fiction et de leur évolution depuis les années 60/70.
Science-Fiction : les séries contre-attaquent. C’est l’épineux problème que nous allons examiner dans l’heure qui vient. Et pour trancher cette épineuse question, pas moins de trois avis éclairés et passionnés seront nécessaires : celui d’Anne Héligon, critique séries aux Fiches du cinéma, celui d’Alain Carrazé, historien des séries, auteur avec Romain Nigita de « Series' Anatomy : le 8ème art décrypté » chez Fantask sans oublier celui de Mehdi Achoucheyon, maître de conférences à Lyon 3 en civilisation américaine et études culturelles.


Une chaire pour Frankenstein ! : Mary Shelley au Collège de France.

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/une-chaire-pour-frankenstein-mary-shelley-au-college-de-france
Mauvais genres du 19 mai 2018
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Au lendemain d'une rencontre-échange, tenue au Collège de France, autour du spectacle "Fabrique des monstres - Démesure pour mesure" de Jean-François Peyret, vendredi 18 mai, Mauvais Genres en convie les principaux intervenants : Alain Prochiantz (neurobiologiste et professeur au CdF), Jean-François Peyret (écrivain et metteur-en-scène), Frank Madlener (directeur de l'IRCAM) et Hélène Delprat (artiste plasticienne, peintre et vidéaste).


Afrique, retour vers le futur

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-01-juin-2018
La méthode scientifique du 01 juin 2018
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Avec le triomphe dans les salles de Black Panther, le grand public européen s’est familiarisé avec un terme, auquel le film a été rattaché : l’afrofuturisme, un mouvement artistique global, formalisé dans les années 90, mais qui remonte bien plus loin, jusqu’aux années 50, et la lutte pour les droits civiques. Une conception culturelle d’une Afrique qui n’aurait pas été spoliée, exploitée, esclavagisée, d’une Afrique qui renoue les liens entre tribalisme, technologies du futur, mythologies traditionnelles et science-fiction. D’un substrat culturel qui ne serait pas tout le temps tourné vers le passé mais qui enfin s’épanouirait vers l’avenir.
Afrique, retour vers le futur : c’est le thème que La Méthode scientifique va embrasser dans l’heure qui vient. Et pour évoquer les racines de cet afrofuturisme, nous avons l’immense privilège d’accueillir dans les studios de France Culture Nnedi Okorafor, auteure de « Qui a peur de la mort » réédité aux éditions ActuSF.


De la SF plein la valise

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/de-la-sf-plein-la-valise-0
La méthode scientifique du 19 juin 2018
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Les conseils de lecture, de films et de séries science-fictionnesques de scientifiques, écrivains, éditeurs, journalistes reçus dans La Méthode scientifique : Jeanne-A Debats, autrice, directrice artistique du festival les Utopiales, Zoé Sfez, notre camarade du Journal des Sciences, Cécile Lestienne, directrice de la rédaction de Pour la Science, Caroline Tourbe, chef du pôle santé médecine de notre partenaire chéri Science et Vie, François Forget, chargé de recherche au CNRS, Institut Pierre Simon Laplace, membre de l’équipe scientifique de la sonde Mars Express, Olivier Lascar, chef du pôle numérique de Sciences et Avenir, Raphaël Granier de Cassagnac, chercheur en physiques des particules et auteur de science-fiction, Simon Riaux, rédacteur en chef du site écran large, Jérôme Vincent, Directeur des éditions ActuSF, et last but not least, l’immarcescible, l’indispensable et le cyclopéen camarade François Angelier, que l’on ne présente plus, aux commandes de l’émission Mauvais Genres depuis 20 ans sur cette auguste antenne.


Effets spéciaux numériques : capturez-les tous !

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/effets-speciaux-numeriques-capturez-les-tous-0
La méthode scientifique du 15 juillet 2018
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Du trucage devant la caméra aux effets spéciaux numériques en passant par l’apparition de l’animation 3D et des premières images de synthèse, que doit le cinéma aux effets spéciaux ? Y a-t-il encore certains trucages que l’on réalise mieux avec autre chose que des images de synthèse ?
Et pour plonger dans ces univers de pixels numériques et de personnages et de décors virtuels, nous avons le plaisir de recevoir deux invités bien réels, Pascal Pinteau, journaliste, scénariste et auteur d’une bible sur le sujet « Effets spéciaux, 2 siècles d’histoire » chez Bragelonne et Christian Guillon, superviseur d’effets visuels, et fondateur des sociétés EST (Etude et Supervision des Trucages) et ADN (Agence de Doublures Numériques). Sans compter l’indispensable exposition à la cité des sciences « Effets spéciaux : crevez l’écran » jusqu’au 19 août prochain.


Uchronie : passé décomposé

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/uchronie-passe-decompose
La méthode scientifique du 07 septembre 2018
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Qu'est-ce que l'uchronie ? Pourquoi réécrire l'Histoire ?
Et pour évoquer ces réécritures de l’histoire et ces univers parallèles nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Karine Gobled, auteure avec Bertrand Campeis du « Guide de l’Uchronie », qui vient d’être réédité dans une version augmentée en poche chez ActuSF dans la collection Hélios et Xavier Delacroix qui a dirigé l’ouvrage collectif « L’autre siècle », compilation de textes d’historiens et de romanciers partant du même point de bascule : et si les Allemands avaient gagné la bataille de la Marne, pendant la première guerre mondiale ?


Rétrofictions : rencontre avec Guy Costes et Joseph Altairac

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/retrofictions-rencontre-avec-guy-costes-et-joseph-altairac
Mauvais genres du 15 septembre 2018
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Douze ans après leur monumentale enquête consacrée aux récits de terres creuses, le tandem formé par ces deux encyclopédistes de l'imaginaire que sont Guy Costes et Joseph Altairac nous fait retour avec un nouveau monument d'érudition et d'histoire : Rétrofictions (Belles Lettres/Encrage), deux volumes et près de 2300 pages consacrées aux récits de "conjecture rationnelle romanesque" de Rabelais à Barjavel, quatre siècles de songes et d'anticipation déclinés sous toutes les formes possibles, du buvard publicitaire au film long-métrage en passant par le roman, la nouvelle, le poème, la pièce de théâtre, etc... Une date dans l'histoire de l'imaginaire francophone. Chroniques en second temps d'émission des publications du grand historien suisse du fantastique, Jacques Finné, parues aux éditions Terres de Brume.


