Affichage des articles dont le libellé est UHL. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UHL. Afficher tous les articles

La Millième Nuit

janvier 05, 2023

 

Alastair Reynolds, 2022, Le Bélial, 144 p., 6€ epub sans DRM

 

« Regardez ! » Quelqu’un désignait le ciel. « Une étoile filante ! »
J’ai levé les yeux assez vite pour apercevoir la traînée avant qu’elle ne disparaisse. Peut-être un bon présage, ai-je songé. Sauf que je ne croyais pas aux présages, moins encore lorsqu’ils se résumaient à des morceaux de gravier cosmique projetés sur l’atmosphère d’une planète.

 

Sans fin,  reproduire les mêmes erreurs.

 

Pitch de l'éditeur :

Dans plusieurs millions d’années…
Ayant essaimé à travers l’ensemble de la Galaxie, l’humanité s’est divisée en une myriade de cultures et civilisations adaptées à des contraintes environnementales et des modes de vie aux variétés pour ainsi dire sans limites. Ainsi en est-il de la Lignée Gentiane, mille clones immortels ou presque, issus d’une souche unique, qui arpentent les étoiles depuis des centaines de milliers d’années. Si, au fil du temps, chaque membre de la Lignée s’est singularisé, explorant et poursuivant ses intérêts propres, tous les deux cent mille ans, selon une antique tradition œcuménique, l’étrange fratrie se réunit pour partager ses expériences, souvenirs et projets – des célébrations grandioses qui culminent lors de la Millième Nuit. Jusqu’à ce qu’un grain de sable ternisse les dernières retrouvailles… Un détail, une anomalie insignifiante derrière laquelle pourrait bien se cacher un complot à l’échelle proprement astronomique…

 

Mon ressenti :

La famille, c'est important. Alors on se réunit régulièrement pour parler de ce chacun a fait durant la séparation. Et parfois certains enjolivent leurs aventures, voir parfois mentent, surtout le mouton noir, la brebis galeuse, le vilain petit canard de la famille. Voilà le topo du livre, pas très vendeur il faut bien l'avouer. Mais c'est Alastair Reynolds aux manettes, et il n'est pas un chien, il a du talent et de l'imagination. Donc sa réunion de famille est clairement exceptionnelle. On entre dans le récit comme un gendre ou une bru on ne comprend rien à tous ce qui est baragouiné. Mais peu à peu, au fil des rencontres,  le voile se lève...

Cette novella est faite pour t'en mettre plein les mirettes si tu aimes les choses impossibles, le gigantisme. C'est typiquement le sense or wonder, la came tant recherchée par les amateurs de SF. Petit plus ici, pas besoin à mon sens d'être un quincailler de l'imaginaire pour le lire, l'auteur ne s'encombre pas de technicité, les images parlent d'elles même. Seul défaut pour moi, la partie whodunit du texte. Comme le personnage principal assez indifférent, cela ne semble pas intéressé l'auteur. La révélation fait donc un peu pétard mouillé, assez décevant mis en parallèle avec l'univers créé.

Quoiqu'il en soit, l'auteur a écrit dans le même univers un roman, House of Suns, qui sera traduit prochainement par l'éditeur, et je ferai parti des lecteurs.  

D'autres avis sur le forum du Bélial


Une Heure-Lumière - Hors-série 2022

novembre 17, 2022

 

Priya Sharma, Le Bélial, 2022, 112 p., presque gratuit

 
 
Chaque année, c'est la même rengaine chez Le Bélial : un Hors-série offert pour l'achat de deux titres (papier) de la collection « Une heure-lumière » (UHL). Et chaque année, j'attends avec impatience qu'une âme charitable me donne un de ses doubles. Je redonne normalement ce HS à Yogo des Lectures du Maki, mais cette année, c'est lui qui me l'a donné. Alors que faire ? Réponse en fin de billet...

Des bêtes fabuleuses

La Fantasy, tout le monde le sait, c'est nulle. Mais beaucoup en lisent... Et parfois, rarement faut pas déconner, on y prend du plaisir. Avec ce texte, ce fut le cas pour moi. Ça cause d'une fille vivant avec sa mère dans un quartier délabré. Mais cette fille a une particularité, c'est une princesse et un monstre !
Même si nous sommes en terre Fantasy, c'est un texte bien ancré notre réalité sociale. Je ne peux malheureusement pas dévoiler le sujet tabou mais je peux vous dire qu'il s'agit d'une thématique encore actuelle malheureusement. Un texte simple, où les personnages prennent de l'épaisseur et de la nuance au fur et à mesure de l'avancée du texte. Même si la chute n'est pas brutale, l'histoire en comporte assez, cela se termine par une note de résilience bienvenue.
 
