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L'odyssée interstellaire

septembre 19, 2022

Documentaire de Vincent Amouroux et Alex Barry, 2019, 208 mn


L'odyssée interstellaire ou le fil d'Ariane de La méthode scientifique


Synopsis :


C’est l’histoire d’une épopée extraordinaire. Celle que l’homme fera probablement au cours du siècle prochain : un voyage entre les étoiles, vers de nouvelles planètes aux confins de l’univers. À ce jour, les astronomes ont découvert plus de 3000 exoplanètes. Et si certaines d’entre elles abritaient la vie ? A la NASA, à l’ESA, au CNES, la plus grande exploration de tous les temps a déjà commencé. Mais il faudra attendre plusieurs générations pour qu’elle devienne réalité. Documentaire scientifique d’anticipation L’odyssée interstellaire se propose de faire ce voyage dans le cosmos à la découverte de ces nouvelles planètes et de la vie qui pourrait s’y trouver.
Un voyage dans l’univers qui va également nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes et les origines de la vie sur Terre.

 

Mon ressenti :

Après 6 ans d'écoute de La méthode scientifique (désormais La science, CQFD), en particulier les émissions sur l'espace, tu es devenu un spécialiste. Mais quoi de mieux que de passer le test ultime en regardant cette série documentaire qui nous envoie vers Minerva, une exoplanète lointaine ?

Mais avant d'envoyer un vaisseau sur cette planète, encore faut-il la trouver, et surtout celle qui offrira le plus de potentialités pour abriter la vie. Et c'est ici que La méthode scientifique joue à plein : comment détecter des exoplanètes ? De Mayor à Guy Forget, les intervenants francophones sont présents. Zone d'habitabilité, composition chimique de la planète, le Chili et ses étoiles, observation du ciel grâce au James Webb télescope, le satellite Tess. Tout t'a déjà été expliqué dans cette formidable émission. Ici, en plus, les images magnifiques, de synthèse ou de la Terre et de sa biosphère, on écarquille les yeux et on s'en prend plein la vue.

Minerva, une planète imaginaire située à 4.5 années lumières de notre Terre, comme Proxima B. Y envoyer un rover demande la construction d'un vaisseau gigantesque, mais comment faire décoller ce mastodonte, comment le construire ? Avec la propulsion chimique actuelle, il devrait avoir une quantité de carburant équivalent à la masse de l'univers, bref, difficilement imaginable...
Place donc à d’autres moyens comme le plasma, on en a parlé dans notre émission adorée. Mais c'est un  moteur qui a besoin d'électricité qui pourrait provenir de la fusion, sujet déjà abordé dans...
Autre problème, à ces distances, impossible de commander le vaisseau depuis la Terre. Et donc une bonne Intelligence Artificielle est indispensable. Reste à construire le vaisseau sous les bons conseils de notre bon professeur Roland Lehoucq .


Après avoir trouvé la planète et envoyé le vaisseau, place à la recherche de la vie. Mais c'est quoi la Vie ? Jean Sébastien Steyer, qui a participé à quelle émission d'après vous, et qui fait aussi partie des poulains de la collection Parallaxe de la maison d'édition Le bélial comme le prof Lehoucq. Et comment la détecter si elle n'est pas constituée d'éléments chimiques connus ? Comment la vie apparaît ? L'occasion de reparler de Rosetta et Philae.



Le dernier épisode revient à notre période actuelle avec le programme SETI chargé d'écouter l'univers pour découvrir des signaux aliens. Et aussi avec la recherche exoplanètes avec une atmosphère ayant des biomarqueurs. Et si la vie est découverte, quelle forme aurait elle ? Jean Sébastien Steyer nous explique comment les formes pourraient être en fonction des conditions planétaires sur terre et dans la mer. Et si la vie est découverte, à quel stade se situerait-elle ? En devenir ou en extinction ? L'équation de Drake permet de répondre à combien de civilisation serait possible dans notre galaxie. Avec cette dernière lettre, le L qui mesure la durée de vie d'une civilisation. Quelle est celle de la terre avec le dérèglement climatique ? Cette odyssée spéculative sera-t-elle possible ?