La SF sur les bancs de la fac

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-sf-sur-les-bancs-de-la-fac
La méthode scientifique du 21 septembre 2018
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Comment étudie-t-on la science-fiction aujourd'hui en France ? La SF peut-elle être construite comme objet d’étude scientifique ? Pourquoi l’étudier ? Comment profiter de l’imaginaire de la science-fiction pour en faire une base de réflexion ? Depuis quand et comment enseigne-t-on la SF ?
Et pour parler de la SF à la fac, nous avons logiquement invité deux profs de fac, Irène Langlet, professeure de littérature contemporaine à l’université Paris-Est Marne la Vallée et Simon Bréan, maître de conférences en littérature française à Sorbonne Universités. Ils ont fondé la revue « ReS Futurae », une revue bi-annuelle sur les études en science-fiction, ils contribuent tous les deux au MOOC Science Fiction : explorer le futur au présent avec l’université d’Artois.


Elle, ce qu'elle aime, c'est les monstres : rencontre avec Emil Ferris

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/elle-ce-quelle-aime-cest-les-monstres-rencontre-avec-emil-ferris
Mauvais genres du 22 septembre 2018
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Découverte à l'occasion de la parution, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, du premier tome de son extraordinaire série "Moi, ce que j'aime, c'est les monstres", la dessinatrice américaine Emil Ferris nous entraine, à la suite d'une enfant louve et de sa singulière famille, à la quête des mystères et des drames du Chicago populaire des années 60. Une fascinante découverte.


Refaire le monde avec Laurent Genefort

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/refaire-le-monde-avec-laurent-genefort
La méthode scientifique du 05 octobre 2018
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Lorsque l’on pose la question de ce qui distingue un auteur de science-fiction d’un auteur de littérature blanche, outre le fait que le premier est statistiquement plus susceptible d’être un voyageur temporel, l’une des réponses à cette question est la puissance de la tentation démiurgique de l’auteur de SF, lorsqu’il s’attelle à écrire des livres-univers. Or, le livre-univers, c’est précisément le sujet et l’objet de travail de notre invité du jour. Son sujet de thèse, mais aussi l’essentiel de sa production littéraire à ce jour. Nous avons le plaisir et l’honneur de recevoir aujourd’hui l’un des auteurs majeurs de science-fiction française : Laurent Genefort.


Collection Parallaxe : le laboratoire de la science-fiction

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-19-octobre-2018
La méthode scientifique du 19 octobre 2018
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Publiée sous la direction de Roland Lehoucq, la collection Parallaxe des éditions du Bélial' se propose de faire dialoguer science et SF sous la plume de scientifiques. Plongée dans l’univers de la linguistique fiction, sujet de l'un des deux premiers volumes de cette nouvelle collection.
Et pour se pencher sur ce berceau, nous avons réuni Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA, président du Festival des Utopiales, Frédéric Landragin, Chercheur en linguistique au CNRS, auteur de “Comment parler aux aliens ?”, et avec Jean-Sébastien Steyer, Paléontologue CNRS au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et co-auteur de « La science fait son cinéma » avec Roland Lehoucq.


Le corps cybernétique : quand la SF s'incarne

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/le-corps-cybernetique-quand-la-sf-sincarne
La méthode scientifique du 02 novembre 2018
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En direct en public depuis le Centre des Congrès à Nantes pour cette nouvelle édition du Festival des Utopiales, édition cette année consacrée au corps. Que se passe-t-il quand on marie un corps humain et la science-fiction ? La plupart du temps un mélange homme-machine, des implants, des membres cybernétiques, c'est l'avènement du cyberpunk, mouvement littéraire initié au début des années 80 par William Gibson et Bruce Sterling, renforcé pour le grand public avec la sortie de la trilogie Matrix au début des années 2000. Le cyberpunk n'est pas qu'un mouvement littéraire, c'est une dystopie politique, un mariage malheureux entre la chair et la technologie dans une lutte à mort pour savoir lequel des deux à la fin qagnera le contrôle de l'autre.
Cyberpunk : quand la SF s'incarne : tel est notre programme charnel pour l'heure qui vient. Et pour évoquer ces chairs et ces esprits contrariés par la machine et la technologie, nous avons le plaisir de recevoir Li Cam, autrice de Cyberland chez Mü Editions, Gwennaël Gaffric, maître de conférence en langue et littérature chinoises à l'université Jean Moulin Lyon 3 et traducteur de la trilogie des Trois corps de Liu Cixin et Raphaël Granier de Cassagnac, chercheur en physique des particules et auteur de Thinking Eternity chez Mnémos.


Blob story aux Utopiales

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/blob-story-aux-utopiales
La conversation scientifique du 03 novembre 2018
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Alors, aujourd’hui, en public à Nantes, aux Utopiales, nous allons un peu secouer la vie de la pensée en distillant du bizarre. Nous allons même le faire de deux façons différentes. D’abord en évoquant les Utopiales elles-mêmes, qui sont consacrées cette année au corps dans tous ses états : qu’est-ce que la Science-fiction nous raconte de ce qui nous attend en matière de devenir du corps ? Le corps va-t-il devenir malade de son environnement ou au contraire flirter avec l’immortalité ? Allons-nous nous cloner ? Y aura-t-il bientôt des utérus artificiels ? La vie va-t-elle se compléter de multiples artefacts ?
Pour parler de ces étrangetés, celles qui se discutent ici aux Utopiales, et celle du blob, Etienne Klein s'entretient avec... Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA de Saclay, président de l'association du Festival International de Science-Fiction de Nantes, Les Utopiales et auteur de Faire des sciences avec Star Wars (Le Bélial, 2017) et La science fait son cinéma (Le Bélial, 2018). Et Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS où elle étudie le comportement des fourmis et des organismes unicellulaires, auteure de : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander (Les Equateurs, 2017) dans lequel elle nous raconte L'histoire du physarum polycephalum, surnommé blob, un organisme primitif sans neurone mais doué d'intelligence. Vivant dans les sous-bois des régions tempérées, il ressemble à un champignon jaune gluant. Lointain cousin des plantes, des champignons et des animaux, il serait apparu sur Terre environ 500 millions d’années avant l’homme.


