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Le pacte de sang

avril 17, 2024



Clément Bouhélier, Critic, 2024, 350 p., 11€ epub sans DRM



Le digne héritier du film Alien !
Un castel-horror qui joue avec la figure du ... du quoi au fait... Mystère...


Pitch de l'éditeur :



1364. Défaites lors de la bataille d'Auray, les troupes de Bertrand Duguesclin sont en déroute. Deux chevaliers en fuite s'aventurent à l'intérieur d'un mystérieux château abandonné. Ils vont faire face à la pire des abominations. Près de 700 ans plus tard, lors d'un séminaire en Bretagne, les membres d'une entreprise de référencement web se rendent dans ce même château pour participer à un escape game. Mais pour eux également, la nuit va virer au cauchemar. Quelque part derrière les murs sombres, une chose attend, tapie dans l'ombre. Elle compte bien assouvir son appétit et régler ses comptes.

Mon ressenti :

Tout est bien présent pour un roman fantastique (dans les deux sens du terme) : une bête, un château et une légende. Certains auraient choisi la facilité, Clément Bouhélier est plus sournois. Un début classique, alternant deux époques, jadis et aujourd'hui. Et même une troisième période, à J+1 de l'une. Mais il peut s'en passer des choses en une nuit...

Un roman, trois genres : Pour la partie historique, nous sommes en 1364 et on suit les pas de deux chevaliers fuyant le charnier d'une guerre et trouvant refuge dans un château. Pour le genre social, l'auteur nous plonge dans un séminaire de team building qui se déroule dans un château, et il va en falloir du building dans cette équipe déchirée... Et un roman policier qui se déroule de nos jours +1, où les flics enquêtent sur une jeune fille retrouvée pleine de sang, en panique, errant dans une rue proche... d'un château. Le tout épicé d'une pointe d'horreur légèrement gore.

Un roman en apparence simple, mais le monstrueux auteur adore jouer avec son lecteur, lui faire croire d'une piste balisée pour en emprunter une autre, et encore une autre et encore une autre... Il croise les points de vue, nous met dans la peau du monstre, qui bien entendu n'est pas celui que l'on croit.

L'auteur revisite et surtout modernise une figure du monstrueux, beaucoup plus proche du film Alien que de... On y retrouve la critique du libéralisme, un thriller haletant et il y ajoute une pointe d'enquête policière. Pris dans son piège, le lecteur n'a qu'une seule issue pour sortir de ce joli guêpier : lire jusqu'à plus soif pour enfin se dire, quel talent. Clément Bouhélier, alors que je déteste la fantasy, m'avait démontré que je pouvais avoir tort avec son cycle Olangar. Il fait de même avec Le pacte de sang, me donnant envie de découvrir les romans fantastiques.

Seule fausse note de ce livre, l'éditeur a fait le choix de mettre une préface dévoilant le pot au rose sur ce monstre. Je vous conseille donc de lire cette préface comme une postface.

 

Une belle réussite dans le genre fantastique/horreur pour le troll, mais attention y’a du sang, de la bidoche, de la tripe et du vomi, on est pas ici pour cueillir des marguerites prévient l'Ours inculte. La conclusion de Fantasy à la carte, un récit court, rythmé et sans concession dans toutes les formes de violence qu'elles soient physiques ou sociales.

Olangar : Histoires au crépuscule

septembre 21, 2023

 

Clément Bouhélier, Critic, 2023, 188 p., 11€ epub sans DRM

 

Quelques nouvelles d'Olangar

 

Pitch de l'éditeur :

Les elfes prétendent que parler peut libérer une âme tourmentée. Et tourmentée, Evyna l'est plus que tout. Au royaume d'Olangar, sur la route de Frontenac, où elle espère venger la mort de son frère, la jeune noble avance dans un mutisme qui inquiète ses compagnons de voyage, Silja et Torgend. Alors, autour d'un feu de camp, les langues se délient. Evyna raconte l'invasion des Orcs en Enguerrand. Puis, bien plus tard, l'enquête qu'elle a menée avec son frère suite à l'attaque meurtrière d'un convoi de ravitaillement.
Mais avant cela, Silja révèle une histoire cachée, celle d'Afrun et des enfants disparus d'Husevik, tandis que Torgend voit ressurgir ses propres fantômes du passé.