Une autre tradition des HS UHL, c'est le catalogue qui reprend l'intégralité des opus publiés. Et cette année, innovation, avec une présentation sous forme de menus pour choisir lesquels acheter selon ses goûts. C'est sur une idée de Vanille du blog La bibli derrière le fauteuil dont l'éditeur lui a demandé de concocter d'autres menus pour cette occasion. (tu peux retrouver les anciens ici)
 
Voilà ce que je pense de cet HS, mais quoi de mieux que de se faire un avis par soi-même ?
Comme il est difficile de se procurer ce HS alors que l'opération est terminée. Cependant le HS UHL a une particularité, c'est un livre voyageur. Il est arrivé à moi via un maki, qui n'a malheureusement pas goûté au récit. Et il continuera de voyager. Pour être sa prochaine destination, il suffit de répondre à une question : de quelle couleur étaient les premiers UHL ?
La première personne me donnant la bonne réponse ET son adresse postale gagne.
Ta réponse à lechiencritique@gmail.com...
Trop tard pour toi, nous avons un gagnant.
La réponse :Les 4 premiers titres de la collection ont eu un souci lors de l'impression est la couverture était rose/violacée. https://forums.belial.fr/viewtopic.php?f=16&t=4611&start=340
 

 

Une Heure-Lumière - Hors-série 2021

septembre 13, 2021

 

Greg Egan, Le Bélial, 2021, 112 p., presque gratuit

 

 

Un château sous la mer

 
Greg Egan est un auteur dont la majorité des lecteurs ne comprennent rien à ce qu'il écrit, c'est Monsieur Hard SF version SM hardcore.
Un château sous la mer ne déroge pas à la règle, je n'ai rien bité au schmilblick ! Mais pour une fois, pas pour les raisons habituelles  : 99.99% est compréhensible, mais la chute est une chute obscure façon XXL. La première fois que j'ai lu la fin, j'ai pensé avoir loupé trois pages. A la seconde lecture, j'ai pensé être mal réveillé. A la troisième tentative, il a fallu me rendre à l'évidence, c'est Feyd Rautha le coupable. Pourquoi lui ? Il faut bien un coupable et ce ne peut être mon intelligence exceptionnelle. Et comme il est le traducteur de ce récit, c'est qu'il a fait un boulot de merde !
J'ai même une théorie hautement savante : l'ayant lu et n'ayant rien compris, il a traduit les dernières lignes de manière littérale et fanfaronne depuis en disant que la fin peut avoir plusieurs significations. Bref, il n'a rien compris non plus.

https://lepauledorion.com/2020/10/05/you-and-whose-army-greg-egan/


Mais nous sommes dans la hard SF. Greg Egan est un scientifique et il approuverait la méthode. Montrer ne sert à rien il faut aussi démontrer : ce que j'ai fait en lisant le texte en VO. Et là j'ai tout compris ! Si ce n'est pas une preuve... J'attends donc les excuses publiques de ce Feyd.
Preuve supplémentaire que cet ersatz de traducteur est un usurpateur : le titre VO est "You and Whose Army ?" qu'il traduit par "Un Château sous la mer" !!!
Donc s'il vous plaît Le Bélial, arrêter d'employer des amateurs et engagez de vrais professionnels, la profession n'en manque pas !

Avec tout cela, j'ai zappé de vous parler de l'histoire : Des quadruplés deviennent triplés, se sentent diminués et partent à la recherche du quatrième larron. Littéralement diminué, car ils sont le fruit d'une expérience scientifique ayant lié à jamais leurs cerveaux et souvenirs. L'histoire est prenante, Greg Egan nous livre peu à peu les éléments de compréhension jusqu'à la fin sabotée par Feyd Rautha !

Pas d'interview par contre cette année dans le hors série, Feyd Rautha doit prendre trop cher (pour un boulot merdique). Il faudra se contenter du catalogue une heure lumière. L'éditeur a trouvé la solution pour que les blogueurs ne râlent pas face à ce manque d'entretiens : inclure sur chaque livre de la collection une citation tirée de leur blog !
Mais votre serviteur n'est pas du genre à se laisser influencer, je critique tout de même. (J'entends les mauvaises langues persiflées que c'est à cause du fait que je n'ai pas de citation ! A ceux-là je leur tire la langue.)

Quand à Feyd, je n'ai qu'une chose à lui recommander, abandonner la traduction et trouver une place chez Ducros !
 
 
 
 
Un immense merci à Célinedanaë de m'avoir offert ce livre.
Vous pouvez retrouver son avis ici
Quant à moi, comme chaque année, j'ai refilé ce HS au célèbre maki Yogo
Pour les autres, il suffit de surfer sur le fil du forum Le Bélial


Une Heure-Lumière - Hors-série 2020

juin 04, 2021

 

Kij Johnson, Le Bélial, 2020, 112 p., presque gratuit


Une fois n'est pas coutume ?
On dirait bien que si, car pour la troisième année consécutive, j'ai pu lire le HS UHL (hors série de la collection Une heure lumière du Bélial !), alors que le quatrième a déjà pointé le bout de son noyau.