Utopiales 2018 : Gilles Dumay, Robert Jackson Bennett

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/utopiales-2018-gilles-dumay-robert-jackson-bennett
Mauvais genres du 03 novembre 2018
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Un Mauvais Genres science-fictif, ce soir, depuis la grande scène de la Cité des Congrès de Nantes où se tient les Utopiales, le festival international de science-fiction. À l'occasion de la création, aux éditions Albin Michel, d'une collection "Imaginaire", nous recevrons son directeur, Gilles Dumay, la chargée de communication Eva Sinanian et le premier auteur à y être publié, Robert Jackson Bennett, avec son roman American elsewhere. A la traduction : Odile Lacoste.


Rétrofictions, cinq siècles de science-fiction francophone vous contemplent

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-23-novembre-2018
La méthode scientifique du 23 novembre 2018
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Qu’est-ce que la conjecture romanesque rationnelle francophone ? Quelles bornes temporelles et comment ont-elles été choisies ? Quelles difficultés pour écrire un tel ouvrage ? Combien de temps pour tant d’entrées ? Quelles sources ont été privilégiées ?
Et pour en parler, nous avons l’immense plaisir de recevoir les deux auteurs un peu fous de cette imposante encyclopédie parce qu’il faut forcément être un peu fou pour se lancer dans un tel projet Guy Costes, et Joseph Altairac, Rétrofictions, encyclopédie de la conjecture romanesque rationnelle aux éditions des Belles Lettres et Encrage.


Retour sur La Planète des singes

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-07-decembre-2018
La méthode scientifique du 07 décembre 2018
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C’est l’un film qui a façonné la figure du singe au cinéma. Un classique de la science-fiction qui décrit un monde à l’envers, où les hommes vivent à l’état sauvage et sont dénués de parole, quand les singes constituent l’espèce dominante. Ce film, c’est "La Planète des singes", premier du nom, réalisé en 1968 par Franklin J Schaffner. Alors que nous fêtons le cinquantième anniversaire de sa sortie en salle, une question s’impose : au-delà de l’image d’une statue de la Liberté ensablée, que reste-il aujourd’hui de la Planète des singes ?
Retour sur La Planète des singes : c’est le voyage exploratoire qui sera celui de La Méthode scientifique dans l’heure qui vient. Pour arpenter la Planète des singes, voir ce que le film et sa saga disent de notre rapport à nos cousins primates, voir aussi pourquoi c’est l’un des jalons de l’histoire du cinéma, et revenir à ses sources littéraires, nous avons le plaisir de recevoir Marie-Claude Bomsel, doctoresse vétérinaire, professeure émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle, Simon Bréan, docteur en littérature française à Sorbonne Université et Simon Riaux, critique de cinéma, rédacteur en chef du site Ecran Large.
 

René Barjavel : une oeuvre à l'abri des ravages du temps

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-vendredi-21-decembre-2018
La méthode scientifique du 21 décembre 2018
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Comment Barjavel est-il devenu une référence de la science-fiction ? Quel fut son parcours et ses autres vies ? Comment percevait-il le progrès scientifique ? Quelles furent ses inspirations et qui inspira-t-il ?
Pour parler de l’œuvre de René Barjavel, nous recevons aujourd'hui Pierre CREVEUIL, président de l’association des Amis de René Barjavel, et Natacha VAS-DEYRES, chercheuse associée de l’université Bordeaux-Montaigne et spécialiste de la littérature d’anticipation.



Christopher Priest, le grand illusionniste de la SF

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/christopher-priest-le-grand-illusionniste-de-la-sf
La méthode scientifique du 28 décembre 2018
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Comment Christopher Priest est-il devenu auteur de science-fiction ? Quelles ont été ses principales sources d’inspiration et ses thèmes de prédilection ? Pourquoi a-t-il réécrit certains de ses ouvrages, des années plus tard ?
Si l’on devait résumer notre invité du jour par une phrase, issue de sa bibliographie, imposante non pas par son volume mais par sa cohérence, ce serait peut-être celle-ci : « j’avais atteint l’âge de 1000 kilomètres ». Incipit de son premier roman à succès, et phrase quasi-programmatique de l’ensemble de sa littérature. Une littérature de l’inversion, de l’égarement, une littérature impossible à cartographier comme cet Archipel du Rêve qu’il explore par étapes, roman après roman depuis plus de 30 ans. L’homme est un prestidigitateur, à l’image de ses héros du Prestige, qui bouleversent les repères physiques et temporels.
Christopher PRIEST est notre invité spécial pour l’heure qui vient. Bienvenue dans la Méthode scientifique.


Grand entretien avec Philippe Curval

La méthode scientifique du 11 janvier 2019
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De sa première nouvelle, L’œuf d’Elduo, en 1955 à son dernier récit, Black Bottom, publié l’an dernier, Philippe Curval a chroniqué, en un demi-siècle de littérature, l’évolution du réel par le prisme de la science-fiction. Impossible de résumer en quelques lignes une œuvre aussi foisonnante, qui va du roman spatial à l’anticipation politique, en passant par Venise, la baie de Somme aux confins des univers, avec un détour par un space opéra foutral de pure géométrie pornographique. Philippe Curval, européen convaincu, anticipateur insaisissable, illustrateur à ses heures perdues, a acquis le statut de pape de la SF française.
Philippe Curval, le pape de la SF est notre invité plus grand que nature pour l’heure qui vient.


L’Atalante, 30 ans au compteur

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/latalante-fete-ses-30-ans
La méthode scientifique du 25 janvier 2019
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Au départ, il y a une petite librairie de 15m², spécialisée dans le cinéma, dans la vieille ville de Nantes. Et puis la librairie devient éditrice. Et du cinéma, passe à l’imaginaire et à la science-fiction, avec d’abord un catalogue étranger dont une prise de guerre qui lui permet de se consolider : Terry Pratchett et sa saga du disque-monde, puis peu à peu des auteurs français, et non des moindres : Pierre Bordage, qui y publie sa trilogie des Guerriers du silence, puis Roland Wagner, Serge Lehman et aujourd’hui Catherine Dufour. En 30 ans, l’Atalante est devenue l’un des piliers de la SF en France. C’est son anniversaire que nous fêtons aujourd’hui.
L’Atalante, 30 ans au compteur : c’est le programme célébratif qui est le nôtre pour l’heure qui vient.
Et nous avons le plaisir de célébrer cet anniversaire en compagnie de Mireille Rivalland, directrice littéraire de l’Atalante et une toute nouvelle autrice dans votre collection, Catherine Dufour, « Entends la nuit », son premier roman paru chez L’Atalante en octobre dernier.