Un film documentaire prenant, toujours en lien et à mettre en parallèle avec les projections futuristes de notre réalité actuelle. Et in fine, comprendre que cette exploration n'est là que pour permettre de connaître les mécanismes qui ont permis à la Terre de voir naitre la vie. C'est ce croisement entre spéculations et notre histoire qui est particulièrement intéressants, et qui comme dans la SF se sert de l'imaginaire pour interroger notre présent. Au final, beaucoup de questions qui restent sans réponses, mais permettent de se projeter loin dans l'univers des possibles. Une série documentaire pour tous les fans de science et de science-fiction.
Et mon Robert avait raison lorsqu'il disait que si la rencontre du troisième type a lieu, elle serait sûrement une rencontre entre robots.



Le mot de la fin revient à Jacques Arnould : 

Explorer, découvrir, coloniser, tout ça appartient à l'espèce humaine dans son essence.
Mais tout cela ne peut avoir un sens que si on y introduit l'imaginaire.
L'imaginaire, être capable de s'imaginer ailleurs dans l'espace et dans le temps.
Sans imaginaire, pas de sciences.
Sans imaginaire, pas d'actions humaines.
Et sans imaginaire, pas de futur.
Nous serons maîtres de notre futur si aujourd'hui nous sommes des êtres d'imagination.

Dans la même veine, avec quelques collaborateurs dont ce billet a parlé, sort le 20 octobre chez Le Bélial

La Vie alien : Manuel pour construire un monde extraterrestre
de Roland Lehoucq, J. Sébastien Steyer, Laurent Genefort, Willy Ley, Hal Clément

La question de la vie extraterrestre est l’une des plus abstraites et fondamentales qui soit. Abstraite, faute d’exemple d’une telle vie. Fondamentale, car touchant à notre place au sein du cosmos, au décentrement ultime que représenterait l’existence avérée d’autres êtres vivants. Ainsi, dans un étroit dialogue entre science et science-fiction, penser des aliens crédibles et les mondes qu’ils peuplent se révèle une entreprise exaltante qui tient autant de l’acte démiurgique que du bricolage.
Chacun dans son domaine de spécialité, l’astrophysicien Roland Lehoucq, le paléontologue Jean-Sébastien Steyer et l’écrivain Laurent Genefort proposent ici un véritable manuel de création d’univers, de la formation d’un système stellaire et de ses exoplanètes aux conditions nécessaires à la vie, sans oublier l’apparence de celle-ci, son évolution et ses interactions environnementales. Imaginer la vie ailleurs, autrement, c’est revisiter celle que nous connaissons, questionner ses moteurs et s’interroger sur son caractère exceptionnel…

 

Summer Star Wars – Obi-Wan Kenobi



L'espace

décembre 03, 2020

Nicolas Martin, Matthieu Lefrançois, EPA éditions, 2020, 157p., 25€

Contributeurs : Carlo Rovelli (Préface), François Forget, Alain Riazuelo, Sandrine Codis, Hélène Courtois, Roland Lehoucq



L'espace, l'état des savoirs, et même plus encore...


Présentation de l'éditeur :


En 1957, au début de l'ère spatiale avec le lancement de Spoutnik, le Big Bang divise les astrophysiciens. Personne alors ne parle de matière noire, les trous noirs sont encore des objets hypothétiques et les exoplanètes sont, peu ou prou, un rêve de science-fiction. En 2100, que connaîtrons-nous de l'espace ? L'être humain aura-t-il posé le pied sur Mars ? Aurons-nous découvert des traces de vie ailleurs que sur Terre ? Pourrons-nous envoyer une sonde, voire une navette au-delà de notre système solaire ? Et l'installation sur une autre planète sera-t-elle possible ? En partant de l'histoire de l'astrophysique et de la cosmologie, Nicolas Martin et cinq astrophysiciennes et astrophysiciens décryptent cinq des grands enjeux de la recherche spatiale et dessinent le visage de l'univers de demain.

 

Mon ressenti :

L'espace, c'est grand. Et c'est surtout rempli de trucs divers et variés. Comme des planètes, des lunes, des trous noirs... Mais comment cela fonctionne t-il ? Comment est-on passé d'une Terre centre du monde à une Terre grain de poussière ? Voilà l'objet de ce livre.