Présentation de l'éditeur :

Une heure-lumière, c’est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d’un milliard de kilomètres…
C’est aussi le nom d’une collection réunissant à ce jour vingt-six titres, un espace éditorial inédit, unique, tant par le fond que par la forme, qui ambitionne de faire voyager vite et loin le lecteur.
Une collection qui, en l’espace de quelques années à peine, s’est bâti un statut de référence dans le paysage éditorial hyper-saturé des littératures de genre. Une heure-lumière célèbre les horizons nouveaux ; le Hors-série 2020, troisième du genre, célèbre Une heure-lumière. Avec entre autres un long récit inédit signé Kij Johnson, autrice, dans cette même collection, de l’époustouflant Un pont sur la brume salué par une kyrielle de prix, dont le Hugo, le Nebula et le Grand Prix de l’Imaginaire.
Une heure-lumière… sous une pluie d’étoiles !

Mon ressenti : 

Voilà le HS UHL que j'attendais le plus, car il fait la part belle aux traducteurs. Du moins celles et ceux qui ont traduit un opus de cette fameuse collection.
Mais voilà aussi le HS qui m'a le plus frustré. Une quinzaine de traducteurs pour une trentaine de pages et dans cette collection, elles ne sont pas très grandes. Soit pas grand chose pour développer. Certains traducteurs devaient être en retard dans les travaux à rendre car ils font le minimum vital, entre anecdotes, ressentis. D'autres sont plus prolixes et bavard pour mon plus grand bonheur.
Au final, déçu je suis mais surtout à cause de mes attentes par rapport à ce sujet. C'est gratuit et on ne va pas cracher dans la soupe, c'est une opération commerciale qui a du sens même si je regrette encore une fois le peu de attention réservé aux lecteurs numériques. Heureusement les camarades sont là pour nous refiler leur surplus.


Retour à N’dau, Kij Johnson

Une nouvelle de Kij Johnson clôt l'ensemble qui pourrait être un spin-off à La marche du Levant. Soit une planète qui tourne paresseusement autour de son soleil. Résultat, des jours qui n'en finissent pas et si vous ne voulez pas mourir de froid, il faut bouger sans cesse pour parfaire son bronzage.
Une jeune fille d'un petit village spécialisé dans l'élevage de chevaux voit arriver des étrangers...
Il s'agit en fait d'un "western", qui n'est malheureusement pas mon genre de prédilection. Cela se lit sans mal, mais je n'en ai pas eu pour mon argent !!!


Comme les années précédentes, je lègue ce hors série au Maki, autre lecteur numérique malheureux, qui en fera ce qu'il veut.
Un énorme merci à Lutin qui m'a donné son double. Après RSF Blog, Nevertwhere, Albedo, c'est au tour de Au pays des Cave trolls de devenir le fournisseur officiel 2021. Les HS UHL se refilent en douce sous le manteau, comme les meilleurs drogues.
Bravo au Bélial pour nous offrir chaque année ce hors-série


Pour les autres avis, le forum du Bélial est ton ami

 

 

 

 

 

Vigilance

octobre 15, 2020

 

Robert Jackson Bennett, 2020, Le Bélial, 176 p., 6€ epub sans DRM

 

Une Amérique blanche, patriote et xénophobe,
Un mass média sans aucune limite,
Un spectacle pour la bonne cause...

 

Présentation de l'éditeur :


Trois tireurs armés jusqu’aux dents lâchés dans un « environnement » public aléatoire délimité. Un but : abattre le plus de personnes possible. Une promesse : un énorme paquet de fric pour celui qui quitte les lieux indemne. Si l’une des « cibles » met hors d’état de nuire l’un des tireurs et survit, une part du pactole lui échoit. Des règles simplissimes, et des dizaines de drones qui filment le tout pour le plus grand bonheur de millions de spectateurs hystérisés, d’annonceurs aux anges et de John McDean, producteur et chef d’orchestre de Vigilance, le show TV qui a résolu le problème des tueries de masses aux États-Unis… 


Mon ressenti :


Une Amérique vieillissante, renfermée, puant la suprématie blanche, reste néanmoins vigilante quand à sa liberté fondamentale : se protéger. Contre elle même ?