J'ai écouté toutes les émissions, et elle sont toutes intéressantes.
(Si vous remarquez des omissions, n'hésitez pas à commenter.)

Retour vers France Culture

décembre 30, 2019


Les contes de Noël sirupeux, les émissions débiles aux animateurs braillards et les bêtisiers de Noël t'ont laissé sur les rotules ?
Et bien fais gaffe, il y a encore les danseuses du Crazy Horse et du Lido qui vont tenter de t’hypnotiser les neurones, encore d'autres émissions braillardes aux animateurs débiles qui vont t'agresser, sans compter tous les meilleurs malheurs de 2019 mis bout à bout.
Alors, si tu ne veux pas finir à l’hôpital psy dès le 02 janvier, tu peux aller écouter et télécharger les podcast SF de France Culture.
Pour le second semestre, c'est pas moins de 30 programmes pour tous les goûts : des fictions, des BD, des entretiens centrés sur le genre de l'imaginaire. Des vampires, des fantômes, des morts vivants, des auteurs, des éditeurs, des séries, des films et bien entendu des romans...
Des heures d'écoute pour te rappeler une chose : France Culture aime la SFFF et que si tu payes ta redevance, France Culture te le rends au centuple !
Merci au Rayon BD, à Mauvais genres, à Une vie, une oeuvre, à LSD, à La conversation scientifique, au Cours de l'Histoire, à la case Fictions, sans oublier l'indispensable La méthode scientifique.
Merci à toutes leurs équipes et à leurs animateurs.


Et si vous n'en avez toujours pas assez, allez voir les programmes du premier semestre ou encore ceux de l'année dernière.

Retour vers France Culture, c'est maintenant :



Le Mystérieux Docteur Cornélius

Adaptation radiophonique en 35 épisodes du livre de Gaston Le Rouge "Le Mystérieux Docteur Cornélius",  publié en 1912, et considéré comme son chef d'oeuvre. De New York à la Bretagne, du Grand Ouest américain à l'Île des Pendus,  Gustave Le Rouge entraîne le lecteur dans des lieux étonnants et mystérieux  où s'affrontent impitoyablement deux conceptions du monde antagonistes :  l'une, incarnée par le sympathique savant français Prosper Bondonnat  (Jean WIENER) dont les travaux de recherche sont orientés dans le seul  but d'ajouter une pierre à "l'édifice radieux de la modernité", l'autre,  par le maléfique docteur Cornélius Kramm  (Michel BOUQUET), chirurgien esthétique américain, "sculpteur de chair  humaine", inventeur de la "carnoplastie", obsédé par la conquête du  pouvoir et de l'argent



Dreamstation

https://www.franceculture.fr/emissions/dreamstation
Fictions en 5 épisodes


Dans une France ultra-ubérisée du futur, la plupart des gens doivent cumuler deux ou trois boulots pour survivre. Grâce à l’iWake, un implant régulant la synthèse de la mélatonine dans le cerveau, la science a réduit considérablement le temps de sommeil nécessaire par nuit. L'entreprise DreamStation lance un système de Rêve-À-La-Demande qui permet d’incarner dans ses rêves le héros de son choix. Mais, douze rêveurs sont tombés dans une faille et ne sont jamais revenus. Avant qu’un scandale n’éclate, DreamStation confie à Sismo, un jeune homme exposé contre son gré à cette technologie, la mission de ramener les rêveurs parmi les éveillés... Mais le monde qu’il va découvrir derrière la faille est loin d’être celui qu’il s’était imaginé…


De la SF plein le cartable

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La méthode scientifique du 06 septembre 2019
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Rencontre avec Virginie Tournay et Jean Baret, deux auteurs de la rentrée littéraire SF.
Premier vendredi fiction de cette quatrième saison de la méthode scientifique et comme nous nous sommes quittés, comme chaque année, au début de l’été avec un programme de lecture pour les vacances, nous allons aujourd’hui nous emparer de la rentrée littéraire SF, avec deux univers, bien distincts, très distincts, même mais qui partagent une vision de notre société aux mains des algorithmes et d’une intelligence artificielle qui ne va pas exactement dans le sens d’une amélioration de notre condition, loin s’en faut. Fin de l’IA et îlots de résistance dans Civilisation 0.0 de Virginie Tournay, et clones emprisonnés aliénés et forcés à la consommation et à la jouissance triste dans VieTM de Jean Baret.


ONIROPOLIS : Mircea Cartarescu, Alan Moore

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/mauvais-genres-emission-du-samedi-21-septembre-2019
Mauvais genres du 21 septembre 2019
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Auteur, chez Noir sur blanc, du phénoménal Solénoïde, roman démentiel de plus de 800 pages, Cartarescu nous mène, via le journal d'un enseignant en proie à de redoutables démons intérieurs, à la découverte d'une Bucarest gothique et fantasmée où se croisent laissés pour compte et autres spectres grandioses.
La parution, chez Urban comics, de la version annotée de Watchmen d'Alan Moore est non seulement un collector somptueux, mais également le moyen de comprendre l'étonnante conception, construction de ce chef-d'oeuvre de la bande dessinée. 

Cinéma : la SF en quête d'auteurs

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-20-septembre-2019
La méthode scientifique du 20 septembre 2019
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Quelles ont été les influences de Stanley Kubrick, Andreï Tarkovski, Christopher Nolan ou encore James Gray ? Quelles sont les cohérences et les incohérences scientifiques de leurs films respectifs ? Quels sont les liens qu’entretiennent ces réalisateurs avec la science-fiction ?
Le nouveau film de James Gray, en salle depuis mercredi, emmène Brad Pitt aux confins du système solaire pour résoudre des décharges de rayons hyper-énergétiques qui menacent la vie sur Terre et par la même occasion retrouver son père, parti à la recherche d’Intelligence Extraterrestre « Ad Astra » est une première incursion dans la SF du réalisateur de « The Lost City of Z » et « Two Lovers » dans la lignée d’un Kubrick ou d’un Tarkovski, cités en modèles par James Gray. Comment les grands réalisateurs s’approprient-ils le genre Science-Fiction ? Simple figure de style ou réinvention du genre. De 2001 à Ad Astra, on fait le tour de quelques monolithes cinématographiques.