 

Mon ressenti :

Olangar. Ce nom résonne désormais en moi comme Germinal, un thriller politique, social  nous contant un univers réaliste malgré les races imaginaires. Et qui a réussi à me faire apprécier la fantasy. Fantasy française qui plus est ! (A quand une traduction pour le monde entier, une série, un film ?). Mais ce méchant auteur a décidé de mettre un point final à sa saga avec Le combat des ombres !!! Lorsque  l'éditeur m'a contacté pendant les vacances pour m'obliger (pouvais je dire non ?) à lire Olangar : Histoires au crépuscule, je frétillais de la queue.

Mais la déception arriva vite : quoi, seulement 188 pages ! Je suis du genre gourmand et Clément Bouhélier m'avait habitué aux pavés (qui volaient régulièrement soit dit en passant). Tant pis, ce sera un petit frichti... Trêve de blabla, est-ce que tu dois acheter ce recueil ?

"Qu'est ce qui se passe ensuite ?"
Voilà l'exclamation qui m'a accompagné lors de la lecture de ce fix-up (pour les ignares : des nouvelles reliées par un fil rouge). Une exclamation comme lorsque l'on te raconte une histoire et qu'il y a une interruption, tu es impatient de connaître la suite. Et si tu es impatient, c'est que l'histoire est bonne.

On suit les pas de 3 cavaliers font route vers une vengeance à travers une campagne désertique et froide, dont l'une des comparses broie du noir. Ses compagnons, lors du repos bien mérité, tentent de lui faire crever l'abcès en contant une histoire. La première, noire comme la fumée des forges, nous emmène dans les bas-fonds d'une ville où les enfants de rue disparaissent. Le coupable est arrêté, mais 10 ans plus tard, cela recommence... Un récit âpre qui condense magnifiquement ce qui a fait pour moi le succès de la saga Olangar : du politique, de la persévérance, et des gens de rien.
La seconde histoire nous ramène à La guerre des orcs dans une province reculée. La fuite devant l'arrivée de la horde, avec pour conséquence de laisser l'histoire de la région, les livres, à la furie guerrière. Une nouvelle sur la communication interculturelle, et surtout l'importance des histoires contenues dans les bouquins.
La dernière nous conte une enquête de brigands qui dévalisent et tuent pour s'accaparer des convois de nourriture alors que la famine guette. Les femmes sont elles l'égale des hommes pour commander ? Ont-elles les épaules pour gouverner ?

J'ai pris un grand plaisir à me replonger dans la région d'Olangar. J'avais peur d'avoir oublier un peu des détails et me sentir un peu perdu, mais non, pas besoin de se rafraichir la mémoire. Ce qui signifie que cela peut se lire de manière indépendante. Seul bémol pour celles et ceux qui n'ont pas lu les romans, ce recueil est très bien, mais il n'a malheureusement pas l'ampleur des autres textes. Donc attention, après lecture, vous allez en prendre plein les yeux en parcourant ces nombreuses pages.


 "un retour réussi à cet univers" pour le troll, une "grande et belle surprise" pour Le Nocher des livres.

Olangar, Le combat des Ombres

janvier 31, 2022

 

Clément Bouhélier, Critic, 2021, 688 p., 14€ epub sans DRM


Mais quel putain de final !!!
 

Présentation de l'éditeur :

 
Sous le joug des duchés, la grande cité vit désormais recroquevillée sur elle-même tandis que ses habitants subissent les affres des privations et la violence de la milice dirigée par le pantin de Jush Thagon, Lec Rossio. Dans l’ombre des bas quartiers, les nains organisent la résistance autour de Baldek et de Nockis tandis qu’un tueur mystérieux s’en prend aux miliciens.
Depuis son fief au sud du royaume, Evyna d’Enguerrand, la jeune suzeraine, et son ami l’elfe Torgend Aersellson s’entendent avec le chancelier en fuite, Ransard d’Alverny, pour mettre au point un plan qui, peut-être, permettra de libérer Olangar.
Nul ne sortira indemne de ce dernier combat.
 
 

Mon ressenti :

Et voilà, ce qui devait arriver arriva, voici le dernier tome de la trilogie d'Olangar débuté en 2018. Ce quatrième roman (oui, c'est une trilogie !) vient clore en beauté cette fantasy engagée, sans fées et dragons, mais avec de la sueur, du sang et des conspirations. J'avais adoré le premier, aimé le second et c'est un peu fébrile que je me suis jeté sur ce final.