On commence par une préface de Carlo Rovelli, une pointure dans la physique théorique. Et miracle, moi le petit lecteur de SF, je comprends ce qu'il dit. Tout sera de même tout au long de ce livre, accessible à celle et ceux qui sont intéressés par le sujet sans pour autant avoir les connaissances scientifiques idoines.
Il nous donne au cours de ses 5 parties une petite approche historique de la thématique, comment les paradigmes sont nés, ont été bousculés au cours du temps et l'explication des grandes découvertes récentes. Les auteurs auraient pu s'arrêter là mais ont décidé de franchir le pas de la prospective pour nous jeter dans l'avenir et nous proposer de possibles découvertes que laissent entrevoir les innovations récentes.

Le livre s'ouvre sur notre système solaire pour peu à peu nous emmener vers les super amas, la création de l'univers, pour revenir sur nos pas et nous renvoyer illico dans l'espace. J'ai beaucoup apprécié la partie sur les trous noirs : dès le démarrage, en deux petits paragraphes, je comprends enfin ce qu'est un trou noir. Et l'émerveillement se fait.

En astronomie, la vitesse de libération, aussi appelée «vitesse d'évasion», décrit la vitesse à laquelle un corps sans propulsion autonome doit être lancé pour échapper définitivement à l'attraction gravitationnelle d'un astre. Sur Terre, cette vitesse vaut un peu plus de 40 000 km/h. Cette notion s'explique naturellement à partir des équations de la gravitation formulées par Newton à la fin du XVIIe siècle.
À cette même époque, le consensus s'établit autour de l'idée que la lumière ne se déplace pas instantanément mais à une certaine vitesse, certes très grande mais qui reste finie, de l'ordre de centaines de milliers de kilomètres par seconde. À titre de comparaison, alors que la Terre met une année pour faire le tour du Soleil, il ne faut à la lumière qu'une cinquantaine de minutes pour parcourir la même distance. Elle met par conséquent un certain temps à parcourir la distance séparant deux points de l'espace. Or, si l'on considère que la lumière est soumise à la gravité comme n'importe quel corps, il est logique de conclure que, si un astre est suffisamment compact, sa vitesse de libération sera supérieure à la vitesse de la lumière et que cette dernière finira piégée dans son champ de gravitation, sans jamais pouvoir s'échapper. Aucune lumière émise par cet objet ne pouvant plus parvenir jusqu'à nous, nous aurions l'impression d'être face à un corps totalement invisible.


En creux, c'est la méthode scientifique qui se fait jour peu à peu, comment les théories ou l'observation, ont, par des coups de génie ou de hasards, abouti aux découvertes. La science chaque jour se confronte à la réalité et revoie sa copie si nécessaire, parfois avec bruit et fureur.


Mais toi qui écoute régulièrement la méthode scientifique, cela ne te sert à rien d'acheter le bouquin ? Et bien si, car dans les émissions, les sujets sont souvent sur un point précis d'une théorie, mais ici, nous avons un essai qui relie le microcosme et le macrocosme, c'est le Livre du Tout !
Accessible certes, mais aussi ardu par moment. Comme dans la partie sur le Big Bang qui met en jeu des théories bien peu assimilables par un chien tel que moi. Mais la partie qui suit sur la structure de l'univers, est beaucoup moins ardue et reprend les concepts évoqués auparavant. Tout dépendra donc de ton appétence pour les sujets. Et cela permet de mesurer l'évolution ou non de ton intelligence lors d'une relecture. 




Des clins d'oeil à la SF sont bien entendus de la partie et nous retrouvons quelques petites touches de légèreté. La partie sur la structure de l'univers m'a enchanté, rempli d'anecdotes sur la vision de la cosmogonie ou autres. Des étoiles plein les yeux, d'autant plus avec la belle iconographie.



Tout est il parfait ? Le chien critique serait il aveuglé par son amour de l'émission ?
Non, deux bémols. Si la majorité des livres sortent en noir sur fond blanc, c'est que c'est facile à lire. Les encarts sont sur un fond de couleur et rendent la lecture plus difficile pour mes yeux vieillissants.
Et j'aurai bien aimé un signet, comme l'objet est relié.


