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Mort™

octobre 18, 2021

 

Jean Baret, Le Bélial, 2021, 400 p., 10€ epub sans DRM


Pourquoi je lis, pourquoi je m'emmerde ?

Présentation de l'éditeur :

Rasmiyah vit à Babel. Bien qu’elle réside dans un quartier musulman, c’est une chaos magicienne. Enseignante de profession, elle vénère le dieu serpent Glycon et organise sa vie en fonction du grimoire fondateur de sa religion, le Moon and Serpent Bumper Book of Magic. De l’autre côté de la Bordure, à Mande-Ville, Xiaomi est journaliste. Et gonzo, avec ça. Ses enquêtes génèrent du clic comme s’il en pleuvait — de la consommation en bonne et due forme, bien entendu, mais il ne faudrait pas le prendre pour quelqu’un qui en a quelque chose à foutre. Quant à Donald Trompe, citoyen DN4n93xw dans la zone d’Algoripolis, il partage son quotidien sous l’égide de l’Indominux Lex, loué soit-Il, entre temps d’amour, d’amitié, de loisir et de travail — travail qui consiste à agencer des lettres flottant dans l’espace virtuel de son cube de vie. Ces trois-là ne se connaissent pas. Et pourtant, la M-Théorie va bouleverser leur vie à tous. Et peut-être même bien au-delà… 


Mon ressenti : 

Et voilà le troisième et dernier tome de la trilogie Trademark est enfin paru. Trop clic clic. J'ai demandé à ALGO 876893324 de télécharger l'epub histoire de consommer tout en priant que Mort™ soit un putain de bouquin What the Fuck.

Livre dans la liseuse, excitation au paroxysme ce qui me permet de réduire un peu de mon temps de sexe. Ouverture, la couverture est vraiment trop clic clic, l'illustrateur a du talent. Premier chapitre avec Rasmiyah et sa scramble suit dans une ville où la religion est reine. Deuxième chapitre qui nous ramène à Algopolis tandis que le trois nous ramène à Mande-ville. Terrain connu , mon temps de loisir va être déficitaire. Mais ne croyez pas que je suis quelqu'un qui en a quelque chose à foutre.

7 jours plus tard, l'orgasme religieux n'est plus là. Mon temps de lecture frôle le zéro. Rien à foutre du monologue religieux pour nous démontrer l'absurdité des religions et de la place de la femme dans celle-ci. Pendant les monologues, je me distrais en regardant des holos tweets jusqu'à ce que je me dis : "Putain, fini le ce putain de bouquin ou ce sera le dernier livre que tu as lu avant de mourir". Mais pourquoi ? Quelle utilité ? Pourquoi pas ouvrir le tiroir, ouvrir la boîte qui s'y trouve, prendre le revolver et me le mettre dans la bouche ? Oui mes Vie et Bonheur étaient trop clic clic, il doit bien y avoir un truc de bien dans la Mort™. Il n'y a sûrement pas que ces foutues longues digressions chiantes et barbantes sur le pourquoi de cette trilogie.

Heureusement, les marques sont là pour me donner du bonheur, vive Mande-ville est son humour trash. La religion est triste, on s'emmerde. Pourquoi Baret a voulu justifier ? Pourquoi vouloir montrer qu'il est un écrivain philosopho-penseur, pas comme tous ces livres divertissants qui font oublier l'existence. Car en lisant je le vois passer le temps, j'ai même l'impression qu'il fait des pauses. Pourquoi je lis, pourquoi je m'emmerde ?

Passage mille fois sur le hub du Bélial. Toujours personne ne parle de ce dernier roman à la mode. Pas glop. Un flop. Ou ils ont tous fondé une secte : Baret m'a fait marrer et il me l'a mis profond ?
Et de toute manière, qu'attendre d'un livre sur le sens de la vie qui n'a même pas 42 chapitres ? 
Le final que j'espérais trop clic-clic a fait flop-flop.

Bonheur™

avril 16, 2020

Jean Baret, Le Bélial, 2018, 340 p., 10€ epub sans DRM




Sommes nous fait pour le bonheur ?