Une dystopie glaçante, l'auteur distille peu à peu son univers, un jeu de télé réalité "Vigilance" un tuerie de masse like mise en scène par un producteur cynique et sa horde de technologies. Une technologie poussée un cran de celle qui pointe son nez, avec les vidéos fake, les pubs personnalisées...
Plus que les armes, c'est le voyeurisme, c'est l'envers du monde des médias qui nous est montré. Lorsque l'on commence a vouloir plaire à Monsieur tout le monde, faut pas s'étonner de ce que l'on voit à la télé. J'avais trouvé le pitch un peu gros, mais l'auteur justifie son univers habilement.
J'ai beaucoup aimé les intermèdes avec la serveuse, une personne humaine qui va faire la seule chose possible face à ce show télévisé. C'est elle l'héroïne, le final ne faisant que renforcer ce point. Mais sera t-elle assez vigilante ?

Ils veulent tous être des héros, pense-t-elle avec consternation. Ils veulent tous être des héros débiles dans leurs histoires débiles !

Vigilance est cependant très américain, trop américain pour moi, il perd un peu de ce qui fait les classiques : l'universalité. Le twist final est bien trop gros, trop peu crédible et c'est dommage de finir ce texte coup de feu par ce hiatus.
Ceci dit, ça se lit tout seul et mis à part ces quelques défauts, quelques jours après lecture, elle reste dans la mémoire et les neurones continuent à réfléchir.

C'est pas tout ça, mais moi, je dois aller m'inscrire au programme Voisins Vigilants...

Pour un feu nourri en forme de feu d’artifice enthousiaste, c'est par ici

 

Quelques citations : 

Tout tenait au fait que depuis toujours, l’Amérique est une nation qui a peur.
Peur de la monarchie. Peur des élites. Peur de perdre ses biens, par le fait du gouvernement ou d’une invasion. Peur qu’un voyou stupide ou un petit malin de la ville trouve un moyen légal ou non de voler ce qu’on a durement gagné à la sueur de son front.
Voilà ce qui faisait battre le cœur de l’Amérique : non le sens civique, non l’amour de son pays ou de ses semblables, non le respect de la Constitution… mais la peur.
Et là où il y avait peur, il y avait des armes à feu.

– L’audience qu’on s’est bâtie… aime les jeunes Blancs, ça oui.
– Même si ce sont des putains de nazis ?
– Eh bien, blanc, c’est blanc », répond Perry.
Cela ne manque jamais d’amuser McDean : sa cible démographique, sa Personne Idéale, voue un véritable culte à la Deuxième Guerre mondiale… mais, curieusement, avoir d’authentiques nazis chez elle ne la dérange pas plus que ça.

 

 

 

 

 

 

Une Heure-Lumière - Hors-série 2019

octobre 05, 2020

Olivier Girard, Ian R. MacLeod, Le Bélial, 2019, 112 p., presque gratuit


Une fois n'est pas coutume ?
On dirait bien que si, car pour la deuxième année consécutive, j'ai pu lire le HS UHL (hors série de la collection Une heure lumière du Bélial !) avec un an de retard, alors que le troisième a déjà pointé le bout de son noyau.

Présentation de l'éditeur :


Une Heure-Lumière, c'est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d'un milliard de kilomètres… C'est aussi le nom d'une collection réunissant vingt-deux titres à ce jour, un espace éditorial inédit, unique, tant par le fond que par la forme, qui ambitionne de faire voyager vite et loin le lecteur. C'est enfin l'une des plus belles réussites de ces dernières années dans le champ hyper balisé des littératures de genre, ici fêtée avec ce hors-série 2019, le deuxième du genre, qui propose une longue novelette inédite du britannique Ian R. MacLeod, auteur dans cette même collection du très remarqué Poumon vert…
Une heure-lumière… avec les étoiles pour horizon !

Mon ressenti :

Après un éditorial d'Olivier Girard sur les "craqueurs" - dont j'ai cru qu'il allait chanter les louanges des lecteurs, mais c'est plutôt de celles et ceux qui sont à l'origine du succès de cette collection (on le mesure surtout en voyant le nombre sans cesse grandissant de collections qui fleurissent chez la concurrence) dont il se fera l'écho - nous avons le droit à une nouvelle de Ian R. MacLeod, Isabel des feuilles mortes. Texte qui se déroule dans le même univers que Poumon vert.

Il nous conte l'histoire d'une laveuse de carreaux qui, à force de dur labeur, finit par grimper les échelons et devenir gardienne de phare et qui - à cause d'un moucheron collé sur un des réflecteurs - va connaitre l'opprobre. Mais les légendes étant ce qu'elles sont, son histoire est un peu enjolivé par le talent de l'auteur.

Un monde féminin aux saveurs orientales, où la religion est reine. J'ai beaucoup aimé le fond, critique de la religion, place de la femme, homosexualité, beaucoup moins la forme, très poétique. Cependant, j'ai su apprécier sa manière de rétablir la vérité sur le côté fabuleux du conte, et de nous enchanter en montrant les changements induits par la faute de l'héroïne, le tout en se montrant cruel.