Je suis relativement étonné d'avoir apprécié ce livre car je ne suis pas trop essai, le blabla, très peu pour moi. Et au final, j'ai pris énormément de plaisir à le lire en quelques jours seulement, dans mon canapé voguant à travers l'univers, les trous noirs, les galaxies...
Et comme dans son émission, Nicolas Martin a tenté de respecter la parité dans le choix des contributeurs, un petit plus à saluer comme il se doit.
Et dernière chose : souvent, les auteurs n'osent pas dire qu'ils ne savent pas, mais pas ici. Si les connaissances scientifiques n'ont par permis de connaitre un point, c'est dit. Cela parait idiot mais cela m'a beaucoup plu.



Si tu veux en apprendre plus sur Nicolas Martin, il te dit tout (ou presque, nous avons oublié d'évoquer Gaston) sur son parcours et les coulisses de La méthode scientifique dans un entretien fleuve qu'il m'avait accordé en 2019 : La méthode scientifique : la science critique

Terraformation : le grand déménagement

avril 10, 2019

France culture, La méthode scientifique, 2018, 1h, podcast



Vous êtes devenu expert dans le jardinage de votre petit lopin de terre, vous avez remporté la première place au Concours International du plus beau radis de Trou-Duc-les-Oies. Il vous faut désormais un terrain à la mesure de vos compétences et vous avez décidé de vous lancer dans le vrai jardinage, le seul qui compte : Terraformer Mars.
Mais avant votre voyage en compagnie d'Elon Musk, suivez les conseils avisés de Nicolas le jardinier Martin de La méthode scientifique et de ses invités, les astrojardiniers Jean Pierre Bibring et Roland Lehoucq, ainsi que la star des livres du potager Serge Lehman.

Présentation de l'émission :


En quoi consiste la terraformation et quand a émergé ce concept ? Quels critères pour une planète “terraformable” ? La terraformation est-elle renvoyée aujourd’hui au registre de la science fiction ?
Seconde émission de notre semaine spéciale de fin d’année, une semaine à cheval entre le présent de la recherche scientifique, et le futur, la prospective de ce qui advient à moyen ou à long terme. Et pour cette émission de Noël, nous vous invitons à un grand et long voyage vers une autre planète, mais pour nous y installer. Pas une exoplanète accueillante, aux conditions atmosphériques favorables : non, une planète hostile, comme Mars ou Vénus, sur laquelle tout est à refaire. Comment rendre habitable un monde aride, désert, trop froid ou trop chaud ? Comment aménager un espace qui n’est pas propice à la vie ? Serons-nous en mesure de terraformer d’autres mondes ?

Et pour évoquer cette question de notre capacité à terraformer des mondes hostiles, en nous fondant sur nos connaissances scientifiques actuelles, nous recevons toute cette semaine des chercheurs et des auteurs de science-fiction. Autour de la table aujourd’hui, quelques voix familières de la Méthode scientifique : Roland Lehoucq, astrophysicien, chercheur au CEA et directeur de la collection Parallaxe du Bélial' qui fait le pont entre science et science-fiction, Jean-Pierre Bibring, astrophysicien à l’IAS et responsable de nombreux programmes d’exploration notamment de la planète Mars, et Serge Lehman, écrivain, scénariste et auteur récemment du roman graphique « L’homme gribouillé », mais aussi d’anthologies de SF comme « Retour sur l’Horizon ».

Ecouter l'émission


Mon ressenti :


Pendant que vous empiffrez de dinde farcie aux OGM et de saumon CRISP-9, l'équipe de La méthode scientifique était à pied d'oeuvre pour nous offrir une semaine de prospective en compagnie de chercheurs et d'auteurs de SF. En ce jour de Noël, ce n'est pas la lune qui nous est offerte, mais les exoplanètes, et en particulier Mars. Comment transformer un caillou inhabitable en paradis terrestre, une question dont bons nombres de lecteurs SF connaissent la réponse. Mais est ce réaliste ?
Disons le tout de suite, Nicolas Martin et ses invités vont porter un méchant coup aux roubignoles de votre suspension consentie de la crédulité.