Présentation de l'éditeur :

Demain. Quelque part dans la jungle urbaine…
Il ouvre les yeux. Se lève. Y a du boulot…
« Avez-vous consommé ? » Il contemple l’hologramme aux lettres criardes qui clignotent dans la cuisine sans parvenir à formuler la moindre pensée.
« Souhaites-tu du sexe oral ? »
La question de sa femme l’arrache à sa contemplation. Il réfléchit quelques secondes avant de refuser la proposition : il a déjà beaucoup joui cette semaine et il n’a plus très envie. Sans oublier que le temps presse.
Sa femme lui demande de penser à lui racheter une batterie nucléaire. Une Duracell. Il hoche la tête tout en avalant son bol de céréales Weetabix sur la table Microsoft translucide qui diffuse une publicité vantant les mérites d’une boisson caféinée Gatorade propice à l’efficacité. Il se lève, attrape sa femme, lui suce la langue pendant de longues secondes, puis enfile sa veste Toshiba – son sponsor de vie – et se dirige vers la porte. Dans le ciel encombré, sur les façades des tours, sur le bitume, ou simplement à hauteur d’homme, des milliers d’hologrammes se déplacent lentement au gré de courants invisibles au cœur des monades grouillantes.
Il est flic. Section des « Crimes à la consommation », sous-section « Idées ». Veiller à la bonne marche du monde, telle est sa mission. Autant dire que la journée promet d’être longue...

Mon ressenti :


Tout le monde a le droit au bonheur, que tout le monde a le droit de définir ce qui, pour lui, correspond au bonheur, que c’est du fascisme que de décider pour les autres de ce qui est bon pour eux. Le marché s’autorégule en répondant aux désirs de tous.

Futur, le bonheur est à portée de main.
Le seul impératif consommer. Chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque semestre, chaque année...
Tour est sponsorisé, ta vie, ton nom, tes vêtements, ta bagnole...
Mais attention, si tu ne consommes pas. Les flics sont là . Et si tu préfères regarder la nature, profiter du soleil, des chants d'oiseaux, des abeilles qui butinent, des papillons qui papillonnent, du temps qui passe,... les flics sont là.
Toshiba est flic, une vie privée épanouie, sa femme lui propose chaque matin un moment de sexe oral. Mais malgré ce bonheur, il y a comme un truc qui le chagrine, alors il la tabasse, pour passer son mal être, pour aller mieux, pour être maître de son destin.

Un autre spécialiste reconnaît que, même si des drames humains se cachent derrière ces mécanismes économiques, et que c’est une chose bien triste en vérité, que de voir tous les cinq ans revenir à l’attaque une vieille dette qu’on ne peut toujours pas payer, du moment que faire de l’argent sur ce phénomène est possible, ce dernier est socialement acceptable. Il ajoute que, tout comme l’extrême pauvreté et le charity business, les maladies incurables et la recherche médicale, la mort et les pompes funèbres, tant que des crédits circulent, que des emplois et des richesses sont créés, ces phénomènes, aussi déplaisants soient-ils pour ceux qui les subissent, font partie de notre société et doivent être acceptés comme tels.


Imagine : une société où tu peux être ce que tu veux, sans entraves. Tu peux être accro à la muscu et aux amphets, être zoophile, être nécrophile, être fan de tricot ou être fan de broderie, être tout ce que tu imagines, la société te protège car TOUT LE MONDE A LE DROIT AU BONHEUR !
Seul impératif, que ça fasse marcher l'économie, toujours consommer. Toujours. Tout le temps. Les flics du détersif veillent. Flics bien entendus discriminants, violents et remplis de préjugés.
Le libéralisme avant tout.

Tandis que Minute Girl recueille les propos tout aussi décousus d’un copain de lycée du tueur, un spécialiste reconnaît que ces tueries adolescentes posent un vrai problème social, dans la mesure où personne n’a réussi à trouver comment monétiser ce mouvement. Il se félicite de ce que, heureusement, les paris, qui sont depuis longtemps libéralisés, permettent au moins aux citoyens de faire circuler quelques crédits en misant sur le nombre de victimes de la prochaine tuerie, le lieu où elle se déroulera, le profil du tueur, etc… Mais ça n’est pas suffisant.