En 2018, nous avions le droit à une interview, pas cette fois, le livre se referme sur le catalogue Une Heure Lumière et laisse entrevoir les futures parutions, et surtout non parution covidienne (même un an après, je suis toujours d'actualité !) :


Pour plus d'infos sur les titres à paraître et sur la collection, une seule direction, le blog Aux pays des cave trolls

Comme l'année dernière, je lègue ce hors série au maki, autre lecteur numérique malheureux, qui en fera ce qu'il veut.
Un énorme merci à Nevertwhere qui m'a donné son double, comme elle te donne son double avis sur le HS 2018 et 2019

Pour les autres avis, le forum du Bélial est ton ami



L'Enfance attribuée

novembre 14, 2019

David Marusek, Le Bélial, 2019 (1ère parution 1995), 128 p., 5€ epub sans DRM


Dans le futur aussi les bébés naissent dans les choux et sont apportés par la cigogne à leurs parents ébahis.
A moins qu'un petit défaut dans un rouage ne vienne enrayer la machine...

Présentation de l'éditeur :


En cette fin de siècle surpeuplée, quand les traitements anti-vieillissements rendent chaque individu virtuellement immortel, avoir un enfant relève du luxe le plus extrême. Sam Harger, artiste spécialisé en design intérieur, ne s’attendait pas à tant de bonne fortune lorsqu’il rencontra l’ambitieuse Eleanor Starke. Couler le parfait amour, puis obtenir l’autorisation d’avoir un bébé… une chance inouïe pour le couple, qui ne cache pas son bonheur. Mais dans ce monde surveillé à l’extrême, dominé par l’informatique et les intelligences artificielles, est-on jamais à l’abri des bugs ?

Mon ressenti :


Un homme, une femme. Un artiste, une femme d'affaire. Une histoire d'amour. Voilà qui commence mal, très mal pour moi. Cependant, l'auteur nous place tout ceci dans un monde futuriste peuplé d'IA domestiques, de Milice et même de sangsues ! Le tout sans nous en donner les codes et en semant ici ou là quelques interrogations sur certains événements. Pour comprendre, rien d'autre à faire que de continuer sa lecture.

Arrivé à la moitié de la novela, toujours pas de rapport avec le titre, et le chabadadada commence sérieusement à m'insupporter. Et enfin, arrive cet enfant attribué, et surtout le dévoilement des codes de cette société. Tout devient clair et cette longue présentation prend tout son sens.
Nous sommes bien en terre dystopique et l'auteur s'interroge sur notre rapport à la technologie, et ses conséquences possibles si un cil venait enrayer la machine.
La force de ce texte est sa banalité, celle du quotidien. Pas de longues digressions, juste une tranche de vie qui va révéler toute l'horreur de ce lendemain technologique.
Paru initialement en 1995, ce texte est à mon sens encore plus actualité aujourd'hui, avec nos assistants smartphone Siri Alexa et consort. Et où l'enfant sur catalogue se dessine de plus en plus.
Un paradis d'enfer !

La couverture de la première édition de 1999


Réédition d'un texte de 1995, la traduction de Patrick Mercadal a été revue par les Quarante-Deux.
(Si j'en crois la page Noosfere, le prix du livre papier a doublé en 20 ans !)
Tous les avis sur le fil du forum Le Bélial

Attribution du livre


Un très grand merci à Elhyandra qui m'a offert son exemplaire suite à un commentaire sur son blog. (A votre place, je n'hésiterai pas à commenter tout azimut ses billets pour lire gratos !)
Comme elle, je ne garde pas beaucoup de livres papier, donc je l'attribue, avec son marque page, à la personne qui donne la bonne réponse à ce problème littéraire :
(je choisirai parmi les bonnes réponses avec un algorithme technologique de haut niveau : à la gueule du client !):


Attention, ne mettez pas votre réponse en commentaire, il y a des tricheurs.
Envoyer un mail à ma niche avec votre réponse et votre adresse postale.
Fin du concours Dimanche 17 novembre à 17h11mn19s heure française

Concours terminé, c'est Léna qui remporte la mise. Bravo et bonne lecture.



Lors de la distribution des prix de fin d'année, Juliette a reçu trois romans.
Romans : La nuit des fées, Le retour du disparu, Le voyage inachevé
Genres : historique, policier, sentimental
Nombre de pages : 192, 240, 256

1. La nuit des fées n'est pas un roman historique.
2. Après avoir lu 200 pages de ce roman sentimental, il était aisé de deviner le dénouement.
3. À la page 244 du roman policier, on pouvait lire : La maison hantée frissonnait de torpeur.
4. Le retour du disparu a plus de 250 pages.
5. Chaque roman est d'un genre différent et n'a pas le même nombre de pages.