Zone 51 : et j'ai crié Aliens pour qu'ils reviennent

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/zone-51-et-jai-crie-aliens-pour-quils-reviennent
La méthode scientifique du 04 octobre 2019
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Qu’abrite réellement la Zone 51 ? Quelle est son histoire ? Pourquoi a-t-elle été conçue ? Pourquoi l’année 1980 a-t-elle marqué un tournant dans la démocratisation de la croyance dans des créatures extraterrestres ? Comment la SF s’est-elle emparée de tous les mystères liés à cette zone ?
Le 20 septembre dernier, la Zone 51, cette zone militaire ultra secrète et censée dissimuler les traces d’un contact entre les Etats-Unis et un (ou plusieurs) vaisseaux extra-terrestres. Cette Zone 51 devait être l’objet d’une sorte de raid, réunir des millions de personnes ayant répondu à une invitation Facebook réunies derrière l’idée : si nous sommes suffisamment nombreux, ils ne pourront pas nous arrêter. Las, en lieu et place des deux millions de manifestants, à peine 150 ont fait le déplacement jusqu’aux grilles de la Zone. Mais d’où vient ce mythe ? Que s’est-il passé à Roswell et quelle influence sur notre rapport à la théorie du complot ? Tous les mystères seront levés.


"Télépathie" de Paul Montfar

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/telepathie-de-paul-montfar
Fictions du 05 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Un informaticien se découvre un don de télépathie. Et si, par ce don, lui était donnée la possibilité d’influer sur le cours de sa vie et d’acquérir, enfin, un réel pouvoir sur les autres ?
Marc travaille comme informaticien dans une grande entreprise. De nouveaux modes de management, des relations de travail inédites sur fond de restructuration, une nouvelle tête au sein de la direction, sans compter les changements qu’il remarque chez Julie, sa compagne, qui travaille dans la Com de cette même entreprise… c’est tout son univers professionnel et personnel qui se redessine sous ses yeux. Marc a bien du mal à s’adapter à ces évolutions rapides et se sent un peu perdu, C’est alors qu’il se découvre un don de télépathie et, par là-même, la possibilité de pouvoir reprendre en main sa vie qui lui échappe. La maîtrise insoupçonnée sur les événements que lui procure ce don le sort progressivement de son quotidien ordinaire et le propulse dans un monde où s’affrontent des héros dotés de superpouvoirs… 

La Nuit des fantômes, Par Philippe Garbit

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Nuit du 06 octobre 2019


Il faut se rendre à l’évidence : qu’ils existent ou non, les fantômes sont partout ! Dans la littérature, au cinéma, dans les bandes dessinées (pour enfants ou pour adultes), à l’opéra, dans des études très sérieuses d’historiens-et jusque dans les Nuits de France Culture !
Fantômes snobs, fantômes anglais, faux fantôme et vrai monstre humain, revenants farceurs, spectres des « débuts de l’Age moderne », âmes damnées sanguinolentes, etc…On les observe, on les traque, on les croise sans les voir ou on les voit sans les croiser, on les imagine…
Caroline Callard étudie le « moment spectral de la première modernité », Clélia et Eric Zerik, en cinéphiles, s’intéressent autant aux apparitions de fantômes japonais qu’aux apparitions et disparitions de « traces de fantômes », dans Vertigo, les Diaboliques, Shining, Blow-up, etc…Quant à Anthony Augusto, il chasse les fantômes, inlassablement…et nous fera participer à ses traques…

Bram Stoker (1847-1912) : dans l'ombre de Dracula

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/bram-stoker-1847-1912-dans-lombre-de-dracula
Une vie, une oeuvre du 12 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Le créateur de Dracula, Bram Stoker, fait partie de ces écrivains que le succès de leur œuvre a éclipsé. Un anonymat peu mérité : derrière le costume du conservateur conformiste se cache de toute évidence un autre être, un Bram Stoker que ce documentaire vous invite à découvrir.

"Le vampire" de John William Polidori

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/le-vampire-de-john-william-polidori
Fictions du 12 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Eté 1816. Participant à un concours d’histoires macabres, Polidori, le jeune médecin de Byron, invente la figure du vampire, jusqu’alors cantonné à la tradition folklorique, en en faisant un personnage séduisant, aristocratique et ténébreux… éminemment byronien.





Vampires, de Dracula à Buffy - Suivez le guide

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/vampires-de-dracula-a-buffy-suivez-le-guide
Mauvais genres du 12 octobre 2019
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Toutes les saveurs de la nuit et tous les vertiges de l’abîme, samedi à Mauvais Genres qui déambule tout au long de l’exposition Vampires de la cinémathèque en compagnie de son commissaire Matthieu Orléan.

Du vampirisme folklorique et rural évoqué par les voyageurs et diplomates aux séries TV à succès telles Buffy, en passant par les vamps hollywoodiennes (Theda Bara) et les icones de la série B et les créatures de Jarmush ou Ferrara, c’est toute la galaxie vampirique qui déploie son vol sombre ce soir dans "Mauvais Genres".


Walking Dead, les revenants reviennent (mais plus pour longtemps)

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-18-octobre-2019
Le rayon BD du 20 octobre 2019
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Avec 5 millions d'exemplaires vendus en France, la série Walking Dead, créé en 2003, s'avère être un phénomène sans précédent dans l'histoire du comics, aussi durable qu'inattendu. Mais au-delà du succès public et planétaire, en quoi cette oeuvre, qui touche à sa fin, est devenue incontournable ?
L’émission d’aujourd’hui est également l’occasion de faire un point, sur la situation du comics en France, dans un marché de la bande dessinée toujours plus concurrentiel, avec nos invités : Thierry Mornet, responsable éditorial des comics chez Delcourt où il dirige la collection Contrebande, ce qui fait de lui l’éditeur français de Walking dead et Yaneck Chareyre, journaliste spécialisé de bande dessinée, au journal Zoo le mag notamment, et coordinateur du prix comics de l’ACBD (l'Association des Critiques de Bande Dessinée).


Battlestar Galactica, la meilleure série SF de la galaxie ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-18-octobre-2019
La méthode scientifique du 18 octobre 2019
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Retour sur l’histoire de la série originale et la série qui a suivi. De quelle manière Ronald D. Moore a-t-il su réinterpréter la série originale pour s’insérer au mieux dans le contexte politique de son époque ?
Au départ, c’est un space opera, dans la lignée du succès de Star Wars, diffusé à partir de 1978 sur le réseau ABC aux Etats-Unis. Malgré une première saison plutôt bien accueillie, la production s’arrête dès la première année. Après une tentative ratée de retour en 1980, il faudra attendre le début des années 2000 pour que l’idée d’un remake fasse son chemin. Le premier projet de ce remake va être avorté suite aux attentats du 11 septembre, qui vont conduire à un profond remaniement de la nouvelle série, avec un nouveau showrunner venu de Star Trek Ronald D. Moore pour qu’en 2003 renaisse de ses cendres Battlestar Galactica. Un chef d’œuvre de la Science-Fiction télévisuelle.