Dans notre société où l'injonction au bonheur est très ancrée, ou ne rien faire est presque devenu synonyme de déviance, l'auteur tire une satire pleine de mordant, d'humour noir, de contestation, de révolte, de lutte contre la bien-pensance.
J'avais lu auparavant Vie™, qui à ma préférence, et ce poil à gratter m'avait donné envie de continuer l'aventure. L'auteur pousse la répétition à son paroxysme, allant même jusqu'à claquer la trame de l'autre récit.
Le politiquement correct, Jean Baret n'en a rien à foutre et tire à boulée rouge sur le conformisme, sur la pensée unique, le respect.
Tout passe sous sa moulinette caustique et trash : société, média, publicité, économie, communauté et individu, bref, c'est jouissif.
Jean Baret, c'est gonflé !
Maintenant, plus qu’à attendre la sortie du dernier opus Mort™...

Un comique explique que les meilleures fellations sont faites par des Éthiopiennes parce qu’on est sûr qu’elles vont avaler

Je vous offre un Léo Ferré qui colle, à mon avis, très bien à ce roman, c'est gratuit, donc faites gaffe, n'oubliez pas de consommer en écoutant pendant que Madame vous distille un peu de sexe oral !



Beaucoup l'ont lu, trop pour que j'en fasse une recension exhaustive, donc tu vas sur le forum du Bélial et en plus, tu ne seras qu'à un clic pour  le commander directement chez l'éditeur.

De la SF plein le cartable

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/de-la-sf-plein-le-cartable
La méthode scientifique du 06 septembre 2019
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Rencontre avec Virginie Tournay et Jean Baret, deux auteurs de la rentrée littéraire SF.
Premier vendredi fiction de cette quatrième saison de la méthode scientifique et comme nous nous sommes quittés, comme chaque année, au début de l’été avec un programme de lecture pour les vacances, nous allons aujourd’hui nous emparer de la rentrée littéraire SF, avec deux univers, bien distincts, très distincts, même mais qui partagent une vision de notre société aux mains des algorithmes et d’une intelligence artificielle qui ne va pas exactement dans le sens d’une amélioration de notre condition, loin s’en faut. Fin de l’IA et îlots de résistance dans Civilisation 0.0 de Virginie Tournay, et clones emprisonnés aliénés et forcés à la consommation et à la jouissance triste dans VieTM de Jean Baret.


Vie™

janvier 27, 2020

Jean Baret, Le Bélial, 2019, 320 p., 10€ epub sans DRM



Des déviants bien dans la norme !


Présentation de l'éditeur :


Sylvester Staline, citoyen X23T800S13E616, tourne des cubes colorés. Un boulot qui en vaut bien un autre, au fond, et qui a ses avantages. Son compte en banque affiche un solde créditeur de 4632 unités. Et si son temps de loisirs mensuel est débiteur de huit heures, son temps d’amitié restant à acheter est dans le vert. Sans même parler de son temps d’amour : plus de quarante-trois heures ! Une petite anomalie, c’est sûr ; il va falloir qu’il envisage de dépenser quelques heures de sexe… Mais de là à ce qu’un algorithme du bonheur intervienne ? Merde ! À moins que cela ait à voir avec cette curieuse habitude qu’il a de se suicider tous les soirs ? Il n’y a jamais trop songé, à vrai dire… Sylvester ne le sait pas encore, mais il pourrait bien être le grain de sable, le V de la vendetta dans l’horlogerie sociale du monde et ses dizaines de milliards d’entités. D’ailleurs, les algorithmes Bouddha et Jésus veillent déjà sur lui…


Mon ressenti :