Le secret d'une bonne émission commence par le choix des invités, ici nous sommes gâtés avec de bons vulgarisateurs et fins pédagogues, dont deux sont de fervents amateurs de science fiction. Durant cette heure bien remplie, un tour d'horizon riche des questions techniques, sociales et éthiques d'un tel projet.
Vous y apprendrez l'origine du mot Terraformation, inventé par un auteur de SF, comment ce sujet  a pris racine dans l’inconscient collectif et aussi un petit détour par des oeuvres majeures de cette thématique, avec entre autres Mars la rouge et ses suites de Kim Stanley Robinson. Sans oublier mon petit chouchou et celui de Nicolas Martin : Robert Charles Wilson et son roman Spin, où retournement de paradigmes, ce sont les martiens qui viennent nous sauver.

Le jardinage céleste


Pour commencer, il faut déjà envoyer un équipage durant deux ans sur Mars, ce qui pose certains problèmes : recyclage de l'eau, c'est à dire boire son urine, rester confinés durant une grande période en petit groupe. Facile sur une semaine, beaucoup moins sur cette durée. Attraper le mal de l'espace sitôt la fusée décollée va vous poser de sérieux problèmes durant deux mois.

Terraformer implique aussi la vie, mais c'est quoi la vie ? Qu'est que la pluralité des mondes ? Qu'est ce que l'habitabilité ? Vous y apprendrez la recette de la terraformation de Mars : atmosphère, énergie, technologie, du temps et quelques ingrédients primordiaux. Injecter des bactéries comme le disent moult romans est il scientifiquement plausible. J'y ai appris pourquoi l'eau était liquide sur Terre, et ce n'est pas à cause du soleil comme je le pensais.

Les sciences créent des problèmes,
mais ce n’est pas l'absence de science qui les résoudra.
Roland Lehoucq


Exploration, colonisation ou terraformation ?

L'homme a t'il le droit de transformer un corps céleste ? Poser le pied sur une planète implique d'y détruire une éventuelle biodiversité, la survie d'une espèce peut elle nécessité dans détruire une autre ? Est ce acceptable, morale, éthique d'envoyer des hommes dans l'espace ? Le risque est il identique selon que l'on parle d'exploration (aller retour), de colonisation (aller simple)
L'nterview de Jacques Arnould, en charge des questions éthiques au CNES m'a fait ouvrir les yeux sur les enjeux éthiques de l'exploration de l'espace. 

Un sujet d'actualité ?


Pourquoi la terraformation envahit-elle notre quotidien ?
L'homme, du moins l'homme social, est en train de dé-terraformer la Terre, les bouleversements climatiques à venir font que déménager ailleurs est un plan B tout à fait acceptable, notamment à cause des enjeux financiers qui se cache derrière, avec la bio-ingénierie. Réfléchir à la possibilité de la terraformation est aussi et surtout une réflexion sur comment garder la Terre viable, en re-terraformant notre caillou. Mais est-ce seulement réalisable. Comme le dit Roland Lehoucq, au delà de la question financière, c'est la question énergétique qui prime : avons nous l'énergie nécessaire pour faire ces transformations. Le solutionnisme est-il l'idéologie qui nous sortira de cette impasse, et qui ne fera que repousser à plus tard le problème ? 

Est ce que la réponse aux questions environnementales qui se posent
est d'ordre plutôt sociale ou plutôt technique ?
Roland Lehoucq


Avec un extrait de Seul sur Mars avec le célèbre épisode des patates, et la seule question qui me taraudait n'a pas trouvé de réponse : est ce que la culture de pomme de terre martienne sur litière d'excrément est possible ? Nicolas Martin, si tu lis ce billet, j'attends la réponse.

Une émission fort riche, qui nous emmène sur Mars pour revenir sur les problèmes de notre bonne vieille Terre.