Pour chaque roman, devinez le genre et le nombre de pages.

Solution : 

Le roman policier a 256 pages (indice 3). Le roman sentimental a 240 pages (indice 2). D’où, le roman historique a 192 pages. Le retour du disparu est un roman policier (indice 4). La nuit des fées est un roman sentimental (indice 1). D’où, Le voyage inachevé est un roman historique. 

RomansLa nuit des féesLe retour du disparuLe voyage inachevé
Genresroman sentimental
roman policier
roman historique
Pages240 p.256 p.192 p.




Une Heure-Lumière - Hors-série 2018

août 22, 2019



Olivier Girard, Ken Liu, Aurélien Police, Le Bélial, 2018, 96 p., presque gratuit


Alors que des milliers de fans campent devant leur librairie pour acheter le 05 septembre les derniers Une Heure-lumière du Bélial et se voir offrir ainsi le Saint Graal, le hors-série UHL 2019,
Le chien vous offre en avant-première son avis sur le Une Heure-Lumière - Hors-série….
…2018
Le chien critique, toujours à la pointe de l’actualité d’hier !


Présentation de l'éditeur : 


Une Heure-Lumière, c’est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d’un milliard de kilomètres… Faire voyager vite et loin le lecteur, voilà l’ambition de cette collection inédite, tant par la forme que par le fond, devenue emblématique des éditions du Bélial’ en moins de trois années d’existence. Une collection ici fêtée avec ce premier hors-série introduit par Olivier Girard, son maître d’œuvre, au côté duquel on retrouvera aussi Aurélien Police, la source de son identité graphique, Ken Liu, l’un de ses auteurs référents, sans oublier un catalogue et une présentation exhaustive de l’ensemble des titres déjà parus sous ses désormais fameuses couvertures mouchetées.
Une heure-lumière… avec les étoiles pour objectif !

Mon ressenti :


Dans son introduction, Olivier Girard, Monsieur Le Bélial, revient sur la création de cette fameuse collection qui a vu le jour pour les 20 ans de la maison d'édition. Une collection de novellas, des textes d'une longueur située entre la nouvelle et le roman, qui a pris son temps pour voir le jour et qui a connu un succès assez considérable. A tel point que l'on voit fleurir ici et ailleurs des novellas chez la concurrence, parfois dans l'indifférence générale.
Trois ans et des broutilles plus tard, c'est 22 novellas qui sont parues (ou sur le point de paraitre avant fin 2019). Des inédits, 3 titres d'auteurs français (Et elles sont où les françaises ?) et  un soupçon de rééditions.

Et pour fêter dignement les 20 ans de la maison Le Bélial, cette hors série venait saluer la collection Une Heure-Lumière, UHL pour les intimes, en nous proposant gratuitement, pour l'achat de deux titres papiers de la collection tout de même ! (Prends ça dans les dents, lecteurs numériques),  une novella inédite. Et bien non, ce sera une nouvelle ! Mais de Ken Liu, l'auteur grâce à qui Olivier Girard a pu s'acheter sa première Porsche ainsi qu'une bouteille de Macallan Valerio Adami 1926 !

Je viens d'extraire un historique des ventes de la collection à ce jour, histoire de faire un petit bilan.
Tous les UHL, un an après parution, sont au moins à 2500 ventes.
L'Homme qui mit fin à l'histoire (Ken Liu) reste très très loin devenant tous les autres, à près de 15 000 ventes.
Un pont sur la brume (Kij Johnson) est à 6000. 24 vues du mont Fuji (Zelazny) à 5000 environ. En fait, les titres un peu ancien (tout est relatif) sont presque tous au-dessus de 3500. Y compris Dragon, de Thomas Day, la plus grosse vente francophone (sur trois titres, dont un très récent, Dragon étant le plus ancien titre des trois) à 3871 ex.
À noter qu'au regard de son démarrage (644 sorties en quelques semaines), Les Meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson pourrait bien rejoindre le trio des meilleures ventes d'ici quelques temps.
Côté déception, la plus mauvaise vente anglo-saxonne à ce jour est Le Fini des mers de Gardner Dozois, qui évolue autour des 2500 ex (un de mes titres préférés ; tout est normal).
Bref, dans l'ensemble, et avant notre opération de septembre, les chiffres sont toujours très bons pour UHL. 
Olivier Girard, le 24 juin 2019, sur le forum du Bélial


Sept Anniversaires, de Ken Liu
Ken Liu a déjà deux UHL à son actif, un recueil, bientôt un deuxième, aux éditions Le Bélial.