Le Dracula de Georges Bess : "Mon dessin est un jeu entre l'intuitif et le contrôle"

https://www.franceculture.fr/emissions/le-rayon-bd/georges-bess
Le rayon BD du 27 octobre 2019
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Véritable mythe moderne et icône de l'horreur, la figure de Dracula ne cesse d'inspirer des générations d'artistes, jusqu'à aujourd'hui, l'auteur majeur de bande dessinée Georges Bess. Rencontre avec un dessinateur qui se fait rare.






"Moby Dick" d'après le roman de Herman Melville

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-theatre-et-cie/moby-dick-dapres-le-roman-de-herman-melville
Fictions du 27 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


On entendra frémir les cordages, hurler les vents et se briser les houles dans ce concert-fiction qui réunit comédiens, musiciens et bruiteuse pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Melville. Embarquez avec Ismaël à bord du Pequod, et prenez garde à la prophétie de la vieille squaw !Nantucket, Massachusetts, vers 1840. Un « désir fou de grand large » conduit le jeune Ismaël à embarquer comme matelot sur le Péquod. Ce baleinier a pour capitaine un certain Achab, dont la jambe a été broyée par Moby-Dick, le plus monstrueux cachalot jamais harponné par des marins. Tandis qu'il gagne la haute mer, la vie aventureuse voulue par Ismaël se transforme en quête métaphysique. Car une inextinguible soif de vengeance tourmente Achab, qui lance ses hommes à la poursuite du Léviathan qui hante les océans…




La mort vivante (2/4) Zombie or not zombie

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LSD du 29 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Si Hamlet méditant sur le crâne ne sera pas convoqué, en revanche la figure du zombie sera explorée sous toutes les coutures : des effets spéciaux du cinéma aux origines haïtiennes de cette incarnation du mort-vivant, et à ses portées symboliques, pour se poser une question : mais qui dévore qui ?
Depuis I walked with a zombie de Jacques Tourneur en 1932 et La nuit des morts vivants de George Romero en 1968, les zombies ont conquis l’Occident et ses salles de cinéma. Les dix saisons de la série Walking dead, ainsi que les « zombies walk » organisées dans les grandes villes comme Berlin, Los Angeles ou Paris, montrent la vigueur des zombies pour incarner des scénarios apocalyptiques.
Il faut se tourner vers Haïti pour comprendre les origines du zombie et le fantôme de l’esclavage qui hante l’imaginaire de la culture haïtienne. De Haïti à Hollywood, comment le zombie se métamorphose-t-il ? Quand l’inconscient génère des images survivantes, c’est un héritage qu’il faut repenser. Quand passer au travers du miroir peut signifier se regarder enfin dans la glace.



La mort vivante (4/4) Obsession vampire

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LSD du 30 octobre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Le vampire incarne des peurs ancestrales, celles d’une mort contagieuse, d’être enterré vivant et la hantise du retour des morts. Comment l’histoire, la littérature et le cinéma ont-ils montré la puissance de ce mythe à se renouveler sans cesse et être le miroir de nos terreurs les plus profondes ?
Nous voyageons à travers le mythe du vampire, depuis ses origines dans l’Antiquité jusqu’à ses ultimes incarnations dans le cinéma ou la bande dessinée. L’archéo-anthropologue, Philippe Charlier, qui est aussi médecin légiste, évoque comme substrat de cette croyance la difficulté d’établir le diagnostic de la mort et la peur d’être enterré vivant qui accompagne les populations. Dans certains cimetières qu’il a fouillés, des sépultures témoignent de la croyance aux vampires dans le passé. Si c’est en pleine révolution industrielle que l’Irlandais Bram Stocker livre la version canonique du comte Dracula avec la parution de son roman en 1897, à sa suite le cinéma va produire des chefs-d’œuvre qui montrent la puissance de ce mythe pour incarner les questions de la modernité. Le thème du sang susceptible de contaminer son prochain fonctionne comme métaphore jusqu’à l’époque la plus contemporaine.


Science-fiction : plus c'est hard, plus c'est bon

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/science-fiction-plus-cest-hard-plus-cest-bon
La méthode scientifique du 01 novembre 2019
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Plongée dans l’univers de la physique quantique dans la littérature de SF. Quelles sont les limites de la hard SF ? Jusqu’où peut on pousser la science dans le domaine de la science-fiction ?
Que se passe-t-il quand les êtres de Bulk referment le tesseract ? Ou plus exactement, à quel moment la science-fiction qui se veut réaliste peut-elle prendre ses distances avec l’exactitude scientifique ? Quelle est la limite entre la volonté d’être rigoureux scientifiquement, et la licence poétique, la nécessité d’adapter les strictes règles de la science aux besoins de la narration ? Il y a tout un courant de la littérature de SF qui s’astreint à une extrême rigueur scientifique, quitte parfois à être taxée de complexe, voire d’illisible ou d’imbitable : ce courant, c’est la hard SF. Son héraut, Greg Egan. Jusqu’où peut-on pousser la complexité scientifique, avec quelle intention et pour quel résultat ? Un auteur de SF doit-il être strictement incollable en mécanique quantique ou en physique des particules ? Et les êtres de Bulk ont-ils vraiment refermé le tesseract ?


Spéciale Les Utopiales

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/speciale-utopiales
La conversation scientifique du 02 novembre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Emission spéciale enregistrée au Festival international Les Utopiales de Nantes dont la 20ème édition aborde le thème Coder/Décode.
Avec Roland Lehoucq, astrophysicien du CEA, Président des Utopiales ; Vincent Bontems, philosophe des sciences et des techniques ; Caroline Baroukh, chercheuse qui travaille au sein du Laboratoire des Interactions Plantes-Microorganismes (LIPM) à Toulouse ;  Alexei Grinbaum, philosophe et physicien, spécialiste de l’information quantique ; et Jeanne-A Debats, déléguée artistique du Festival international Les Utopiales.