A écouter ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/terraformation-le-grand-demenagement




Voici les trois autres émissions de cette semaine spéciale Prospective, avec notamment Catherine Dufour, Romain Lucazeau et Laurent Genefort :


Animaux du futur : survivre à l’extinction

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/animaux-du-futur-survivre-a-lextinction
La méthode scientifique du 24 décembre 2018
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Pour cette semaine de fêtes de fin d’année, nous avons changé un peu les atours de la Méthode scientifique. Nous ne sommes plus tout à fait dans le présent, pas non plus vraiment dans le futur, mais sur un pont à cheval entre les deux. Tout au long de la semaine, nous allons examiner des propositions un peu futuristes, mais les deux pieds ancrés dans la réalité de la recherche scientifique d’aujourd’hui. Appelons ça une semaine prospectiviste, même si ça n’est pas un terme très « esprit de Noël ». Et pour commencer cette semaine comme chaque lundi par le vivant, nous allons nous demander comment la faune va s’adapter, survivre, évoluer après le bouleversement climatique en cours. A quoi ressembleront les animaux du futur ?
Et l’autre particularité de cette semaine spéciale, c’est que nous rassemblons autour de la table de la Méthode des scientifiques, bien entendu, mais aussi des auteurs pour confronter leurs points de vue et laisser entrer dans la prospective une part d’imaginaire. Et nous sommes ravis de retrouver pour cette première émission thématique Catherine DUFOUR, autrice d’« Entends la nuit » et Grand Prix de l’Imaginaire pour « L’immaculée conception », et côté scientifique, Patrick BLANDIN, écologue, Professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, tout premier directeur de la Grande Galerie de l’Evolution, auteur de « Biodiversité, l’avenir du vivant » et en duplex depuis Valence, Sébastien STEYER, paléontologue au CNRS, affecté au Muséum national d’Histoire naturelle et co-auteur avec Marc BOULAY de « Demain, les animaux du futur ».



Cerveau connecté : bienvenue dans la matrice

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/cerveau-connecte-bienvenue-dans-la-matrice
La méthode scientifique du 26 décembre 2018
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Troisième temps de notre semaine spéciale de fin d’année, une semaine de prospective, d’anticipation où l’on flirte avec le futur pour essayer d’en dessiner les contours. Aujourd’hui, nous allons partir de l’interface cerveau-machine, un des domaines de recherches les plus ambitieux, qui a donné lieu à quelques résultats spectaculaires, comme la collaboration à distance entre deux individus, uniquement fondée sur la lecture et l’interprétation de signaux cérébraux, ou plus concrètement, le contrôle de prothèses via des boucles de rétroaction. À quand le pas suivant, celui qui connecte directement notre cerveau au réseau ?
Avec Jean-Gabriel Ganascia (professeur d’informatique à Sorbonne Universités et directeur de l’équipe "Agents cognitifs et apprentissage symbolique automatique" au sein du laboratoire d’informatique de Paris IV); Jean Mariani (médecin neurobiologiste, professeur émérite à Sorbonne Universités et co-auteur avec Danièle Tritsch de Ça va pas la tête ! Cerveau, immortalité et intelligence artificielle, l’imposture du transhumanisme); Romain Lucazeau (auteur de l’indispensable néo-space opéra Latium)






Théorie du tout : ou rien ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/theorie-du-tout-ou-rien
La méthode scientifique du 27 décembre 2018
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Et pour notre quatrième table ronde de fin d’année sur l’avenir des sciences, sur ce qui adviendrait le jour où… Nous allons replier l’espace-temps, aller de l’infiniment grand à l’infiniment petit, remonter aux origines de l’univers lorsque le temps était une dimension de l’espace et nous interroger sur l’arlésienne de la physique contemporaine, ce après quoi courent tous les théoriciens dans l’espoir d’arriver à unifier la physique : la théorie du tout, la gravitation quantique, ou l’unification des quatre forces fondamentales. Que se passera-t-il le jour où la timbale est décrochée ? Quels nouveaux horizons s’ouvriront à la physique, à notre compréhension de l’univers ? Mais le sera-t-elle un jour ?
Et pour examiner ce problème aussi complexe que passionnant, faire l’état de nos connaissances actuelles mais aussi un peu de prospective, nous accueillons comme tout au long de la semaine scientifiques et auteurs. Et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons aujourd’hui Carlo ROVELLI, directeur du laboratoire de Gravitation Quantique au sein du Centre de Physique Théorique d’Aix-Marseille Universités et l’un des pères de la théorie de la gravitation quantique à boucles, Nathalie DERUELLE, directrice de recherche émérite au laboratoire Astroparticule et Cosmologie de l’Université Paris Diderot, et Laurent GENEFORT, auteur de science-fiction, notamment du cycle d’Omale.