Il y a toujours une solution technique

Sept Anniversaires nous emmène dans les pas d'une famille divorcée qui fête l'anniversaire de ses 7 ans. Mais maman est en retard, comme d'habitude, et les tensions avec son ex-mari resurgissent sur fond de changement climatique. Je ne suis pas très fan de l'auteur, mais j'ai beaucoup aimé ce texte. Je pourrais vous en dire beaucoup, mais Apophis l'a fit de bien belle manière, je me contente donc de citer un passage de son billet :

le tour de force est que le texte s’inscrit à la fois dans la SF la plus spéculative mais aussi dans celle la plus ancrée dans le monde réel, dénonçant sans détour les inégalités entre pays / ethnies, la rapacité du monde occidental, le colonialisme, le fait de saloper la planète du fait de calculs à court terme, le frein mis par l’Occident sur le développement des pays du tiers-monde sous des prétextes… écologistes d’un cynisme écœurant, et j’en passe. Mais comme toujours chez Liu, c’est fait avec une grande classe, sans agressivité ou militantisme extrémiste, sans même un côté moralisateur.

Pour les malchanceux qui n'ont pu mettre la main sur ce HS, vous pourrez retrouver ce texte dans le prochain recueil de Ken Liu Jardins de poussière, à paraitre en novembre.

Une Heure Lumière, c'est aussi, surtout ?, un univers graphique reconnaissable entre tous, sous la houlette du chouchou du fandom SF : Aurélien Police. Et il vous dévoile tout sur sa carrière et son travail sur cette collection. Comme c'est l'été, et les potins qui vont avec, je peux vous dire qu'Aurélien trompe régulièrement Olivier avec son meilleur pote Gilles ! Et dire que Voici n'en a même pas fait écho, tout fout l'camp.

Les 40 pages restantes sont consacrées au catalogue UHL, avec le résumé et une brève bio de l'auteur accompagné de l'illustration en noir et blanc (et ça claque moins). 

Alors que le hors-série 2019 pointe le bout de son nez, pourrons nous espérer pour un HS 2020 pour les lecteurs numériques ?

À l'automne 2018, l'opération Une Heure-Lumière avait remporté un joli succès, raison pour laquelle on a décidé de récidiver. À compter du 5 septembre aura lieu une opération dans toutes les librairies participantes et sur belial.fr. Pour deux titres (en papier) de la collection Une Heure-Lumière achetés, le hors-série 2019 sera offert.


Merci à RSF blog, qui m'a fait gagner ce Hors Série

Et comme je ne suis pas chien, j'offre ce HS épuisé au Maki si il commente ce billet. Avec le marque page d'origine en plus.

Les Meurtres de Molly Southbourne

mai 20, 2019

Tade Thompson, Le Bélial, 2019, 140 p., 5€ epub ans DRM


Mes parents m'ont toujours dit que ce n'était pas bien de tuer, mais Molly n'est pas ma soeur, et ses parents ne sont pas les miens. Heureusement, car je serais mort à cette heure plutôt que de vous parler de cette novella.

Présentation de l'éditeur :


Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge.
Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.
Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.


Mon ressenti :

Donc Molly tue. Pas par plaisir, ni par sadisme, elle n'est pas non plus une tueuse en série, encore que, elle en a tué des gens, au point de ne plus connaitre leur décompte.
Non, Molly tue pour sauver sa peau, tuer ou être tuer, c'est son sacerdoce. Et Molly va vous raconter son histoire peu banale. Et en même temps, tenter de comprendre la sienne.

Une fois les premières lignes commencées, il vous sera difficile de ne pas le lire d'une traite, bien que la fin étant en même temps le début du livre, on connait, croit connaitre, toute l'histoire.
Au fil du récit, l'enfance traumatisante puis le passage à la vie adulte, tentant vainement de trouver un conformisme impossible, Molly va en essuyer des vertes et des pas mûres.
Dans la veine fantastique horrifique, l'auteur nous parle de la femme, de son corps, de la maternité et de l'enfantement. Une fois le livre fermé, j'ai pensé au film Carry au bord du diable Carrie au bal du diable, car on ne sait pas réellement si Molly n'est pas tout simplement folle, et que tous ces événements ne sont pas issues de sa psyché dûe à une éducation parentale défaillante.
Après, comme le dit Tade Thompson, toutes les interprétations sont bonnes, à vous de trouver la votre.

Tuez net l’auteur et laissez les lecteurs prendre ce qu’ils veulent de l’œuvre pendant qu’ils dansent sur sa tombe barthésienne

Deux raisons pourtant font que je n'ai pas tout à fait apprécier ce texte.
L'une d'elle est l’invraisemblance du comportement de Molly, qui se laisse porter par la vie plutôt que de passer un interrogatoire à ses parents pour comprendre sa particularité, ainsi que 2-3 autres choses détaillées chez Artemus Dada
L'autre est que je trouve que l'auteur a voulu trop aborder de sujets et permet une abondance de niveaux de lecture, et que cela transpire dans son texte, remplis en outre de références littéraires. Moi, j'aime les textes binaires.