Livre ouvert. Esprit™ vidé. Premiers chapitres
Premier réflexe : Ouah, ça commence fort, voilà un auteur qui n'a pas peur de pendre son PumPénis™ pour un ButtPlug™
Deuxième réflexe : en plus, c'est trop tip top rigolo, style humour noir et ironie avec une pointe de cynisme comme j'aime. Un univers sombre caché sous la poilade.
Troisième réflexe : L'auteur a le sens de la formule. En plus, il ose chercher des références pointus comme je les aime : La petite maison dans la prairie, les noms des personnages. Sans oublier bien sûr notre Daniel Balavoine.
L'auteur semble avoir du talent, être inventif, original et ça m'énerve, j"e me lève de mon fauteuil, va vers la penderie, ouvre la porte coulissante, sort une boîte, ouvre la boîte, prend le patent 626TB25, l’enfonce au fond de ma gorge et presse la détente."

L’expérience humaine n’a aucun sens. Or, la société, en fournissant une infinité de distractions, donne l’illusion d’un sens, celui du ludique. Les hommes idolâtrent les algorithmes parce que ces derniers leur fournissent du divertissement. Et les hommes sont dépendants de divertissements, et donc des algorithmes, ce qui donne l’illusion d’un sens et asservit l’humanité.

Livre ouvert. Esprit vidé. Milieu du roman
Premier réflexe : Moi qui n'aime pas lire des scènes de sexe dans les romans, voilà un auteur qui comprend que ces scènes doivent avoir une utilité dans l'intrigue. Ça passe sans problème
Deuxième réflexe : Toujours aussi mordant, pas de signes d’essoufflement en vue. Mon Temps de loisir va vite devenir débiteur avec ce roman, tandis que mon temps d'amour et d'amitié vont en pâtir.
Pas grave, il ne faudrait pas me confondre avec un lecteur qui en a quelque chose à foutre
Troisième réflexe : J'avais surtout peur de lire un essai déguisé sur la Vie, une resucée de philosophie pour montrer que c'est un auteur qui a des références. Bref, un truc chiant à lire. Mais du tout, on s'amuse et on peut y lire en même temps le sous texte acerbe et et critique de notre société, sans gêner la lecture. Une revisite du célébre Métro Boulot Dodo.
L'auteur a du talent, il est inventif, original et ça m'énerve, "je me lève de mon fauteuil, va vers la penderie, ouvre la porte coulissante, sort une boîte, ouvre la boîte, prend le patent 626TB25, l’enfonce au fond de ma gorge et presse la détente."


La vie ne vaut pas la peine d’être vécue et les distractions détournent l’humanité de cette vérité : la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, elle ne vaut la peine que de se reproduire indéfiniment. Rien d’autre n’a d’importance ni d’intérêt. Il faut donc sortir l’humanité de l’illusion et l’aider à assumer le fait qu’elle n’a d’autre rôle à jouer que de se reproduire. Ainsi parlait Zara Foutra.

Livre fermé. Esprit™ vidé. Chapitres terminés
Premier réflexe : Voilà un roman drôle, dramatiquement drôle, furieusement drôle, ironiquement drôle. Une farce satirique pleine de mordant. N'allez pas croire que nous sommes en terre dystopique, car c'est surtout de notre présent dont il s'agit.
Deuxième réflexe : N'allait surtout pas croire que Jean Baret est un auteur qui en a quelque chose à foutre, déjà avec une trilogie qui peut se lire de manière complètement indépendante, dans le sens que l'on veut.
Troisième réflexe : 24 suicides, voilà qui force l'admiration ! Mais ne croyez pas que X23T800S13E616 est un citoyen qui en a quelque chose à foutre. Lui, ce qu'il aime, c'est la Vie, pas la Vie™. Alors, pour tromper son mal-être...
L'auteur est talentueux, inventif, original et ça m'énerve, "je me lève de mon fauteuil, va vers la penderie, ouvre la porte coulissante, sort une boîte, ouvre la boîte, prend le patent 626TB25, l’enfonce au fond de ma gorge", le repose, me connecte à la boutique en ligne du Bélial.