La ville d'Olangar n'est plus que l'ombre d'elle-même, tombée dans les mains des fascistes, une purge sanglante s'organise via une milice bas du front. Les héros d'hier deviennent des parias. Dans l'ombre cependant, des scènes macabres se jouent dont sont victimes des miliciens. 
 
On retrouve avec plaisir les personnages qui nous ont accompagnés durant plus de 1000 pages. Les années ont passé, ont laissé de vilaines cicatrices dans leurs corps et c'est fatigués qu'ils vont tenter une nouvelle fois de sauver cette ville honnie et adorée à la fois. Avec cette conclusion, je ne m'attendais à rien de précis, juste que l'auteur clôt son oeuvre comme il l'a commencé. Clément Bouhélier se demande en fin d'ouvrage "si ce roman est à la hauteur" du reste, et pour moi, c'est mille fois oui. Une fin idéale. Les protagonistes n'ont pas dormi beaucoup parfois, et c'est la mésaventure qui m'est arrivée : j'ai englouti ce pavé (et dessous, il n'y avait pas de sable, mais la liberté !).

Ma seule crainte était que Clément en fasse trop, la fasse blockbuster avec effets pyrotechniques à foison, m'obligeant à mettre mes lunettes de soleil. Que nenni, il prend le temps de poser l'intrigue, de mettre en place les alliances improbables, les coups de théâtre, dans l'ombre. Mais même ce calme apparent est rempli de tension. Il jongle avec deux époques, nous laissant entrevoir les histoires derrière le récit. Et côté action, l'auteur arrive à nous faire visualiser toute la complexité. 
Un sans faute.

Olangar m'a fait renouer avec la fantasy et même en mettant des nains, des orcs et des elfes, l'auteur n'a fait que s'éloigner des lieux communs du genre pour nous offrir une fantasy actuelle et moderne.

Une série à lire sans hésitation (Le troll), qui clôt très bien cette trilogie (Le bibliocosme) en faisant un récit âpre mais pas dénué d'un certain espoir (Fantasy à la Carte). C'est un coup de coeur (Dup)

 

Mon avis

 
 

Olangar : Une cité en flammes

juin 29, 2020

Clément Bouhélier, Critic, 2020, 667 p., 14€ epub sans DRM




Rien n'est jamais acquis !


Présentation de l'éditeur :



La menace d’une nouvelle guerre gronde aux portes d’Olangar.
Furieux de la pollution qui touche leur fleuve sacré, les elfes sont sur le pied de guerre. La Chancellerie charge deux nains, Kalin et Nockis, de trouver les preuves qui permettraient de maintenir la paix.
Pendant ce temps, dans l’arrière-pays, d’insaisissables incendiaires frappent au hasard, ne laissant dans leur sillage que des cadavres brûlés. Quand la province d’Enguerrand est frappée à son tour, la jeune suzeraine Evyna n’a d’autre choix que de revenir à la capitale pour mener l’enquête et arrêter les tueurs.
Elle ignore que, très loin de là, son ancien compagnon d’armes, l’elfe Torgend, a décidé de quitter son exil forcé sur le continent des orcs et de regagner lui aussi le royaume.


Mon ressenti :

Cela commence sur les chapeaux de roues avec des cadavres qui se ramassent à la pelle, nous sommes de suite en pleine action. Puis le rythme se calme pour poser l'intrigue et les personnages.
Cinq ans après les évènements contés dans Bans et barricades, nous retrouvons certains de nos camarades et certains de nos ennemis. Pas besoin d'avoir lu ce diptyque, mais comme il est absolument dantesque, cela serait idiot de passer à côté car les différents protagonistes ont leur background avec leurs petits secrets.
Un tome plus intimiste, se concentrant sur la complexité des personnages, leur failles, secrets, les non dits. Mais l'action est tout de même présente avec quelques batailles (le final sur une centaine de page et une enquête retorse sur cette menace sourde qui touche Olangar et les diverses provinces.

Alors que bans et barricades se concentraient surtout sur la lutte sociale, celle ci passe en second plan pour explorer la cause des différentes discriminations : L'économie, la finance et le politique avec ses zones franches sans aucun regard du pouvoir, des zones avec leurs propres lois. Pendant ce temps, les hommes politiques bataillent entre privilégiés, celui de l'ancien monde et le nouveau, noble contre bourgeoisie. Un sacré sac de nœuds qui pourrait allumer le brasier et donner une cité en flamme ?