Un texte que je vous conseille de lire comme un thriller, sans trop vous attarder sur les multiples sous texte, vous pourrez le relire et vous torturez les neurones par la suite.

L'éditeur a eu la bonne idée d'insérer une interview de l'auteur, donnant quelques clés de compréhension, ou bien vous perdre encore plus...
Je précise que des suites sont prévues, mais ce tome se suffit à lui même.

Pour d'autres avis, je vous renvoie sur le forum du Bélial qui les répertorie.

Les Attracteurs de Rose Street

octobre 11, 2018

Lucius Shepard, 2018 (parution originale 2011), Le Bélial, 136p., 5€ epub sans DRM


L'aspirateur de Jeffrey tombe en panne, mais comme il n'a pas souscrit au contrat de confiance de Darty, il doit se rabattre sur un psy comme réparateur !
Résultat : un cluedo gothique et sulfureux doublé d'une revisite du spiritisme via un attirail scientifique.

Présentation de l'éditeur :


Londres, fin du XIXe siècle. Une métropole enfumée, étouffant sous le smog et les remugles de l’industrialisation en pleine explosion… Samuel Prothero est aliéniste. L’un des meilleurs de sa profession. Membre du sélect Club des Inventeurs, jeune homme respecté, son avenir est tout tracé dans cette société victorienne corsetée. Jusqu’à ce que Jeffrey Richmond, inventeur de génie mais personnage sulfureux, sollicite son expertise sur le plus étrange des cas. Troublante mission, en vérité, pour laquelle le jeune Prothero devra se résoudre à embrasser tout entier l’autre côté du miroir, les bas-fonds de la ville-monde impériale et ceux, bien plus effrayants encore, de l’âme humaine… 

Mon ressenti : 


Jadis, naguère, un vieux manoir dans un quartier malfamé de Londres. La création d'un inventeur réprouvé tourne mal et il fait appel à un aliéniste. Pourquoi faire appel à un psy plutôt qu'à un réparateur ?

Un manoir, un meurtre, un mystère, des fantômes, des secrets enfouis. Qui cache quoi ? Dans le brouillard londonien, nos repères vacillent et l'enquête paranormale va mettre à mal les conventions sociales.
Qui dit texte court dit souvent, à mon sens, personnages stéréotypés et/ou univers vite dessinée et/ou intrigue prétexte. Sur ce dernier point, je l'ai trouvé assez fade, l'auteur donnant rapidement aux lecteurs les clés de sa résolution. Par contre, côté ambiance et caractérisation des personnages, c'est du grand art. Je suis de suite entré dans l'histoire, les images venant d'elle même. J'ai même cette impression que dans quelques années, ce sont les images qui me resteront et je penserais avoir vu un film ! Avec même une apothéose finale. Le style emporte le tout pour que l'on ressente au mieux le malaise des protagonistes.
Shepard retranscrit bien les rapports (dans tous les sens du terme) entre élite bourgeoise et bas peuple. Et au final, les frontières ne sont pas si étanches entre ces deux groupes que tout semble séparer, même en cette fin de 19ème siècle.

Un texte bourré de secret, de non-dit qui emprunte beaucoup à la psychanalyse. C'est ce côté qui m'a le plus chagriné, n'étant pas un adepte du bon docteur Freud. Je n'ai pas non plus apprécié l'inventeur Jeffrey Richmond, dont une partie du rôle consiste à faire le mystérieux personnage énigmatique et bourru.

Alors, reste la question finale : pourquoi faire un texte fantastique aux saveurs d'antan de nos jours ? L'hommage est réussi mais assez convenu à mon sens.
Première incursion dans l'univers de l'auteur, sa plume m'a cependant conquis, à moins que ce ne soit Griaule qui tire les ficelles, je vais aller voir cela de plus près.

Je laisse la conclusion aux camarades blogueurs :

Les Attracteurs rend un très bel hommage aux sources des littératures de l’imaginaire (FeydRautha),
l’ambiance est immersive à souhait (Aelinel). La foultitude de détails distillée en quelques mots nous plonge littéralement dans cette époque victorienne (Yogo). La plume de l’auteur est ciselée, poétique et entraînante (BlackWolf) et une belle maestria lorsqu'il s'agit de donner vie à des personnages complexes, malgré la brièveté de son histoire (Artemus Dada). Le mélange de fantastique et de science fonctionne très bien et renforce le côté angoissant et sombre du récit (Celindanae).
Malgré toutes ces belles qualités, l’intrigue de cette novella ne m’a pas totalement happée (Shaya), reste une impression mitigée (Lutin82)




Fourni par Blogger.