Ayant désormais trouvé un sens à ma vie (lire du Jean Baret), il ne me reste plus qu'à trouver le Bonheur™, comme le chante si bien notre chanteur-philosophe à salopette





Il ne faudrait pas confondre TmbM avec un blogueur qui trouverait Jean Baret brillant
Connectes toi au hub de Barbara Goule pour savoir si elle a des augmentations autres qu'auriculaires ou visuelles !
A force d'utiliser sa LipJob ™ Dionysos en est resté badé
L'algorithme 188165207198, dit ALGO 188 t'emmène en séminaire
FeydRautha t'incite à lire Vie™ avec ou sans butt plug
Une lecture dérangeante pour une personne qui n'aime pas être dérangé
Si tu aimes les chroniques, il existe des hubs pour

Jean Baret te parle du bonheur, de la vie et de la mort chez le chroniqueur
Une interview, que je vous conseille de lire après lecture afin de vous faire vos propres impressions sur l'univers Trademark .


Pour savoir si Jean Baret est aussi barré à l'oral qu'à l'écrit, clic-clic

De la SF plein le cartable

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/de-la-sf-plein-le-cartable
La méthode scientifique du 06 septembre 2019
Lien direct (enregistrer sous)

Rencontre avec Virginie Tournay et Jean Baret, deux auteurs de la rentrée littéraire SF.
Premier vendredi fiction de cette quatrième saison de la méthode scientifique et comme nous nous sommes quittés, comme chaque année, au début de l’été avec un programme de lecture pour les vacances, nous allons aujourd’hui nous emparer de la rentrée littéraire SF, avec deux univers, bien distincts, très distincts, même mais qui partagent une vision de notre société aux mains des algorithmes et d’une intelligence artificielle qui ne va pas exactement dans le sens d’une amélioration de notre condition, loin s’en faut. Fin de l’IA et îlots de résistance dans Civilisation 0.0 de Virginie Tournay, et clones emprisonnés aliénés et forcés à la consommation et à la jouissance triste dans VieTM de Jean Baret.

Bifrost n.91. Spécial Fictions

juillet 30, 2018


Bifrost, Le Bélial, 2018, 196 p., 6€ epub sans DRM


L’équipe de Bifrost est parti en vacances tôt cette année, et en a oublié de nous concocter un dossier sur un auteur ! Pour réparer l'erreur, un numéro spécial fictions, avec pas moins de 6 nouvelles.

Ex Silentio d’Olivier Caruso
Une vie extraterrestre a été découverte et les scientifiques frétillent de la queue face à ce nouveau joujou. Qu'ils cassent en partie ! Un juriste spécialisé dans les réparations financières est appelé pour estimer la compensation. Des ET foncièrement autre, mais dès lors comment communiquer ? Comment éviter les quiproquos ?
Une nouvelle à la forme et au style tarabiscotés pour un fond somme tout convenu, mais dont la fin m'a bien plut.

La mort de John Smith de Michel Pagel
Futur. Une planète va rencontrer un astéroïde. Quelques déprimés de la vie profitent de l'occasion. Des mages, des vampires, un pygmée holmesien, un journaliste et un friqué, voilà pour les personnages improbables de ce texte. Michel Pagel réussit à lier le tout, et, étrangement, on y croit !
Bref, un polar fantasy-SF de bonne tenue et tout à fait recommandable.

Écouter plus fort de Léo Henry
Un mélange des genres aussi pour ce texte, entre post apo, fantasy, aventure initiatique. Un pitch binaire, mais tout est dans le style, lisez plutôt : La jeune Simet Deux-Doigts Renard-d’un-Été vit à Ombre-Courte Jonc-Fleuri et décide d'aller découvrir les terriers des nommeurs.
Malgré une belle écriture, je suis passé à côté de ce "conte".

Souvenirs de ma mère de Ken Liu
Que peut on raconter en trois pages ? Beaucoup de choses si on est un bon auteur. Comment voir grandir son enfant lorsque l'on est atteint d'une maladie mortelle ? C'est Einstein qui a la réponse.
Un texte sensible sur une relation mère fille.
Un court métrage en a été tiré, Beautiful Dreamer de David Gaddie que vous pouvez visionner gratuitement et en français grâce à Nicolas Winter du blog Just a word. Merci à lui.