De la SF plein la valise

juillet 19, 2017

France culture, La méthode scientifique, 2017, 1h, podcast



Vous lisez plus vite que je ne rédige mes billets et vous pensez manquez de lecture pendant les vacances, La méthode scientifique a pensé à vous.

Présentation de l'émission : 

Suite de la journée spéciale « Pour le livre » sur l’antenne de France Culture et avant dernière émission, avant la très estivale, nous avons donc choisi de réunir autour de la table de La Méthode Scientifique des voix que vous avez pu entendre tout au long de l’année pour parler de littérature et de science-fiction. Des auteurs à découvrir, des romans attendus comme le loup blanc, des classiques indispensables sans oublier quelques détours coupables par le grand et le petit écran. Bref, tout pour vous mettre de la SF plein la valise.
De la SF plein la valise, c’est le programme et la mission qui est celui de La Méthode scientifique pour l’heure qui vient.
Et jamais le studio de l’émission n’avait été aussi peuplé, et je réalise par là-même une sorte de rêve d’enfant, puisque nous avons réunis autour de la table notre Académie des 9 à nous.
Catherine Dufour, romancière, deux fois lauréate du Grand Prix de l’Imaginaire pour « Le Goût de l’Immortalité » chez Mnémos et « L’immaculée Conception » au Bélial. Caroline Tourbe, responsable des pages Santé du magazine Science et Vie. Cécile Lestienne, directrice de la rédaction de Pour la Science. Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA de Saclay, et patron de l’indispensable festival Les Utopiales qui se tiendra en novembre prochain comme chaque année à Nantes. Benjamin Bayart, président de la fédération des Fournisseurs d’accès à internet associatifs et co-fondateur de la quadrature du net. Jérôme Vincent, directeur des éditions ActuSF. Olivier Lascar, rédacteur en chef du pôle numérique de Sciences et Avenir. Sébastien Carassou, créateur de la chaîne Youtube Le Sense of Wonder. Sans oublier l’indispensable Simon Riaux, rédacteur en chef du site Ecran Large.



Mon ressenti :

Une très jolie table ronde autour de la SF. Ce que j'ai aimé :
- la pluralité des points de vue
- une émission instructive avec une bonne dose d'humour et de dérision
- ne s'intéresse pas qu'aux nouveautés
- s’intéresse aux différents médias.
Alors, que nous conseillent la bande des neuf, petit tour d'horizon :

Quelle science la science-fiction cache t-elle ?

septembre 17, 2016

France culture, La conversation scientifique, 2016, 1h, podcast

 

Avec Roland Lehoucq, astrophysicien, président des Utopiales.
Il est aussi un collaborateur régulier de la revue Bifrost dans la rubrique Scientifiction, qui décortique une oeuvre (littéraire, cinématographique,...) à la lumière de la science, la vraie.
La présentation de l'auteur sur le site du Bélial

Présentation de l'émission : 


La science-fiction est un genre prolifique et multiforme, donc impossible à ranger en un seul tiroir.
Parfois, elle prolonge la science telle qu’elle est, en respectant tous ses principes et toutes ses lois, dans des situations qui ne nous sont pas accessibles, par exemple ailleurs que sur terre, très loin quelque part dans l’espace, en des lieux où l’homme n’est jamais allé. Il s’agit alors d’extrapolations,

A venir : Quelle science la science-fiction cache t-elle ?

septembre 08, 2016

France culture, La conversation scientifique, 2016, 1h, podcast

 

Samedi 10 septembre 2016, de 14h à 15h, puis en podcast

Avec Roland Lehoucq, astrophysicien, président des Utopiales.
Il est aussi un collaborateur régulier de la revue Bifrost dans la rubrique Scientifiction, qui décortique une oeuvre (littéraire, cinématographique,...) à la lumière de la science, la vraie.
La présentation de l'auteur sur le site du Bélial

La revue Bifrost est abonné à France culture ses derniers temps. cf ici

Le pitch du magazine : Un scientifique s'entretient avec un autre scientifique, ou avec un philosophe, un artiste, un historien, un géographe, un marcheur, un alpiniste, un écrivain, etc.
Site : http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique

Mon billet après écoute :

Roland Lehoucq aux Utopiales 2013 à Nantes (wikipedia)



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