Ce que j'ai aimé est surtout le melting pot interculturel que l'auteur nous balance. Peu importe les races, peu importe leurs anciennes inimitiés, il est toujours possible de les dépasser, de s'entraider. On reste donc dans une vision sociale de la société, ou la fraternité n'est pas un vain mot. Mais tout le monde est-il sur la même longueur d'onde ?

Peut être quelques longueurs, 2 ou 3 chapitres sur l'architecture et le fonctionnement d'un dirigeable m'a semblé un peu long. L'histoire d'amour m'a gonflé sérieusement. Le début du final fait un peu trop blockbuster avec ses explosions dans tous les sens et des héros qui s'en sortent...
Mais Clément Bouhélier réussit tout de même l'exploit de me faire lire, apprécier et attendre avec impatience le dernier tome de ce cycle de fantasy atypique. Une fantasy actuelle, dans l'air du temps, avec ses problématiques de genre, d'interculturel, de pauvreté, de terrorisme, de politique, de gestion du chômage et des fonds d'investissements privés, Bref, c'est un roman autour de la question sociale. Mais sans aucune lourdeur, cela reste du divertissement, et du bon.
L'auteur n'hésite pas à malmener l'imagerie classique de la fantasy, en jouant avec ses codes et en l'enrichissant de différents genres littéraires.

Une interview de l'auteur à propos d'Une cité en flammes sur ActuSF

Mon avis sur Bans et Barricades


Dionysos a apprécié la ballade en compagnie de J.R.R. Tolkien et Karl Marx



Un petit agrandissement s'impose sur le coin en bas à droite :

Merci Critic (un petit lapsus sur le nom : moi c'est critique )


Olangar : Bans et Barricades

mai 11, 2020

Clément Bouhélier, Critic, 2018, 400 p. (tome 1), 448 p. (tome 2), 15€ le tome epub sans DRM





C'est la lutte finale...
Ou comment transposer Germinal dans un univers de Fantasy.


Présentation de l'éditeur :



Dix-sept ans ont passé depuis la bataille d'Oqananga, où la coalition entre les elfes et les hommes a repoussé les orcs par-delà les frontières. A l'approche des élections, Olangar est une capitale sous tension, véritable poudrière où seule manque l'étincelle. Tandis que les trois candidats noircissent les journaux de leurs promesses, les ouvriers s'épuisent dans les usines, les accidents se multiplient sur les chantiers navals et la Confrérie des nains menace d'engager un mouvement de grève d'une ampleur sans précédent.
Leur meneur, Baldek Istömin, ira jusqu'au bout. Au même moment, Evyna d'Enguerrand, fille d'un ancien seigneur de guerre, débarque en ville pour chercher la vérité sur la mort de son frère, assassiné au Grand Mur dans d'étranges circonstances. Pour l'aider, elle fait sortir de prison Torgend Aersellson, un elfe banni par les siens et vieil ami de son père. Ensemble, et avec l'aide de Baldek, ils se lancent dans une enquête acharnée qui les mènera des bas-fonds de la cité aux confins du royaume, là où l'ombre des orcs menace encore.



Mon ressenti :


Des nains cégétistes revendicatifs, des trolls immigrés bouc émissaires, des elfes individualistes et conservateurs, et des hommes, la pire engeance ?

Le conflit, ça signifie aussi des cadavres sur le pavé, et des gamins sans père et sans mère. Tu devrais essayer de pas l’oublier.

J'ai dévoré ce roman en moins de temps que de l'écrire. De l'action, du thriller, de la politique, du suspense. Bref, un concentré de page turner bien troussé. Des méchants bien méchants et fourbes, des politicards ne pensant qu'à leur réélection.
En fait, c'est notre monde transposé dans un univers fantaisie. On croirait voir les Macrons et autres populistes prêt à tout pour accéder au pouvoir ( ce qui ne doit pas être un hasard, comme les sans-dents).
Et ça marche, l'auteur n'oubliant jamais son histoire au détriment de la diatribe.