Trademark, de Jean Baret
En septembre sort Bonheur TM aux éditions Le Bélial, Trademark en est l'amuse gueule, et il n'a pas régalé la mienne.
Dans un monde où la consommation est reine et obligatoire, nous suivons deux enquêteurs qui se rendent sur les lieux d'une intervention. Une ballade qui permet aux lecteurs de s'imprégner de l'univers.
L'intérêt se trouve dans la critique de la consommation, mais rien ne m'a fait départir d'un goût de déjà vu.
Vous pouvez vous faire une idée de la future trilogie en lisant l'interview de l'auteur sur le site du Bélial

Voyage avec l'extraterrestre, de Carolyn Ives Gilman
Ils sont là, et viennent en paix ! Le titre résume parfaitement l'intrigue.
Malgré quelques pilules difficiles à avaler, et sur une thématique éculée, Carolyn Yves Gilman parvient à happer le lecteur dans cette ballade à travers les Etats Unis. Un texte très humain qui joue avec quelques codes du contact. Pas besoin de révolutionner le genre pour réussir un bon texte, un bon angle d'approche et c'est parti.
Grand Prix de l'imaginaire 2019 catégorie Nouvelle étrangère.

Ballades sur l’arc

Suit le fameux Cahier critique sur l'actualité du genre SF. Afin de pouvoir prévoir ses futurs achats. Indispensable pour ne pas jeter de l'argent par les fenêtres. Le nombre de pages de la revue n'étant pas illimité, quelques critiques en ligne ici
Pas grand chose à me mettre sous la dent, mis à part Le Nuage pourpre de P. Shiel. Paru en 1901, il est republié chez L'arbre vengeur pour la modique somme de 18€ !

Déjà lu et chroniqué par mes soins : L'année du Lion, Amatka, Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, La part du monstre, dont je partage l'avis, La Controverse de Zara XXIII qui pour ma part est hautement recommandable, et Dans la toile du temps, La Ballade de Black Tom, Dernières fleurs
avant la fin du monde dont j'ai un ressenti plus mitigé.

La réédition de Brûle, sorcière, Brûle ! est l'occasion pour Xavier Mauméjean de nous offrir un panorama de la sorcière dans la littérature et les oeuvres audiovisuelles.

Paroles… d'éditeur : L'arbre vengeur : de la sève à la feuille
L'occasion de découvrir cette maison d'édition spécialisée dans l'exhumation d’œuvres tombées dans l'oubli. Il paraitrait que leurs livres sont de beaux objets, ce qui expliquerait le prix élevé du Nuage pourpre. Un éditeur que je ne suis pas près de fréquenter car, "sans ostracisme", l’édition numérique ne les intéresse pas...

Scientifiction
Aucune destination ne vous tente pour les vacances ? Roland Lehoucq vous propose la lune. Et si vous ne faites pas parti du clan des millionnaires qui pourront bientôt s'offrir le voyage, la littérature et le cinéma sont là pour vous aider à vous évader. De quoi apprendre deux trois anecdotes que vous pourrez raconter à vos collègues à votre retour de congés !

Ainsi s'achève ce numéro rempli de destinations imaginaires. Pour 6€, quelle agence de voyage peut vous en promettre plus que Bifrost ?
Un effort, remarqué, pour l'édition numérique, qui n'est pas rempli de bugs divers, si ce n'est un oubli de CTRl+V dans le sommaire, dommage pour Michel Pagel.


Un numéro exceptionnel à la couverture exceptionnelle selon le troll aux superlatifs
Gromovar vous dis pourquoi il vaut mieux lire Bifrost que Télé 7 Jeux
Nicolas Winter est le seul à avoir apprécier le texte de Léo Henry
Et Artemus dada nous prouve de bien belle manière qu'il a le sens du marketing !



Challenge SSW EP8
Fourni par Blogger.