Utopiales 2019 : Jacques Barberi, Ludovic Debeurme

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/utopiales-2019-jacques-barberi-ludovic-debeurme
Mauvais genres du 02 novembre 2019
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Mauvais Genres à Nantes, en ce samedi 2 décembre, à l'occasion de la 20ème édition des Utopiales de Nantes placées cette année sous l'invocation de la formule "coder/décoder".
L'occasion pour nous de recevoir deux créateurs qui jouent, que dis-je, qui pulvérisent les codes, qu'ils soient génétiques, graphiques ou narratifs : Jacques Barbéri, dont L'Enfer des masques paraît aux éditions La Volte, et Ludovic Debeurme qui publie, chez Casterman, le troisième volet de sa série Épiphania.


Science-fiction aux Utopiales

https://www.franceculture.fr/emissions/le-rayon-bd/utopiales-2019
Le rayon BD du 02 novembre 2019
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La bande dessinée de science-fiction est parfois vertigineuse, souvent désarmante, mais avant tout politique. Le Rayon BD est aux Utopiales de Nantes, pour sa 20ème édition, en compagnie des trois auteur.es de bande dessinée de science-fiction, Robin Cousin, Valérie Mangin et Mathieu Bablet.
Le Rayon BD est en public, sur la scène Shayol de la Cité des congrès de Nantes, aux cœur du Festival Les Utopiales 2019, qui s'intéresse cette année au thème "Coder / Décoder", avec en plateau trois auteurs, trois visages de la bande dessinée de science-fiction française : l'auteur Mathieu Bablet, qui s’est imposé en trois livres parus chez Ankama comme un grand nom de la bande dessinée de science-fiction. Son dernier livre, Shangri La, l’avait en particulier révélé au grand public. Mathieu Bablet est à l’honneur cette année aux Utopiales avec une exposition, et surtout l’affiche du Festival. Les affiches des Utopiales sont toujours très attendues, très observées, parce qu’elles sont toujours très belles. Il y a 20 ans, c’est Enki Bilal qui avait signé la première. Depuis, de grands illustrateurs - comme Mathieu Bablet - lui ont succédé.


Grand entretien avec Gilles Dumay

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La méthode scientifique du 15 novembre 2019
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Rencontre avec le directeur de la collection Imaginaire des éditions Albin Michel.
Fin septembre dernier paraissaient les trois premiers volumes de la nouvelle collection Imaginaire d’Albin Michel, une collection dirigée par Gilles Dumay. Après près de 20 ans à avoir mené de main de maître une autre collection, Lunes d’Encre chez Denoël, où il avait publié entre autres Robert Charles Wilson, Christopher Priest, Ian McDonald mais aussi Catherine Dufour et Norbert Merjagnan, Gilles Dumay qui, sous le nom de plume Thomas Day, a également publié une douzaine de romans, plusieurs recueils de nouvelles et des bandes-dessinées dans des univers noirs, violents, souvent sexuels et qui vont du Japon médiéval à l’Afrique en passant par le steampunk, Sherlock Holmes et Lovecraft.


L'histoire sur grand écran (3/4) Âges sombres et salles obscures

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/lhistoire-sur-grand-ecran-34-ages-sombres-et-salles-obscures
Le cours de l'Histoire du 20 novembre 2019
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Monstres, invasions extraterrestres, projets scientifiques fous et apocalypses ont peuplé les écrans dès la fin du Second conflit mondial. Comment le cinéma de science-fiction s’est-il fait l’écho des inquiétudes du siècle ?
Aviez-vous peur des monstres quand vous étiez petit ? De ces horribles créatures qui se cachent sous le lit, dans le placard, ou derrière la porte. Aviez-vous besoin d’une lumière pour vous endormir, sans quoi le croque-mitaine, l’ogre ou le grand méchant loup risquait de surgir pour vous dévorer le bout des pieds ?
Les monstres font partie de notre imaginaire, de notre littérature, et de notre culture. Ils sont utiles à notre construction mentale ; il n’est qu’à lire des contes de fées. D’ailleurs, de temps en temps, nous aimons retrouver ces monstres, mais sur grand écran. Cette fois, c’est au cinéma que surgissent King Kong, Godzilla et tant d’autres. Depuis, nous avons grandi et, désormais, nous savons qu’aucun animal monstrueux ne se cache sous notre lit sinon, parfois, quelques amas de poussière en forme de boule laineuse : les horribles et terrifiants moutons !

Science-fiction : mythes d'un futur proche (1/3)
"Le Parloir aux absents" de Léo Henry

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Fictions du 23 novembre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Dans le futur, les derniers Terriens explorent les ruines de Yirminadingrad envahies par la jungle. Dans le passé, les héros vainquent la Bête, durcissent les boues et fondent la cité. Dans le présent, une femme enquête. Elle est à la recherche le Parloir aux absents, ce lieu de légende où les temps communiquent...Yirminadingrad est une mégapole imaginaire des bords de la mer Noire. Gigantesque, populeuse, séduisante et effrayante, elle est à l'origine d'histoires nombreuses et contradictoires, rapportés par Léo Henry, Jacques Mucchielli et une dizaine d'écrivains complices dans quatre livres parus depuis 2008. Le Parloir aux absents marque le point final de cette aventure, apposé avec toute l'autorité que peut lui conférer la diffusion radiophonique. Cet ultime récit est fait de légendes, de poésie, d'échos de passés et de futurs lointains, de voix d'enfants, de musique. Il est un passage entre le monde des vivants et celui des fictions.


L'écran roi : Stephen King au cinéma

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Mauvais genres du 23 novembre 2019
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De "Carrie", coup d'éclat signé Brian de Palma, à la récente sortie en salle du "Doctor Sleep" de Mike Flanagan, l'oeuvre de Stephen King est un fabuleux gisement exploité par les cinéastes de tous calibres, des pousse-bobines au plus grands maîtres. Un passage en revue s'imposait, dont acte.
Christine et Cujo en DVD collector chez Carlotta, numéros hors-série de "Lire" et de "Mad Movies", un panorama détaillé signé Matthieu Rostac et François Cau chez Hachette, une rétrospective à Paris, au Forum des images, et une sortie en salle de Doctor Sleep... N’en jetez plus ! Le drive-in affiche complet, le camping-car est en surcharge : jamais l’adaptation de Stephen King à l’écran n’aura suscité pareil déferlement. Il était donc normal que votre émission préférée se joigne à l’orchestre.