Une société qui accepte de vivre sur l’écrasement de certains de ses membres ne mérite pas mieux. Elle est coupable dans son ensemble…

Je ne suis pas un adepte de la fantasy, mais l'auteur a su me prendre dans ses filets. Pas de magie ici, il y a des armes à feu, des canons, et même une attaque de trains, on se croirait parfois en plein western situé en révolution industrielle.
Les races imaginaires deviennent ici bien réel, l'imagerie folklorique est rebattue : même si les nains travaillent dans des mines, ils le font sous le joug d'un patronat qui n'a rien a envié à un Germinal.
Lutte des classes et des races, les revendications sociales trouvent ici un souffle épique et somme toute assez nuancée, les personnages étant avant tout des individualistes mais leur combat est pour un monde plus juste.
La thématique sociale est assez variée, que ce soit au niveau de l'environnement/écologie, ou la place accordé aux, aux une au aux autres. Mais je vous laisse découvrir...
Je savais que la SF politique existait, Clément Bouhélier me montre que la fantasy politique existe aussi. Et j'en redemande.

La cité de Olangar nous est présentée sans verser dans des descriptions longuettes, mais par petites touches. On s'y promène du port aux auberges malfamées, des lieux de pouvoirs aux officines des basses oeuvres. Une ville qui lorgne peu à peu vers la révolution industrielle.

Les plus aisés profitent du fleuve tel qu’il sort de la montagne. En bas, les quartiers ouvriers doivent se contenter d’une eau chargée des détritus et excréments des hauteurs de la capitale. Un siècle plus tôt, la Révolution a accouché d’une monarchie constitutionnelle démocratique, mais elle n’a pas aboli les clivages sociaux. Dans les provinces du Sud, depuis longtemps, la vieille noblesse a renoncé à bon nombre de privilèges. Ici, à l’inverse, elle semble les afficher ostensiblement et s’y accrocher comme un chien à son os. Et qu’importe le terrible symbole de la richesse qui prospère au-dessus de la misère.

Source


Une fois la dernière page tournée, j'ai embrayé de suite avec le second tome, qui est sa suite directe et qui pourrait se résumer ainsi :

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Un tome plus introspectif et plus axé sur le jeu politique, les révélations se feront peu à peu sur Olangar et sa clique au pouvoir.
Moins flamboyant, ce tome permet de prendre plus connaissance avec nos compagnons de route, l'occasion d'en apprendre plus que les semi-hommes et les peaux vertes et de quitter la capitale pour visiter la région. Cap sur la ville de fer, une usine métallurgique géante, une fournaise ou les hommes, nains, elfes et orcs suent sang et eau.
C'est aussi l'occasion d'aller vers l'ouest, vers ce mur (Usa et Mexique ?) fait pour que les orcs ne rentrent pas sur le royaume, quelque-chose semble s'y terrer et éveiller les intérêts des puissants.
Une fin un peu plus crépusculaire, laissant présager une époque plus moderne.


Seul ombre au tableau, le prix : 30 euros en numérique pour les deux tomes, c'est encore le patronat qui va en profiter !

Le diptyque se transforme en trilogie, Une cité en flammes devrait sortir sous peu (18 juin ?), et la trilogie se transformer en tétralogie en cours d'écriture (source Facebook de l'auteur)
Mais comme Bans et Barricades 1 et 2 ne forment qu’un tout, Olangar est donc une trilogie.
Étonnant non ! Pas trop, Baroona nous avait fait deux jolis billets sur la "trilogie" Rois du monde de J.-P. Jaworski: partie 1 - partie 2
Cependant, Bans et barricades 1 et 2 peut se lire de manière totalement indépendante du reste, le roman concluant toutes les pistes, tout en restant ouverte à l'imagination et aux suites..




Clément Bouhélier répond aux questions de Dyonisos et d'un troll


Petite recension des avis avis des uns et des autres, en commençant par celle d'Apophis, celui qui m'avait donné envie de lire ce livre

une Fantasy aussi originale et de bonne qualité ne se rencontre pas tous les jours !

Clément Bouhélier est de la trempe d'un Frédéric H. Fajardie ou d'un Serge Lehman. Ces deux auteurs n'ont jamais hésité à écrire, qui des polars qui de la Sf, où la politique était certes vitale aux intrigues, mais jamais au détriment du divertissement et de l'évasion. Clément Bouhélier non plus.
Artemus Dada

Clément Bouhélier signe avec le premier tome de ce diptyque un roman et un univers très prometteurs

Olangar est non seulement un roman prenant avec une intrigue addictive et rythmée mais aussi un texte intelligent

Un premier tome très réussi et plein de surprises

Cette première partie se lit avec un plaisir non dissimulé
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