Science-fiction : mythes d'un futur proche (2/3)
"Une odyssée martienne" de Stéphane Michaka

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/une-odyssee-martienne-de-stephane-michaka
Fictions du 30 novembre 2019Lien direct (enregistrer sous)



L'année : 2120. Mars a cessé depuis longtemps d'être l'Eldorado spatial qu'elle était au début du vingt-et-unième siècle. Le grand rêve de rendre la Planète rouge habitable — autrement dit de la « terraformer » — est révolu. Seule l'Agence Spatiale Africaine dispose encore d'une base martienne. Ayo, une astronaute nigériane, entame sa dernière mission sur Mars. Accompagnée d'Adèle, une intelligence artificielle greffée sur un rover datant de 2020, Ayo va devoir affronter le monstrueux dans le robot, dans l'homme, dans l'animal... Et si l'ultime odyssée d'Ayo consistait à échapper à l'humain ? « Il était une fois une planète appelée Mars, un monde de sables rouges, de canaux et d'aventure illimitée. Je m'en souviens bien, car je m'y rendais souvent lorsque j'étais enfant. » (George R. R. Martin, préface à l'anthologie Old Mars, Titan Books 2015, non traduite)


Science-fiction : mythes d'un futur proche (3/3)
"Eugénie grandit" de Ketty Steward

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/eugenie-grandit-de-ketty-steward
Fictions du 07 décembre 2019Lien direct (enregistrer sous)


2043, quelque part en France, Eugénie, 15 ans et demi, vit avec ses parents adoptifs et se sent de plus en plus étrangère à son univers.
Les transformations attendues à l’adolescence s’accompagnent de la découverte de capacités surhumaines qui exacerbent ses questionnements sur les circonstances de sa naissance. Comme si ça ne suffisait pas, elle rate son inscription à l’université, se brouille avec sa meilleure amie et est contactée par une voix, directement dans sa tête.
Eugénie Grandit explore, de l’intérieur, le mythe du surhomme en le réalisant dans un corps vulnérable et en pleine mutation.
C’est la Cyborg d’Haraway incarnée par une adolescente et qui déploie des perspectives nouvelles d’avenir.


Ce n’est pas Batman, ce n’est pas Spiderman, c’est Serge Lehman !

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-13-decembre-2019
La méthode scientifique du 13 décembre 2019
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Notre invité aujourd’hui a plusieurs vies : il est à la fois romancier, nouvelliste, essayiste, journaliste, scénariste, bédéiste, antologiste. Le tout sous différentes identités : Corteval, Don Hérial, Karel Dekk ou Pascal Fréjean. Il parcourt et structure depuis bientôt 30 ans le paysage de la science-fiction française, en déployant des thèmes singuliers, avec une passion toute particulière qui correspond bien à ces identités multiples : celles des super héros, mais des super héros français. Il a ainsi créé une sorte de Ligue des Gentlemen Extraordinaire à la française, dans le sillage de l’un de ses modèles, le génial Alan Moore. Ce n’est pas Superman, ce n’est pas Batman, ce n’est pas Spiderman, c’est Serge Lehman.


J.R.R. Tolkien ou la féérie du verbe (1892-1973)

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jrr-tolkien-ou-la-feerie-du-verbe-1892-1973
Une vie, une oeuvre du 14 décembre 2019Lien direct (enregistrer sous)


Avec plus de cent-cinquante millions de livres vendus, il est l'écrivain le plus lu dans le monde. Et pourtant, à propos du Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien affirmait malicieusement n’avoir écrit cette fable que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux elfes...
Pour ce philologue médiéviste enseignant à Oxford la linguistique et les langues nordiques, créer un univers monumental ne suffisait pas : il lui fallait aussi inventer une géographie toute entière avec ses cartes, ses noms de lieux rattachés à une histoire millénaire, à une cosmogonie détaillée, chacun des peuples de la Terre du Milieu possédant ses traditions, ses langues, ses chants et ses légendes, seule alchimie selon lui capable de conférer une vraisemblance à son atmosphère merveilleuse.
Passionné par les langues construites, Tolkien qualifiait son amour des mots de "vice secret" le conduisant à créer des vocabulaires imaginaires, enrichis de notes étymologiques, d'alphabets dessinés et de grammaires fictives. Il affirmait ironiquement n’avoir écrit Le Seigneur des anneaux que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux elfes.


Si Tolkien m'était Comté

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/emission-tolkien
Mauvais genres du 14 décembre 2019
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Emission Tolkien et balade radiophonique en compagnie de Vincent ferré commissaire de l’expo Tolkien à la BNF et de l’astrophysicien Roland Lehoucq, auteur, parmi d’autres contributeurs, de "Tolkien et les sciences" (Belin).
Hobbits et Orques, Frodo et Saroumane, Moria et Rohan : ce soir, Mauvais Genres s'immerge, à l'occasion de la somptueuse exposition "voyage en Terre du Milieu" tenue jusqu'au 20 février à la BNF/Mitterand (Paris), dans l'univers du Seigneur des anneaux.
Et une exploration que nous effectuerons en compagnie de Vincent Ferré, LE tolkienologue français et commissaire de l'exposition, Roland Lehoucq et Loïc Mangin, co-directeurs de Tolkien et la science, paru aux éditions Belin. 



Emil Ferris : "La bande dessinée, c'est l'art de la sorcellerie"

https://www.franceculture.fr/emissions/le-rayon-bd/emil-ferris-la-bande-dessinee-cest-lart-de-la-sorcellerie
Le rayon BD du 29 décembre 2019
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Unanimement saluée par la critique, raflant tous les grands prix, Emil Ferris a bousculé le monde de la bande dessinée en publiant son premier livre « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres », une oeuvre démesurée, singulière et monstrueuse. Rencontre avec une autrice unique en son (mauvais) genre.
Originaire de Chicago, Emil Ferris a longtemps travaillé dans l’illustration, la conception de jouets et exercé différents métiers, qu’elle a dû abandonner en 2001, à la suite d'un virus contracté par une piqûre de moustique et qui a failli la tuer, l'a laissant longtemps handicapée. C’est pendant sa rééducation qu’elle s’est mise à la bande dessinée. Avec ses bics de couleurs, elle a commencé l’écriture d’un livre, un récit qui lui prendra six ans de sa vie, dont la première partie a paru en 2017 aux Etats-Unis et en août 2018 en France, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.
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